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29/11/2006

Aide à la Jeunesse: dérive sécuritaire ?

medium_dg_aide_jeunesse.jpgLe secteur de l’Aide à la Jeunesse souffre d’un manque de moyens. D’une absence, aussi, de vision à long terme cohérente. Alors qu’elles sont confrontées à de nouveaux défis, bon nombre d’associations de terrain ont le sentiment de ne pas être entendues par le pouvoir politique. Le tout sécuritaire semble prendre le pas sur un travail socio-éducatif de fond, pourtant seule planche de salut pour nos « djeunes » en difficulté.

 

Dans toutes les sociétés, l’adolescence est une période réputée difficile. Dans un monde qui évolue à grande vitesse et où le jeune est en permanence sollicité, un encadrement précoce s’avère souvent utile. Philippon Toussaint, directeur de l’ASBL « Dynamo », observe une dérive dans la façon dont le jeune est aujourd’hui considéré. On ne parle de lui que lorsqu’il s’agit d’un délinquant ou d’un surdoué. Or, la majorité des jeunes ne sont pas des délinquants. « Ce qui m’inquiète personnellement, c’est l’augmentation de la pauvreté. Le jeune se débat souvent dans des difficultés économiques et en même temps, il est sollicité en permanence par un mode de vie que véhicule principalement la télévision : consommation à outrance et sexualité débridée, sont autant de ‘valeurs’ qui créent des conflits dans lesquels se débattent les jeunes. »

 

Les jeunes, classe dangereuse

 

Le ton est donné. La perte de valeur et de références est le principal constat des animateurs des Service d’Aide en Milieu Ouvert (AMO). On voudrait alors renvoyer la balle à Phillipot et aux services de programmation de nos chaînes nationales. Mais la balle ricoche bientôt dans le camp des écoles et des parents puisque le décrochage scolaire, et les problèmes de manque de communication qui peuvent aller jusqu’à la fugue, représentent plus de 50% du travail quotidien d’une AMO comme SOS Jeunes. La particularité de celle-ci est qu’elle a la capacité d’accueillir et d’héberger des jeunes en difficulté  24h sur 24. Le travail de cette structure d’accueil consiste à aider le jeune à rétablir le dialogue avec ses parents ou, parfois, à provoquer la rupture s’il s’avère qu’il y a maltraitance. L’idée étant de mobiliser les ressources du jeune et de sa famille dans le cadre d’une médiation. Bernard Devos, directeur de SOS Jeunes, constate que ce travail est de moins en moins aisé à accomplir étant donné qu’une réelle pression s’exerce toujours davantage sur le jeune que l’on considère comme une catégorie à part dont il faut d’emblée se méfier. Cette image faussée de la jeunesse, considérée comme dangereuse, est susceptible d’enflammer les esprits. Cette approche ne s’est pas améliorée depuis les premiers contrats de quartier où l’on a mis l’accent sur l’occupationnel, notamment par l’engagement de « grands frères » dont la mission était de prémunir la société de ces éléments perturbateurs, qui ne sont capables de rien de positif. Jusqu’à créer des ghettos.

 

« La meilleure prévention c’est la sanction »

 

C’est un discours récurrent mais plus virulent en période de crise. « Le discours ‘sarkozien’ est en train de dépasser les frontières. Sa phrase : ‘La meilleure prévention c’est la sanction’, semble séduire certains politiques », constate Bernard Devos. « La confusion, dans le monde politique, entre l’autorité et la répression, s’amplifie. Et il faut ajouter à cela, avec la médiation, le règne de la délégation. On se renvoie la balle et l’éducation est reléguée dans son impuissance et son manque de moyens. Je constate que la violence institutionnelle est souvent plus grave que la violence des jeunes. » Olivier Leblanc, directeur de l’association « CARS » souligne qu’on oublie trop souvent le travail positif qui est fait dans les AMO pour contrer cette image qui veut que le jeune soit considéré comme un pestiféré. De fait, le travail social réside aussi dans restauration de la confiance du jeune qui se demande s’il a bel et bien une place au sein de cette société. Mais qui, sinon le jeune lui-même, y est incarne l’avenir ?

 

Source : Le Journal du Mardi
 

15:45 Écrit par collectif a & a dans Aide à la jeunesse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us

28/11/2006

L' adoption d'enfants de cultures étrangères

medium_enfants_cultures_etrangeres.2.jpgFanny Cohen-Herlem psychiatre, administrateur du Service Social d'Aide aux Emigrants, chargée de l'adoption internationale et Jacky Mamou pédiatre, ancien président de Médecins du monde, administrateur du SSAE.


 
Fanny Cohen Herlem est l'auteure de "l'Adoption d'enfants de cultures étrangères", qui vient de paraître aux éditions Pascal avec une préface de Simone Veil.
 
Les efforts récents des pouvoirs publics pour améliorer le dispositif français de l'adoption internationale ont notamment pour objectif de mieux respecter les engagements internationaux de notre pays.
Il est important de rappeler que l'adoption internationale, selon la convention internationale des droits de l'enfant de 1989 et la convention de La Haye (CLH) de 1993 (signées et ratifiées par la France), n'est qu'un des moyens de venir en aide aux enfants privés de famille.
 
