Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2007-01 | Page d'accueil | 2007-03 »

19/02/2007

J'ai été volée à mes parents - Céline Giraud et Emilie Trevert

medium_volee-a-mes-parents.2.jpgEditeur : Flammarion. 348 pages


Résumé du livre

 
L'existence d'une femme peut basculer de bien des façons, mais ce qu'a vécu Céline Giraud est véritablement singulier. A vingt-cinq ans, cette Française découvre l'impensable : âgée de quelques jours seulement, elle a été dérobée à ses parents péruviens par des escrocs. Ceux-ci se livraient à un trafic d'enfants alimentant des réseaux d'adoption internationale. Céline savait depuis longtemps qu'elle avait été adoptée, mais elle croyait, tout comme ses parents adoptifs, que sa mère biologique l'avait abandonnée, faute de moyens pour l'élever. Il n'en est rien. Une fois passé le choc de cette révélation, la jeune femme enquête pour retrouver ses parents et la trace du réseau qui l'a enlevée. Au Pérou, elle fait la connaissance d'une famille pauvre, la sienne, dont elle ignorait tout. Puis elle alerte la justice péruvienne et se procure un dossier judiciaire où figurent tous les détails du trafic dont elle a été victime. Ainsi que les noms de vingt-quatre enfants volés comme elle, dont trois ont été adoptés en France. Au Pérou, le scandale est énorme mais il ne passe pas l'Atlantique. L'association française agréée par l'Etat qui a organisé ces adoptions, n'a pas jugé bon d'avertir les familles adoptives de ce trafic odieux. Dans cet ouvrage, Céline Giraud raconte son incroyable enquête, mais aussi le bouleversement d'une jeune femme qui se retrouve avec deux mères qui l'aiment, l'une dans une banlieue française cossue, l'autre dans un bidonville au Pérou.

 


C'est à nous de se battre pour que des choses comme cela n'arrivent plus.

 
Vendue, trahie, aimée, choyée…
Comment ces 4 mots si contradictoires peuvent ils cohabiter dans la même phrase ? Et pourtant c’est bien cela mon histoire, un terrible mélange de malheur et de bonheur, de pleurs et de rire, de tristesse et de joie, de peines et d’amour.

 
Mon histoire commence il y a 24 ans, au Pérou, à Lima.
Ma mère, qui a déjà une petite fille, est enceinte,… de moi ; pas de travail, ni de ressource, une famille en pleine crise…Son quotidien n’est fait que de cris, de pleurs et de reproches. Par-dessus cela mon père est parti de la maison.
Et puis, une main qui se tend, une aide qui tombe du ciel. Ma mère ramasse un jour un petit flyer parlant d’une association caritative, San benito de palermo, aidant les mères célibataires en difficulté à repartir d’un bon pied dans la société (soin pendant la grossesse, prise en charge des frais d’accouchement, denrées alimentaires pour la mère, au bébé, soins médicaux gratuits, vêtements…). C’est trop beau pour être vrai ! Chance ? Hasard ? Non. C’est son pire cauchemar qu’elle tient dans ses mains, mais fatalement, elle ne le sait pas.
Plus que dans le besoin, quelques jours plus tard, elle pousse les portes de cette association dont les bureaux se trouvent en plein centre de Lima. Elle a besoin d’aide, elle est sûre qu’ici elle pourra le trouver.

 
Je pousse mon premier cri le 14 juillet 1980 (signe du destin ?). De l’autre côté de la terre, un jeune couple de français qui ne peut pas avoir d’enfant, est prévenu de ma naissance par l’association française, Rayon de Soleil de l’enfant étranger, par laquelle ils ont décidés de passer pour adopter un enfant. Dès le 15 juillet, les voilà en train de préparer leur voyage : une petite fille nouveau née les attend leur a-t-on dit !
Mes parents foulent pour la première fois le sol péruvien le 29 juillet 1980, tard dans la nuit. Le 30 juillet, à 7 heures du matin, deux femmes débarquent, prétextant être de l’association San benito de palermo, la directrice et l’assistante sociales leur disent elles. Dans leurs bras, un nouveau né de 16 jours, toute petite, toute fragile, moi.
Selon leurs dires, ma mère a 16 ans et se trouvant trop jeune pour avoir un enfant m’a laissé à l’adoption. Mes parents adoptifs, encore jeunes et bien naïfs se contenteront de cette version. Ils sont les plus heureux du monde et décide de m’appeler Céline.

