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22/12/2005

Droit à l'adoption . Adoptons un autre regard. Tanguy Verraes.

Pour les couples hétéro, homo ou les monoparents, à chaque débat sur l'adoption, je reste perplexe sur la manière d'aborder la question. Et si on s'intéressait davantage à ces «enfants à adopter» ?

 

Belge de coeur - Coréen de sang

Au lendemain de la Gay Pride à Bruxelles, le débat de l'adoption par les couples homosexuels revenait sur la scène politique avec de plus en plus d'insistance et de pression, l'approche des élections régionales et européennes ayant pour conséquence d'amplifier les échos auprès de nos hommes et femmes politiques. Dès lors, il est entendu que pour la bienséance, les politiques de tout bord se doivent de se prononcer (quitte à dire parfois des inepties) sous peine de ne pas être «à la page» ou encore d'être taxés «d'homophobe».

 

Le droit à l'adoption aux couples gay et lesbiens... voilà donc LA revendication de ce début de millénaire. Et à chacun d'avancer ses arguments scientifiques (ou non) afin de prouver le bienfondé de sa position. Et que je te donne un argument massue par ci, et un autre argument décousu par la... On mélange les genres et on arrive vite à être «MAD» pour en finir à la «DÉMENCE». Même une chatte n'y retrouverait pas ses petits. A dire vrai, que cela soit pour les couples hétéro, homo ou les monoparents, à chaque débat sur l'adoption,  je reste bien souvent perplexe. Perplexe sur la manière dont est abordé le débat sociétal, dont les questions sont posées, dont les choses sont affirmées.

 

Première perplexité.
On n'a de cesse de nous dire que l'adoption, ce n'est pas le droit à l'enfant mais bien le droit de l'enfant. Or, bien souvent nous pouvons traduire dans les propos des adultes désireux d'adopter (homo, hétéro ou célibataire)... ce droit à l'enfant en tant qu'adulte plutôt que ce droit de l'enfant à s'épanouir dans un environnement familial équilibré.

 

Deuxième perplexité.
Si droit de l'enfant il y a, où sont donc passés les enfants dans les comités de réflexions, dans les débats publics, dans les enquêtes et avis? Très peu sont en réalité consultés. Et si, par extraordinaire, ceux-ci devaient être trop jeunes, pourquoi ne pas faire appel à ces milliers d'enfants adoptés qui sont devenus adultes aujourd'hui (et bien souvent, parents eux-mêmes) ? Affranchis de toute influence éventuelle de leurs propres parents. Autant de témoignages riches et enrichissants qui ne sont que trop rarement pris en compte.

 

Société «sparadrap»

Troisième perplexité.
Nous vivons dans un société que j'appelle volontiers une société «sparadrap» (ou pour ceux qui aiment le vélo: une société «rustine». Une société qui adapte sa législation pour répondre à des problèmes et non pour les prévenir.

 

S'il existe effectivement des impératifs économiques ou pragmatiques, cela ne peut pas justifier d'agir continuellement dans l'urgence pour contrer un problème qui n'a pu être prévenu à temps ou qu'un lobby (quel qu'il soit) a imposé aux politiques. Tout cela à cause d'une législation mal ficelée et donc bien souvent mal réfléchie.

 

Sans tomber dans la réunionnite aiguë, où sont donc passés les comités de réflexions qui impliquent nos concitoyens aptes à contribuer positivement à une société de la prévention ? Attention, pas de poujadisme primitif, la faute est partagée car nous avons tous notre part de responsabilité dans cet état (et Etat) des choses. Cette troisième perplexité est rejointe par ma seconde.

 

Quatrième perplexité.
 A l'heure où les valeurs familiales éclatent en mille morceaux, où nous voyons des familles se décomposer, se recomposer, s'aimer, se tirailler, le débat sur l'adoption se complique encore plus. La «laïcisation» de la valeur familiale au profit de la liberté de l'individu a eu bien des effets néfastes sur de nombreuses générations. Il semble clair qu'un débat sur l'adoption ne peut se faire sans un débat sur la famille.

