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03/12/2005

Gays et parents adoptifs? Le débat divise les députés belges.

medium_st_nicolas.5.jpgEn Belgique, la Chambre vient d'autoriser, à une courte majorité, l'adoption par les couples homosexuels.

 

Les députés ont voté par 77 voix contre 62 un texte autorisant les couples homosexuels, qui peuvent se marier depuis deux ans en Belgique, à adopter des enfants. Il y avait aussi 7 abstentions et 4 absents.
La loi, pour entrer en vigueur, doit encore être approuvée en mars prochain par le Sénat.

Dans le camp des «pour», on trouve les socialistes et les écologistes et une grande majorité des libéraux flamands. Dans celui des «contre», les démocrates-chrétiens et la plupart des radicaux. Mais le débat divise aussi le Plat Pays. Le projet de loi est plus populaire au nord, en Flandre, où le lobby holebi (homosexuels, lesbiennes, bisexuels) est très actif, qu'au sud francophone. Le débat oppose aussi les laïcs à la communauté catholique. C'est dire si le sujet est sensible et passionné !

Un sondage sur le site Internet du journal Le Soir indique : Enfin 7.2% - C'est bien 21.7% - Je désapprouve 62.5% - Ça m'est égal 8.7%.

Le texte belge ne fait pas l'unanimité. "Tout enfant a le droit d'avoir un père et une mère. Nous pensons qu'un homme et une femme vivant ensemble forment la meilleure base pour élever un enfant", estime Peter De Crem, chef de file à la chambre basse du Parti chrétien-démocrate flamand. En septembre, quelque 3000 personnes avaient manifesté à Bruxelles contre ce projet.

Certains éléments n'ont pas été suffisamment pris en compte par les députés, comme l'existence d'études scientifiques qui montrent que les enfants élevés par les couples homosexuels ont davantage de problèmes psychologiques que les enfants élevés par des couples hétérosexuels, dans des circonstances équivalentes.

En outre, les défenseurs de la proposition de loi n'ont pas assez mesuré les conséquences du brouillage de repères fondamentaux, comme celui de l'altérité de l'homme et de la femme, pour l'avenir de notre société.

Pour les défenseurs de la famille, on est en train de jouer «aux apprentis sorciers», car ce projet de loi vise surtout à permettre de légaliser l'adoption d'«enfants à venir», soit par insémination artificielle pour les couples de lesbiennes, soit par des «mères porteuses» pour les couples gays.
La Belgique est aussi l'un des pays européens où l'aide médicale à la procréation assistée est tolérée. Les centres belges sont débordés par les demandes introduites par les couples étrangers, notamment français. Dans les milieux médicaux, on les nomme les «bébés thalys» !
Le débat n'est pas clos, car le texte doit être examiné maintenant par le Sénat, puis retourner devant la Chambre, qui aura le dernier mot.
Le texte voté par les députés belges ressemble aux dispositifs législatifs adoptés par l'Espagne et la Suède, où les couples homosexuels peuvent adopter des enfants de toutes nationalités.


Certains pays prévoient des restrictions.

Aux Pays-Bas, les couples homosexuels ne peuvent adopter que des enfants néerlandais, tandis qu'en Allemagne et au Danemark, l'adoption ne peut concerner que des enfants dont l'un des membres du couple est un parent biologique.

En Suisse, le partenariat enregistré pour les couples homosexuels (pacs) adopté en juin dernier interdit l'adoption d'enfants et la procréation médicalement assistée.

Source : La Libre Belgique et Le Soir


10:25 Écrit par collectif a & a dans Homoparentalité | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : homoparentalité, adoption | |  del.icio.us

Commentaires

On leur impose une autre souffrance

La rupture avec la mère a été un choc pour nos enfants comme dans tous les couples qui se sépare. Mais cela a été encore plus difficile d'accepter la situation de leur père avec un compagnon? Même si nous avons gérer cela en harmonie avec leur mère, il a fallu attendre qu'ils acceptent, affronter les copains qui lançaient : "Ta mère est cocue par un homme". Je suis contre l'adoption par les couples homosexuels parce que l'on joue les apprentis sorciers. On brise la cellule familiale, la chaîne de filiation. Un enfant adopté a déjà perdu ses parents biologiques. S'il se retrouve dans un couple homosexuel, il sera perdu. On lui offre un double modèle parental à sens unique, alors qu'il cherche à remplacer ses parents. On lui impose une deuxième souffrance. L'adoption consiste à remplacer ce qui était construit à
l' o r i g i n e avec un papa et une maman.

Écrit par : Frédéric Santelli | 12/12/2005

alor je me permet de changer cette phrase qui est "Tout enfant a le droit d'avoir un père et une mère." , pour celle ci "Tout enfant a le droit d'avoir une famille." J'ai étais adoptée par certe un couple monoparental et aujourd'huit je realise que un enfant orphelin qui est contrain de partager ses jouet sa nouriture parfois mm son lit dans ces orphelinas toujours remplis ... Un enfant a le droit d'avoir ses jouet et de rssevoir de l'mour sans etre obligé de le partager ...JE voudrai pouvoir fair quelque chose pour que les gens comprennent enfin que des orphelins de 12ans par exemple se foute bien d'avoir 2 peres ou 2meres ! je me demande si un jour on me comprendra .
merci

Écrit par : midow | 12/01/2006

Evocation par le Sénat en Belgique.
Mettre l'intérêt premier de l'enfant au centre des réflexions.

A la demande de 28 sénateurs, le Sénat examinera durant le mois de février la proposition de loi qui ouvrirait l’adoption aux couples homosexuels.

Le Sénat belge pourra ainsi débattre en profondeur une proposition de loi qui est davantage au service d’un combat idéologique en faveur de la légitimité sociale des unions homosexuelles que de l’intérêt véritable de l’enfant.

Lors du débat à la Chambre, peu de députés ont tenu compte des conséquences négatives de l’ouverture de l’adoption aux couples homosexuels sur l’adoption internationale par les couples hétérosexuels. De même, ne peut-on pas regretter le peu d'attention portée aux alternatives juridiques qui garantissent une sécurité suffisante aux enfants élevés en fait par des couples - hétérosexuels ou homosexuels - et qui n’ont de lien juridique qu’avec un seul des partenaires ?

Il conviendrait que le Sénat se penche également sur certaines études scientifiques et les avis de psychologues qui mettent en garde contre les dommages spécifiques dont peuvent être victimes les enfants élevés par des couples homosexuels. Enfin, il faut s’interroger sur les conséquences pour la société et son avenir, du brouillage de la différence des genres et du déni de l’altérité homme-femme, fondatrice de notre humanité. Ces conséquences ne manqueront pas de se manifester tant au niveau symbolique qu’à celui de la qualité de l’éducation des enfants.

Un enfant, pour être pleinement heureux, a besoin d’une famille et de l’amour de sa mère et de son père. Si cela n’est pas possible, il s’agit de mettre tout en œuvre pour s’approcher de cette situation, idéale pour l’enfant. L’ouverture de l’adoption aux couples homosexuels ne manquerait pas d’encourager des situations préjudiciables aux enfants à qui elles seront imposées.

En Belgique, le débat est loin d'être clos, en témoignent les prises de position qui paraissent encore dans les médias, et qui sont révélatrices d'un nouvel hiatus entre une majorité de la population opposée à l’adoption par les couples homosexuels et une partie importante du monde politique.

Écrit par : Jody Russo | 29/01/2006