... ...



Source : Coordination des Actions pour le Droit à la Connaissance des Origines - Forum CADCO

15/02/2007

Accouchement dans la discrétion ou accouchement à inscription différée ?

medium_sous-x.jpgColette Frère
Juriste, auteure de "Elles ont abandonné leur enfant. Elles racontent" (Plon) et "Le Complexe de Moïse", avec Diane Drory (Albin-Michel).

 

Passera, passera pas ? L'avant-projet de loi relatif à l'accouchement dans la discrétion suscite de vives réactions. En cause le droit de la mère qui pourra, en vertu de cette loi, s'opposer à voir son nom inscrit dans l'acte de naissance de l'enfant (1).

 

Droit tempéré par le fait qu'elle sera néanmoins tenue de décliner son identité auprès d'une commission chargée de conserver ces informations. Bref un projet de loi qui garantit à la mère biologique un secret "temporaire" (2).

 

Si le projet soulève à tout le moins un silence désapprobateur des organismes impliqués dans les questions relatives aux droits de l'enfant et plus particulièrement l'adoption, c'est parce qu'il n'est pas sans rappeler la loi française relative à l'accouchement sous X. Et que la souffrance liée à tout abandon, mais aussi douleur insoutenable liée à une parole de la mère de "sang", cette parole par laquelle elle aurait exprimé sa volonté de ne jamais établir de lien avec l'enfant. Rupture définitive scellée et garantie par le législateur. Certains enfants nés sous X affirment sans ambages: "Mieux vaut la mort." Ou encore demandent: "Etait-ce bien là l'intention réelle de ma mère ?"

 

La loi, et les mots dont elle use, peut s'avérer "tueuse". Car bien à bien y réfléchir il y a peu de différences dans les faits entre une mère qui dépose son enfant sur les marches de l'orphelinat et celle qui accouche sous X en France. Toutes deux semblent vouloir rompre de manière définitive le line avec l'enfant. Or on ne peut s'empêcher de constater une différence dans le récit de la souffrance, dans son "intensité". Différence liée sans doute aux mots qui viennent frapper la réalité et la complicité de l'Etat. Le législateur belge se doit donc d'être particulièrement attentif lorsqu'il légifère sur des questions touchant à la filiation et plus encore lorsqu'il "organise" la rupture du lien.

 

Les termes "accouchement dans la discrétion" sont-ils bien choisis ? Non ! Car ils renvient immanquablement à la notion d'accouchement et d'enfants nés sous X, mettant ainsi l'accent sur le secret, une idée de honte, voire même l'idée d'un accouchement "à la sauvette". Or cet avant-projet de loi organise il est vrai un secret mais un secret "temporaire", se démarquant ainsi de l'accouchement sous X, et il est, de plus, porteur d'un embryon de réglementation concernant la transmission des informations qui appartiennent au patrimoine symbolique de l'enfant adopté.

 

Il est sans doute utile de rappeler à ce stade qu'en matière d'adoption le nom de la mère biologique (et/ou du père) est une donnée qui n'est en tout état de cause pas communiquée à l'enfant. L'adoption ouverte (3) n'est pas la règle chez nous en ce qui concerne les enfants abandonnés dès la naissance, mais il est tout aussi vrai que les extraits d'actes de naissance n'en font pas mention. Et que seule la seconde filiation établie par l'adoption s'y trouve inscrite. Ce n'est que bien plus tard, souvent vers sa majorité que l'enfant aura, de facto, accès à ces informations, en demandant par exemple un acte de naissance littéral. La "rétention" de l'information "concrète" est donc en quelque sorte la règle.

 

Si la rétention de l'information est de facto la règle, que penser d'un Etat qui l'organise ? L'objectif louable poursuivit par ce projet de loi est d'assurer la sécurité tant de l'enfant que de la mère et de garantir ainsi un accouchement dans les règles de l'art. Mais le projet va plus loin puisque la mère (ainsi que le père, s'il es tprésent) devra transmettre aussi des informations non identifiantes - comme les circonstances de l'abandon ou encore la structure de la famille - et que ces dernières seront à la disposition de l'enfant avant sa majorité sur simple requête des personnes qui excercent l'autorité parentale. Cette obligation de transmettre des informations même non identifiantes constitue un des points forts du projet puisqu'elles assurent l'ancrage même partiel du processus d'identification à la famille d'origine.

