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27/12/2007

The international adoptions lobby: an insider's perspective

Romania for export only - Roelie PostRomania - for export only, the untold story of the Romanian 'orphans' by Roelie Post

A review by Rupert Wolfe-Murray, published in VIVID Romania through international eyes, 19 November 2007

 

There are several unusual things about Roelie Post and her important new book on international adoptions. An employee of the European Commission, between 1999 and 2005 Post handled one of its most controversial dossiers: Romania's institutionalised children. She is one of very few EC insiders who has risked her career by publishing her experiences, in diary format. Whether one agrees with her or not, one has to admire this courage.

 

The book itself is not particularly fancy looking: it has a plain white cover and a title some would call clunky. Although such a cover may look out of place in a modern bookshop where cover designs are becoming increasingly sophisticated, I appreciate the clean and simple look as a sign of its seriousness. Despite these superficial drawbacks the book is very readable and engaging.
Post's story is compelling. In 1999 she was given the Romanian children dossier and as she gradually learnt about the issue she came to be one of the champions of the remarkable reform process that has resulted in the closure of Romania's large children's homes. To better appreciate this achievement it is essential to understand that Romania is the only country in Central and Eastern Europe that has managed to stop the practice of institutionalising children in need, and has set up alternatives such as foster care, daycare centres and family-type homes. The basis of the reforms are that families are the building block of society.

 

However, her job and the reform process are but a backdrop against which the real drama is played out; the relentless lobby for international adoptions from Romania. Much has been written about this shadowy and unaccountable lobby, but never before has so many details been revealed about their actions in the heart of Brussels, and their access to some of the world's top politicians.

 

During the 1990s the adoption of babies from Romania was a free-for-all. During the early 1990s a child could be adopted with a simple receipt from a local judge and before 1997 the records of how many were sent abroad are scant. The 1997 reforms were formulated by those in the pay of the lobby, and a free market in children was set up. The results were that the so-called ‘orphanages' became processing centres for the export of children, and corruption became rampant. By 2001 the practice was banned and since then the lobby has been desperately trying to prove that Romanian women are unable to look after their own children and international adoption is the only answer.

 

Not only did the Romanian government come under tremendous pressure from politicians in the US politicians and in some EU member states (namely, Italy and France) but Roelie Post was continually harassed in her job at the Commission. Her book is a blow by blow account of the main lobbyists in Brussels, with scandalous walk on parts from the likes of Silvio Berlusconi and Romano Prodi. For anyone interested in the intriguing international adoption story this book is essential reading.


Résumé

Un livre-témoignage passionnant sur un lobbying très particulier. Roelie POSTest une actrice et un témoin privilégié ayant travaillé à la Commission Européenne de 1999 à 2007 sur le dossier "Les enfants roumains et la protection de l'enfance" dans la perspective de l’intégration de la Roumanie dans l’Union Européenne.

En 1999, la politique d’adoption des orphelins roumains s’apparentait à un système de traite d’enfant sous le couvert de la corruption. La Commission Européenne demanda à la Roumanie de réformer sa politique des droits de l’enfant, pour conditions de sa future adhésion à l’Union. Des fonctionnaires furent engagés à l’y aider. Parmi eux, Roelie Post qui emmène le lecteur dans ses huit ans d’aventures entre la Roumanie et la CEE.

Les grands orphelinats furent fermés et la majorité des enfants placés aux seins de familles roumaines. Depuis, l’application de la réforme fait apparaître que l’adoption internationale n’a plus lieux d’être. Un groupe de pression puissant et féroce s’est créé pour maintenir les adoptions internationales.

A travers l’histoire des orphelins roumains, Roelie Post fait une autre lumière sur la politique globale de l’adoption internationale et les intérêts privés qui font concurrence aux droits de l’enfant.

 

Sur le même sujet

- "Adoptie is kinderhandel"
"Internationale adoptie is eigenlijk kinderhandel"
"Internationale adoptie moet uitgebannen"
 

Commentaires des lecteurs

Romania For Export Only - A review

 

25/12/2007

Un diplomate néerlandais accusé d'abandonner sa fille adoptée

Jade.jpgRaymond Poeteray, le vice-consul des Pays-Bas à Hongkong, fait les titres de la presse asiatique et néerlandaise. L’opinion lui reproche d’avoir abandonné Jade, sa fille adoptive de 8 ans. Cette petite Sud-Coréenne a été adoptée à l’âge de 4 mois, alors que Meta Poeteray, la femme du diplomate, se croyait stérile. Après l’adoption, elle a mis deux garçons au monde. Selon le South China Morning Post, un quotidien hongkongais qui a largement couvert le choc provoqué par cette nouvelle dans la communauté sud-coréenne, le couple aurait décidé de se séparer de Jade en 2006, lorsque l’enfant a manifesté des troubles du comportement. «Nous n’avons jamais voulu nous débarrasser de notre fille», rectifie Raymond Poeteray.

