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18/10/2006

Petite lettre à un bébé du Malawi

Madonna-tourisme-ethnique.jpgMon petit David,

 

Dans ton Malawi natal, tu rêvais peut-être d'un monde meilleur.
C'est mal parti. A ton arrivée à Heathrow, tu n'as rien vu de Londres et de l'Angleterre.

 

Madonna et Guy, tes nouveaux parents, avaient envoyé une gentille dame pour te récupérer. Mais elle t'a enfoui sous un grand manteau gris qui t'a mis a l'abri des photographes. Les gardes du corps les ont repoussés. Ce n'était pas un jeu. C'est la vie qui t'attend.

 

Madonna a 18 mois pour prouver qu'elle peut s'occuper de toi.
Avait-elle le droit de te faire venir chez elle, si vite ?
Qu'en pense vraiment ton père ? Et toi, tu en penses quoi ?

 

Pipole


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Commentaires

Le père du bébé africain que la chanteuse américaine Madonna veut adopter a fait volte-face dimanche en affirmant avoir été victime d'une méprise, sans indiquer s'il comptait tenter d'obtenir le retour de l'enfant dans son pays d'origine, le Malawi.

"Si on m'avait dit qu'elle voulait que le bébé soit le sien, nous n'aurions pas accepté parce que je ne vois pas pourquoi j'aurais abandonné mon fils."

"Je n'avais pas compris que Madonna allait garder l'enfant pour de bon", a déclaré Yohane Banda, dans son village natal de Lipunga, près de la frontière avec la Zambie. "On ne m'a jamais dit que l'adoption signifiait que David ne serait plus mon fils. Si on m'avait dit cela, je ne l'aurais pas permise", a-t-il ajouté, en réclamant "plus de clarification" sur la procédure qui a permis à la star américaine d'obtenir la garde temporaire du bébé.

Écrit par : Tuzami | 23/10/2006

Adoption sans frontières à Hollywood

Devenu une cause célèbre, le bébé africain de Madonna a relancé le débat sur l'adoption internationale et le sort des 143 millions d'orphelins dans le monde. Les familles américaines adoptent de préférence dans leur pays. Mais les adoptions d'enfants étrangers, qui sont plus onéreuses, sont en augmentation (22 728 en 2005, soit trois fois plus qu'en 1990), principalement à cause des possibilités nouvelles en Chine et en Russie, les deux premiers pays pour le nombre d'enfants adoptés par des Américains (suivis du Guatemala, de la Corée du Sud et de l'Ukraine).

Les stars sont-elles en partie responsables de cette tendance ? Et auraient-elles droit à des traitements de faveur, surtout quand elles ont des activités charitables dans les pays où elles adoptent ? Pour trouver l'enfant qu'elle a recueilli en Afrique, Madonna a visité des orphelinats qu'elle finance par l'intermédiaire de sa fondation, Raising Malawi. Cette dernière, qui soutient des programmes humanitaires au Malawi, est une initiative de Michael Berg, fondateur du Hollywood Kabbalah Centre, dont la star est une disciple.

DE TOM CRUISE À ANGELINA JOLIE

Avant Madonna, l'actrice Angelina Jolie, qui avait déjà recueilli un petit Cambodgien, a adopté Zahara, une petite fille éthiopienne dont la mère est morte du sida et qu'elle a recueillie sans savoir si elle était contaminée ou non (elle ne l'est pas). Récemment une autre actrice, Meg Ryan, a adopté une petite fille chinoise, Daisy True. L'acteur Ewan McGregor et sa femme ont recueilli une petite fille venue de Mongolie, âgée de 4 ans. Et James Caviezel et sa femme ont adopté un petit garçon chinois, Bo.

Déjà Michelle Pfeiffer, Tom Cruise et Nicole Kidman avaient adopté des enfants d'une autre race. Le cinéaste Steven Spielberg et sa femme Kate Capshaw ont sept enfants dont deux Afro-Américains, recueillis auprès de l'assistance publique. Et Mia Farrow, la pionnière, a adopté dix enfants du monde entier, dont Soon-Yi Previn, qui a ensuite épousé son compagnon, Woody Allen (le couple a adopté deux enfants).