 

Pain béni des adoptés, ces informations fragmentaires pourront-elles les satisfaire à long terme ?

 

Le législateur ne peut orchestrer une rétention à vie des informations relatives aux origines d'un enfant. Mais la procédure mise ne place par le projet de loi pour la levée du secret, la requête de l'enfant devenu majeur, est longue, fastidieuse, et culpabilisante pour l'enfant adopté. Le législateur ne pourrait-il dès lors pas avantageusement prévoir que dès la majorité de l'enfant le nom de la mère biologique sera automatiquement inscrit en marge de l'acte de naissance? Car cet accouchement à inscription différée remplirait non seulement  l'enfant adopté de ses droits vis-à-vis de ses origines mais il rendrait aussi symboliquement sa place à la mère biologique.

 


(1) En Belgique, la mère doit obligatoirement être désignée dans l'acte de naissance établi par l'officier de l'état civil.

(2) Selon différents auteurs, 50 à 100 femmes belges se rendraient chaque année en France pour accoucher sous X.

(3) Adoption dans laquelle les parents -biologiques et adoptifs- échangent ouvertement des informations. Dans ce type d'adoption, il y a même parfois des échanges de correspondances ou des rencontres entre l'enfant et les parents biologiques. L'adoption ouverte se pratique entre autres dans certains Etats américains.

(4) Connaître ses origines personnelles : document

(5) Demain, en Belgique, un accouchement dans le secret ... de l'enfant ?  Document  CODE

 


Source : Le Soir

16:05 Écrit par collectif a & a dans Nés sous X | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : colette frere, né sous x, secret, origine, identité | |  del.icio.us

13/02/2007

A la recherche de la mère perdue.

medium_nes-sous-x-01.2.jpgNés sous X..., la marque du secret


 

Elle a toujours su, lorsqu'elle était enfant, que les - rares - informations sur ses origines étaient soigneusement rangées dans un tiroir de la maison de ses parents : un carnet de santé remontant à l'époque où elle était bébé, un certificat médical attestant qu'elle pouvait être adoptée et un acte de naissance mentionnant les trois prénoms qui lui avaient été donnés par la sage-femme. "Quand j'étais petite, j'avais besoin de lire et de relire ces papiers dix fois, cent fois de suite, raconte Odile Mora. Je me disais que le secret était là, que j'avais peut-être laissé échapper quelque chose la dernière fois que je les avais vus, que j'y trouverais un jour une réponse à mes questions."


Odile Mora, qui a été adoptée à l'âge de 5 mois, est née sous X..., il y a quarante-neuf ans, dans une clinique privée de Paris. Sa mère, qui habitait alors en province, était venue accoucher secrètement dans la capitale : elle n'avait prévenu personne dans son entourage et elle avait abandonné le bébé juste après la naissance. Elle avait laissé derrière elle un dossier mentionnant son nom et son adresse mais elle avait l'assurance que sa fille ne pourrait jamais y accéder : à l'époque, l'accouchement sous X... - un lointain héritage des "tours" pivotants qui permettaient, au XIXe siècle, de recueillir les enfants "trouvés" - interdisait à jamais à l'enfant de connaître l'identité de sa mère.

 

Odile Mora, qui est aujourd'hui consultante en ressources humaines à Paris, a donc grandi à l'ombre d'un secret. "J'ai été désirée et attendue par ma famille adoptive, j'ai eu des parents solides et aimants qui ont toujours été à mes côtés, mais je me suis construite sur une espèce de vide, raconte-t-elle. Le secret des origines, c'est une souffrance qui empêche d'avoir confiance dans la vie et dans les autres, comme un manque qui absorbe tout le reste. Je me suis toujours demandé d'où je venais, qui était ma mère, ce qu'il s'était passé pour qu'elle m'abandonne."

Pendant son enfance et son adolescente, Odile Mora questionne ses parents adoptifs, mais ils ignorent tout de son dossier. A sa majorité, elle va donc frapper à la porte de l'oeuvre d'adoption qui l'avait prise en charge, bébé, dans les années 1950.

