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19/12/2005

Le règne de Narcisse. Tony ANATRELLA

medium_regne_de_narcisse.jpgLivre. Le règne de Narcisse.
Les enjeux du déni de la différence sexuelle.



Psychanalyste et spécialiste en psychiatrie sociale, Tony Anatrella enseigne la psychologie à Paris. Il est connu pour ses recherches sur la psychologie juvénile et la psychologie sexuelle. Il est également prêtre. Dans de nombreuses publications, il est à l’origine de divers concepts sur l’adolescence (l’adulescence, les bébés couples, la société adolescentrique, etc.). Ce dernier livre s’inscrit dans la suite de La différence interdite et Époux, heureux époux..., et surtout de Non à la société dépressive (Flammarion).

Points forts


- Notoriété de l’auteur.
- Sujet au cœur de l’actualité.
- Débat de société.


Résumé

Le règne de Narcisse analyse les structures psychiques et sociales qui sont à l’œuvre dans les revendications homosexuelles pour répondre aux questions que se posent de nombreux parents, éducateurs, enseignants, médecins et élus.
– Qu’est-ce que l’homosexualité ?
– Quels sont les enjeux de l’homosexualité sur le sens du couple et de la famille, sur la psychologie de l’enfant ?
– Que se joue-t-il à travers le slogan et la loi votée en FRANCE sur « l’homophobie » et qu’est-ce qui se dessine pour l’avenir psychologique de chacun et de la société ?

La revendication du mariage et de l’adoption des enfants par des personnes de même sexe participe de la mentalité narcissique qui caractérise notre société, dans laquelle on croit que tout citoyen doit pouvoir disposer des mêmes droits que les autres, indépendamment de la situation de chacun. Mais comment une tendance pulsionnelle peut-elle être légalisée et devenir une institution ? Si tel était le cas, ne faudrait-il pas, au nom de l’égalité, toutes les légaliser, même celles qui sont actuellement pénalisées ?

Ce déni de la différence sexuelle et du sens de la procréation laisse entendre que seuls les sentiments et la volonté de « posséder » un enfant sont suffisants pour être « parent » au singulier et sans sexe, au lieu de l’être au pluriel et dans l’altérité sexuelle. Mais dans quelle structure relationnelle va-t-on engager l’enfant qui a besoin, pour se développer, d’un homme qui soit son père et d’une femme qui soit sa mère ?
Pour l’auteur, la nouvelle loi pénalisant les propos homophobes, votée précipitamment en France en décembre 2004, fait de l’homosexualité un instrument de censure et renoue avec la mentalité des pays totalitaires en instituant un délit d’opinion et une juridiction d’exception.

Tony Anatrella montre que vouloir faire de chaque « orientation sexuelle » un modèle social parmi d’autres pour fonder le couple et la famille est une idéologie dangereuse pour l’intérêt général.

Dans le Figaro.fr

Le narcissisme contemporain, dans lequel le sujet se prend pour la référence de tout, détricote le lien social et remet en question la plupart des solidarités humaines. Sous l'emprise de l'individu-roi, le législateur contribue à dévaloriser le sens du couple et de la famille au point de saper celui de l'autorité, de l'engagement et de l'éducation, à travers des lois qui créent de la pathologie sociale. Narcisse impose son ordre funeste autour de quatre faits importants.Le comportement de nombreux jeunes est le symptôme de la confusion du lien familial, d'un mépris du sens des lois, des références culturelles de la société et d'un désarroi délétère qu'on a laissé s'installer. S'ajoute ce que l'on nous prépare pour demain en brouillant, par exemple, le sens de la filiation sans mesurer les effets collatéraux.

1) Le règne de Narcisse délaisse les réalités et les lois objectives au bénéfice des revendications subjectives que la loi devrait légitimer au lieu de s'inspirer de ce qui a une dimension objective et universelle. En acceptant l'arbitraire de la subjectivité, le législateur favorise la désocialisation et dévalorise toutes les autres lois qui peuvent être de moins en moins respectées. A chacun ses moeurs, à chacun ses lois et, grâce à ce miroir dans lequel des personnes veulent se légitimer, la société se fragmente en tribus psychiques et en territoires hors la loi.

