17.05.2008
Les enfants adoptés sont-ils plus fragiles que les autres ?
- The Mental Health of US Adolescents Adopted in Infancy.
Margaret A. Keyes, PhD; Anu Sharma, PhD; Irene J. Elkins, PhD; William G. Iacono, PhD; Matt McGue, PhD
Archives Pediatrics & Adolescent Medicine. Vol. 162 No. 5, May 2008
Si la plupart vont bien, l'étude "The Mental Health of US Adolescents Adopted in Infancy" met en évidence un peu plus de troubles du comportement, d'anxiété et de dépression que chez les non-adoptés.
Il est parfois bien difficile d'être parent de nos jours, le nombre d'ouvrages publiés sur la question en témoigne. Mais que se passe-t-il lorsque l'on est parent adoptant ? Certes, une fois devenus adolescents, la plupart des bambins adoptés n'auront pas plus de difficultés psychologiques que les autres. Mais ce n'est pas toujours le cas selon une étude nord-américaine publiée cette semaine (le 5 mai) dans les Archives de médecine de l'enfant et de l'adolescent, du groupe du JAMA (Journal of the American Medical Association).
«Certains d'entre eux ont eu plus de contact avec des professionnels de santé mentale que les autres enfants», pointe l'équipe de Margaret Keyes, de l'université du Minnesota à Minneapolis. Celle-ci a suivi un groupe de 540 jeunes de 11 à 21 ans nés dans des familles «classiques» et les a comparés à 514 ados adoptés à l'étranger ainsi qu'à 178 autres nés sur le territoire des États-Unis. Elle a interrogé régulièrement parents et enfants pour détecter d'éventuelles difficultés : troubles du comportement, de l'attention avec hyperactivité (très à la mode outre-Atlantique), conduites d'opposition, anxiété voire dépression. L'objectif d'une telle étude était de mieux évaluer les éventuelles difficultés des enfants adoptés, afin de réfléchir à une stratégie de prévention.
«Au final, le fait d'avoir été adopté double l'éventualité d'avoir consulté un professionnel de la santé mentale, estiment ces chercheurs. Certes la grande majorité de ces adolescents vont bien au plan psychologique mais, parmi ceux qui vont mal, ceux issus de l'adoption nationale éprouveront plutôt des troubles du comportement, alors que ceux qui ont été recueillis à l'étranger souffriront plutôt d'anxiété de séparation et de dépression.»
«Je ne suis pas de ce monde »
Ces conclusions méritent cependant d'être nuancées. En effet, pour le Pr Marie-Rose Moro, chef de service de pédopsychiatrie à l'hôpital Avicenne de Bobigny, qui a passé en revue diverses autres grandes études de ce type, «comme un tel résultat n'est pas concordant avec celui d'autres études, il me semble indispensable de relativiser ces conclusions qui risquent d'inquiéter à tort bien des familles». «Une chose est sûre en revanche, poursuit-elle, les parents adoptants consultent plus les psys pour leurs enfants car ils sont probablement plus à l'écoute que les autres familles. Et chaque fois qu'une difficulté apparaît, ils se posent la question de savoir s'il n'existe pas une vulnérabilité psychologique particulière.»
Une opinion que ne partage pas le Pr Marcel Rufo, chef de service de pédopsychiatrie à l'hôpital Salvator de Marseille. «Je reçois beaucoup d'adolescents adoptés qui vont mal et souffrent de troubles de la socialisation. Dans mon service précédent, un sixième des jeunes hospitalisés étaient des jeunes adoptés vivant dans des milieux socioculturels élevés. Comme si le fait d'avoir été adopté par de telles familles était un facteur handicapant. Pourquoi ? Parce qu'à l'adolescence ils vont se dire : je ne suis pas de ce monde, je viens d'ailleurs.»
Ce spécialiste, qui a dirigé durant quelques années la maison des adolescents à Paris (maison de Solenn), interprète d'ailleurs la survenue de toxicomanies et d'addictions diverses ou de fugues chez ces jeunes comme une quête boulimique destinée à vérifier qu'ils sont tout de même aimés, envers et contre tout, par leurs parents adoptifs. D'autant qu'à cette période charnière, ils se posent avec une acuité particulière la question de leurs origines et celle de savoir pour quelles raisons ils ont été abandonnés. Avec peut-être encore plus d'acuité lorsqu'ils viennent de contrées lointaines.
Insistant sur les compétences précoces du tout-petit qui, en quittant son pays, perd aussi les bruits, les odeurs, le langage, bref tout un contexte sensoriel dans lequel il a baigné déjà in utero, dans le ventre de sa mère, Marie-Rose Moro estime «qu'il ne faut pas sous-estimer le traumatisme de cette séparation initiale avec la mère biologique, ni oublier de prendre en compte toute la période où le bébé aura été pris en charge dans un orphelinat ou une collectivité».
«Parents trop laxistes»
D'autant que peuvent se poser par la suite tous les problèmes liés à la différence (couleur de peau, texture des cheveux), susceptibles d'engendrer à l'école une stigmatisation de la part des autres, voire un sentiment douloureux d'exclusion. «Ils devront alors pouvoir dépasser cela dans leur construction identitaire, et les parents adoptants devront eux aussi se confronter à la question de la différence», analyse cette spécialiste qui a ouvert l'an dernier à Bobigny une consultation destinée justement à toutes ces problématiques de l'adoption. «Mais lorsqu'un adolescent va mal, on ne peut pas réduire ses difficultés au fait qu'il ait été adopté. C'est un peu court comme raisonnement», lance-t-elle. Une réflexion partagée aussi par Marcel Rufo. «Gare aux bons sentiments, met-il en garde. Les parents adoptants sont toujours trop bons, voire trop laxistes. Ils ont beaucoup de mal à savoir poser des limites.»
Rappelons qu'en France, en 2006, près de 4 000 enfants ont été adoptés, dont près des trois quarts avaient été recueillis à l'étranger. Mais le nombre de familles en mal d'enfant et munies d'un agrément est particulièrement élevé. Plus de 30 000.
Source : Le Figaro.
Featured news - University of Minesota
-> Adoptees More Likely to be Troubled
Memo to Angelina Jolie and Brad Pitt: the next decade may prove to be a difficult one. ... Yet researchers at the University of Minnesota have found that a small minority of those kids — about 14 percent — are diagnosed with a behavioral disorder or have contact with a mental health professional as adolescents, or about twice the odds that non-adopted teens face.