 

"J'y suis allée plusieurs fois de suite, j'ai rencontré les directrices successives, mais elles refusaient de me répondre en invoquant le secret de l'accouchement sous X..., poursuit-elle. Elles me disaient de ne plus penser à ces vieilles histoires, mais c'était impossible : l'abandon, c'est une chose que l'on ne peut pas oublier. Elles m'ont juste suggéré de laisser mes coordonnées au cas où ma mère de naissance demanderait un jour de mes nouvelles. Du coup, quand je déménageais, je leur signalais toujours ma nouvelle adresse."

Il lui faut attendre la réforme de 2002 pour reprendre ses recherches. Cette année-là, la loi "relative à l'accès aux origines des personnes adoptées et pupilles de l'Etat" votée à l'initiative de Ségolène Royal, ministre déléguée à la famille de Lionel Jospin, fait vaciller la culture du secret : installé en 2002, le Conseil national pour l'accès aux origines personnelles (Cnaop), une fois saisi par une personne qui recherche sa mère de naissance, est autorisé à consulter le dossier constitué lors de l'accouchement, à la rechercher et à lui demander si elle souhaite lever le secret.

 


medium_nes-sous-x-02.jpgmedium_nes-sous-x-02.gif"DÉTRESSE ORDINAIRE"

 

 

Soutenue par ses parents adoptifs, qui l'encouragent à aller jusqu'au bout, Odile Mora dépose une demande auprès du Cnaop. "Le Conseil a ouvert mon dossier et ils ont trouvé énormément de choses : le nom de ma mère de naissance, son adresse de l'époque, une description précisant la couleur de ses yeux et de ses cheveux ainsi que des courriers où elle prenait de mes nouvelles : elle voulait savoir si j'étais en bonne santé et si j'avais été adoptée." Mais Odile Mora ne peut la contacter directement : le Cnaop doit d'abord recueillir l'accord de l'intéressée. "Ils lui ont téléphoné, raconte-t-elle. Après tant d'années, tant de silence, c'était un peu brutal, un peu administratif. Elle a coupé court, elle a refusé tout contact avec moi."

Odile Mora ne se décourage pas pour autant. Elle a glané quelques éléments - un prénom, une année de naissance et un département - et elle veut aller jusqu'au bout. Aidée par des associations, elle retrouve, grâce à Internet, toutes les personnes qui ont le même prénom que sa mère de naissance. Elle demande des centaines d'actes de naissance à l'état civil, examine les registres électoraux, envoie au total plus de 600 courriers administratifs. "C'était un travail d'enquête très minutieux. Je savais que cela pourrait durer longtemps et qu'il ne fallait pas se décourager."

 

Au bout de deux ans, Odile Mora retrouve le nom et l'adresse de sa mère de naissance. "Un jour, j'ai pris une voiture et je me suis dit, j'y vais, raconte-t-elle. J'ai sonné, ma mère de naissance m'a ouvert et elle a tout de suite compris qui j'étais. On a discuté une dizaine de minutes sur le pas de la porte. J'avais toujours imaginé qu'il s'était passé un drame affreux pour qu'elle en vienne là, mais elle m'a expliqué qu'à l'époque elle était mère célibataire, qu'elle avait un petit garçon et pas d'argent. Finalement, c'était une détresse ordinaire."

 

Depuis, Odile Mora a retrouvé son frère, qui l'a chaleureusement accueillie, mais elle n'a jamais revu sa mère de naissance. "Elle a répondu à mes questions sur le pas de la porte, mais j'ai senti qu'elle voulait en rester là, explique-t-elle. Ce n'est pas très grave car j'ai déjà l'amour de mes parents. Ce qui compte, c'est que je connais maintenant mon histoire. J'ai reconstitué le puzzle de ma vie, et c'est une libération, un vrai soulagement. Je me sens apaisée, une page s'est tournée et maintenant, j'ai l'impression d'avoir trouvé ma place et de marcher solidement sur mes jambes."