 

Cinquième perplexité et questionnements.
A toujours parler du droit à l'adoption, nous en arrivons à oublier où se situe le vrai débat de société qui se cache derrière tout cela. Peu d'adultes candidats à l'adoption s'interrogent sur le pourquoi et le comment il y a des enfants «disponibles» pour l'adoption.

 

Le réel débat sociétal qui se cache derrière ce droit à l'enfant est en finalité le «Pourquoi des enfants sont-ils abandonnés dans une société dite moderne?». Quelles sont donc les raisons profondes de tels abandons? Quels sont les problèmes que notre société n'a pas pu prévenir? Pourquoi des gens en arrivent-ils à devoir (bon gré, mal gré) abandonner leurs enfants? Pourquoi y a-t-il autant d'enfants abandonnés de par le monde? Encourager l'adoption c'est appliquer un «sparadrap» sur la blessure d'un enfant qui a été abandonné. Le jour où les candidats adoptants se poseront ces questions, alors, nous pourrons, peut-être reparler du droit à l'adoption.

 

Un enfant au lourd passé

En conclusion, l'adoption est une aventure formidable autant pour les parents que pour les enfants à condition que celle-ci soit bien préparée et qu'elle se fasse dans un milieu familial équilibré et stable. Ne perdez jamais à l'esprit que l'enfant qui vous arrive (que cela soit un bébé de quelques semaines ou un enfant de 10 ans), dispose déjà d'un lourd passé, d'une histoire, d'une blessure... celui, au minimum, de l'abandon. Derrière ce simple geste se cache de nombreux questionnements, de nombreuses hantises, telle une pièce du puzzle manquante.

 

Ne vous battez pas pour avoir le droit d'un enfant, mais battez-vous pour que l'enfant puisse répondre à ses questions et retrouver une dignité perdue.

 

La question de l'adoption mérite qu'on adopte un autre regard sur celle-ci avant de scander n'importe quelle revendication en l'air... ici, on ne brade pas les enfants, on se doit de les respecter (du moins, j'ose l'espérer au plus profond de moi) !

Source : La Libre Belgique.

 

 

10:35 Écrit par collectif a & a dans Homoparentalité | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : adopté, homoparentalité, adoption | |  del.icio.us

Commentaires

Merci pour ce texte,
une bouffée de bons sens !
Cette question de l'homoparentalité que vous évoquez est un problème sur lequel des professionnels de l'enfance se penchent en signant un appel visant à repousser cette demande d'enfant à tout prix et pour tous.
Vous pouvez vous rendre sur notre site, à www.professionnelsdelenfance.org

Écrit par : brunet | 03/01/2006

"L'adoption par des couples homo n'est pas une question de sentiments... Chaque individu est capable d'aimer. La question et la racine du problème ne se trouvent pas ici... Qu'on arrete de dire que tout cela n'est qu'une histoire de sentiments et qu'un couple homo peut donner autant d'amour que le couple basic.

La question est de l'ordre psychologique (1), sociale (2), humaine (3) et de l'ordre de la liberté fondamentale (4):

1) La construction psychique d'un enfant abandoné est tres complexe. Selon les cas (international ou pas, abandon dans la rue ou accouchement sous X en France.) les réactions sont différentes mais il rest un fait. Tout enfant adopté vis un deuil au fond de lui. Il vit le deuil d'une femme, d'une famille, d'une histoire. Il est confronté à de profondes frustrations quand à la question du destin, du hasard, de lui, des motifs de son abandon... Il y a souvent de graves remises en cause (au sens interieur)
Aucune personne confronté à un cas d'adoption n'est dupe et chacun admet l'existence d'une crise identitaire.

Dans cette crise ou l'enfant doit construire un schema de relations à autrui, ou l'enfant doit apprendre à s'identifier aux yeux des autres, dont ses nouveaux parents, et doit outrepasser les frustrations qui peuvent exister dans sa vision de son abandon. Pour cela, il a besoin d'un père et d'une mère. L'enfant DOIT exister au yeux des deux parents, de sexe différents (!) pour apprendre a exister aux yeux de tous les hommes et de toutes les femmes. Car faire le deuil de sa mère bio ou de son père bio (selon la construction de la vision de son histoire) et éviter la rancoeur, nécessite les deux modèles. Une mère pour prouver que la tendresse existe toujours, que ttes les femmes ne sont pas des lâcheuses et un père pour connaitre l'autorité, la force et garantir un modèle stable.