Le réalisateur de Star Wars, George Lucas, avait adopté une fille, Amanda, à l'époque de son mariage, et a accueilli deux autres enfants, Katie et Jett, en tant que père célibataire. L'adoption par des célibataires d'Hollywood est d'ailleurs de plus en plus fréquente, comme en témoignent Rosie O'Donnell, Calista Flockhart, et Diane Keaton, qui a adopté une petite fille en 1996 et un petit garçon en 2001.

Le plus souvent, ces adoptions ont lieu discrètement, mais, depuis le coup de projecteur sur l'affaire Madonna, d'aucuns s'inquiètent que l'adoption d'un bébé issu d'un pays pauvre devienne une sorte de mode pour vedettes riches en mal de publicité, "de préférence un bébé noir arraché à un pays du tiers-monde et expédié à l'autre bout du monde en jet privé", écrit le quotidien australien Daily Telegraph. "Si la fortune de Madonna est la seule raison qui a permis de passer outre aux lois sur l'adoption du Malawi, alors toute cette histoire est répréhensible et un mauvais exemple de riches Blancs influençant les lois en Afrique à leur avantage", va jusqu'à affirmer le quotidien britannique The Independent.

Les critiques les plus virulentes visent le fait que le jeune adopté est éloigné de son père, qui reste en Afrique. "Quelques milliers de livres, soit une somme infime pour Madonna, auraient permis à David de bien vivre au sein de sa famille", écrit Vanessa Feltz dans le Daily Express britannique.

Et l'adoption est-elle la meilleure solution pour les millions d'orphelins d'Afrique ? Irene Mureithi, responsable d'une organisation humanitaire au Kenya, reflète les doutes de ses collègues : "On peut trouver d'autres solutions pour que les enfants d'Afrique continuent à vivre dans leurs communautés. Il y a un risque de confusion pour eux. Ils se demandent pourquoi ils sont noirs dans une famille blanche : pourquoi je suis là, que m'est-il arrivé ?"

La blogosphère crépite de commentaires. Jane, qui se décrit comme "une non-Blanche adoptée par des Blancs" et qui dit en avoir souffert, observe : "Une solution juste serait que l'Occident aide l'Afrique à sortir de la pauvreté, fournisse des médicaments aux malades du sida et maintienne les familles ensemble, afin que personne n'ait à abandonner ses enfants. La meilleure chose pour un enfant, c'est d'être avec son propre peuple !" "Les choix faits pour un enfant incapable de s'exprimer lui-même témoignent du caractère d'un pays", écrit dans un blog Jack Ian Mayer, avec autant de sévérité envers le gouvernement du Malawi que pour Madonna. "Un enfant trophée d'un autre pays ne témoigne pas d'un grand caractère chez un individu, mais d'un déni profond", ajoute-t-il.

Madonna, la première, s'avoue choquée par les réactions à son adoption temporaire, jeudi 12 octobre, d'un enfant du Malawi âgé de 13 mois. David, orphelin de sa mère, avait été placé dans un orphelinat par son père, Yohane Banda, un paysan illettré de 32 ans. "Je m'attends à être critiquée durement pour bien des choses que j'entreprends. Je sais qu'elles sont provocatrices, et je m'y prépare, a expliqué la vedette pop dans un communiqué. Mais je ne m'attendais pas à ce que la presse, le gouvernement ou des organisations humanitaires prennent position contre ma tentative de sauver une vie humaine."

Un collectif d'organisations humanitaires s'appuyant sur des "arguments constitutionnels" (notamment une obligation de résidence), a entamé une procédure judiciaire pour faire annuler la décision d'adoption. La première audience est fixée au 13 novembre devant le tribunal de Lilongwe, capitale de cet Etat africain parmi les plus pauvres du monde.

"UN IMPACT NÉGATIF"

La pop star a vite défendu son geste sur le plateau du talk-show d'Oprah Winfrey, aux Etats-Unis, tout en reconnaissant que l'assistante sociale qui supervisait sa demande l'avait avertie de l'absence de lois au Malawi en matière d'adoption par des étrangers, "et qu'ils devraient plus ou moins les inventer au fur et à mesure".

