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23/10/2007

L'attachement : ses défis, ses troubles.


7e539b81393c24f8c0277e32e636d8c5.jpgPETALES - Parents d'Enfants présentant des Troubles de l'Attachement : Ligue d'Entraide et de Soutien propose une conférence-débat pour les parents et les professionnels intéressés :

"L'Attachement : ses défis, ses troubles"

par Bernadette NICOLAS, parent et présidente de l' association Pétales.

Date : le samedi 10 novembre 2007, à 14h.

 

Lieu :
Centre Culturel de Jette
Bd de Smet de Naeyer, 145
1090 Bruxelles
Belgique

 

Info et réservations :
Jeannine Van Calster : 00 32 2 654 13 48
ou secrétariat : 00 32 2 241 66 22
Email : info@petales.org

 

Sur le même sujet

Textes provenant congrès "Premiers entretiens internationaux de l'adoption" à Montpellier.  29 et 30 novembre 2003.

 

- Pour certains enfants adoptés, leurs parents ont dû faire appel à une intervention institutionnelle. Trop souvent cette intervention, plutôt que d'aider les parents, veut se substituer à eux et prend des décisions concernant l'enfant sans les consulter, comme si les parents étaient défaillants ou déchus de leurs droits. Quelle serait l'aide souhaitable dans ces situations ? Tous les enfants ne sont malheureusement pas adoptables. Des expériences précoces d'abandon ont amené certains d'entre eux à refuser de faire confiance à l'adulte, à refuser les relations intimes qui sont normales dans une famille. Comment les reconnaître ? Quelles alternatives leur proposer ?

 

Texte n°1.


- Les troubles de l'attachement, à l'origine de perturbations parfois importantes du comportement de certains enfants adoptés, sont souvent méconnus des parents, des organismes d'adoption et des professionnels. Que sont les troubles de l'attachement ? comment se manifestent-ils ?
Que peut-on faire ? Où en est-on aux Etats-Unis ? dans les pays européens et au Canada ?

 

Texte n°2.

14:10 Écrit par collectif a & a dans Colloque | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : parents adotifs, troubles de l'attachement | |  del.icio.us

05/10/2007

Trafics d'enfants et adoption internationale

 

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Terre des hommes considère que l’adoption internationale est une «industrie» qui engendre un chiffre d’affaires de quelque CHF 8 milliards par an. D’un esprit au départ humanitaire, l’adoption internationale est aujourd’hui gagnée par des dérives mercantiles qui prennent souvent la forme d’un véritable trafic. Terre des hommes se refuse à ce que l’enfant soit défini comme une marchandise à qui on associe des critères de qualité.

 

L’adoption commerciale se développe avec ou sans respect des lois et règlements nationaux et internationaux, et dans l’intérêt quasi exclusif des parents adoptifs et des intermédiaires. Il convient donc de réintégrer la dimension éthique de l’adoption en mettant l’intérêt supérieur de l’enfant au cœur des procédures d’adoption.

 

Dans ce contexte, le rôle essentiel de Terre des hommes consiste à dénoncer auprès des autorités et de l’opinion publique internationale les différentes formes de trafics et les mauvaises pratiques, et à renforcer les compétences des acteurs locaux par des programmes de formation et de sensibilisation à des pratiques éthiques.

 

Terre des hommes travaille sur deux fronts: dans les pays d’origine mais également dans les pays d’accueil. En plus d’activités de plaidoyer, Terre des hommes doit aussi prévenir l’abandon, promouvoir l’adoption nationale, mettre en place des programmes de formation pour les travailleurs sociaux, le personnel institutionnel et les membres du système judicaire.

 

Enfin il est nécessaire, pour renforcer leur efficacité, d’étudier la conformité des lois nationales et internationales avec la Convention de La Haye qui, depuis 1993, s’est fixée trois objectifs principaux: pratiquer l’adoption internationale dans le respect de l’intérêt de l’enfant, établir une coopération entre les Etats pour sauvegarder les intérêts des enfants, et assurer la reconnaissance des adoptions prononcées entre les Etats contractants.
En théorie, les gouvernements et les autorités compétentes aussi bien des pays d’origine que des pays d’accueil affichent leur accord sur le principe du droit de l’enfant à une famille et non l’inverse (le droit à l’enfant). Pourtant, dans la pratique, les procédures existantes ne permettent que très rarement le respect de ce précepte.

 

En Suisse par exemple, le législateur n’a pas pris la décision de rendre obligatoire pour les futurs parents adoptifs le passage par des intermédiaires suisses agréés pour la recherche de leur enfant, laissant la porte ouverte à de multiples abus. Ce qui revient à dire que la Suisse autorise le placement d’enfants étrangers dans des familles suisses sans contrôler, au niveau fédéral ou cantonal, la légalité de la procédure d’adoption dans le pays d’origine de l’enfant.

 

Le trafic d’enfants en vue d’adoption internationale n’a cessé d’augmenter ces vingt dernières années. La diminution du nombre d’enfants adoptables dans les pays occidentaux, et un déséquilibre entre les demandes en adoption et le nombre limité d’enfants adoptables, s’est traduit par le développement d’un marché parallèle illégal.

 

Le phénomène a démarré en Amérique latine et en Asie au début des années 70 et a pris une ampleur considérable depuis. De nouveaux marchés pour l’adoption illégale se sont ouverts au début des années 90, comme en Roumanie par exemple. Sur le continent africain, les trafics liés à l’adoption internationale sont relativement faibles.