TIME
-> Adopted Children at Slightly Higher Mental Health Risk
A small proportion of adopted American teens appear to be at heightened risk for different emotional and behavioral problems than their non-adopted counterparts. ... "Most adoptees are doing fine," said Margaret Keyes, lead author of the study and research psychologist at the Minnesota Center for Twin and Family Research at the University of Minnesota in Minneapolis.
U.S. News and World Report
-> Adopted Teens Face Higher Risk for ADHD
People have wondered for a long time whether children who were adopted in infancy are at increased risk for psychological problems. ... "These are kids who argue with their parents, who refuse to follow through on chores, maybe argue with their teachers, blame other people for their own mistakes," says Margaret Keyes, a University of Minnesota research psychologist who led the study.
National Public Radio
-> Study: Adolescents adopted as infants are more likely to have psychiatric disorders
Adolescents who were adopted as infants are significantly more likely to have a psychiatric disorder as those who were not adopted, a study released Monday has found. ... For example, about 7 in 100 adolescents studied who were not adopted met the criteria for attention deficit-hyperactivity disorder, which is about half the number for adopted adolescents, said lead study author Margaret Keyes, of the University of Minnesota.
Chicago Tribune
-> Disorders are more likely in adopted teenagers
Adolescents adopted as infants are twice as likely to have behavioral disorders as those who are not adopted, according to research published Monday that is the deepest analysis yet of the larger mental health burden carried by some adopted children. ... Researcher Margaret Keyes, a University of Minnesota psychologist, stressed that adoptive parents or those thinking about adopting shouldn't be alarmed by her study, because rates of emotional problems are relatively low among all adolescents studied, but were higher among adopted kids.
Star Tribune
-> Study finds adopted teens are more likely to have psychiatric disorder
Adolescents who were adopted as infants are twice as likely to have a psychiatric disorder as teens who were not adopted, a new study released Monday has found. ... About seven in 100 adolescents studied who were not adopted met the criteria for a diagnosis of attention deficit-hyperactivity disorder, said lead study author Margaret Keyes, of the University of Minnesota.
Kansas City Star
-> Adopted adolescents more likely to have ADHD, study finds
Adolescents who were adopted as infants are significantly more likely to have a psychiatric disorder as those who were not adopted, a study released Monday has found. ... For example, about 7 in 100 adolescents studied who were not adopted met the criteria for attention deficit-hyperactivity disorder, which is about half the number for adopted adolescents, said lead study author Margaret Keyes, of the University of Minnesota.
Youngstown Vindicator
Troubles du comportement chez les enfants adoptés [Premiers entretiens internationaux sur l'adoption - Montpellier 2003]
Plusieurs études plus ou moins récentes, émanant de divers pays anglo-saxons essentiellement, tendent à démontrer que la population des enfants adoptés recourt plus souvent aux aides de type psychologique, voire psychiatrique, présente plus de troubles du comportement, plus de diagnostics psychiatriques graves que la population générale leur correspondant (sexe, âge, même milieu de vie).
1. Brodzinsky, D, Long-term Outcomes in Adoption, The Future of Children, vol.3, 1, 1993.
Aux USA, 2 % de la population des moins de 18 ans est adoptée, mais 5 % des enfants qui sont suivi dans les centres de santé mentale sont adoptés, 10 à 15 % des enfants qui sont placés dans des maisons pour enfants ou des institutions psychiatriques sont adoptés, 6,7 % des enfants qui suivent un enseignement spécial pour problèmes neurologiques, 5,4 % des enfants qui suivent un enseignement spécial pour problèmes sensoriels et 7,2 % des enfants qui suivent un enseignement spécial pour problèmes affectifs sont adoptés.
Le professeur Brodsinsky (New Jersey, Etats-Unis) et d'autres ont mené des enquêtes auprès de parents d'enfants adoptés et non adoptés du même âge et vivant dans des milieux semblables à l'aide du CBCL (Child Behavior Checklist, de Achenbach). Chez les enfants de 6 à 12 ans, les parents signalent des difficultés de communication chez 20 % des garçons adoptés contre 4.6 % des garçons non adoptés et de l'hyperactivité chez 8,2 % des garçons adoptés contre 0 % des garçons non adoptés. Chez les filles, ils signalent 13,9 % de troubles dépressifs contre 3 % dans la population générale, 13,9 % d'hyperactivité et 10,8 % d'agressivité alors que les parents des autres enfants évalués n'en signalent pas.
Chez les adolescents entre 12 et 17 ans, adoptés bébés, il relève 2,5 fois plus de consultations psychologiques et psychiatriques que dans la population générale.
Même si ces chiffres tiennent compte du fait que les parents adoptifs sont peut-être plus vite inquiets et consultent plus rapidement, ce n'est pas suffisant pour rendre compte de la différence.
2. Verhulst, F, et al : Problem Behavior in International Adoptees. Jama Acad Child Adolesc. Psychiatry, 29:1, 1990.
Le professeur Verhulst (Rotterdam, Pays-Bas) a étudié les enfants adoptés à l'international aux Pays-Bas. Il a comparé 2.148 enfants adoptés âgés de 10 à 15 ans par rapport à la population générale des enfants du même âge vivant aux Pays-Bas, à l'aide du CBCL, questionnaire posé aux parents.
Chez les garçons adoptés, il a trouvé 2 fois plus de problèmes de comportement (hyperactivité, délinquance) que chez les garçons non adoptés du même âge. Chez les garçons et les filles, il a observé moins de compétences sociales et scolaires, plus de participation dans les activités non sportives et un peu plus de performances dans les activités sportives et non sportives que chez des enfants appariés de la population générale.
Il constate aussi que plus l'enfant est adopté âgé, plus il aura de problèmes de comportement affectif et de difficultés scolaires.
Les problèmes les plus fréquemment observés sont :
- chez les garçons : délinquance (vol, vandalisme, mensonges, tricherie, absentéisme scolaire …) et non-communication (timidité,
refus de parler, isolement, tristesse, dépression, regard vide …)
- chez les filles : cruauté (destruction de ses biens personnels et de ceux des autres, cruauté envers les animaux, envers les autres enfants ;
agressivité …), dépression (retrait, timidité, refus de parler, dépression, lenteur …) et tendances schizoïdes (hallucinations auditives, regard vide, idées étranges, rêveries éveillées, comportement étrange …)
Pour approfondir l'enquête, le professeur Verhulst a réalisé des interviews de 132 adoptés de 14 ans et de leurs parents en les comparant à des enfants du même âge non adoptés. Les parents remplissaient le CBCL (Achenbach) et les adolescents le YSR (Achenbach). Ces questionnaires étaient ensuite revus par 3 psychiatres indépendamment pour poser d'éventuels diagnostics psychiatriques.
