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31/01/2008

Cahier Labiso n°85 - Présentation de l'asbl Pétales

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L’asbl Pétales regroupe des parents soucieux de faire connaître et reconnaître la problématique des troubles de l’attachement. Cette association belge, créée en 2001, regroupe plus de soixante familles adhérentes et des dizaines d’autres sympathisantes. Elle est présente dans toute la partie francophone du pays et à Bruxelles.

 

Cahier en ligne sur : Labiso


 Autres associations

- En Belgique néerlandophone : Wat nu ?
- En France : PETALES France
- En Hollande : De Knoop
- Au Québec : PETALES Québec 

10:05 Écrit par collectif a & a dans Troubles DSM-IV | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : troubles de l'attachement, Petales | |  del.icio.us

26/01/2008

Geen geslachtsvoorkeur meer mogelijk voor adoptieouders

BRUSSEL - Ouders die een kind uit binnen- of buitenland willen adopteren, mogen niet langer kiezen of ze een jongen of een meisje willen. De maatregel komt er omdat opvallend veel ouders voor een meisje kiezen. Dat bevestigen Kind en Gezin en de Vlaamse adoptieambtenaar zaterdag in Het Belang van Limburg en Gazet van Antwerpen.



260166952dab7ec45595c7146c24c3c9.jpgDe Vlaamse Centrale Autoriteit inzake Adoptie besliste dat adoptieouders in spe geen geslachtsvoorkeur meer mogen opgeven in hun aanvraag. "Ouders denken dat meisjes gemakkelijker op te voeden zijn, of ze zijn bang dat - in het geval van buitenlandse adopties - jongens meer kans lopen op racisme dan een exotisch uitziend meisje", vertel Vlaams adoptieambtenaar Dorine Chamon.


De keuzemogelijkheid die Vlaamse adoptiebureaus tot nog toe boden, zorgt er volgens Chamon voor dat er meer jongens in buitenlandse weeshuizen blijven zitten. "We vonden dat we daartegen moesten optreden. Uiteindelijk zijn we op zoek naar ouders die een kind willen adopteren, en niet enkel een jongen of enkel een meisje. Wie via de natuurlijke weg zwanger wordt, heeft die keuzemogelijkheid trouwens ook niet."



Vele ouders die een kind willen adopteren, hebben nu al geen expliciete voorkeur voor een jongen of een meisje. Dat zegt Leen Du Bois, woordvoerster van Kind en Gezin. "Het is zeker niet zo dat alle kandidaat-adoptieouders expliciet een meisje of een jongen willen", zegt Du Bois. Ze geeft wel toe dat als er een expliciete keuze is, dat er dan meestal een meisje gevraagd wordt.



"Maar vaak heeft dat te maken met heel individuele zaken", luidt het. Een voorbeeld is een ouderpaar dat ooit een kindje verloor en nu enkel een kindje van het andere geslacht wil.



De woordvoerster van Kind en Gezin zegt voorts dat ook in de toekomst bij uitzonderlijke gevallen er nog een expliciete keuze kan zijn. De algemene regel wordt wel dat adoptieouders in spe geen geslachtsvoorkeur meer mogen opgeven in hun aanvraag.



In Vlaanderen waren er in 2006 162 adopties van kinderen uit het buitenland - vooral uit Ethiopië en China - en 22 binnenlandse adopties, zo blijkt uit het activiteitenverslag van Kind en Gezin. Cijfers van 2007 heeft Du Bois nog niet.

 

Oorspong : De Standaard



Les parents adoptifs flamands n'auront plus le choix du sexe


Les parents adoptifs flamands qui désirent adopter un enfant en Belgique ou à l'étranger ne pourront désormais plus choisir s'ils veulent une fille ou un garçon. La mesure intervient car de nombreux parents préfèrent adopter des filles, rapportent samedi les journaux Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen. « Les parents adoptifs pensent que les filles sont plus faciles à éduquer ou ils ont peur, dans le cas d'adoption à l'étranger, que les garçons soient plus facilement victimes de racisme », explique pour sa part Dorine Chamon de l'autorité centrale flamande en matière d'adoption.
"Au final, nous sommes à la recherche de parents qui veulent adopter un enfant, et pas seulement un garçon ou une fille. Une mère qui devient naturellement enceinte n'a pas non plus la possibilité de choisir le sexe de son enfant", ajoute Dorine Chamon. En 2006, 162 enfants étrangers ont été adoptés en Flandre, principalement des enfants originaires d'Ethiopie et de Chine, pour 22 adoptions d'enfants belges.