2) La reconnaissance de l'adoption est encore moins acquise que celle de l'homosexualité! Quand les gens cesserons de prendre du recul , un air indigné, désolé, voir meme atristé à l'annonce de sa situation d'adopté alors on pourra peut etre reconsidérer le débat!! Trop de gens ne savent pas ce que veut dire l'adoption, ce qu'elle est, comment elle se vit. On a une idée de la façon dont se vit l'homosexualité. Pas de la façon de vivre une adoption....
Beaucoup d'enfants adoptés dans leur enfance se sont vus insultés par leurs camarades par manque de compréhension (batard, fils de putes et autre sinsultes aussi dures sinon plus a encaisser que "Sale PD" pour un homosexuel).

Faites un sondage autour de vous, vous serez surpris de voir combien les gens considèrent les enfants adoptés comme des enfants FORCEMENT à problèmes, vous serez surpris de voir combien de gens seront contre quand on leur dit "mais abandonner son enfant ça peut être un bel acte d'amour...."
Coupler homoparentalité et adoption fournit alors socialement un cocktail explosif !!! et pour les parents et encore plus pour les enfants !!

3) La relation a autrui est forcément conditionnée en partie par son adoption. Beaucoup de psy et d'etudes soulignent la nécessité de séduction très forte chez les enfanst adoptés. Le modèle social d'un enfant adopté est fort différent que celui des enfants biologiques. Leur vie est construite sur un mystère et aussi surprenant que cela puisse vous paraitre, Bourdieu (grand sociologue français) avait remarqué que la population des enfants abandonnés/adoptés était soumise de façon significative à un plus grand nombre d'enfants précoces dont le QI est souvent légèrement suprérieur a celui de la moyenne... Marrant mais vrai.
Cela ne démontre rien, hormis que les enfants adoptés ont une façon de vivre socialement qui diffère souvent de celle des autres. Elle est alors à prendre en considération !!

4) La liberté de fonder une famille revendiquée par les couples homosexuels me fait doucement rire... Nous pouvons donc en échange revendiquer en contrepartie "le droit inaliénable et naturel d'avoir un père et une mère"....!!!!

Je pense que le débat est totalement biaisé quand on parle d'homoparentalité...

Pour qu'il soit juste et pour que la conclusion soit la plus démocratique, il faut insérer dans ce débat:
- les homosexuels, certes (mais des modérés qui ne dénoncent pas de l'homophobie à tout bout de champs...),
- mais avant tout, des enfants abandonnés et adoptés quels que soient leurs conditions (étrangère ou pas, abandon, accouchement sous X...).
- des familles adoptantes, parents et éventuellement leurs enfants biologiques s'il y en a,
- LES MERES qui ont accouché et abandonné leur enfant.
Apres tout, elles le font car elles savent qu'il lui est garantit (au bébé) un père et une mère. L'aurait-elle gardé et abandoné si elle avait su qu'il aurait pu etre adopté par un couple homo ?
Elle choisit de s'en séparer certes, mais la séparation juridique prononcée n'empêche le lien de sang et l'instinct maternel qui tend a vouloir offrir à son enfant un modèle. Une mère qui donne son enfant souhaite lui offrir un modèle de famille (plus stable, plus aisée, plus construite...). A partir du moment ou il y a plusieurs modèles, elle doit avoir le droit de choisir quel modèle elle veut pour son enfant !"


Né sous X et adopté à trois mois.

Écrit par : Gabriel | 13/01/2006

moi je pense diffèrement
je suis moi méme maman et si une mère accouche sous x parcqu'elle sait
que son enfant aura un foyer
elle lui souhaite surement uniquement l'amour de cette famille
et des parents homos donnent le méme amour a leurs enfants
je vois pas le probléme
j'ai de la famille ou la maman est devenu homo et elle a élevé ses filles avec sa copine et tout le monde va bien
les filles ont des petits copains et des amis
c'est notre nouvelle société et il faut avancer avec
je suis pour l'adoption des enfants par des couples de n'importe quelle couleur et peu importe leur vie sexuelle si c'est pour donner de l'amour

Écrit par : eleonore | 18/01/2006

L'enfant adopté avant toute chose.