Il a retrouvé 22 % de troubles psychiatriques chez les filles et 36 % chez les garçons adoptés, soit une moyenne de 28 % par rapport à une population générale qui se situe suivant diverses études entre 17 et 21 %. Ces troubles sont essentiellement des troubles des conduites :
comportement antisocial (surtout chez les garçons), mauvaises relations avec les parents surtout et avec les pairs et problèmes affectifs (chez les filles surtout).
Trois ans après, il a revu la population d'adoptés qu'il avait étudiée. Ces jeunes avaient maintenant entre 13 et 18 ans. Il a constaté une augmentation globale des problèmes. Parmi ceux qui présentaient des difficultés lors de la première enquête, 51 % en présentaient encore,
43 % présentaient une amélioration légère et 6 % une amélioration évidente. Parmi ceux qui n'avaient pas de difficultés particulières lors de la première enquête, 77 % n'en présentaient toujours pas et 10 % présentaient des difficultés importantes.
Globalement, les parents signalaient des problèmes chez 29 % des garçons et 17 % des filles (moins de 10 % dans la population générale). 22 % des garçons reconnaissaient avoir des difficultés ainsi que 18 % des filles.
20 % des adolescents adoptés présentaient un comportement délinquant contre 2 % dans la population normale et 8,5 % des filles contre 1,3 %.
3. Benson, P et al : New Study Identifies Strengths of Adoptive families. Search Institute, 1994.
Le Search Institute (Etats-Unis) a mené une enquête en 1992-93 auprès de 715 familles de 4 états ayant adopté entre 1974 et 80 un enfant de moins de 15 mois né aux Etats-Unis. Lors de l'enquête, ces enfants ont entre 12 et 18 ans. Ils ont été comparés à des adolescents du même
âge non adoptés et à leurs frères et soeurs biologiques.
Ils n'ont relevé que peu de problèmes d'identité, 54 % de ces adolescents étaient bien attachés aux 2 parents, 30 % à un parent et 16 % n'étaient pas attachés.
Ils ont remarqué que les familles adoptives étaient plus stables que la moyenne des familles des mêmes états (11 % de divorces contre une moyenne de 28 %) et que 75 % des enfants n'avaient pas de problème de santé mentale.
D'après eux, ces excellents résultats sont dus :
- à l'adoption précoce (avant 15 mois)
- au soutien en post adoption assuré par les organismes d'adoption et par divers autres organismes bénévoles ou d'état
- à l'attachement très fort entre les parents et l'enfant et entre l'enfant et les parents
- à une bonne qualité d'ajustement de l'adopté à sa famille
- à une éducation efficace
- à une approche positive des questions propres aux familles adoptives
- à la gestion efficace par les parents de ce qui peut menacer le bienêtre du jeune adopté.
Ces résultats peuvent aussi se lire à l'envers : 25 % des jeunes évalués présentent des problèmes de santé mentale et 16 % des troubles de l'attachement importants, ce qui rejoint les études précédentes. De plus dans cette étude, on a sélectionné les situations où l'adoption
pose le moins de problèmes : enfants adoptés très jeunes, en interne, ce qui signifie pour la plupart peu ou pas de négligence ou de maltraitance, et aucun problème culturel.
4. Hjern, A et al : Suicide, psychiatric illness, and social maladjustment in intercountry adoptees in Sweden : a cohort study. Lancet, 2002, 360:443-448.
Cette étude scandinave concerne 11.320 adultes vivant en Suède, adoptés à l'étranger nés entre 1971 et 1979. Ils ont été comparés à leurs frères et soeurs nés en Suède, à 4.000 immigrants et à 853.419 Suédois de la même tranche d'âge.
On observe par rapport à la fratrie biologique et aux autres Suédois 3 à 4 x plus de tentatives de suicide et de décès par suicide, 3 à 4 fois plus d'admissions en milieu psychiatrique, 2 à 3 fois plus de toxicomanie, d'alcoolisme et d'actes criminels chez ces jeunes adultes adoptés.
On retrouve des chiffres semblables en ce qui concerne les troubles mentaux et l'inadaptation sociale dans la population immigrante.
5. Hallet, F : Enquête PETALES, 2002
Dans une enquête réalisée auprès des parents de l'asbl PETALES en Belgique, F. Hallet a analysé les réponses à un questionnaire de 37 familles, comptant de 1 à 9 enfants de 8 à 38 ans, soit 116 enfants dont 49 étaient considérés par leurs parents comme présentant des troubles de l'attachement, soit 42 % (mais cela ne reflète pas nécessairement la population générale, puisque ne viennent dans l'association que des parents en difficulté; cependant ceux-ci ont souvent d'autres enfants adoptés ou non qui ne posent pas de problème).
Parmi ces enfants, 39 sont ou ont été adolescents : on observe chez eux 62 % de toxicomanie occasionnelle ou régulière, 25 % de consommation régulière de boissons alcoolisées, 46 % de relations sexuelles précoces régulières ou occasionnelles, dont 13 % relèveraient de la prostitution, 33 % de conduites délinquantes (vols, agression, conduite automobile sans permis, armes en poche …)
Sur l'ensemble des enfants, 80 % ont consulté un psychiatre ou un psychologue et 29 % ont été hospitalisés dans un service de psychiatrie. 40 % sont suivi par les services d'aide à la jeunesse et 35 % ont rencontré le juge de la jeunesse, 12 % ont séjourné en Institutions Publiques de la Protection de la Jeunesse (IPPJ) et 24 % vivent ou ont vécu en Institut Médico-Pédagogique (IMP).
Une étude française abandonnée, non-publiée.
x % des enfants adoptés finissent par être replacés en institution. Direction générale à l'action sociale (DGAS) et le Ministère de la Santé. 2004.
* * *
Hypothèse
L'on pourrait aussi retourner la question du titre aux parents et formuler l'hypothèse suivante : "Les parents adoptifs & adoptants sont plus fragiles que les autres (parents)."