Le placement dans les pays d'origine, que ce soit dans la famille élargie, en famille d'accueil, ou en institution, et surtout l'adoption nationale sont les premiers recours que les pays qui ont signé la CLH cherchent à mettre en oeuvre.
 
Certains pays ne proposent pas d'enfant en adoption, d'autres sont «contre» l'adoption internationale, blessés à l'idée de voir partir des enfants qu'ils sont, cependant, bien en peine d'aider. Le devoir de tout pays est donc d'aider les autres à trouver les moyens chez eux de faire face à leurs difficultés, comme cela existe déjà, grâce aux programmes d'aide internationaux et aux organisations non gouvernementales (ONG) de terrain.
 
L'adoption internationale, qui est par ailleurs une aventure singulière, ne peut être prise en compte que dans ce contexte.
 
Face à la souffrance des personnes sans enfants qui désirent adopter, la position du pays d'accueil est de les aider à se préparer à accueillir un enfant «de culture étrangère». Il revient aux pays d'origine de déterminer les enfants adoptables et de choisir les futurs parents. Au regard de leur histoire et d'une relation privilégiée, les pays d'origine sont également fondés à choisir les autres pays vers lesquels ils veulent bien laisser partir les enfants.
 
La France peut être fière de ses capacités à faire face à ses responsabilités quant aux moyens qu'elle s'est donnés et continue à se donner en la matière.
 
Les organismes autorisés pour l'adoption (OAA) et, depuis peu, la nouvelle Agence française de l'adoption (AFA) sont des structures qui sont là pour permettre aux futurs parents d'éviter les écueils et les risques de l'adoption individuelle. Les associations de parents travaillent également dans ce sens.
 
Si l'on se réjouit de l'intérêt porté par les médias et l'opinion publique, les associations et les journalistes, que veut dire pour autant «stratégie» quand il s'agit d'adoption ?
Qu'est-ce que cela signifie que d' «aller ouvrir» un pays ?
Comment peut-on parler de «politiques offensives» ? Il ne s'agit pas d'un marché à conquérir ! Allons-nous faire comme plusieurs pays, entre autres les Etats-Unis, qui n'ont justement pas signé la CLH et qui décident de considérer comme tels, sans le moindre scrupule, ces pays d'origine ?
 
Reprenons cette idée fondamentale : on ne cherche pas des enfants pour des parents, ce sont les enfants qui ont «droit» à une famille !
 
Le Service social d'aide aux émigrants (SSAE) souhaite rappeler que des pressions sur des pays d'origine pour augmenter le nombre d'enfants adoptables à l'international seraient à ses yeux irrecevables.

 

Source : "L'enfant adopté n'est pas une marchandise." sur Libération

 



 

 

25/11/2006

Adoption. L'accompagnement post-adoptif.

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Elaboration de pistes de travail pour la conception d'un cadre de référence en Communauté française


- Soutien à la parentalité (propositions d'actions de la Ministre C. Fonck + annexe).
- Projet de création d'un réseau interdisciplinaire de professionnels ressources (ACC-Service de l'adoption).
- Présentation du projet-pilote "Itinérances" - recherche des origines (Service d'adoption "Thérèse Wante").
- Le point de vue de l'asbl Pétales sur l'accompagnement post-adoptif - Note d'orientation de la Ministre C. Fonck - communiqués de presse 24 août 2006.
- Accès aux origines.
- Accompagnement des familles adoptives.
- Document Unicef : "Droit de l'enfant à connaître ses origines".
- Document de I. Lammerant : "La post adoption : vers un équilibre des droits et intérêts des adoptés, des adoptants et des familles d'origine".
- Post-adoption et Convention de La Haye de 1993.
- Texte du Dr Lamotte.
- Recherche d'origines et suivi post-adoptif par ONE Adoption.
- Projet pilote d'une consultation pluridisciplinaire de soutien à la parentalité en adoption internationale (Dr Oriane Stevart - Huderf).

 

Ces documents peuvent être télécharger sur le site des carrefours de l'Aide à la Jeunesse. 

21/11/2006

Children Action

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Pourquoi Children Action ?

 

Ici ou ailleurs, faire ses premiers pas dans la vie est parfois synonyme de lutte et de solitude. Parce que les enfants sont démunis face à la maladie, à la pauvreté, aux conflits politiques et ethniques, parce que les enfants sont la force de demain, parce que le premier droit de l'homme est d'avoir une enfance, Children Action a été créée pour aider les enfants que la vie n'a pas aidés.

 

Créée en février 1994, Children Action est une Fondation suisse dont l'objectif est d'apporter une aide concrète aux enfants de Suisse et d'ailleurs. Des projets sont mis en place afin d'agir avec efficacité : soins médicaux et opérations chirurgicales, soutiens psychologiques, prévention auprès des adolescents suicidants…et bien d'autres interventions menées grâce au savoir-faire des équipes constituées.