 

Les rigueurs du droit et la diversité des règles tant morales, religieuses que juridiques rendent complexe le champ de l’adoption internationale, et sont autant de facteurs favorisant l’implantation du trafic dans certains pays d’origine. Le trafic en vue d’adoption internationale peut être organisé par les futurs parents adoptifs ou avec la participation d’une tierce personne. Dans le premier cas, l’illégalité de l’adoption internationale résulte d’une action des adoptants eux-mêmes: dans le second cas, des intermédiaires kidnappent des enfants et en font trafic, font pression sur les mères pour qu’elles abandonnent leur enfant, ou soudoient de hauts responsables.

 

Le trafic lié à l’adoption prend donc la forme d’actes légaux ou illégaux, attentatoires à la dignité de l’enfant. Le trafic «illégal» peut consister en l’«achat» d’enfants à leurs parents, en l’obtention du consentement des parents à l’adoption par la fraude, en exerçant de fortes pressions sur les mères célibataires, ou par l’enlèvement de bébés. Dans ce dernier cas, l’enlèvement se conjugue avec la falsification de l’état civil du nouveau né.

 

Dans certains cas, payer une somme d’argent peut s’avérer suffisant pour obtenir la proposition d’un enfant pour l’adoption internationale et pour clore la procédure en toute légalité. Plus l’enfant est jeune et en bonne santé plus le coût de la procédure est élevé. Ce type de trafic, qualifié de légal car il ne suppose pas l’accomplissement d’un acte frauduleux au sens de la loi, est néanmoins contraire à l’intérêt de l’enfant.

 

Source : Terre des hommes

03/10/2007

Belgique. Pas d'adoption d'enfants pour couples homos en Communauté française

734f4f86e07679f99059294a35073e3f.jpgUn peu plus d'un an après l'entrée en vigueur de la loi sur l'adoption par les couples homosexuels, pas une seule adoption n'a été accordée aux homosexuels en Communauté française, exception faite des adoptions intrafamiliales.

Un peu plus d'un an après l'entrée en vigueur de la loi sur l'adoption par les couples homosexuels, pas une seule adoption n'a été accordée aux homosexuels en Communauté française, exception faite des adoptions intrafamiliales.

 

Au niveau international, pas de grands changements non plus : la Belgique ne recense pas encore le moindre cas d'adoption à l'étranger. La loi du 18 mai 2006 modifiant certaines dispositions du code civil en vue de permettre l'adoption par des personnes de même sexe, ne semble pas avoir eu beaucoup d'effets en Belgique, si ce n'est dans le domaine des adoptions intrafamiliales.

Ce type d'adoption concerne les couples homosexuels où l'un des deux partenaires souhaite adopter l'enfant de l'autre.

"Dans la plupart des cas, il s'agit de couples lesbiens au sein duquel l'une des deux femmes s'est faite inséminée et l'autre demande à adopter l'enfant. Mais il peut aussi s'agir de partenaires homosexuels masculins qui avait déjà adopté un enfant en tant que célibataires et qui demandent à présent de pouvoir adopter cet enfant", explique Anne Ottevaere du service Adoption au SPF Justice.

 

En dehors, des adoptions intrafamiliales, aucune adoption d'enfant inconnu n'a été accordée aux couples homosexuels en Communauté française. Du côté flamand, le chiffre s'élèverait à cinq, selon De Standaard, Het Nieuwsblad et Het Volk.

 

"La loi est récente et la procédure longue. Quelques couples se sont inscrits pour une demande d'adoption, mais ils sont toujours dans la phase d'attente du jugement d'aptitude. Peu de gens s'inscrivent parce qu'ils savent que la procédure a peu de chances d'aboutir", affirme Béatrice Bertrand, juriste au Service de l’Adoption du Ministère de la Communauté française.

 

Il y a beaucoup plus de candidats à l'adoption que d'enfants adoptables en Belgique. "Maximum 10pc des adoptions sont internes, et non pas internationales, parce qu'il n'y a que très peu d'enfants adoptables en Belgique. Dans 90 à 95 pc des cas, la maman qui abandonne son bébé souhaite le confier à un couple classique", selon Béatrice Bertrand.

 

Quant aux différences entre les Communautés flamande et francophone, seules quelques hypothèses peuvent être levées. En effet, bien que la nouvelle loi sur l'adoption soit fédérale, les différentes Communautés bénéficient d'une large autonomie dans sa mise en oeuvre.

 

La première partie de la procédure d'adoption prévoit une obligation de préparation, mais chaque Communauté peut décider d'organiser cette préparation à sa façon. Il en va de même pour toutes les autres parties de la procédure.

 

Au niveau international, aucun couple d'homosexuels n'a encore pu adopter à l'étranger depuis l'entrée en vigueur de la loi leur accordant ce droit. Le principal obstacle à ces adoptions est la législation du pays d'origine de l'enfant.

 

"Dans le cas d'une adoption internationale, il faut respecter la législation des deux pays concernés. Or, très peu de pays acceptent l'adoption par un couple homo et considèrent encore l'homosexualité comme illégale. Pour eux, il est donc inimaginable de confier un enfant à des homosexuels, ça reviendrait à le confier à des criminels", explique Béatrice Bertrand, juriste au service de l'Adoption du ministère de la Communauté française.

 

Parallèlement, il existe parfois d'autres limitations dans la législation étrangère comme des conditions d'âge ou d'état civil à l'adoption.

 

"Certains pays exigeront par exemple des candidats à l'adoption qu'ils soient unis par les liens du mariage. En Belgique, nous avons une des législations les plus ouvertes en matière d'adotpion. Mais étant donné que c'est le pays d'accueil qui propose un enfant, le couple doit également répondre à ses législations", explique encore Béatrice Bertrand.

 

Qui plus est, en matière d'adoption internationale règne le principe de double subsidiarité qui veut que l'adoption nationale prime sur l'internationale.

 

 

Source : Le Vif et La Libre Belgique.