Sur base d'études et de recherches, ce serait intéressant de voir si :
- les parents adoptifs & adoptants ont plus de contact avec des professionnels de la santé mentale (consultation pour eux-mêmes et non pour leurs enfants) que les autres parents;
- les parents adoptifs & adoptants présentent plus de difficultés psychologiques que les autres;
- les études et les recherches mettent en évidence pour les parents des troubles du comportement, troubles de socialisation, troubles d'attachement, d'anxiété et de dépression, etc ...
16:11 Publié dans Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfants adoptés, trouble de comportement, margaret keyes, jama
16.05.2008
L'origine en héritage. Sylvia Nabinger, psychothérapeute .
Le samedi 17 mai 2008 de 14 h à 17 h, une conférence de Sylvia Nabinger.
- Lieu
Auditoire SOCRATE
Place Cardinal Mercier
1348 Louvain-la-Neuve
Belgique
Cette Conférence est organisée par l'asbl "A La Croisée des Chemins" et la clinique de l'adoption "L'Envol", avec l'appui de la Communauté Française.
L'oratice témoignera de son expérience et de ses réflexions de part son travail d'accompagnement acec les jeunes adoptés et le questionnement sur leurs origines. Dans la seconde partie, des professionnels belges de l'adoption ainsi que des adultes adoptés apporteront leurs témoignages.
La conférencière brésilienne est docteur en droit de la famille et travaille comme thérapeute de couples et de familles. Elle enseigne également à l'Université UNISINOS de Porto Alegre.
Formatrice sur les questions d'adoption internationale au COPES à Paris, Sylvia Nabinger a accompli une longue carrière au sein du tribunal pour enfants de Porto Alegre qui, pendant les années 70-80, a confié de nombreux enfants à des familles adoptives belges, luxembourgeoises, françaises et italiennes principalement. Elle a rédigé une thèse de doctorat à l'Université de Lyon sur l'intégration familiale de ces enfants. Depuis plusieurs années maintenant, elle accueille à Porto Alegre et accompagne nombre de ces jeunes adoptés en questionnement sur leurs origines.
- Renseignements et inscriptions
L’ENVOL asbl - Clinique de l’adoption
Chaussée de Charleroi, 33a
B-1471 Loupoigne (Genappe)
Tél.: 067/34.51.30
Email : croisee.chemins@skynet.be
- La recherche des origines.
Colloque du 31 mai 2007 à Berne, organisé par la Fondation suisse du Service Social International.
- Textes faisant mention de Sylvia Nabinger
-> La préparation de l'enfant à son adoption internationale.
Préparer l'enfant à l'adoption et à son adoption est essentiel pour faciliter le succès de cette dernière dès les premiers instants et pour prévenir les crises qui peuvent surgir postérieurement. En plus des aspects généraux, la préparation de l'enfant à son adoption internationale doit prendre en compte certains critères spécifiques et garantir que l'enfant est accompagné de manière adéquate dans les moments de transition et lors du transfert vers son pays d'adoption.
Source : SSI/CIR, Septembre 2007
-> Adoption internationale. La préparation des candidats adoptants, leur soutien dans le pays d'origine et décision d'adoption.
Comme pour les autres étapes de la procédure d'adoption internationale, la préparation des candidats adoptants, leur accompagnement ainsi que la décision finale d'adoption doivent obéir à des principes spécifiques en plus des principes généraux qui s'appliquent à tout type d'adoption.
Source : SSI/CIR, Septembre 2007
- L'intégration familiale et sociale des enfants adoptés à l'étranger : recension des écrits.
Source : Institut national de la recherche scientifque. Université du Québec. Avril 1999.
-> Trafic d'enfants et adoption internationale
Le terme de trafic, toujours associé à celui de marchandises, est désormais lié à celui d'enfant. On considère qu'il y a trafic d'enfant dès qu'un acte illégal, attentatoire à son état, est commis en vue du transfert de l'enfant d'une personne ou d'une institution à une autre.
Les méthodes employées pour se procurer des enfants reposent soit sur la volonté des "cocontractants", soit sur la violence. Ce sont :
L'achat : les enfants peuvent être achetés pour quelques dollars par des rabatteuses à leurs parents et revendus de 10.000 à 30.000 dollars ou plus encore, le prix dépendant de l'âge, du sexe, de la couleur des yeux de l'enfant, de son état de santé ... La pratique de la vente d'enfants par les parents eux-mêmes peut encore exister aujourd'hui ; l'obtention d'un consentement par la fraude - en faisant croire à des parents illettrés que leurs enfants vont partir pour étudier à l'étranger ou y être soignés - ou en exerçant une forte pression sur de très jeunes mères en détresse ; l'enlèvement d'enfants dans des lieux publics, ou même arrachés aux bras de leur mère pendant l'arrêt à des feux tricolores par des hommes en moto ; mais aussi, dans des maternités des quartiers pauvres, vols de bébés au teint clair et aux yeux verts ou bleus et enlèvements d'enfants à des mères, accouchées par césarienne très souvent (afin qu'elles ne voient pas leur enfant, qui naîtra ainsi pour ses acheteurs à la date promise), à qui le personnel hospitalier, de concert avec des intermédiaires, ou intermédiaire lui-même dans un trafic, déclarera que le bébé est mort-né ou n'a pas survécu.
Ces diverses formes de rapt ont été recensées en Amérique Latine, en Europe et en Asie. Les différentes méthodes peuvent se combiner entre elles et se conjuguer avec une falsification de l'état civil de l'enfant. En effet, après avoir enlevé un nouveau-né qui n'a pas encore d'identité, une rabatteuse peut faire une fausse déclaration de naissance puis se présenter devant un notaire en tant que " vraie mère " de l'enfant et donner ainsi son consentement à l'adoption.
Pour obtenir des informations plus précises sur ce sujet, on peut se référer à l'article de Brigitte TRILLAT et Sylvia NABINGER, Adoption internationale et trafic d'enfants : mythes et réalités, Revue Internationale de Police Criminelle (INTERPOL), janvier-février 1991.
Source : Ministère des Affaires Etrangères.
14:15 Publié dans Colloque | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : origine, identité, adoptés, sylvia nabinger
28.04.2008
Bébés vietnamiens volés, vendus pour l'adoption dans l'ouest.