 

Source : Le Monde


medium_nes-sous-x-03.jpg"Une quête de sens, pas de biologie"

 

 

Réunis, samedi 10 février, sur le parvis des Droits-de-l'Homme, à Paris, ils ont installé une urne symbolique dans laquelle ils ont déposé leur carte d'électeur barrée d'un X rouge. "La France est le seul pays d'Europe, avec le Luxembourg, à autoriser l'accouchement sous X..., explique Pierre Verdier, le président de la Coordination des actions pour le droit à la connaissance des origines. Ces enfants passent souvent une grande partie de leur vie à rechercher leur mère. C'est une quête de sens, pas de biologie : ils veulent connaître leur histoire et savoir pourquoi ils ont été abandonnés. Une fois qu'ils savent, ils sont apaisés." Cet appel en faveur de la suppression de l'accouchement sous X... est soutenu par l'actrice Anny Duperey, la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval et la pédiatre Catherine Dolto.

 


L'accouchement sous X..., qui concerne aujourd'hui 400 personnes par an, existait déjà sous la Révolution française : un décret de 1793 prescrivait la création, dans chaque district, d'un asile destiné à héberger secrètement des femmes enceintes. Une petite vingtaine d'années plus tard, Napoléon imposait la création, dans chaque département, d'hospices et de "tours". "Ouvert sur l'extérieur, on pouvait y déposer un bébé, quelquefois un jeune enfant, et faire pivoter le dispositif ou agiter une clochette pour prévenir la "tourière"", précisait la sociologue Nadine Lefaucheur lors d'un colloque en 2003. Abandonnés au milieu du XIXe siècle, les "tours" furent remplacés par une politique d'assistance aux "filles mères". En 1939, le code de la famille obligeait les maisons maternelles à accueillir gratuitement les femmes qui souhaitaient accoucher secrètement et, en 1941, Vichy étendait cette obligation aux maternités publiques.

 

Il faudra attendre la création du Conseil national pour l'accès aux origines personnelles, en 2002, pour qu'une brèche soit ouverte dans le dispositif du secret. "Nous tentons d'identifier et de localiser ces femmes, puis nous les contactons au téléphone, dans le respect de leur vie privée, afin de leur demander si elles sont d'accord pour communiquer leur identité à la personne qu'elles ont mise au monde, note la secrétaire générale, Marie-Christine Le Boursicot. C'est toujours difficile, mais nous sommes là pour tenter de créer un lien." Depuis sa création, le Conseil a traité 1 800 dossiers : 45 % ont abouti à une impasse parce que la mère n'avait pas laissé assez d'informations ou parce qu'il était impossible de la retrouver. Dans 15 % des cas, la mère a refusé de communiquer son nom à son enfant. Une fois pris en compte les désistements, les décès et les procédures mal orientées, 11,5 % des mères - soit 211 personnes - ont accepté de contacter l'enfant qu'elles avaient jadis abandonné.

 

Source : Le Monde
 

Document

(1)  Lettre de soutien de Dominique VERSINI, Défenseure des enfants 

 
 

11:15 Écrit par collectif a & a dans Nés sous X | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, accouchement sous x, identité, origine | |  del.icio.us

07/02/2007

«La recherche des origines» - Colloque en Suisse.

medium_artias.jpgJeudi 31 mai 2007

 

 


Lieu : Sorell Hôtel Ador
Laupenstrasse 15
3001 Berne

 

L’objectif principal est de réunir l’ensemble des acteurs professionnels privés et publics confrontés à la thématique afin d’échanger et de mutualiser leurs expériences.

Il s’agit par là d’élaborer une vision partagée sur la recherche des origines et les prestations à offrir, ainsi que de clarifier les tâches et responsabilités des divers intervenants, ceci pour mieux répondre aux besoins des personnes concernées.
Ce colloque vise en outre à donner une visibilité nationale à la thématique de la recherche des origines et à promouvoir une attitude constructive et créative, non culpabilisante pour les personnes concernées, leurs proches et les professionnels impliqués.

En organisant ce colloque, les organisateurs souhaitent montrer que chacun a les capacités de construire des appartenances et filiations multiples et complexes, pour autant que son environnement – privé et professionnel – le soutienne dans cette aventure.

