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14/09/2006

« Droit de connaître » « Respect des liens avec la famille d’origine »

medium_retrouvailles.2.jpgQuébec - Colloque sur l'adoption - 7 octobre 2006

Mettons fin à la « grande noirceur » en matière d’adoption

 

L’Association des grands-parents du Québec invite la population à un colloque ayant pour thème « Droit de connaître,  Respect des liens d’origine ».  Plusieurs personnalités prendront la parole : Me Georges Lalande, président du Conseil des aînés, Me Alain Roy, docteur en droit et professeur à l’Université de Montréal; Me Marie Le Couffe, avocate en droit familial, M. Roland Barbier, directeur du Centre communautaire Hochelaga, Mme Normay St-Pierre, animatrice sur les ondes de Radio-Boomer de Laval et Mme Caroline Fortin, présidente du Mouvement Retrouvailles.
 
Mme Margaret F. Delisle, ministre déléguée à la jeunesse et à la réadaptation, M. Yvon Marcoux, ministre de la Justice et les membres du Groupe de travail sur le régime québécois de l’adoption sont invités à assister au colloque et aux échanges qui suivront.
 
Ce colloque se tiendra au Centre communautaire Hochelaga, 1884, St-Germain à Montréal, le samedi 7 octobre 2006 de 13h00 à 17h00. Par la suite, un vin d’honneur et buffet seront servis. Vous devez réserver dès maintenant, les places étant limitées, en composant le 514-745-6110 à Montréal. Le coût est de 20 $ incluant le buffet et le vin.
 
L’Association des grands-parents du Québec est particulièrement choquée de voir la manière dont certains grands-parents aimants et dévoués sont irrévocablement exclus de la vie de leurs petits-enfants suite à des adoptions.
 
Nous sommes peinés pour les grands-parents mais aussi pour les petits-enfants qui perdent ainsi une très belle relation avec eux. Mais il y a pire, plusieurs grands-mamans nous ont récemment téléphoné en nous mentionnant craindre d’alerter les services sociaux de situations inacceptables vécues par leurs petits-enfants. Ils craignent de les perdre définitivement suite à une adoption.
 
En 1960, l’ « Équipe du tonnerre » prenait le pouvoir. Ainsi commençait ce qui fut appelé la « Révolution tranquille ». La « grande noirceur ». prenait fin. C’était particulièrement vrai dans les domaines familial et religieux. Les relations sexuelles hors mariage étaient fortement condamnées et réprimées par la société. Les futures mères célibataires (appelées les filles-mères) devaient se cacher pour accoucher. C’était des « pécheresses », qu’on ne lapidait pas, mais qu’on méprisait et condamnait. Les enfants issus d’union hors mariage étaient appelés avec le plus grand mépris des « bâtards de la crèche » (en référence aux orphelinats tenus par des religieuses). Ces « enfants du péché », comme on les appelait, étaient massivement donnés en adoption dans le plus grand secret.
 
C’est dans ce contexte que les principes de la présente loi de l’adoption ont été établis. Tout ce qui entourait les adoptions de ces enfants qui aurait permis d’identifier leurs mères étaient systématiquement caché. On falsifiait et on falsifie toujours en toute légalité les actes de naissance des enfants.
 
Depuis 46 ans, les valeurs au Québec ont été complètement bouleversées. Par contre, la législation entourant l’adoption au Québec est toujours celle de la « grande noirceur »: Embûches de toutes sortes pour retrouver sa famille d’origine et négation complète de la filiation biologique.
 
L’Association des grands-parents et le Mouvement Retrouvailles s’unissent pour demander une révision du Code civil pour sortir définitivement le Québec de la « grande noirceur » en matière d’adoption.

Pour informations :
Monic Avoine, coordonnatrice et vice-présidente ou
Henri Lafrance, président de l’Association des grands-parents du Québec.
Téléphone : (418) 529-2355 ou 1-888-624-7227

Source : Mouvements Retrouvailles  

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Retour sur le colloque de l'adoption     

Le samedi 7 octobre se tenait à Montréal le colloque sur l'adoption : Droit de connaître,  Respect des liens d’origine.  Plusieurs personnalités ont pris la parole, soit Me Alain Roy, docteur en droit et professeur à l’Université de Montréal; Me Marie Le Couffe, avocate en droit familial, M. Roland Barbier, directeur du Centre communautaire Hochelaga, Me Georges Lalande, président du Conseil des aînés, Mme Normay St-Pierre, animatrice sur les ondes de Radio-Boomer de Laval et Mme Caroline Fortin, présidente du Mouvement Retrouvailles. Le tout s'est terminé sur un bref témoignage donné par l'une des membres du Mouvement Retrouvailles, Diane Poitras.