Ce qui suit est une traduction non officielle de l'article intitulé "Stolen Vietnamese babies sold for adoption in west: report" , paru dans Theage.com.
Lire la suite en langue française sur le blog "Fabriquée en Corée"
Sur le même sujet
-> Adoptie Vietnam niet in orde
Hanoi, 25 april. Vietnam houdt onvoldoende toezicht op de adoptie van Vietnamese kinderen, zegt de Amerikaanse ambassade in Hanoi.
In een rapport meldt zij voorvallen waarin adopties duidelijk strijdig zijn met de Vietnamese wet. Het onderzoek is gebaseerd op honderden adopties door Amerikanen sinds 2006.
Weeshuizen zouden moeders onder druk hebben gezet om hun baby’s af te staan in ruil voor ongeveer 285 euro, een jaarsalaris voor velen in Vietnam. In een geval heeft een ziekenhuis een baby overgedragen aan een adoptiebureau omdat de moeder de – vervalste – rekening niet zou kunnen betalen. Ook wordt beschreven hoe een grootmoeder een kind liet adopteren zonder toestemming van de moeder.
Het departement voor Internationale Adopties in Vietnam noemt de beschuldigingen „ongefundeerd”. Het erkent dat omkoping van weeshuisdirecteuren voorkomt, maar er zouden geen problemen zijn met kidnapping of het verkopen van baby’s.
Vorig jaar verviervoudigde het aantal geadopteerde Vietnamese kinderen. De meesten worden aangenomen door Amerikanen, 828 in het afgelopen jaar.
Source : NRC-Handelsblad
-> U.S. Embassy accuses Vietnam of selling babies
HANOI, Vietnam - Vietnam has failed to police its adoption system, allowing corruption, fraud and baby-selling to flourish, the U.S. Embassy says in a new report obtained by Ben Stocking, The Associated Press.
Source : United Adoptees International - News portal
-> Vietnamese 'Orphans' - For Export Only
The US have investigated the Vietnamese adoption system. The outcome is devastating, but to me no surprise. I recognised much of the Romanian 'orphans', created 'For Export Only'.
Since Vietnam and the US sigened a Memorandum of Understanding in 2005 to re-open adoptions (suspended since 2002 because of corruption), the number of adoptable 'oprhans had exploded. Now why was that ?
Source : Romania, for export only - Roelie Post.
-> Vietnam adoptions banned for Americans
Claims that babies were being unlawfully removed from their natural mothers and sold to agencies in Vietnam have caused a ban on all Vietnamese adoptions to the US from July.
Leaked by The Associated Press last Thursday, the US Embassy document cited cases of fraud, corruption and baby-selling in the Vietnamese adoption system. Days later, the Vietnamese authorities announced that it would be stopping all adoptions to the US from July onwards. The United States has been a major adoptive country, having relocated around 1,200 Vietnamese children in the past 18 months.
Source : United Adoptees International - News portal
19:59 Publié dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vietnam, bébés volés, adoption illégale
17.04.2008
Les "enfants volés" en Australie ont-ils servi de cobayes ?
[Via "Courrier International"].
Kathleen Mills, qui témoignait devant une commission d'enquête sénatoriale sur la compensation financière des "générations volées", a fait une révélation retentissante le 15 avril, rapporte le quotidien Sydney Morning Herald. Pendant les années 1920 et 1930, assure cette Aborigène, les petits pensionnaires métis du centre Kahlin, à Darwin, ont reçu des injections de médicaments expérimentaux contre la lèpre, avec des conséquences dramatiques pour leur santé. Une deuxième personne est venue corroborer cette information, affirmant que des expérimentations sur des "enfants volés" ont également eu lieu à la léproserie de la ville, et ce jusqu'aux années 1960. "Ce que vous avez entendu aujourd'hui n'est pas le pire", a déclaré Kathleen Mills, qui demande au gouvernement d'ouvrir ses archives, qu'elle qualifie de "boîte de Pandore".
Children were guinea pigs, inquiry told
A STOLEN generations member's claim that Aboriginal children were taken from their families and used as "guinea pigs" to trial a leprosy drug has shocked the Federal Government into scouring its records for more information.
Aboriginal elder Kathleen Mills made the allegation yesterday in Darwin on day one of a Senate inquiry into compensation for the stolen generations.
She said some children held at the city's Kahlin Compound in the 1920s and '30s had been injected with a leprosy serum that made them sick and almost killed them. The compound, a holding house for half-caste Aborigines, closed after World War II.
While Ms Mills's claim was based on the recollections of her uncle, a medical orderly at the compound, it was given weight last night by another source, who confirmed a Darwin family had been subjected to similar testing at another institution in the city, the leprosarium, as late as the 1960s. This may suggest such experimentation was systemic.
"What you heard today wasn't the worst of all the stories," Ms Mills told the Herald last night. "Whether you're prodding them with sticks and needles, the actual removal of children from their mothers and their countries without any records is the issue."
She told the inquiry: "These are the things that have not been spoken about. As well as being taken away, they were used … there are a lot of things that Australia does not know about."
Ms Mills said information to do with the testing would be in health department archives and she called on the Government to assist "opening Pandora's box".
The Health Minister, Nicola Roxon, promised to do anything she could to get the facts. "These are obviously very serious allegations," Ms Roxon said. "I have requested my department to examine their archives to determine if there are any documents that can shed any light on this situation."
Ms Mills said her uncle had told her about the drug's effects. "It made our people very ill and he said the treatment almost killed them," she told ABC radio outside the inquiry.
The Greens Senator Bob Brown, who was at the inquiry, said: "It's clearly a matter that's worrying indigenous people so it should be investigated. First, we have to find out if there's any records of experimentation."
An expert on leprosy, Clem Boughton, said he had not heard of such claims but it was possible they were triggered by early uses of sulfone drugs which provided the first effective treatment of leprosy. A former professor of infectious diseases at Prince Henry Hospital in Sydney, now in his 80s, Dr Boughton said the claims should be treated with caution.
"It could be they were using preparations of sulfones to see how effective they were," Dr Boughton said. "This would not be deliberately targeted at Aboriginal people because there was a lot of leprosy around then. Patients themselves would want to have the treatment even if it was a bit experimental because it was their only hope."
Ms Mills said she raised it to highlight the problem Aborigines had accessing their records. But she worried last night it would detract from the bigger issue of compensation. "It was like throwing the cat among the pigeons and there's a lot of fluttering now."
with AAP and Mark Metherell
15:56 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie, aborigènes, générations volées
03.04.2008
L'épilogue de l'affaire Arche de Zoé fait grincer des dents en Afrique.