"Cette controverse va avoir un impact négatif sur les adoptions internationales", regrette Susan Caughman, rédactrice en chef du magazine américain Adoptive Families, tout en pensant que ce phénomène d'adoptions de bébés noirs "va rester limité à Angelina et Madonna". "Des millions d'enfants ont besoin d'une famille, mais l'adoption n'est pas un geste qu'on entreprend au nom d'une cause", commente la journaliste, attentive aux réactions nombreuses de ses lecteurs.

Par le biais de ses activités charitables, l'ex-Material Girl chercherait-elle à prêcher un message spirituel ? Au Malawi, Madonna soutient un programme éducatif, Spirituality for Kids, dont le but est de "mettre fin à la souffrance et au chaos dans la vie des enfants du monde entier, en leur offrant les armes de la spiritualité, en les aidant à transformer les systèmes de croyance qui limitent leurs capacités, afin de réaliser leur potentiel et de changer leur destin"...

Écrit par : Le Monde | 01/11/2006

Le père du petit malawite adopté par Madonna change une nouvelle fois de version


Vendredi 27 octobre, Yohane Banda a à nouveau changé de version, apportant son soutien à la chanteuse, et critiquant les militants des droits de l'homme qui ont demandé aux tribunaux de se saisir de l'affaire, leur demandant de laisser son fils tranquille, ajoutant qu’il espérait que Madonna n’était pas en colère ! (Sic ! On croit rêver !).

... ...

Finalement, dans cette histoire, qui manipule qui ? Pourquoi tant de volte-faces du côté du père de David ? Comment expliquer sereinement que la chanteuse ait obtenu si vite l’autorisation d’amener le petit David hors du Malawi ? Surtout, comment continuer à ignorer les conséquences sur le continent africain à l’image déjà si mal en point, de cette vision « humanito-misérabiliste » qui sous-entendrait qu’en dehors des âmes bienveillantes de l’occident, point de salut pour nos enfants ? cautionner cela, c’est prendre pour quantités négligeables les efforts non-médiatisés de tous ces africains qui oeuvrent au quotidien pour de meilleures conditions de vie.

Et encore une fois, qu’on arrête les arguments creux du style « j’ai sauvé un enfant de la misère » car, tant qu’à vouloir vraiment être efficace dans la façon d’aider l’Afrique, ce n’est pas nécessairement en coupant des enfants de leur culture, c’est par exemple en oeuvrant, chez soi, selon ses capacités, pour sensibiliser les opinions sur les vrais maux du continent : le poids de la dette, l’inégalité des rapports nord-sud qui font que la plupart des efforts des populations locales servent à rembourser les intérêts d’une dette sans fin !

Écrit par : Bebela | 01/11/2006

Une vraie générosité ne peut pas aboutir à un passe-droit


Bon sang ! Quels sont donc ces pisse-vinaigre qui chipotent face à cette femme qui donne cinq millions, davantage que ce qu'on gagne en une vie ? Qui tend la main à un enfant comme on la tend à quelqu'un qui se noie. Qui ouvre les porte de sa maison comme, jadis, on ouvrait sa porte et sa table au voyageur démuni.

Certes, le don de Madonna est très positif. Un million et demi d'enfants malawites ont perdu leurs parents victimes du sida. Leur situation est critique, c'est l'urgence absolue. Pour agir plus juste, la star s'est associée à Jeffrey Sachs, spécialiste du développement.

Bien entendu, son don et sa tentative d'adoption auraient pu être plus discrets, mais la Madonne a souhaité que sa générosité, symbolique, en entraîne d'autres.

Mais le symbole s'est en fait retourner contre son objectif. Parce qu'en obtenant de la plus haute autorité juridique du Malawi d'enfreindre sa propre loi qui impose aux candidats à l'adoption une résidence de près de deux ans sur place et une longue enquête sociale, la vedette aux pieds les valeurs même des lois qui tentent de régir l'adoption internationale. Et d'empêcher qu'un enfant devienne une marchandise, comme un chiot abandonné. Même - et sutout - au nom de la bonne cause.

En Europe, des milliers de couples tentent d'adopter chaque année. La loi leur impose de passer sous de strictes fourches caudines, afin de vérifier que la seconde chance qu'ils représentent pour le petit d'homme qu'ils adoptent soit une chance maximale. Certaines procédures près de 5 ans avant d'obtenir le sauf-conduit. Pour aller apprivoiser, à l'autre bout du monde, un fol espoir.