 

medium_service-social-international.jpgOrganisateur :

Fondation Suisse du Service Social International
10, rue Alfred Vincent
Case postale 1469
1211 Genève 1
E-mail: ssi@ssiss.ch

 

Ateliers

1. Faire une recherche des origines à l’étranger

Qui sont les acteurs ici et ailleurs ? Quel est le cadre légal en Suisse et à l’étranger ? Quelles expériences dans d’autres pays d’accueil et dans les
pays d’origine ?
Intervenantes : Marie-Paule Guntzburger, Présidente association « RIO –Recherche des origines internationale », Paris, et Sabine Benisch, éduc.
spéc. dipl./médiatrice, association «familie international frankfurt e.V.»

 

2. A la connaissance de ses origines

Cet atelier est ouvert à tous ceux qui veulent réfléchir autour des différents cheminements qui mènent à la connaissance de soi et de son histoire. Il vise à être un espace de parole où le sujet « des origines » sera enrichi par les regards croisés des animateurs et des participants.
Intervenante : Sophie Marinopoulos psychologue psychanalyste à Nantes

 

3. La recherche des origines – un élément important lors d’un travail sur son histoire de vie

De par un travail sur leurs histoires de vie, des enfants et jeunes placés, grandissant dans des familles incomplètes ou bien dans des familles nouvellement composées, peuvent acquérir au moins symboliquement leur histoire de vie, ce qui leur permet de se considérer en tant que personnes entières et appréciées.
Intervenante: Irmela Wiemann, psychologue dipl., auteure de publications spécialisées, Frankfurt a.M.

 

4. Recherche des origines en Suisse – Rôle des autorités et formes de coopération

Quel est le rôle des divers organismes en Suisse en matière de RdO ? Quelle collaboration entre la Confédération, les cantons, et la société civile ? Qui accompagne les personnes en recherche de leurs origines ? Qui prend les frais en charge ?
Intervenant : Heinrich Nufer, Dr.phil., responsable Marie Meierhofer-Institut, Président "Schweizerische Fachstelle für Adoption"

 

5. Définition et objectifs de la recherche des origines

 

Quelle place prend la recherche des origines dans la vie de l’adopté ? Quels sont les résultats attendus, espérés ? Que faire des informations obtenues ? Comment l’adopté peut se situer face à ce bout de son histoire ?
Intervenante : Marlène Hofstetter, assistante sociale, Fondation Terre des Hommes, responsable du secteur adoption

 


Programme et inscription

 

09:45 Écrit par collectif a & a dans Colloque | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : recherche, origine, adoption internationale | |  del.icio.us

06/02/2007

Enquête sur la disparition de nouveaux-nés aux fins d’adoption illégale : visite d’une parlementaire du Conseil de l'Europe en Moldova

medium_vermot-mangold.jpgRuth-Gaby Vermot-Mangold (Suisse, SOC), qui prépare actuellement un rapport pour l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur la disparition de nouveaux-nés aux fins d’adoption illégale, se rendra en Moldova du 4 au 6 février 2007.

 

Son objectif est d’enquêter sur des annonces qui seraient parues dans des journaux qui cibleraient des mères célibataires prêtes à vendre leur enfant aux fins d’adoption illégale et d’examiner de près un éventuel trafic illicite de bébés.

 

Intervenant la veille de son départ, Mme Vermot-Mangold a déclaré : « Je ne cherche pas à créer de scandale. Mon but est d’aider ce pays, et d’autres pays européens, à lutter contre le trafic d’enfants, s’il s’avère qu’une telle activité illégale a effectivement lieu ».

 

Son programme provisoire prévoit des réunions avec des ONG spécialisées dans l’adoption et la lutte contre la traite en Moldova ainsi qu’avec des représentants des pouvoirs publics et des députés en charge de ces questions. Elle devrait également visiter des services de maternité et un foyer pour enfants abandonnés.

 

En août 2005, Mme Vermot-Mangold s’est rendue à Kharkov en Ukraine où elle s’est également intéressée aux disparitions présumées de bébés quelques heures après leur naissance.

Son rapport définitif, qui réunira ses conclusions à l’issue de ces deux visites, voire d’autres, devrait être disponible vers la fin 2007.


Proposition de recommandation à l’origine du rapport


Mme Vermot-Mangold devrait donner une conférence de presse le mardi 6 février à 17 h 30 (lieu à confirmer).
Contact : Angus Macdonald, Unité de communication

 

Source : Conseil de l'Europe