Qui paiera les 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts dus aux familles des victimes ? demande la presse africaine, unanime pour critiquer vertement la grâce accordée par le président tchadien Idriss Déby aux six membres de l'association.
Les six bénévoles de l'association L'Arche de Zoé qui s'étaient illustrés dans une tentative rocambolesque d'enlèvements de 103 enfants au Tchad ont été graciés le 31 mars par le président Idriss Déby et sont sortis des différentes prisons françaises où ils étaient détenus. Condamnés à huit ans de travaux forcés par un tribunal de N'Djamena en décembre 2007, ils sont toujours redevables de 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts à verser aux familles des enfants.
"L'affaire de L'Arche de Zoé a révélé à quel point cette bête immonde qu'est la Françafrique est coriace. Elle a tellement la peau dure que, chaque fois qu'on la croit atteinte à jamais, elle revient toujours à la charge", souligne l'hebdomadaire Le Bénin aujourd'hui, qui s'en prend violemment à Nicolas Sarkozy et à ses promesses de rupture. "Après de tels marchandages, qui feraient honte au plus vénal des épiciers, osera-t-on encore nous rebattre les oreilles avec la fameuse rupture", insiste pour sa part le magazine sénégalais Nouvel Horizon , qui ajoute que "la lamentable équipée des membres de L'Arche de Zoé prouve que, plus de quarante ans après les indépendances, l'Afrique reste un immense terrain de jeu où une bande de pieds nickelés, au nom d'une fumeuse morale humanitaire, peuvent kidnapper 103 gosses sans risquer grand-chose."
Pour le quotidien burkinabé Le Pays, le Tchad est le grand perdant. Si Sarkozy peut se frotter les mains, car les intérêts des Français sont saufs, Idriss Déby n'a pas les moyens de faire pression sur Paris pour récupérer les quelque 6 millions d'euros de l'amende infligée aux accusés, que ceux-ci ne peuvent pas payer. Quant au gouvernement français, il a été clair, "pas un kopeck du contribuable français ne sera engagé dans cette affaire". Et pourtant, rapporte le quotidien, "le président tchadien a tenté de lier le paiement des indemnités à la grâce, en vain". Il ne pouvait pas en être autrement quand on se rappelle qu'au mois de février dernier Paris a sauvé le régime tchadien "contre la horde des rebelles qui tentaient de le renverser".
Alors qui indemnisera les 103 victimes et leurs familles ?
Source : Courrier International
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Au-delà du scandale et de son exploitation politique, remarque Le Pays, l’affaire de l’Arche de Zoé pose la question de la réglementation de l’adoption dans les sociétés africaines.
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L'historique.
-> L’Arche de Zoé encore ...
Blog "Les droits des enfants vus par un juge des enfants"
-> Le président de l'Arche de Zoé affirme avoir voulu "créer un incident international".
S'exprimant pour la première fois à la radio depuis sa libération, le président de l'Arche de Zoé, Eric Breteau, a affirmé qu'il n'avait aucun regret sur sa mission menée au Tchad. "Sur la légitimité de l'opération, le bien fondé d'organiser cette évacuation, je n'ai aucun regret et si c'était à refaire, je le referai parce que je souhaite faire bouger la cause du Darfour", a-t-il expliqué sur France Info. "Nous avons voulu mener une action concrète et politique parce que l'objectif était de créer un incident international qui oblige la communauté internationale à intervenir sur le sujet du Darfour", a-t-il poursuivi.
11:59 Publié dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, tchad, arche de zoé, humanitaire
25.03.2008
Le rapport Colombani veut encourager l'adoption nationale (Fr)
Mobiliser les réseaux diplomatiques français, mieux informer les parents, encourager l'adoption nationale : telles sont les principales propositions du rapport sur l'adoption remis à Nicolas Sarkozy.
Sa rédaction avait été confiée l'automne dernier à Jean-Marie Colombani, ancien président du directoire du Monde, lui-même père de deux enfants adoptés.
Sa mission est partie d'un constat : le déséquilibre entre le nombre de parents ou de futurs parents agréés et le nombre d'enfants réellement adoptés.
Il y a ainsi eu 4.000 adoptions en 2007 en France, où 30.000 à 35.000 personnes attendaient de pouvoir adopter.
"Il faut tout repenser en fonction de ce quoi être l'intérêt de l'enfant", a déclaré Jean-Marie Colombani lors d'une conférence de presse.
Il propose notamment de "rouvrir une voie qui s'est progressivement fermée et qui est l'adoption nationale", en déclin depuis plusieurs années.
Comme le souligne le rapport, l'adoption nationale est actuellement limitée aux seuls enfants nés sous le secret et à ceux qui ont fait l'objet d'une déclaration judiciaire d'abandon, soit au maximum 800 enfants par an.
Or, il y a en France quelque 2.100 jeunes enfants placés durablement qui pourraient faire l'objet d'un projet d'adoption, ajoute-t-on.
Le rapport propose de demander à l'Agence française de l'adoption, créée en 2005, de se pencher sur cette question.
Autre piste : une meilleure information des parents sur les exigences des pays concernés et sur la situation particulière des enfants adoptés.
EXIGENCES INTERNATIONALES
"Un enfant adopté est un enfant traumatisé et ce traumatisme l'accompagne toute sa vie. Il faut que les parents soient notamment préparés à l'adolescence de l'enfant qui sera, par exemple, confronté au racisme ordinaire", a expliqué Jean-Marie Colombani.
"Les conditions internationales changent très vite et deviennent infiniment plus exigeantes", a aussi rappelé l'ancien patron du Monde. "Il faut se mettre en accord avec ces exigences si on veut ne pas être largué".
Pour écrire son rapport, Jean-Marie Colombani a dit s'être inspiré de pays comme la Suède, l'Espagne et l'Italie "qui placent l'enfant au coeur du dispositif".
Les chiffres sont "inquiétants", estime Jean-Marie Colombani, qui rappelle la baisse de 24% du nombre des adoptions internationales depuis 2005, "ce qui n'est pas le cas dans tous les pays européens".
"Il peut y avoir moins d'agréments et en même temps davantage d'adéquation entre les personnes agréées et les enfants adoptés", a-t-il encore expliqué.