Si la loi est tatillonne, c'est parce qu'elle tente d'empêcher toute marchandisation de l'adoption.
Parce qu'on parle d'abnégation, de désintéressement, de don de soi. Pas de dollars. Même des millions.
Foi de pisse-vinaigre.

Écrit par : Fred | 03/11/2006

Je suis étonné...

Ce qui vous choque c'est une garde d'enfant ait emporté David à l'aéroport et ait empéché les paparazzis de le photographié ?

Moi ce qui me choque, c'est les miliers d'autres orphelins de ce pays qui eu n'ont pas eu la même chance...

Écrit par : speaneker | 21/11/2006

Un juge du Malawi a jugé recevable hier le recours d’organisations de défense des droits de l’homme contre la procédure d’adoption d’un bébé engagée par la chanteuse américaine Madonna.

Le juge Andrew Nyirenda a estimé que le regroupement de 67 organisations était habilité à saisir la justice afin de demander une révision complète de la procédure ayant octroyé à Madonna la garde temporaire d’un bébé de 13 mois.

Le regroupement avait saisi la justice le mois dernier, estimant que la législation actuelle n'autorisait pas l'adoption internationale et demandant à ce que la procédure soit réexaminée.

Écrit par : Lilongwe | 30/11/2006

Rise in institutionalised children linked to 'Madonna-style' adoption

Psychologists at the University of Liverpool say that 'Madonna-style' inter-country adoptions are causing a rise in the number of children in orphanages.

Researchers found that EU countries with the highest rates of children living in institutions also had high proportions of international adoptions. This did not reduce the number of children in institutional care but attributed to an increase. The study highlights that in countries such as France and Spain, people are choosing to adopt healthy, white children from abroad rather than children in their own country who are mainly from ethnic minorities.

This process has been labelled the ‘Madonna-effect’, so-called after the singer’s high-profile adoption of a young boy from Malawi in 2006. Statistics show that the media attention surrounding this case contributed to an increase in the number of international adoptions, but at the expense of local orphans.

Child Psychologist, Professor Kevin Browne, said: “Some argue that international adoption is, in part, a solution to the large number of children in institutional care, but we have found the opposite is true. Closely linked to the Madonna-effect, we found that parents in poor countries are now giving up their children in the belief that they will have a ‘better life in the west’ with a more wealthy family.

“Some celebrities have unwittingly encouraged international adoption, yet it has been shown that 96 per cent of children in ‘orphanages’ across Europe and probably across the globe are not true orphans and have at least one parent often known to the local authorities. The fact that these rules and regulations can be broken makes international adoption an ‘easier’ process than it has ever been before.

Professor Browne added: “Governments and orphanages can reap substantial financial gains from international adoption and this appears to be fuelling its growth but many are breaking the UN Convention of Rights of the Child which states that international adoption should only be used as a last resort in situations where all other means of fostering, adoption and care within the child’s country of origin, are exhausted.”

The Liverpool researchers are recommending that more stringent guidelines for monitoring policy and practice are implemented to ensure that international adoption is used as a last resort.

The study was published by the British Association for Adoption and Fostering last week.

Notes to editors:

1. Results from the study were complied from questionnaires sent to the governments of 33 European countries, which provided researchers with detail on the number, characteristics and reasons for children residing in institutions for more than three months without a primary caregiver. Information was also gathered on the proportion of national and international adoptions and fostering and professional support to families in need. Results were compiled from the 25 countries who responded.

2. Professor Kevin Browne holds the Chair of Forensic and Child Psychology at the University of Liverpool. He is currently Consultant to the European Commission, UNICEF and the World Health Organisation following 12 years as an Executive Counsellor of the International Society for the Prevention of Child Abuse and Neglect. He has worked in more than 50 countries worldwide, working with governments to improve the lives of children.

3. The University of Liverpool is a member of the Russell Group of leading research-intensive institutions in the UK. It attracts collaborative and contract research commissions from a wide range of national and international organisations valued at more than £108 million annually.

Écrit par : Laura | 09/04/2008