 

«Contact».

«Jade, l’enfant jetable», a titré De Telegraaf, le plus grand quotidien néerlandais. Rappelé à La Haye le 17 décembre pour une séance d’explication aux Affaires étrangères, le diplomate, en poste à Hongkong jusqu’à la mi-2008, nie tout abandon. «Nous subissons tous un sérieux traumatisme», a t-il indiqué le 13 décembre dans un communiqué. Selon lui, sa fille souffre d’une forme sévère «d’angoisse de l’attachement». «Il nous a toujours paru très difficile d’établir un contact réel avec elle.»

 

Selon des sources proches de l’ambassade de Corée du Sud à Hongkong, le couple aurait aussi expliqué que Jade ne s’est jamais faite à sa nourriture, pas plus qu’à la «culture néerlandaise».

 

Courant 2006, des assistants sociaux et l’organisation Mother’s Choice ont recommandé de placer Jade dans une autre famille, de manière temporaire. «Les spécialistes ne sont pas certains que Jade pourra nous retrouver, précise le père adoptif. Nous espérons que si et ferons tout notre possible pour trouver une solution afin que Jade puisse être heureuse dans sa vie.» Fernando Cheung, un député de Hongkong, affirme de son côté que la fillette est «normale et en parfaite santé, sous la garde de ses parents actuels».

 

Nationalité.

Pour compliquer le tout, Jade n’a pas été naturalisée néerlandaise. Elle n’est pas non plus une résidente de Hongkong. De nationalité sud-coréenne, elle parle le néerlandais, l’anglais et le cantonais. Son sort reste pour le moins incertain. Hilbrand Westra, président de l’antenne néerlandaise de United Adoptees International, une organisation pour enfants adoptés, rappelle que ce ne serait pas la première «adoption ratée». Dans la mesure où Jade parle néerlandais, il suggère une solution «morale et éthique» : qu’elle soit prise en charge par l’employeur de son père, l’Etat néerlandais. «Formellement, nous n’avons pas de responsabilité, indique un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.C’est une question privée et à notre connaissance, rien d’illégal ne s’est produit.»

 

Toute l’affaire, cependant, a relancé le débat sur l’adoption internationale en Asie. Des responsables politiques, en Corée du Sud, ont demandé son interdiction. Aux Pays-Bas, plus de 90 % des 1 300 enfants adoptés chaque année sont étrangers. Sur ce total, 60 % viennent de Chine, et sont des filles.

 

Source : Libération


Sur le même sujet

 

-> Adoptie mislukt. Diplomatenpaar geeft kind terug

Ze zou zich niet kunnen aanpassen aan de Nederlandse cultuur, inclusief de eetgewoonten. In Hongkong en Nederland is grote ophef ontstaan over een Nederlands diplomatenechtpaar dat het zevenjarige geadopteerde dochtertje om deze reden weer zou hebben afgestaan. Het meisje werd door het echtpaar geadopteerd toen ze vier maanden oud was.
Wereldomroep

-> Diplomat 'dumped his adopted child because she did not fit in'
A diplomat accused of “dumping” his adopted daughter flew home yesterday after triggering a row about the ethics of Europeans adopting Asian children.
Times online

-> Dutch diplomat gave up adopted girl on medical advice
A Dutch diplomat who caused an uproar when he returned an adopted Korean girl after seven years said he did so on medical advice because she had such severe problems fitting into the family.
Reuters

-> Diplomatenpaar reageert op rel rond adoptiekind
De Nederlandse consul Raymond Poeteray en zijn vrouw Meta reageren vanuit Hongkong op de rel rondom hun zevenjarige adoptiedochter Jade.
In Hongkong spreken de media schande van het diplomatenpaar Poeteray. Heel Azië sprak schande van het feit dat de familie Poeteray het Zuid-Koreaanse meisje had ‘gedumpt’ en teruggegeven omdat ze ‘onaangepast was en niet mee kon komen met het Hollandse gezinsleven’.
Elsevier

