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« Arguments relatifs à la psychologie de l'enfant en défaveur d'une adoption par les couples homosexuels. Pr. Jean-Yves HAYEZ | Page d'accueil | Adoption homosexuelle : un nouvel argument d' autorité | Xavier Lacroix »

08/12/2005

"Adopter à l'étranger ? C'est de la poudre aux yeux!" Stéphane Albessard

Jusqu'ici, aucune adoption par un couple homosexuel n'a été enregistrée au niveau international.


Même si la Belgique accorde le droit aux couples gays et lesbiens d'adopter un enfant, tout semble indiquer que les familles homoparentales ne se verront pas confier de sitôt un bébé venu de l'étranger. « A notre connaissance, il y a très peu de pays dont sont issus les enfants adoptés qui accepteraient des demandes émanant de couples homosexuels », signale Stéphane Albessard, conseiller au cabinet de la Ministre Catherine Fonck (CDH), chargée de l'Enfance et de l'Aide à la jeunesse en Communauté française.

Chaque année, entre 450 et 500 enfants étrangers sont accueillis par des familles francophones (dont environ 350 via des organismes agréés par la Communauté française; les autres l'étant par une filière libre). Précisons que ce système hybride disparaîtra bientôt: dès le 1erseptembre, toutes les procédures d'adoption devront être encadrées par un service reconnu.

En 2004, sur les 366 enfants adoptés via des services agréés, près de la moitié (141) provenaient de Chine. Or, le « Centre chinois des adoptions », l'instance officielle par laquelle doivent transiter toutes les demandes, exclut d'office les dossiers émanant de couples gays ou lesbiens. «La Chine refuse de les prendre en considération et rattache même encore l'homosexualité à des acceptions comme maladie ou anormalité », continue le conseiller de la ministre Fonck.

Mission spéciale en Chine

En 2001, à l'époque où les Pays-Bas ont rendu possible l'adoption interne d'enfants par des couples homosexuels, les responsables de l'instance néerlandaise avaient dû entreprendre une mission spéciale en Chine pour expliquer ce que contenait la loi. Depuis lors, la Chine a clairement établi qu'elle n'accepterait pas de dossiers venant de couples gays ou lesbiens. Il semble également que cela ait produit des effets sur les possibilités d'adoption par les personnes célibataires. Depuis plusieurs années, la Chine a établi des quotas stricts: une organisation ne peut pas transmettre plus de 8 pc de dossiers de personnes seules par an. Un spécialiste de l'adoption internationale y voit « l'expression d'une méfiance à l'égard des célibataires derrière lesquels on soupçonne l'homosexuel ».

En Ethiopie, deuxième pays de provenance des enfants adoptés (45 en 2004) en Communauté française, l'homosexualité reste une infraction. « Cela paraît délicat d'adresser des demandes de couples homosexuels dans de tels pays », dit encore Stéphane Albessard.

Au Mali, en Ukraine, au Maroc et ailleurs, où la Communauté française a ses antennes, on suit avec inquiétude l'évolution du dossier. «L'adoption internationale ouverte aux couples homosexuels, c'est de la poudre aux yeux!», tranche cet éminent spécialiste, excédé par « les mensonges éhontés » qu'il entend proférer par des parlementaires.

Onze pays auraient ouvert leur droit à l'adoption par des couples homosexuels?
« C'est une baudruche qui s'est complètement dégonflée. » Seuls le Danemark (depuis 1999), les Pays-Bas (depuis 2001) et la Suède (depuis 2003) le permettent. Les deux premiers limitent strictement cette possibilité à l'adoption interne. Aux Pays-Bas, l'enfant doit être de nationalité néerlandaise. Le Danemark émet une autre restriction: il ne peut s'agir, exclusivement, que de l'adoption de l'enfant du partenaire -ce qui implique le consentement de l'autre parent qui doit renoncer à ses droits parentaux. Ici encore, la législation danoise émet une réserve importante: c'est impossible si l'enfant est déjà adopté et originaire d'un pays étranger. La Suède est donc finalement le seul pays à avoir inscrit dans sa législation, depuis 2003, la possibilité pour les homosexuels d'adopter des enfants étrangers.
« Mais jusqu'ici, aucune adoption n'a été enregistrée au niveau international. »

Dans les autres pays régulièrement évoqués, la législation ouvrant ce droit est soit en cours d'élaboration (en Espagne, en Allemagne, en Islande...), soit pas encore d'application (en Angleterre et au Pays de Galles, la loi entrera en vigueur fin 2005). Quant à l'Afrique du Sud, l'adoption par des couples homosexuels n'y est pas permise, ni au niveau interne ni au niveau international. Mais la Cour constitutionnelle a autorisé, dans un cas, une adoption par un couple lesbien. Suite à cette décision, un projet de loi est à l'étude.