25/01/2008

Ruth-Gaby Vermot : "Des nouveau-nés disparaissent à des fins d'adoption illégale. Il faut agir!"

Pour le Conseil de l'Europe, la Bernoise Ruth-Gaby Vermot a enquêté sur des pratiques douteuses, en Moldavie et en Ukraine notamment, où des enfants sont enlevés à leur mère dès la naissance.
Son rapport a été adopté ce jeudi 24 janvier à Strasbourg.
 
 

fffc323c2c36b73c9248e64385f9bf73.jpgLes disparitions de nouveau-nés à des fins d'adoption illégale dans certains pays de l'Est inquiètent Ruth-Gaby Vermot. Elle a mené pendant plus de deux ans une enquête sur le sujet. Le rapport de la Bernoise, conseillère nationale socialiste jusqu'en octobre dernier, a été adopté jeudi par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe à Strasbourg. 


 
 
Le Temps: Vous vous êtes rendue en Ukraine et en Moldavie pour enquêter sur la disparition de nouveau-nés. Qu'est-ce qui vous a le plus marquée? 


 
Ruth-Gaby Vermot: J'ai recueilli des témoignages extrêmement bouleversants et douloureux. En Ukraine, des mères m'ont assuré avoir, en 2002, mis au monde des bébés en parfaite santé qui leur ont été enlevés immédiatement après la naissance. A l'Hôpital de Kharkov, les médecins leur ont dit qu'ils étaient morts, mais aucune de ces femmes n'a pu voir le corps de leur enfant sous prétexte qu'elles seraient choquées ou qu'ils étaient déjà enterrés. A une autre femme, à Kiev, le médecin a présenté le corps sans vie d'un garçon de 6 mois, alors qu'elle venait d'accoucher d'une fille... Les parents ont porté plainte, sans résultat. 


 
Mais comment être en mesure d'affirmer que ces bébés ont été enlevés pour être adoptés? 


 
C'est la thèse la plus probable car il existe depuis longtemps un marché de l'adoption international. D'autres rumeurs circulent. Une ONG a laissé entendre que ces enfants avaient été utilisés dans le cadre d'un trafic d'organes, or les organes de nouveau-nés ne peuvent pas servir à des transplantations. Il a aussi été dit que les fœtus et bébés ont servi à des essais pharmaceutiques. Dans cette affaire, la seule chose avérée est la disparition de nouveau-nés vivants. Pour moi, il est primordial que les parents aient le droit de voir leur bébé, vivant ou mort, tout de suite après la naissance. 


 
Avez-vous constaté le même phénomène en Moldavie? 


 
La situation est différente. De fortes pressions sont exercées sur des femmes célibataires et pauvres pour qu'elles abandonnent leur enfant dans un orphelinat. Et cela vraisemblablement à des fins d'adoption, car les mères qui voulaient voir leur bébé plus tard ont appris qu'ils avaient déjà d'autres parents. J'ai aussi eu vent d'annonces dans les journaux pour inciter ces femmes à vendre leur enfant pour 3000 euros. C'est catastrophique. L'Etat devrait défendre les parents et les enfants. En 2006, 61 cas de trafic d'enfants ont été portés au pénal et l'on a dénombré cinq cas de sortie illégale du territoire.


 
On m'a parlé de cette pratique alors que j'enquêtais dans le pays sur 47 jeunes hommes qui ont vendu leur rein pour des transplantations illégales. Le trafic de bébés existe aussi en Bulgarie. Le cas des 22 femmes bulgares victimes d'un trafic et qui ont accouché de leur bébé en France pour qu'ils soient vendus – les intermédiaires ont empoché 5000 euros pour les filles, 6000 pour les garçons – a aussi marqué les esprits. Il a donné lieu à un procès. La Roumanie est maintenant un peu moins concernée par ces déviances: elle a imposé en 2005 un moratoire sur les adoptions internationales, en attendant de se doter de lois efficaces.


 
Justement: que revendiquez-vous pour éviter ces trafics?


 
– Le droit des parents de voir tout de suite leur enfant est très important. Les bébés doivent aussi être déclarés dès la naissance, ce qui n'est très souvent pas le cas dans les pays de l'Est. Nous voulons que ces pays revoient leurs lois, qu'ils adoptent des mesures très strictes en matière d'adoption nationale et internationale. Et qu'ils ratifient la Convention sur la traite des êtres humains. Mais pour moi, de nouvelles lois ne suffisent pas: la justice doit ouvrir des enquêtes pour chaque cas dénoncé. Les victimes doivent obtenir des explications claires, savoir ce qui s'est vraiment passé. Ces femmes sont traumatisées. Je me souviens d'une femme dont un jumeau a «mystérieusement» disparu deux jours après la naissance, soi-disant mort parce qu'il était mal formé. Son médecin traitant, échographies à l'appui, a pu prouver que les jumeaux étaient viables et en parfaite santé. Cette femme est maintenant dans un état de désespoir extrême. Elle ne cesse de chercher son second enfant, qu'elle sait vivant.


