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23/02/2006

L'homoparentalité revue par le Sénat

Les amendements au projet de loi ouvrant l'adoption aux couples gays bientôt au vote.


Le débat en Belgique se poursuit au Sénat sur le projet de loi relatif à l'homoparentalité. Pour rappel, la Chambre a adopté la proposition de loi Swennen (SP.A) accordant aux couples de même sexe la possibilité d'adopter tant sur le plan national qu'international. Le texte a depuis été évoqué par le Sénat. Le délai dans lequel le Sénat doit se prononcer expire fin du mois de mars. En attendant, les auditions se terminent et le vote sur les amendements devrait intervenir après les vacances de carnaval. La sénatrice Christine Defraigne (Mouvement Réformateur) a pour sa part déposé un amendement cosigné par d'autres parlementaires MR ainsi que par certains du groupe VLD. Cet amendement entend étendre le concept d'adoption prévu par le code civil aux époux et cohabitants de sexe identique, mais le limite aux seuls cas où l'adopté est un descendant d'un des époux ou des cohabitants. Dans les situations que cet amendement entend effectivement régler, on se trouve en présence du choix délibéré d'un parent de concevoir un enfant dans le cadre d'une relation lesbienne ou de faire place à un enfant dans le cadre d'une relation homosexuelle ou lesbienne mais qui présente un lien biologique avec un des deux membres du couple concerné.

 

 La sénatrice Clotilde Nyssens (Centre Démocrate Humaniste) a elle déposé un amendement reprenant le concept de «parenté sociale». Le ou la partenaire du parent biologique serait considéré(e) comme un tuteur ayant un lien d'éducation avec l'enfant.

 

Source : La Libre Belgique

15:00 Écrit par collectif a & a dans Homoparentalité | Lien permanent | Commentaires (3) | |  del.icio.us

Commentaires

Inconscience législative

L'ouverture à l'adoption monoparentale fut une première erreur lourde et irréversible.
Plutôt que de supprimer celle-ci, les députés belges ont commis maintenant une 2ème erreur historique: gays et lesbiennes sont désormais "en droit" d'adopter un enfant. Un vote au Sénat par le chat de l'aiguille, très serré : jugez-en 34 voix pour, 33 contre et 2 abstentions.

Mais pouvait-il en être autrement ?

Un récent sondage du journal Le Soir indiquait : Enfin 7.2% - C'est bien 21.7% - Je désapprouve 62.5% - Ça m'est égal 8.7%. Le texte belge ne faisait pas l'unanimité.

Notre pays est et reste divisé sur ce dossier « éthique» sensible (du grec êthikos, mœurs) a soulevé d'innombrables questions relatives au modèle familial, à la filiation, à l' intérêt de l'enfant, etc.
Tiens justement - à propos de l'intérêt de l'enfant - a t'on recueilli son avis ?
C'est incroyable, tous ces politiciens progressistes qui, une fois élus, parlent "à la place de l'enfant" et savent mieux que quiconque ce qui est bon pour eux.
Ont-ils au moins demandé et entendu l'avis des adoptés ? A ma connaissance, il n'y a eu aucune auditions de ce genre à la commission Justice et rendues publiques.

Mais la loi est une chose, son application en est une autre.

Dans la procédure de l'adoption, les "holebis" (homosexuels, lesbiennes, bisexuels), comme les hétéros, devront se soumettre à une procédure longue et exigeante: lettre de motivation, entretiens psychologiques, enquête sociale, travail de préparation obligatoire, jugement d'aptitude prononcé par le tribunal de la jeunesse, etc ...
De plus, certains organismes agréés d'adoption ont déjà pris position contre l'homoparentalité.
Il risque d'avoir une détestable concurrence entre parents holebis et hétéros sur le "marché" étroit de l'adoption.

Mais, il y a surtout de réelles craintes à l'égard des répercussions sur l'adoption internationale.
Même si la Belgique accorde le droit aux couples holebis d'adopter un enfant, tout semble indiquer que les familles homoparentales ne se verront pas confier de sitôt un bébé venu de l'étranger.
Les pays étrangers pourraient remettre en cause leurs accords bilatéraux.

De nombreux pays, dont la Chine notamment, ont déjà fait savoir qu'ils n'avaliseraient plus aucune adoption à l'attention de couples belges si cette loi était adoptée.
Le «Centre chinois des adoptions», l'instance officielle par laquelle doivent transiter toutes les demandes, exclut d'office les dossiers émanant de couples gays ou lesbiens. La Chine refuse de les prendre en considération et rattache même encore l'homosexualité à des acceptions comme maladie ou anormalité.

En Ethiopie, deuxième pays de provenance des enfants adoptés en Communauté française, l'homosexualité reste une infraction. Il semble donc délicat d'adresser des demandes de couples homosexuels dans de tels pays.

"La quasi-totalité des pays d'origine ne reconaissent pas l'homosexualité et ne sont pas susceptibles de proposer des enfants à l'adoption pour des couples de même sexe", dixit la Ministre Catherine Fonck.

Bref, les conséquences pourraient être "dramatiques" pour les couples hétérosexuels qui n'auront plus accès à ces enfants, d'autant plus quand on connaît le petit nombre d'enfants belges " adoptables ". Il y a peu d'alternatives.