Contrairement à ce que diverses associations homosexuelles, lesbiennes et bi-sexuels prétendent, on ne dispose pas de recul nécessaire pour pouvoir affirmer que cela ne posera aucun problèmes de développement à l'enfant adopté plus tard.

Etonnant cett société qui parle "à la place" de la personne adoptée. Elle doit prendre ses responsabilités dans l'intérêt supérieur d'un "innocent" qui n'a pas voix au chapître. Si je ne doute pas de la maturité affective de la plupart des couples gays et lesbiennes, il semble que si l'on se place du côté de l'intérêt objectif de l'enfant, il est peut-être inutile d'ajouter un handicap. Croyez-vous honnêtement qu'un enfant a besoin d'avoir une difficulté supplémentaire pour pouvoir s'identifier à sa nouvelle famille homosexuelle ?

L'homosexualité n'est pas "encore" acceptée par tout le monde. Contrairement à ce que l'on pense, les mentalités ne sont pas encore prêtes.
Pourquoi cette précipitation soudaine, il n'y a aucune urgence en la matière.

Par la procédure de l'adoption (nationale et internationale), la sexualité du "couple" homosexuel sera imposée d'office à l'enfant adopté. A l'enfant de s'y adapter et d'en subir toutes les conséquences éventuelles (consciemment ou inconsciemment)...

Oubli de cette évidence : l' incapacité pour un couple homosexuel à assurer un modèle parental à deux pôles masculin & féminin et donc la "sécurité sexuée" qui en découle, essentielle dans la structuration de la personnalité et de l'affectivité de l'enfant.

Dans la majorité des cas, l'adoption se déroule à sens unique.
Ce qui est choquant, c'est que l'enfant qui est en bas âge, on ne lui pose pas la question, on le place et voilà. On ne lui demande jamais son avis. Si ça se trouve, il sera peut-être traumatisé toute sa vie. Les adultes homosexuels ont-ils le droit de lui faire ça ?

Les couples homosexuels rejetant la vie d'un couple normal, pourquoi alors chercher à adopter un enfant ? Pour mieux s'intégrer dans la société ? Pour faire comme tout le monde ? Pour vouloir se faire respecter (moi aussi j'ai un enfant) ? Pour défendre leur "droit à l'adoption" ? Ont-ils seulement conscience des besoins psychologiques, physiologiques et sociaux d'un enfant adopté ? Pensent-ils à son avenir ? A son traumatisme ?

Sur un sujet aussi grave et important, les adopté(e)s adultes sont réellement qualifiés pour donner leur avis. Ont-ils été consultés ?
En plus, ce ne devrait pas être les politiciens seuls qui votent et qui décident, mais bien le peuple tout entier par voie de référendum (suivre l'exemple de la Suisse).

Écrit par : Laurent Schiltz | 18/01/2006

et si nous coordonions nos actions? que tous les volontaires pour apporter la contradiction à un mouvement qui à terme provoquera d'immenses douleures à cet être vulnérable qu'est l'enfant orphelin ou abandonné,s'unissent!
cyril langelot
animateur de l'avenir de l'adoption
06.15.87.81.37

Écrit par : cyril langelot | 15/02/2006

Constats sur le mariage gay et l’homoparentalité.

Le langage.

L'on a pris l’habitude depuis une douzaine d'années d'utiliser les termes d’homosexualité ou d’hétérosexualité à tel point que personne ne parle plus de sexualité normale ou de sexualité déviante. Certains sympathisants de la cause homosexuelle refusent même l’emploi du terme «normal» quand il s’applique à la sexualité ne tolérant pas que l'on puisse porter un jugement de valeur sur les comportements sexuels et donc réfléchir sur la sexualité et notamment sur le mariage gay et l'homoparentalité.

A titre supplémentaire le terme "couple" s'est imposé pour les homosexuels alors que le mot "paire" s'applique mieux à la vie en commun de deux personnes de sexe identique. Le fait que le couple et la paire unissent chacun deux êtres ne justifie pas que l'on use du même terme, entraînant de ce fait la fusion entre ces notions.


La loi et le mariage.