 
Ces pays sont-ils vraiment prêts à mettre fin à ces pratiques?


 
'ai obtenu des promesses, du ministre de la Santé et du procureur général d'Ukraine notamment. Mais jusqu'à maintenant, rien n'a vraiment été fait. Je me battrai jusqu'au bout pour ces victimes. 


 
Un gel des adoptions dans ces pays serait-il un bon moyen pour faire pression?


 
Je ne pense pas. Mais les adoptions doivent être plus transparentes et contrôlées, et surtout répondre aux normes prévues par la convention qui règle les adoptions internationales. Les parents adoptifs doivent passer par des organisations fiables et se montrer très attentifs aux procédures.


 
Avec l'ouverture des frontières à l'Est, le phénomène des femmes venant accoucher à l'étranger pour donner leur enfant en adoption a augmenté. La Suisse doit-elle pour ces raisons craindre l'extension de la libre circulation des personnes à la Roumanie et à la Bulgarie?


 
Non, mais il faut être vigilant. Ces femmes vendent leurs enfants parce qu'elles sont pauvres et qu'elles ont besoin de vivre. Et en Europe, bien des parents sont d'accord de dépenser de l'argent pour satisfaire leur désir d'enfant. C'est un cercle vicieux! La Suisse doit donc contrôler son système d'adoption internationale et tout faire pour lutter contre le trafic d'êtres humains. Elle doit être beaucoup plus active qu'aujourd'hui.


 
C'est-à-dire?


 
Elle devrait enfin ratifier la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains.  Et assurer une protection à ses victimes, y compris pour les femmes qui n'osent pas porter plainte par crainte de représailles. Mais le climat actuel est plutôt à la tendance inverse: tout est fait pour que l'accès à la Suisse soit le moins attractif possible...


 
Source : Le Temps


- Rapport du 07.12.2007 de Ruth-Gaby Vermot au Conseil de l’Europe, Commission des questions sociales, de la santé et de la famille: "Disparition de nouveau-nés aux fins d’adoption illégale en Europe".

+ + +

Et maintenant, la partie la plus étonnante !

 

Le 24 janvier 2008, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a discuté des conclusions de l 'enquête de Mme Gaby Vermot-Mangold et a présenté son projet de recommandation, intitulé "Disappearance of newborn babies for illegal adoption in Europe». 

 

A lire, l' ahurissant communiqué de presse, dans lequel le Conseil de l'Europe annonce son avis sur la manière de prévenir la vente et le trafic d'enfants: pour des règles plus strictes, notamment dans le suivi post-adoption ... Mais ce n'est pas là que se situe le problème: c'est dans la façon dont les enfants sont "libérés" pour l'adoption, c'est là que les choses vont très mal.

 

Et qu'en est-il du titre accrocheur du communiqué de presse ?
Des règles plus strictes, non : "Assembly calls for easing of adoption rules" 

 

Voir aussi l'article de Roelie Post sur son blog



 

20/01/2008

Douter des ONG n'est plus tabou - Laure Lugon Zugravu

Le scandale de l'Arche de Zoé accroît la méfiance envers les ONG. Déjà ébranlée par la gestion floue de l'après-tsunami, l'opinion publique ose en fin se poser des questions. La journaliste Laure Lugon Zugravu, auteur d'un livre sur certaines dérives humanitaires observées sur le terrain, s'en réjouit. Tout comme Nago Humbert, président de Médecins du monde Suisse.

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«Le monde est plein de gens qui veulent sauver le monde», déplore Laure Lugon Zugravu.

 

Remettre en question l'action humanitaire et les interventions de certaines ONG n'est plus tabou. Laure Lugon Zugravu, journaliste à Bilan, a pu le constater en lisant les mails et lettres reçus après la publication de son livre «Au crayon dans la marge» (2007). «Hormis deux mails, toutes les personnes qui ont réagi m'ont remerciée de formuler tout haut les doutes qu'elles nourrissaient.»