On risque donc de pénaliser tout le monde puisque plus personne ne pourra bénéficier de ces filières.

Écrit par : David | 16/08/2006

Mariage oui, adoption non

A l’approche des élections françaises où les candidats chercheront à se démarquer sur le mariage des couples homosexuels et sur l’adoption d’enfants, après la nouvelle loi belge autorisant l’adoption d’un enfant par des couples homosexuels, je me permets de développer ma petite réflexion qui sera sans aucun doute critiquée.

Le sujet de l’homosexualité est un vaste débat qui se caractérise par le fait que la nature des hommes est différente. Que savons-nous exactement de ce qui gouverne nos attirances ? Hormones ? Déviance sexuelle, anormalité ? Mais par rapport à quoi ? Notre nature est ancrée en nous, détermine notre conduite, et il faut bien faire avec ! Il me semble que le premier des devoirs, c’est de respecter autrui avec toutes ses différences. Nous n’avons pas les mêmes normes qu’eux... et alors ! Cela ne nous empêche pas de vivre ensemble.

Vient alors le sujet du mariage. Le mariage n’est-il pas un engagement entre deux êtres qui s’aiment, un véritable engagement moral plutôt qu’une cérémonie bien qu’on ne refuse jamais une bonne fête ? Pourquoi alors deux personnes de même sexe qui s’aiment ne pourraient pas aussi échanger leur souhait de vie commune et de fidélité, entourés de leurs proches de la même façon que les hétéros ? Le mariage n’engage que deux personnes, doit-on continuer à interdire le mariage homo ? Doit-on les laisser se contenter du Pacs ? Ma position choquera certains, mais je ne vois pas pourquoi on peut s’opposer à la légalisation du mariage pour ces couples.

En revanche le problème est tout autre en ce qui concerne l’adoption d’enfant, car dans ce cas, il n’est plus question de seulement deux personnes qui s’aiment et qui en ont le droit, mais il est question d’autres êtres... petits, qui n’ont pas le choix et à qui on impose alors une « famille » qui devra supporter le regard des autres... Une famille où père et mère se confondent, qui ne possède plus alors les repères nécessaires à l’épanouissement de l’enfant dans sa propre appartenance à un genre qu’il ne reconnaît plus dans la projection de sa personne future.

En plus de ce coté psychologique de l’enfant, j’accorde ici une parenthèse à un coté naturel. Deux homos ensemble ne peuvent pas avoir d’enfants, rassurez-vous, je ne vais pas vous raconter l’histoire de la graine et du pot de fleur, alors pourquoi vouloir en élever malgré cela, soi-disant car se serait un droit. N’est-ce pas un peu égoïste ? On s’approprie un peu trop facilement des « droits » qui nous conviennent et qui nous contenteraient en se référant au droit à sa propre liberté, sans tenir compte du droit fondamental, évoqué précédemment, au respect de la vie des autres. Il s’agit donc de savoir si on doit tout obtenir, bien que sa nature ne le permette pas. Je ne parle évidemment pas des couples hétéros stériles ou autres car pour eux il s’agit d’un « j’aurais pu mais » contrairement au « je ne peux pas » des couples homos. J’imagine déjà certains opposants me dire que certains enfants seraient plus heureux avec des homos que dans leur famille pour diverses raisons. Je réponds donc tout de suite qu’il s’agit d’un faux débat. On ne fonde pas des généralités sur des cas particuliers ! Les enfants ont besoin de modèles respectueux de leurs besoins puisqu’ils sont des hommes et des femmes en construction, et non d’une éducation dans un modèle « hors normes ». Etre homosexuel n’est pas une tare, c’est une différence, une différence à qui on doit autant de respect qu’à d’autres. Mais être différent a des implications qu’il faut assumer. Nous n’avons pas le droit de faire n’importe quoi, surtout avec des enfants. Les homos ont droit au respect mais n’ont pas plus de droits que n’importe quel individu, et ont surtout autant de devoirs. Certains enfants arriveraient à dépasser les contraintes qu’on leur impose, d’autres non ; il faut donc bien réfléchir.

Espérons que le débat électoral en France sera bien orienté sur une réflexion et non sur un soucis de récupération de voix. L’enjeu est plus grand qu’il ne parait, il n’est que le début d’une modernisation d’une société qui évolue et où le respect de l’autre doit être une priorité, malgré les différences.

Écrit par : Jev' | 27/01/2007

En Chine, les homos ne pourront plus adopter d'enfants.

Depuis ce début d'année, la nouvelle législation sur l'adoption en Chine, calquée sur la réglementation américaine, interdit de fait l'adoption aux couples homosexuels ou lesbiens. Les nouvelles lois prohibent en effet l'adoption par un célibataire, statut sous lequel les homosexuels présentaient leurs demandes d'adoption.

Ces modifications concernent notamment les Américains, première nationalité étrangère à adopter en Chine avec 8.000 adoptions par an contre environ 5.000 pour les autres étrangers.

Cette mesure restrictive était prévisible.

Écrit par : Oscar | 08/02/2007