 

Les bases d'une action différente

Dès ses débuts, Children Action a été gérée comme une entreprise avec :

 

- Un objectif unique
Apporter un changement réel dans la vie des enfants.

 

- Une stratégie claire
Chaque projet est sélectionné selon des critères d'éthique, de faisabilité, de qualité et d'efficacité en s'entourant des meilleurs spécialistes du monde médical.

 

- Un engagement de transparence
L'intégralité des frais de fonctionnement est couverte par le Fondateur afin de garantir à chaque donateur, en totale transparence, que 1 franc donné à la Fondation est 1 franc alloué à une action concrète.

 

- Une priorité en terme de qualité
Faire moins pour faire mieux

 

Tout ceci soutenu par une philosophie claire et pragmatique :  " Sans argent, sans pouvoir, il est impossible de faire avancer les causes, mais tout l'argent du monde ne sert à rien s'il n'est pas utilisé de façon efficace et optimale."

 

Bernard Sabrier, Fondateur de Children Action.

 

14:46 Écrit par collectif a & a dans Droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

14/11/2006

Baby-Exporting-Nation:The Two Faces of Inter-Country Adoption

Dans ce qui suit, il s'agit du premier documentaire critique sorti en Corée au sujet de l'adoption internationale.
Diffusée en mai 2005 en Corée. Sous-titré en anglais.



Un reportage d'investigation de la KBS



KBS synopsis:

Une mère célibataire de 20 ans a demandé à l'équipe de In-Depth 60 minutes à l'aider à trouver son bébé. Selon elle, le bébé a été pris par une agence d'adoption sans son consentement, immédiatement après sa naissance à Ob Gyn & Clinic. La transaction à l'arrière-plan reliée à cela a été retracé entre la clinique et l'agence d'adoption. Pourquoi l'argent est-il impliqué pour obtenir des bébés pour l'adoption?

À chaque année, 2300 enfants sont adoptés à l'étranger sur un total de 3800 adoptions. Les organisations des droits humains critiquent le gouvernement d'encourager l'exportation des bébés. Les adoptions outre-mer ont particulièrement beaucoup de problèmes en raison de l'absence d'un système adéquat à fournir des services post-adoption. Il s'agit d'un portrait honteux de la Corée, la 10e puissance économique mondiale et membre de l'OCDE. In-depth 60 Minutes enquête sur la vérité des rumeurs au sujet de l'adoption à l'étranger à travers des histoires choquantes de mères célibataires qui ont été privées de leur nom de «mère» et à travers la voix des adoptés qui reviennent à la Corée.



Source : Fabriquée en Corée

 


Sur le même sujet

 

-> Adoption, visage méconnu : pratiques "mafieuses" de trafic de bébé destiné à l'adoption.
Tanguy Verraes'Blog



-> This is the first critical documentary to come out of Korea about inter-country adoption.

KBS synopsis: A 20-year-old unwed mother asked the In-Depth 60 minutes team to help her find her baby. According to her, the baby was taken by an adoption agency without her consent, as soon as she gave birth at an Ob&Gyn Clinic.

The transaction of money in the background was traced between the clinic and the adoption agency related to this.

Why is money involved to secure babies for adoption?

2300 children are adopted abroad among a total of 3800 adoptions annually. Human rights organizations criticize the government's encouragement of exporting babies.

Especially, overseas adoptions have a lot of problems due to the lack of a proper system to provide post adoption services. This is a shameful portrait of Korea, the world's 10th biggest economy and a member of OECD.

In-depth 60 Minutes is investigating the truth of rumours regarding overseas adoption through shocking stories of unwed mothers who were robbed of their name of "mother" and through the voices of adoptees who are returning to Korea



Pound Up Legacy


10/11/2006

Trafic d'enfants à adopter

Cinq Albanais ont été arrêtés jeudi à Ionnina, au nord-ouest de la Grèce, soupçonnés de participer à un réseau de trafic d'enfants, par des policiers grecs qui s'étaient fait passer pour un couple désireux d'adopter, pour 3000 Euros un enfant de 3 ans et demi enlevé en Albanie. L'enfant, épuisé, a dû être hospitalisé.

 

L'UNICEF estime que chaque année 3000 mineurs albanais sont victimes du trafic à destination de la Grèce et de l'Italie. La plupart sont contraints à la mendicité ou à la prostitution et certains sont destinés à l'adoption.  (AFP)

 

-  Grèce : le business de l’adoption d’enfants

En Grèce, beaucoup de parents ne parviennent pas à adopter d’enfants par les filières légales. Ils sont donc obligés de se tourner vers des réseaux clandestins, qui achètent des enfants ou ont recours à des prostituées, souvent bulgares : le « prix » d’un nourrisson varie de 10 000 à 20 000 euros.
Courriers des Balkans. Mars 2005.


- Trafics d'enfants : la réponse des citoyens et des Etats

- Prévention active contre les trafics d'enfants

- Cartes de crédit et pédocriminalités

- Les principales affaires de trafic d'enfants

 

10:05 Écrit par collectif a & a dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grèce, albanie | |  del.icio.us