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23/03/2007

L'adoption et sa face cachée - Christian Demortier

medium_adoption-face-cachee.jpg
Dans le cas des adoptions, on ne parle que des réussites. Les échecs sont encore niés ou critiqués.
L'échec, dans l'adoption, se double donc d'un second: celui de l'incompréhension des effets de l'adoption
vécus dans un isolement coupable. [Bim TlLAK]

Qu'on arrête d'assimiler la souffrance des parents adoptifs à celle de l'adopté. Les parents adoptifs souffrent, car ils culpabilisent de ne pas être de bons parents et les adoptés souffrent, parce qu'ils ont honte d'avoir été abandonnés si brutalement par leur mère de naissance. [Arthur SEFTON]

L'adoption telle qu'elle existe impose à l'adopté l'ambivalence, état tiraillé entre deux contraires auxquels il n'appartient jamais. Pas d'équilibre possible. [Bim TlLAK]

Forcément, pour vous, les adoptés n'ont pas de problèmes, puisqu'ils n'en parlent pas.




Un "must" !


Dans "Adopté dans le vide", l’auteur racontait son adoption à l’âge de deux ans en Belgique. Témoignage bouleversant que l’on aurait pu réduire à un cas personnel s’il n’avait déclenché un véritable séisme autour de l’adoption internationale. Parents adoptifs, mais aussi enfants adoptés, voire associations et administrations, ont réagi souvent de façon passionnelle à des propos qui rompaient avec le langage convenu.

C’est ainsi que Christian Demortier, passant du particulier au général, s’est senti le devoir d’aller plus loin. Il ne s’agit ni de dénoncer, ni de généraliser, mais d’alerter sur des souffrances, des non-dits, fut-ce au prix de douloureuses remises en question. Ouvrir les yeux sur des réalités qu’il vaut mieux prendre en compte avant qu’il ne soit trop tard, libérer la parole, dialoguer, rompre le silence pour repartir sur des bases solides…

La méthode employée est didactique en ceci que l’auteur se livre aux questions sans en éluder aucune, répondant avec franchise et une lucidité bien éloignée de la langue de bois enrobée de bons sentiments trop souvent utilisée dans ce domaine.


Au-delà de l’adoption internationale, l’ouvrage incite à une méthode élargie en vue d’une réflexion sur l’action humanitaire, les motivations de ceux qui en font profession, voire les effets pervers.

Christian Demortier a rassemblé avec attention, courage et émotion les multiples réactions suscitées par la publication de son livre "Adopté dans le vide". Ce premier ouvrage était douloureux et on ne s'étonnera pas que celui-là le soit aussi. Il ne revendique donc ni exhaustivité ni exemplarité. Il voudrait provoquer un questionnement.

Les lecteurs qui songent à l'adoption y trouveront matière à réflexion. Ceux qui y sont déjà engagés se sentiront moins isolés face à d'éventuelles difficultés.


Mais au-delà des acteurs privés ou institutionnels, c'est au grand public que ce livre s'adresse. La rapide mondialisation des échanges, le bouleversement des équilibres économiques et culturels fissurent les bons sentiments de la décennie précédente. La lucidité permet de faire l'économie de bien des drames, de dénouer des crises aussi.

L'adoption internationale, pourquoi pas ? Mais pas à n'importe quel prix, pas n'importe comment, pas au détriment de ceux qui - pourtant les principaux intéressés - n'avaient pas voix au chapitre, les enfants. Écoutons-les sans a priori, même si cette parole dérange l'air du temps.


Biographie de l'auteur

Christian Demortier est né en 1965 aux environs de Pondichéry. Il vit à Bruxelles. Enseignant, il consacre son temps à l'écriture. Auteur de Adopté dans le vide en 2001, il écrit également des pièces de théâtre, notamment sur l'adoption (L'Admirable inconnue) et prépare un ouvrage sur l'Inde.


Table

Avant-propos
Préface
1. Motivations des parents adoptifs
2. La mère biologique: don ou abandon ?
3. Les troubles possibles
4. Le malentendu
5. Rencontres avec des adoptés
6. Le teint
7. La culture

22:30 Écrit par collectif a & a dans Livre - Revue | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : témoignage, christian demortier, adopté | |  del.icio.us

19/03/2007

Marie Claire - La question de l'adoption en France - Position des candidats.

medium_adoption_reve_realite.jpgNe faut-il pas assouplir la procédure qui déclare un enfant adoptable ? Et pourquoi ne pas considérer comme des adoptions "nationales" celles réalisées dans l'Union européenne ?



François Bayrou


Il faut probablement améliorer et unifier les procédures applicables, en particulier pour l'adoption simple. Cela dit, il importe que, sans qu'elle ne se transforme en parcours du combattant, la procédure d'adoption permette de garantir une volonté réelle de la part des futurs parents. Par ailleurs, je suis tout à fait favorable, avec mes amis du Parlement européen qui y travaillent activement, Claire Gibault et Jean-Marie Cavada, à une politique européenne de l'adoption. Les règles seraient les mêmes dans tous les Etats, et les adoptions réalisées à l'intérieur de l'Union européenne seraient considérées comme des adoptions nationales. Aujourd'hui, les enfants orphelins ou abandonnés sont les premiers à souffrir de procédures beaucoup trop complexes et souvent trop longues. L'Europe doit se mobiliser pour eux.