"Globalement on doit pouvoir augmenter le nombre d'enfants adoptés". (*)
Le rapport ne se prononce pas sur l'adoption des couples non mariés ou homosexuels.
Jean-Marie Colombani a qualifié à titre personnel d'"anomalie" le fait que des couples "pacsés" ne puissent pas adopter et "d'hypocrisie" le fait qu'un célibataire puisse adopter "sauf s'il révèle son homosexualité en cours d'enquête".
L'Elysée précise dans un communiqué que Nicolas Sarkozy "partage pleinement les analyses du rapport, en particulier sur la nécessité de revoir notre organisation en matière d'adoption internationale".
Le président a demandé à Jean-Marie Colombani d'évaluer, fin 2009 "la mise en oeuvre des pistes qu'il suggère".
(*) En 2004, Jean-Pierre Raffarin, alors premier ministre, avait affiché la volonté de doubler le nombre d'adoptions en France en trois ans.
Source : Reuters
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-> Dire la vérité sur l’adoption
Les droits des enfants vus par un juge des enfants, Jean-Pierre Rosenczveig.
-> "On ne va pas inventer les enfants adoptables !"
Marie-Hélène Theurkauff, membre de l'association Enfance et Familles d'adoption, et Christiane Sébenne, en charge de la communication et membre du conseil d'administration de l'association, expliquent que la chute de l'adoption est due davantage à la baisse du nombre d'enfants adoptables qu'à un dysfonctionnement du système.
-> Réjouissons-nous : il n’y a pas d’enfants adoptables !
Le rapport Colombani sur l’adoption a donc été remis le 19 mars au président de la République. Il est jugé comme sévère sur notre dispositif tant national qu’international. 32 propositions sont avancées pour apporter reméde. Le constat est intéressant quand la loi du 4 juillet 2005 abondant avec le discours du premier ministre Raffarin ambitionnait de doubler le nombre d’adoption. Las !
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L’existence et le fonctionnement de l’Agence française de l’adoption (AFA), ont été remis en cause par le rapport Colombani. Sa directrice générale, Laure de Choiseul, s’explique.
-> L’AFA critique le rapport Colombani
Laure de Choiseul, directrice de l'Agence française pour l'adoption (AFA) a jugé le 20 mars 2008 le rapport Colombani sur l'adoption, "peu réaliste", "technocratique", "démagogique", et risquant de "déconcerter les pays d'origine des enfants adoptés". La directrice de l'AFA, organisme public créé par la réforme de 2005 et cible de critiques sévères de la part de l'ancien patron du Monde, juge "peu réaliste" de penser qu'"en réorganisant tout, le nombre d'adoptions internationales va progresser. On s'est fait piéger une première fois", dit-elle, avec la "promesse" du gouvernement en 2005 de doubler les adoptions. "Cela avait plombé le débat, on ne sait pas si c'est par démagogie ou méconnaissance que M. Colombani tient ce propos, mais des personnes très autorisées s'accordent à dire qu'on va vers une diminution du nombre d'adoptions internationales".
16:22 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : adoption, adoption internationale, rapport colombani
Niet meer betalen voor adoptie - Ne plus payer pour l'adoption
Pien Bos, docent Radboud Universiteit Nijmegen, onlangs gepromoveerd op een onderzoek naar adoptie in India.
De financiële prikkel houdt de handel in kinderen in stand. Zo krijgt een verantwoorde adoptie geen kans.

Regelmatig is er ophef over adoptie. Vorige week berichtte Trouw over kinderen in China die van hun ouders zouden zijn afgepakt om ter adoptie aan gretige bemiddelende organisaties te worden verkocht. Minister van justitie Hirsch Ballin wil hierover opheldering, want adoptie is bedoeld als laatste redmiddel voor een kind in nood. Dat betogen ook de officiële Nederlandse adoptieorganisaties die bemiddelen tussen buitenlandse adoptieorganisaties en Nederlandse adoptieouders. Het mag niet zo zijn dat kinderen verhandeld worden. Dat idee roept over de gehele wereld verontwaardiging op en het verbod op kinderhandel wordt ondersteund door internationale verdragen.
Nederlandse adoptieorganisaties reageren verontwaardigd op de berichten. Met woorden als ’gruwelijk’ en ’schokkend’ nemen zij afstand van dergelijke praktijken. ’Wij zijn anders’ impliceren zij hiermee, want organisaties met een adoptievergunning willen niet met kinderhandel geassocieerd worden. En vervolgens bevechten zij hun integriteit door hun dagelijkse praktijk te verhullen achter een rookgordijn van politiek correcte termen. Termen waarmee de belangrijkste component, de geldstroom, wordt verhuld.
Betekent betalen voor een kind niet hetzelfde als kinderhandel? En adoptieouders betalen organisaties voor een kind. Vaak het liefst zo jong en gezond mogelijk, maar voor sommigen is ook een ouder kind met een lichamelijke handicap, een medisch probleem of een verstandelijke of emotionele ontwikkelingsachterstand van harte welkom.
Belang van een kind of niet, de adoptieouders zijn klanten en de kinderen het product waar mensen met een kinderwens graag, verschillend per land en per organisatie, ongeveer 10.000 à 15.000 euro voor betalen.
Dit klinkt nu politiek incorrect. Maar 35 jaar geleden was het geen probleem dat er op deze manier geld van rijk naar arm stroomde. In de jaren zeventig, toen interlandelijke adoptie op gang kwam, was iedereen het daarmee eens. Daar waren kinderen in tehuizen waar de ouders niet voor konden, of in onze ogen niet voor wilden, zorgen. Hier waren echtparen die dolgraag een kind wilden, of wilden redden. Hoe meer kinderen daar weg waren hoe beter. Wij dachten oprecht dat we het beter wisten.
Maar het debat verschoof in de jaren negentig. Er begon iets te schuren. Deugde de huidige adoptiepraktijk wel? In plaats deze vraag hardop te stellen, traden er ingewikkelde verdedigende mechanismen in werking. Medewerkers van adoptieorganisaties ontwikkelden strategieën om de verwarring die ontstond, te sussen. Zij bedachten termen die de financiële componenten en de soms tegengestelde belangen verhulden. In de formele communicatie werd bijvoorbeeld het belang van het kind steeds meer benadrukt en in de beleidsnotities kwamen politiek correcte boodschappen. Ik heb daar, toen ik zelf nog bij een adoptieorganisatie werkte, actief aan mee geschreven.