-> 'Onze dochter is ziek'
"Onze dochter is ziek, daarom hebben we afscheid moeten nemen." dat zegt het Nederlandse diplomatenechtpaar in een verklaring over de uithuisplaatsing van de geadpoteerde Jade.
De Telegraaf

-> Rupture d'adoption est une option!
Si vous croyez que l'histoire du couple qui retourne leur fille adoptive après sept ans est un cas isolé, détrompez-vous!
Fabriquée en Corée


-> Mes commentaires sur l'affaire Jade et les autres cas de rupture d'adoption. Selon les articles, l'histoire de Jade a alimenté la colère parmi la communauté coréenne qui critique le couple néerlandais pour avoir renoncé à la garde de leur fille adoptive sept ans plus tard, après avoir négligé le processus de naturalisation.
Fabriquée en Corée

-> Adoption Disruption and Dissolution
The term disruption is used to describe an adoption process that ends after the child is placed in an adoptive home and before the adoption is legally finalized, resulting in the child's return to (or entry into) foster care or placement with new adoptive parents.
The term dissolution is used to describe an adoption that ends after it is legally finalized, resulting in the child's return to (or entry into) foster care or placement with new adoptive parents.
Child Welfare Information Gateway

18/12/2007

Le Congo suspend les adoptions internationales d’enfants

77aa38d2707d7a6e7606322e2b625f04.jpgBrazzaville, Congo – Le gouvernement du Congo a décidé de suspendre, "jusqu'à nouvel ordre", les adoptions internationales d’enfants congolais, a appris la PANA de source officielle.

"Le gouvernement a décidé de suspendre jusqu'à nouvel ordre l'adoption internationale des enfants congolais par des sujets étrangers. Cette disposition demeure d'actualité jusqu'à ce que le gouvernement décide de la lever", a déclaré, lundi, le directeur national de l'Action sociale et de la Famille, Florent Niama, en présence des responsables des orphelinats et centres d'accueil d'enfants du pays.

Il a notamment justifié cette décision par la volonté des autorités congolaises d'éviter le "drame survenu avec l’affaire de l’Arche de Zoé au Tchad".

"A la lumière des évènements qui se passent au Tchad relativement à l’adoption des prétendus enfants orphelins par l’ONG Arche de Zoé, le ministre d’Etat, Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains suspend jusqu’à nouvel ordre, les procédures d’adoption internationale des enfants congolais sur l’ensemble du territoire national", a-t-il indiqué.


L’adoption des enfants est pourtant une disposition légale mentionnée dans le Code congolais de la famille, mais l'adoption à l'international est régie par la Convention de la Haye, que le Congo n’a pas encore ratifiée, selon M. Niama.

"Seulement, cette convention est particulière dans ce sens qu’un pays l’ayant ratifiée peut aller adopter dans un pays qui ne l’a pas encore ratifiée", a-t-il souligné.

L’affaire de l’Arche de Zoé est venue mettre la puce à l’oreille des pouvoirs publics, qui voudraient être de plus en plus regardants sur les adoptions d’enfants par des sujets étrangers, toujours à en croire l'officiel congolais.

Avant cette mesure de suspension, des enfants congolais avaient été adoptés par des ressortissants des pays signataires de la Convention de la Haye, comme la France, dont l'association humanitaire "Arche de Zoé" est dans l'oeil du cyclone depuis que ses responsables ont été accusés par le gouvernement du Tchad de tentative d'enlèvement de 103 anfants.

"Sous prétexte de la pauvreté, certains citoyens se lancent à coeur joie dans le trafic des enfants. Au Congo, certains enfants prétendus orphelins ont failli être adoptés n’eut été une enquête ayant permis de constater l’existence de leurs parents. Les contrevenants à la décision du gouvernement verront leurs centres d’accueil fermé. Tant qu’il n’y a pas un ordre contraire, ceux qui le feront, le feront à leur risque et péril", a menacé le directeur national de l'Action sociale du Congo.


Source : Afrique en ligne

 

Articles 

- La Libre Belgique et InfoSud (18.01.2008) : Adoptions suspendues au Congo-Brazzaville à cause d'abus 
- Tribune des droits humains (18.01.2008) : Arche de Zoé version congolaise