Ségolène Royal


L'adoption est une question délicate. L'intérêt de l'enfant abandonné, pour être clairement établi, doit être examiné avec d'infinies précautions, avant que ce dernier soit considéré comme adoptable. La législation a déjà évolué sur ce point, mais la décision doit toujours appartenir au juge, sur initiative des services sociaux et après expertise. Un an, pour constater le "désintérêt des parents", me semble raisonnable. Sans doute, en revanche, le délai de procédure judiciaire pour le prononcé de déclaration d'abandon devrait-il être accéléré. Mais cela relève alors d'une amélioration de l'efficacité de notre système judiciaire, à laquelle je me suis fortement engagée par ailleurs.



Nicolas Sarkozy


Il faut faciliter l'adoption "intérieure", c'est-à-dire en France, des enfants qui n'ont pas de famille. Il y a plus de 120 000 jeunes de moins de 18 ans placés à la suite de mesures de protection. Et très peu seront adoptés, car trop peu seront déclarés adoptables suffisamment tôt. Pour l'être, les enfants délaissés par leurs parents biologiques doivent en effet faire l'objet d'un abandon judiciaire - procédure lourde, définitive et bien sûr difficile à vivre par tous. Raccourcir le délai est une nécessité, même s'il ne faut pas confondre rapidité et précipitation, et laisser leur chance aux parents dont les difficultés ne sont que passagères. Quant à considérer comme "nationales" les adoptions réalisées dans le cadre de l'Union européenne, encore faudrait-il que la "philosophie" de ces adoptions soit partagée par tous. Le préalable serait donc de confronter les diverses approches éthiques et sociales.



Dominique Voynet


Ce sont forcément des députés français qui proposent aux Roumains et aux Bulgares de laisser partir leurs enfants ! Que dirait-on si des parlementaires américains proposaient d'adopter des enfants européens ? C'est vrai que beaucoup seraient adoptables si on n'attendait pas si longtemps et en vain que le lien familial se renoue. Et comme beaucoup veulent adopter un bébé, pas une fratrie ni un enfant handicapé... C'est encore un problème de prévention : on préfère placer les enfants en institution plutôt que d'aider leur famille. Dans le Pas-de-Calais, une famille expulsée a été relogée à l'hôtel et ses gamins placés. Coût de l'opération : 80 000 euros en un an ! J'ai été médecin-réanimatrice et mis au monde un bébé de 800 g dont la mère alcoolique avait déjà sept gamins. Pourquoi n'a-t-on pas aidé cette femme à ne plus procréer ? L'intérêt de l'enfant est trop souvent nié.



Source : Magazine


09:25 Écrit par collectif a & a dans Entretien | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

03/03/2007

L'enfant adopté: les défis de sa scolarité. Johanne Lemieux.

medium_adopte-ecole.jpgLe vendredi 30 mars 2007 à 19h30. 

L'enfant adopté : les défis de sa scolarité.


Conférence de Johanne LEMIEUX,

Clinicienne en pratique privée au Bureau de Consultation en adoption au Québec, Conférencière, formatrice et créatrice d’une nouvelle approche nommée Adopteparentalité, co-auteur avec J-F CHICOINE du livre « L’enfant adopté dans le monde en quinze chapitres et demi » publié en 2003 aux éditions de l’hôpital Ste-Justine de Montréal.

 

Lieu :

Auditoire SOCRATE
Place Cardinal Mercier
1348 Louvain-la-Neuve
Belgique

 

Organisé par  :

L’ENVOL asbl
Clinique de l’adoption
Chaussée de Charleroi, 33a
B-1471 Loupoigne (Genappe)

 

Renseignements :

Tél.:  067/34.51.30
Email : croisee.chemins@skynet.be

Inscriptions par versement de 10 € au compte 001-5134957-47
5 € pour les étudiants

 

Source : guidesocial.be

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medium_comites-parents-quebec.jpgL'enfant adopté à l'internationale et l'école : des options supplémentaires à connaître et à comprendre

Atelier donné par Mme Johanne Lemieux, lors du Congrès annuel de la Fédération des comités de parents du Québec, le 31 mai 2003 à l’Université Laval.

 

Les 12 conseils de Johanne Lemieux

1.Ne pas prendre pour acquis que les enseignants, la direction et les éducateurs du service de garde s’y connaissent en adoption !
2. Faire du ménage dans notre propre sac d’école
3. L’enfant « tsunami »
4. Attention aux étiquettes trop rapides
5. Soyez des agents « contaminateurs »
6. Velcro , Sumo ou Solo? Bien connaître notre enfant pour mieux préparer l’enseignant
7. Attention au syndrome du 747 avec des moteurs de Cesna
8. La mascotte de l’école
9. Ne jamais éliminer la possibilité de racisme dans le vécu social des enfants à l’école
10. Le bulletin : mes notes détermineront-elles ton amour pour moi ?
11. Réussite scolaire : obligation de moyens ou obligation de résultats ?
12. Conserver son estime de soi à tout prix : le sien et le nôtre !!! 

 

12:00 Écrit par collectif a & a dans Colloque | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us