Later vond ik het bevrijdend om te schrijven over moeders die geholpen moesten worden om, als het enigszins kon, voor hun eigen kinderen te kunnen zorgen. Ik geloofde in deze visie, zoals die zelfs werd vastgelegd in het Haags Adoptieverdrag.
Maar de dagelijkse praktijk op het bureau bestond uit andere bezigheden. Er stonden adoptieouders op de wachtlijst, er waren aankomsten, er werden kanalen gesloten, dus er werden nieuwe kanalen geopend. Logisch, want als er geen kinderen zouden komen, zou het bestaan van de organisatie bedreigd worden. Dus onze eigen zekerheid. Want uiteindelijk betaalden adoptieouders ons werk: leuk werk, mooi werk ook, waar mensen bewondering voor hadden. Want we waren bezig met het redden van kinderen. Toch?
Adoptieouders betalen adoptieorganisaties in Nederland voor een kind. Deze organisaties betalen op hun beurt weer organisaties in India, China of waar dan ook, voor kinderen. Die organisaties moeten concurreren met andere bemiddelende organisaties en betalen ’leveranciers’ voor een kind.
Ook in India krijgen ’doorverwijzers’ die in ziekenhuizen en abortusklinieken werken een fikse financiële tegemoetkoming onder het mom van onkosten- of reiskostenvergoeding. Uiteindelijk worden ouders, of alleenstaande moeders, beïnvloed, geleid, gemanipuleerd, of domweg gedwongen hun kind af te staan.
Bureaukosten, non-profit, onkostendekkend, hoe verhullend de termen ook zijn, medewerkers hier en daar verliezen hun baan als bemiddelingen uitblijven. Zo komen zij steeds meer in een spagaat tussen politiek correct handelen en de dagelijkse praktijk. De manier waarop interlandelijke adoptie decennia geleden vorm werd gegeven is ingehaald door de tijd en doet een beroep op de integriteit van individuen die afhankelijk zijn van bemiddelingsgeld. Dat is onzuiver en oneerlijk.
Autoriteiten in Nederland, maar ook in zendende landen, laten af en toe koppen rollen door vergunningen in te trekken en individuen te veroordelen. Dit wekt de suggestie dat alles onder controle is en impliceert dat bij de rest alles in orde is.
Maar de aanzuigende werking blijft bestaan. Met dit verschil dat de bemiddelaars er steeds beter in bedreven raken om de mechanismen te verhullen. Nu dit gegeven bekend is, kan geen enkele adoptieorganisatie en ook geen enkele overheid hier meer omheen.
De financiële prikkel moet er volledig uit. Geen geld, geen handel. Als dit wordt vastgelegd in een internationaal adoptieverdrag, verdwijnt de glijdende schaal, worden procedures controleerbaar en krijgt ethisch verantwoorde adoptie kans van slagen. Maar als adoptieouders niet meer per kind mogen betalen, waar moet dan het geld vandaan komen? En wat zijn de consequenties daarvan? Ik hoop dat die discussie op gang komt.
Natuurlijk, als Nederland hier alleen in staat, zal geen zendend land hier om malen en zal de stroom kinderen zich verplaatsen naar landen die wel bereid zijn om de geldstroom tussen adoptieouder en adoptiekind in stand te houden. Dat neemt niet weg dat Nederland met twee adoptiehoogleraren een vooraanstaand kennisgenererend land is. Een voortrekkersrol lijkt daarmee op zijn plaats.
Bron : Trouw
| En bref Le stimulus financier maintient le commerce d'enfants en l'état. Tel quel, l'adoption éthiquement responsable n'a aucune chance. |
14:52 Publié dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : adoption, adoption internationale, éthique, commerce, trafic d'enfants
14.03.2008
Affaire des bébés volés en Argentine: premier procès.
Une fille de disparus argentins, "volée" à sa naissance, poursuit ses parents adoptifs
BUENOS AIRES. Applaudissements, embrassades et large sourire de Maria Eugenia Sampallo Barragan, mercredi 12 mars, dans une salle comble du tribunal fédéral de Buenos Aires. Cette jeune Argentine de 30 ans est la première enfant de disparus pendant la dictature militaire à avoir porté plainte contre ceux qui l'avaient illégalement adoptée, après que sa mère eut accouché en captivité.
Le procureur, comme la veille l'avocat de l'accusation, a réclamé des peines de vingt-cinq ans de prison contre le couple, Osvaldo Rivas et Maria Cristina Gomez, et contre un ancien tortionnaire militaire, Enrique Berthier, qui leur avait livré le bébé. Ils sont accusés d'enlèvement de mineur, falsification de documents publics et suppression d'identité. La sentence de ce procès historique sera rendue le 4 avril.
"Pendant toute mon enfance, j'ai eu des doutes sur mon identité, a confié Maria Eugenia Sampallo, le premier jour du procès, le 19 février. Quand je posais des questions, l'histoire changeait tout le temps : mes parents étaient morts dans un accident, j'étais la fille de la bonne ou d'une hôtesse de l'air. Ma confusion devenait chaque fois plus grande." Durant plus de deux heures, elle a détaillé les mauvais traitements dont elle a été victime, la poussant, adolescente, à fuir sa maison. "Je t'ai élevée entre des draps de soie. Sans moi, on t'aurait jeté dans un fossé, petite morveuse", lui disait sa "mère adoptive".
Maria Eugenia ne sait ni quand ni où elle est née. "Ma date d'anniversaire, je l'ai choisie toute seule : c'est le 8 février, l'anniversaire de mariage de ma grand-mère. Et ce, jusqu'à nouvel ordre. Si j'obtiens de nouvelles informations, je la changerai volontiers", a-t-elle déclaré.
En 2000, n'en pouvant plus de douter, celle qui s'appelait alors Violeta Rivas a pris contact avec la Commission nationale pour le droit à l'identité (Conadi), puis les Grands-Mères de la place de Mai, l'association qui recherche inlassablement depuis trente ans la trace des quelque 500 bébés volés à l'époque de la dictature militaire (1976-1983). Après des analyses de sang et grâce au fichier ADN des proches des disparus, elle a recouvert son identité à 23 ans, changé de nom et retrouvé sa famille biologique.
Ses parents étaient des ouvriers, militants commun




