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10.12.2005
Une question d'âge | Evelyne Pisier
Quand les enfants grandissent
Accueillir un enfant, ce n'est pas toujours un conte de fées. Dans son roman Une question d'âge (Stock), Evelyne Pisier décrit la difficulté d'élever un enfant adopté quand toute la société vous assène sans cesse: «Vous n'êtes pas des parents comme les autres»
Pourquoi avez-vous écrit ce livre?
| «On étouffe encore terriblement sous l'injonction biologique» |
Un récit très proche de ce que vous avez vécu?
Mais quel était votre objectif en publiant ce livre au risque de vous exposer?
Ces précautions sont difficiles à supporter, mais elles ne durent qu'un temps, celui de la procédure d'adoption.
Que se passe-t-il?
Le culte de la transparence, c'est un dogme qu'il faut remettre en question?
Peut-être pour couper court au «droit» à l'adoption?
| «Dès que ça va mal, on se dit qu'on a échoué» |
On inscrit au fer rouge dans la tête des adoptants: «Vous n'êtes pas des parents comme les autres.» Du coup, les enfants aussi ne se sentent pas comme les autres, c'est ça?
Que nie-t-on?
Pourquoi se raconte-t-on des histoires?
Coupable?
On ne se dit pas que l'enfant a peut-être été perturbé dans les premiers mois de sa vie?
Et le père adoptif?
Est-ce qu'il est plus difficile d'exercer l'autorité? Ne craint-on pas de couper un lien dont on n'est pas sûr qu'il aille de soi?
Votre héroïne éprouve un sentiment d'impuissance terrible.
Quand on a des ados en crise, il est rare que la mère ait le sentiment que la transmission ne se fait pas. Il reste toujours des points de complicité: on partage certaines lectures, certains films. Là, rien. Dans la défaite de cette femme, il y a un désarroi lié au fait que l'enfant adopté cherche à devenir étranger, de toutes les manières possibles. Et il y parvient, même s'il est le premier à en souffrir. La mère ne peut pas comprendre la mendicité, la délinquance, la drogue, la nymphomanie, les scarifications. Par ailleurs, les enfants adoptés à l'étranger rejettent fréquemment leur langue maternelle, qu'on veut généralement leur faire apprendre au collège. Dans mon livre, la mère propose à sa fille de faire de l'italien puisqu'elle refuse l'espagnol. Cette dernière rétorque alors: «Ah oui, c'est parce que je suis adoptée que tu veux que je fasse de l'italien! Tu n'aurais pas accepté ça de ta vraie fille!» On est toujours coincé.Est-ce qu'on n'a pas, plus qu'avec un autre, la peur de déplaire à son enfant adopté?
Ou qu'il ne vous casse?
Si c'était à refaire?
10:35 Publié dans Entretien | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : une question d'âge, evelyne pisier, adoption, adoption internationale, parent adoptif |
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Commentaires
Critiques du livre "Question d'âge" d'Evelyne Pisier.
Tout au long de ma lecture de ce livre, qui date un peu je dois le dire et donc je ne pourrais plus donner d'exemples précis, je me disais que cette mère réagissais systématiquement de la mauvaise manirère vis à vis de son enfant et qu'il était logique que la situation se dégrade entre elle. Ne serait ce que le début la façon dont elle décrit leur choix d'adopter...
Elle justifie sa façon d'être et d'agir, sa fille a systématiquement tous les torts. Je ne peux pas croire qu'un enfant ait tous les torts. Dans l'éducation d'un enfant il y a plusieurs acteurs et les parents sont les premiers concernés. Combien parmi les parents adoptifs disent qu'ils auraient pu réagir autrement en ayant été aidé à un moment donné.
Ce qui m'a aussi agacé dans ce livre, et surtout dans les interviews après, c'est qu'elle explique tout par la différence. C'est à cause de la différence d'origine, de la différence d'aspect physique (elle décrit sa fille comme très typée indienne sud-américaine), de la différence de culture et bien sûr de la différence d'âge qu'elle explique tout. Elle même laisse entendre que c'est une question de génération ... ce qui est un peu court, même si ce n'est pas totalement faux!
Elle ne rend pas sensible l'usure au quotidien mais accumule tous les problèmes possibles sur la même tête, et elle ne comprend apparemment pas grand chose à ce qui arrive ... et ce qu'elle dit dans ses interviews prouve qu'elle a peu avancé en compréhension ...
Elle est dès avant l'adoption braquée anti-psy et les quelques ouvertures de certains psys sont mal reçues. Il y en a aussi d'autres qui n'ont rien compris !
Dans son livre, elle dit avoir rencontré l'association de parents "PETALES" mais n'a manifestement rien retenu du message si ce n'est une déculpabilisation des parents. Elle ne semble avoir rien compris de la souffrance de la séparation chez sa fille et manque d'empathie. Le père est aussi très falot, qui ne défend pas sa femme notamment quand la fille lui dit "on serait mieux nous deux sans celle-là !"
Mais ... il y a des parents qui ont raconté que des amis qui avaient lu le livre sont venus leur dire : on comprend mieux ce que vous vivez ...
J'ai quand même apprécié les passages où elle parle de Pauline, la dame qui tient la maison où ils passent leurs vacances, qui est de la DASS et qui comprend enfin en voyant la mère et sa fille que celle qui l'a élevée l'a aimée et qu'elle a refusé cet amour. Et aussi quand elle cherche à analyser ce qu'elle ressent après le suicide sa mère (qui se suicide pour ne pas vieillir; comme son mari l'avait fait avant elle), elle se sent abandonnée sans en comprendre la raison et explicite finement que le fait de ne pas voir de raison à ce suicide l'empêche d'avoir une réflexion logique, de cause à effet. On aurait aimé la voir faire à ce moment le parallèle avec ce que vit sa fille.
Le style de Pisier est lassant; pour tout dire c'est un livre assez mal écrit, à peine écrit ... Mais elle a un nom connu !
Bref un livre que je recommande à personne, adoptant ou adopté, sauf aux postulants pour leur dire réfléchissez à ce que vous faites.
Ecrit par : Françoise Claire Cécile | 10.12.2005
Oui ...tout est pénible chez Evelyne Pisier...ça manque de recul, d'intelligence, d'humour...d'humanisme...cela me confirme dans mon idée que toutes les femmes ne devraient pas adopter...et de plus sa démarche , contrairement à celle de Barbara M, n'est pas constructive...chez Pisier on a l'impression qu'elle veut nous convaincre qu'elle n'a aucune réelle responsabilité...Cela ne donne pas envie de connaitre cette femme bien au contraire...
Ecrit par : Lamy | 12.12.2005
je connais bien la famille parce que je suis un ami proche de son fils adopte simon je peut vous dire que c'est une salope d'alcoolique qui a dit plein de fois des choses quelle navait pas a dire ex:pendant quelle ecrivait son livre elle s'est tourne vers moi samad et albane une amie a nous adopte et nous a dit quelle ecrit un livre sur les adoption ratées alcoolique violente lunatique c evelyne pisier merci de me repondre j'ai tellement d'autre chose sa serait trop long.
Ecrit par : samad | 02.07.2007