Source : La Libre Belgique

Commentaires

Des répercussions sur l'adoption internationale.


Les spécialistes qui s'occupent des adoptions internationales sont inquiets, circonspects. Ils redoutent des difficultés avec certains pays qui sont totalement contre l'adoption des couples homosexuels, ce qui pourrait léser d' autres familles en quête d'un enfant et avoir ainsi conséquences dramatiques pour les couples hétérosexuels.

Arrogance des occidentaux face au "reste du monde".

L'exubérance généreuse et joyeuse des gay prides ne doit pas faire oublier que les minorités sexuelles – lesbienne, gay ou transgenre – sont opprimées dans un grand nombre de pays.
Quelques faits : 80 pays sur 200 considèrent l'homosexualité comme un acte répréhensible ; une dizaine prévoit la peine de mort ; bien peu possèdent des lois réprimant l'homophobie.

Force aussi est de constater que la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme ne dit rien des minorités sexuelles et qu'au plan du droit international, la question reste largement tue. Pour bon nombre de cultures, l'homosexualité reste une pathologie et nombreux sont les pays qui n'ont pas suivi l'Organisation Mondiale de la Santé dans la déclassification de l'homosexualité comme maladie mentale. Au nom de conceptions religieuses, politiques, culturelles, elle est considérée comme une sexualité déviante, menace pour l'institution familiale, les valeurs dominantes et signe de déliquescence morale.

Écrit par : Claire Martinez | 04/01/2006

De nombreux pays, dont la Chine notamment, ont déjà fait savoir à la Belgique qu'ils n'avaliseraient plus aucune adoption à l'attention des couples belges si cette loi était approuvée.
Bref, les couples hétérosexuels ne pourront plus adopter ces enfants. Connaissant le petit nombre d'enfants belges "adoptables" et la longue liste d'attente, il y a peu d'alternatives. Le risque est de pénaliser ainsi tout le monde puisque plus personne ne pourra bénéficier de ces filières !
Nouvelle discrimination en vue ...

J'ai aussi la crainte que si cette loi est votée en Belgique, nous aurons toutes les difficultés du monde à pouvoir s'opposer à une autre loi (en préparation) qui autorisera les couples homosexuels masculins à recourir à une mère porteuse !

Écrit par : Claire Martinez | 04/01/2006

Les couples homosexuels français ne seront pas autorisés à adopter des enfants en Haïti vu que la législation de ce pays ne les reconnaît pas. Cette annonce a été faite par l'ambassadeur français Patrick Nicoloso lors d'une conférence au début du mois.

"La législation haïtienne ne reconnaissant pas l’homoparentalité, les couples homosexuels français mariés et déclarés tels ne pourront pas légalement adopter un enfant sur le territoire haïtien",indique l’ambassade de France en Haiti.
Pour l'ambassade, ce qui compte, c'est le droit du sol.. « Nous sommes étrangers en Haïti, ce qui compte c’est le droit haïtien. C’est l’IBESR (Institut du bien être social et de recherches) qui donnera l’agrément pour l’adoption d’un enfant haïtien par des Français. Et nous n’avons qu’à appliquer le droit haïtien », a déclaré l’ambassadeur Patrick Nicoloso, lors d’une conférence de presse le 9 octobre.

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Comme le stipule, l'article 261 de La Constitution haïtienne « (…) Tout enfant a droit à l’amour, à l’affection, à la compréhension et aux soins moraux et matériels de son père et de sa mère ».
Le consul français Olivier-Antoine Reynès a tenu à préciser qu’en conformité avec les lois haïtiennes, les couples homosexuels français ne sont pas autorisés à adopter les enfants en Haïti vu que la législation haïtienne ne les reconnaît pas.

Écrit par : LaPremière | 25/10/2013