Me Alain Roy nous a expliqué les principes fondamentaux de l'adoption au Québec, soit les principes de l'adoption plénière qui fait en sorte d'effacer tous les liens d'origine de l'enfant confié en adoption. Et ce, même en 2006. L'adoption simple est amplement favorisée par Me Roy. De plus, il a été souhaité que la mise en vigueur du projet de loi 125, sanctionné en juin dernier, soit retardée après l'introduction de modifications à la loi actuelle de l'adoption qui devraient être suggérées dans le rapport du comité de travail sur l'adoption, dirigé par Me Carmen Lavallée,  dont le dépôt est prévu pour 1er novembre prochain.

Me Anne-Marie LeCouffe nous a entretenu sur le droit familial. Sa présentation se voulait, entre autres, un exemple d'un jugement rendu récemment dans le dossier d'enfants majeurs ayant vécu diverses situations suite à leur adoption par le conjoint de leur mère. Nous avons pu constaté qu'il est pratiquement impossible, léagelement, d'avoir droit à ses origines après adoption, même lorsqu'un lien demeure avec les parents biologiques. La filiation biologique disparaît après adoption. Me LeCouffe est également en faveur de l'adoption simple, ce qui éviterait, entre autres, d'avoir à revivre, dans une vingtaine d'années, la problématique reliée à l'adoption pléinière.

Me Georges Lalande, président du Conseil des aînés, de par ses exemples, nous a grandement touchés. Il a su démontrer l'importance primordiale de la relation entre l'enfant et le grand-parent.

Normay St-Pierre nous a présenté quelques exemples de témoignages prouvant le ridicule des lois actuelles en matière d'adoption.

Et, finalement, j'ai présenté le Mouvement Retrouvailles en faisant un bref historique de l'organisme, des situations vécues par les mères célibataires de l'époque, des actions prises par l'organisme afin de sensibiliser le gouvernement et la population sur la problématique de l'adoption et des recommandations de modifications que nous désirons voir apportées à court terme aux lois provinciales actuelles.

Bref, un colloque qui se devait d'être tenu et qui devra être recommencé à moyen terme.

Un gros merci aux organisateurs, Monic Avoine et Henri Lafrance, de l'Association des grands-parents du Québec. Merci aux conférenciers et aux participants qui, même en cette longue fin de semaine de l'Action de grâce, se sont déplacés.

Caroline Fortin, présidente
 

Commentaires

A l'occasion du 1er forum international sur l'enfance et la famille, une rencontre similaire aura lieu à Barcelone du 29 sept. au 3 oct. prochain. Les conférences sont en anglais et espagnol. Le programme est accessible depuis mon blog entre autre.

Écrit par : caroline | 18/09/2006

Dans un autre genre, et pour ceux qui ne peuvent prévoir un voyage transatlantique, un forum sur l'enfance et la famille se tiendra prochainement à Barcelone.
Du 29 sept. au 3 octobre inclus, une cinquantaine de conférenciers viendront débattre de thèmes similaires. L'adoption de même que l'homoparentalité seront au coeur des débats.
Le programme est accessible directement depuis mon blog.

Écrit par : caroline | 19/09/2006

> On falsifiait et on falsifie toujours en toute légalité
> les actes de naissance des enfants.

> Embûches de toutes sortes pour retrouver sa famille
> d’origine et négation complète de la filiation biologique.

L'un ne va pas sans l'autre. Il semblerait aussi que certaines décisions judiciaires peuvent parfois être mises en doute, notamment de celles qui motivent des placements provisoires durables (en foyer ou en famille d'accueil).

Je vous invite à visiter mon blog à ce sujet précis:

http://justice.cloppy.net/blog

Il y aurait à mon sens un très serieux problème de fond.

Cdt.

Écrit par : Bruno KANT | 03/10/2006