« Marie Claire - La question de l'adoption en France - Position des candidats. | Page d'accueil | Mère : connue. Père : éprouvette »
23.03.2007
L'adoption et sa face cachée - Christian Demortier
L'échec, dans l'adoption, se double donc d'un second: celui de l'incompréhension des effets de l'adoption
vécus dans un isolement coupable. [Bim TlLAK]
Qu'on arrête d'assimiler la souffrance des parents adoptifs à celle de l'adopté. Les parents adoptifs souffrent, car ils culpabilisent de ne pas être de bons parents et les adoptés souffrent, parce qu'ils ont honte d'avoir été abandonnés si brutalement par leur mère de naissance. [Arthur SEFTON]
L'adoption telle qu'elle existe impose à l'adopté l'ambivalence, état tiraillé entre deux contraires auxquels il n'appartient jamais. Pas d'équilibre possible. [Bim TlLAK]
Forcément, pour vous, les adoptés n'ont pas de problèmes, puisqu'ils n'en parlent pas.
Au-delà de l’adoption internationale, l’ouvrage incite à une méthode élargie en vue d’une réflexion sur l’action humanitaire, les motivations de ceux qui en font profession, voire les effets pervers.
Biographie de l'auteur
Préface
5. Rencontres avec des adoptés
22:30 Écrit par collectif a & a dans Livre - Revue | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : témoignage, christian demortier, adopté |
|
del.icio.us
Commentaires
bonjour,
je suis moi meme coreenne adoptee, et je suis en pleine lecture du premier livre de Christian Demortier, adopte dans le vide. bien que je n'ai pas eu une vie d'adoptee similaire a la sienne, j'ai beaucoup de compassion, plein d'empathie, et enormement de comprehension de son vecu... et je ne suis qu'a la moitie du livre... je suis tres reconnaissante quel quelqun ait pris le temps, et ait le talent de parler en notre "nom" d'adoptes... car l'ignorance, le silence, et l'isolement nous auront coute beaucoup... et c'est en brisant le silence que la conscience nait... et il est temps... merci a lui d'avoir ose... s'exposer, refouiller dans tant de souvenirs douloureux... et merci pour nous tous... de nous donner une voix... si necessaire...
Youmi
Écrit par : youmi | 31.05.2007
En 1965 nous avons eu la joie d'adopter une petite Libanaise d'un mois puis en 1967 un petit Libanais de 3 mois.Notre famille a vécu les hauts et les bas communs à toutes les familles française durant les 40 années qui ont suivies avec cependant quelques interrogations. Mais au décès de leur père seule la question d'héritage les préoccupants ils ont trouvé plus judicieux de rompre par tous les moyens nos relations affectives Je me retrouve donc moi-même abandonnée.
Écrit par : Barbareau Andrée | 30.03.2011
Un enfant adopté, dans bien des cas, aura toute sa vie à trainer quelques "valises/casseroles" supplémentaires dont il se serait volontiers bien passé. Une sensibilité exacerbée, notre rapport à la différence aussi singulier, certains la vomissent, la chérissent, d'autres vivent dans le déni. Mais le pire pour moi, est cette partie du puzzle de notre vie qui nous fait défaut, ce sentiment de "vide/manque". Et le niveau d'éducation, d'études, de succès, d'amis, n'y changera pas grand chose.
Et personnellement je ne me considère pas comme un échec.. juste une sorte "d'anachronisme spatial".
En bref une vie "normale", un bonheur simple et authentique nous sont peut-être plus ou moins accessibles, mais à quel prix.Il nous faut des épaules deux fois plus larges et beaucoup d'entre nous craqueront entretemps.
Écrit par : kimchiboy | 28.07.2011