Un homme et une femme créent une micro-société pouvant prospérer ce qui n'est pas le cas pour deux hommes ou deux femmes. De là des droits spéciaux qui s'appliquent au couple, dont le mariage.

Celui-ci n'est pas créé pour permettre au législateur de remettre en cause la liberté individuelle en se préoccupant de sexualité récréative, homo ou hétéro, ni pour s’occuper d'amour. C’est là affaires privées. Le maire n'a d'ailleurs pas à demander aux futurs époux s’ils s’aiment ou non.
Le mariage consacre l'alliance d'un homme et d'une femme qui constitue la cellule souche de la société et reconnaît qu’un enfant a droit à un père et une mère.

La loi ne peut pas traiter de cas spécifiques, comme par exemple la règle à appliquer si un couple est stérile. Ce cas doit être traité par la jurisprudence chargée d'appliquer le principe général aux cas personnels. Sauf à s'immiscer dans la vie privée le législateur ne peut décider que par mesure générale ; il ne peut que constater que l'hétérosexualité ouvre sur la transmission de la vie alors que l'homosexualité ne peut servir de fondement au développement de la société. De ce fait, il n'y a pas égalité entre ces comportements et les mêmes règles de droit, celles en particulier relatives au mariage n'ont pas à s'y appliquer.

Le mariage ne crée pas de discrimination envers les personnes qui sont incapables d'établir une relation complète avec le sexe opposé. C'est leur état qui leur interdit le mariage. Le législateur n'a pas à modifier le mariage sous prétexte que les homosexuels ne peuvent y avoir accès. Cela d'autant plus qu'avec le mariage un tiers est concerné : l'enfant


L'enfant.

Le législateur, grâce au mariage, propose un cadre au couple afin de l'aider à se stabiliser et protéger ainsi l'enfant né ou à naître.

S'il est exact que des homosexuels ont la charge d'enfants, la demande de reconnaissance juridique de l'homoparentalité ou celle de création du mariage gay apparaît inintelligible. S'agissant d'homosexuels cette reconnaissance juridique de la vie à deux n'offre pas plus de pertinence qu’une reconnaissance juridique de la vie à trois, quatre ou cinq. Si l'on autorise l'adoption d'un enfant par deux hommes ou deux femmes, on ne voit pas pourquoi l'on refuserait un cadre juridique à 2 hommes et 3 femmes qui souhaiteraient élever un enfant ensemble.

Une fraction du lobby homosexuel semble souhaiter utiliser la ressemblance entre le couple avec enfant et deux homosexuels élevant un enfant. En effet l’apparence de ces derniers se rapproche de celle du couple normal. Les demandes de reconnaissance juridique de l'homoparentalité, de la biparentalité, d’accès au mariage et à l’adoption, peuvent apparaître comme destinées à parfaire une politique destinée à faire oublier le caractère spécifique de l’homosexualité. L’enfant deviendrait alors un moyen mis au service d’une cause qui n’est pas la sienne.
De même les maltraitances à enfants doivent être sanctionnées et si des parents sont indignes leurs enfants mis dans une famille d’adoption normalement composée d’un père et d’une mère. On ne doit pas utiliser le malheur de ces enfants afin de démontrer qu’ils seront mieux dans une famille de deux hommes ou deux femmes que dans leur famille d’origine et les transformer ainsi en propagandiste de l’homoparentalité. Quant à l'adoption par un célibataire elle existe de manière traditionnelle pour que des enfants puissent être adoptés par leur oncle ou leur tante célibataire lorsqu'ils ont perdu leurs parents. Le principe a été depuis dévoyé par le droit. C’est au législateur de prendre les dispositions pour que soit respecté l’esprit initial de ce cas d’adoption.

Avec le mariage la société reconnaît juridiquement l'union d'un homme et d'une femme car cette union est vitale pour son avenir.
La loi n'a pas à entériner toutes les situations de fait découlant du comportement de tel ou tel sauf à créer une règle par individu et par situation ce qui entraînerait la disparition de la notion même de droit.

L'homosexualité a toujours existé. Elle est acceptée au nom de la liberté individuelle. Ce comportement n'a cependant pas vocation à être à l'origine d'une modification de la législation sur le mariage.

Écrit par : helloa | 23/06/2006