2) Le règne de Narcisse c'est le nivellement du «tous ensemble, tous pareils». Au nom de l'égalitarisme, la loi ne distingue plus entre l'essentiel et l'accidentel. Alors que les problèmes de nombreux jeunes révèlent de graves carences familiales, les élus sapent les fondements de la famille en légalisant tout ce qui existe. Prochainement ils risquent de fabriquer du couple et de la famille, non seulement à partir des «tendances sexuelles», ce qui est incohérent, mais aussi en légalisant des cas particuliers qui ont toujours existé sans pour autant être des références. Ce besoin de lois justificatives en dit long sur l'incertitude de ceux qui les revendiquent. La confusion première vient du manque de soutien de l'État à ce qui constitue réellement la famille issue de l'union d'un homme et d'une femme.

3) Le règne de Narcisse c'est aussi celui du transgresseur qui passe pour un héros et se trouve valorisé par les médias et encore davantage s'il utilise sa situation pour en appeler à réformer les lois de la société et les règles morales. C'est de cette façon que fonctionne le pervers narcissique qui instrumentalise tout au nom de son plaisir. On crée une situation de fait pour ensuite demander sa légalisation. Hier c'était avec la drogue, aujourd'hui c'est avec l'adoption des enfants, dans un duo homosexuel, au nom de leur sécurité juridique. Nous assistons, une fois de plus, au meurtre des symboles et au pillage des rôles et des fonctions familiales. La manipulation et la propagande de Narcisse détournent le sens des réalités. Comment s'étonner que devant de telles mesures insidieuses, arbitraires et transgressives, des jeunes soient dans le mépris des lois ?

4) Le règne de Narcisse culmine enfin dans le négationnisme de la différence sexuelle et le révisionnisme des normes sexuelles de la société, qui fondent pourtant le lien social, et dans la revendication du «droit» à l'enfant. Un récent colloque sur l'«homoparentalité» est venu le prétendre. La plupart des enquêtes sur le «bien-être» des enfants vivant dans ces conditions sont limitées et faussées. Elles ne rendent pas compte des structures psychiques qui se mettent en place. Les vrais problèmes apparaissent bien plus tardivement. Les mots, les discours et les chiffres sont manipulés pour en appeler à «l'égalité» afin d'éviter la question de l'instrumentalisation des enfants qui servent d'étayage à ces adultes. La filiation se brouille et devient socialement illisible.

Le désir d'enfant n'est pas en soi légitime, encore faut-il être dans les conditions d'un couple générationnel pour l'accueillir. L'adoption a toujours impliqué un critère de sexualité fondé sur la différence sexuelle. C'est un principe d'humanité et de réalité pas un préjugé, ni une discrimination. L'enfant a besoin de recevoir des matériaux psychiques venant d'un homme et d'une femme, ou d'une personne ayant intégré psychiquement la différence sexuelle, pour se structurer affectivement. Sinon les effets identitaires directs et collatéraux apparaîtront pour lui, une fois devenu adulte, et pour la société sur plusieurs générations.
Allons-nous vers une filiation désincarnée qui fera violence à l'identité personnelle ? Cette vision de la filiation trafiquée prépare les problèmes sociaux de demain, comme l'architecture monstrueuse des années 60 a démoralisé les cités. De détails en détails la société se défait alors que l'on sait ce qui peut la faire vivre et progresser.


Fiche biographique


11:10 Écrit par collectif a & a dans Livre - Revue | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Tony Anatrella, psychanalyste, adoption | |  del.icio.us

Commentaires

peux t on commander ce livre sur le net ?

Écrit par : Lemaille Françoise | 23/01/2006

Laissez les enfants venir à moi! a dit le christ. Agissons à son imitation...

Écrit par : Pierre | 30/03/2006