Le récit de ses reportages effectués pour le compte de L'Illustré il y a quelques années, dans les Balkans, au Proche-Orient, en Afrique, porte un regard sans concessions sur les humanitaires et les journalistes. «Pour bon nombre d'entre eux, le monde est soit un terrain de jeu, soit une thérapie personnelle», explique-t-elle.

 

L'afflux pléthorique de dons suite au tsunami, le scandale de l'Arche de Zoé ont ébranlé la confiance du public, donc des donateurs potentiels. «Il y a toujours des risques de manipulation, surtout si une problématique est surmédiatisée; analyse Laure Lugon; en 1997, au Sud-Soudan, j'avais fait comme tous mes confrères de médias internationaux, le sujet des enfants esclaves rachetés 100 dollars par une ONG. Cela avait fait un énorme scandale, jusqu'à ce que plus tard un journal kenyan révèle qu'il s'agissait d'un vrai trafic de faux esclaves, monté de toutes pièces par le SPLA (rébellion sudiste, n.d.l.r.) pour financer sa logistique...»

 

Nago Humbert, directeur de Médecins du monde Suisse, qui fêtait cette semaine ses 15 ans, partage les vues de la journaliste. «Après le tsunami, j'avais sur Radio Canada vertement critiqué la «troisième vague», humanitaire; les auditeurs m'avaient remercié pour ce discours mais j'avais été démoli par les ONG; dans ce milieu, les gens se prennent trop souvent pour des icônes, ont un ego surdimensionné et ne supportent pas la critique.»

 

ONG en surnombre

 

Il y a, surtout, trop d'ONG. Or c'est un travail qui ne s'improvise pas, souligne Laure Lugon: «Les relents de néocolonialisme véhiculés par le discours de l'Arche de Zoé sont inacceptables, ce n'est pas le fait de professionnels. Et je ne parle pas de ces Coréens retenus en otage par les talibans l'année passée, partis pour les christianiser... La naïveté des gens est inimaginable.»

Pour Nago Humbert, de telles ONG n'arrivent pas à jongler avec la frontière tracée il y a trente ans par les «French doctors» de Médecins sans frontières: «Il faut parfois savoir entreprendre des actions illégales, mais légitimes; ce qu'a fait l'Arche de Zoé est illégal et illégitime.»

 

Les dommages sont considérables dans l'opinion publique. Le détournement en 2000 de l'argent pour la lutte contre le cancer par Jacques Crozemarie, fondateur de l'ARC en France, a fait chuter les dons pendant un ou deux ans, rappelle Nago Humbert. «Un escroc, comme on peut en trouver hélas partout. Mais l'Arche de Zoé a fait plus grave puisqu'elle discrédite l'action humanitaire elle-même. Il faut aussi dénoncer le Collectif Darfour, ces intellectuels qui ont chauffé les esprits à blanc en hurlant que personne ne faisait rien là-bas, alors que ce n'était pas vrai.»

 

Privilégier la discrétion

 

Médecins du Monde Suisse privilégie la discrétion et la pérennité des projets. «A Haïti, au Chiapas, partout où nous avons ouvert une représentation, nous privilégions la politique des petits pas et des négociations avec les autorités; et, c'est essentiel, nous pensons dès le départ à la fin de notre action, comment nous allons nous retirer une fois notre mission terminée, et à qui, sur place, nous confierons les rênes du projet.» Et de citer une phrase glissée par un psychiatre de ses connaissances voici quelques années: «Ce n'est pas parce que la cause est bonne que les gens qui la servent le sont.» Problème, comme le relève Laure Lugon, «le monde est plein de gens qui veulent sauver le monde».

 

Tsunamis économiques

 

Elle reconnaît pour sa part ne «jamais donner d'argent pour l'humanitaire». «Il y a mieux à faire que de verser 50 fr. pour soulager sa conscience. Je crois davantage aux vertus du microcrédit qu'à l'aide en nourriture et en argent, qui favorise un réflexe de dépendance chez des gens dont la culture est très différente de la nôtre. Lors des grandes opérations, les 4x4 déboulent, des tonnes de nourriture sont déversées, les dollars pleuvent, le marché noir se répand, les prix des aliments et de l'immobilier grimpent, et la prostitution se développe: un véritable tsunami économique...»

 

A lire

«Au crayon dans la marge», de Laure Lugon Zugravu, éditions Faim de siècle et Cousu Mouche

L'humanitaire est un très gros business, Michel Collon, InvestigAction.

Historique de l'affaire "Arche de Zoé, Abandon & adoption

 

Source : Le Matin

 

10:40 Écrit par collectif a & a dans Humanitaire | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ONG, humanitaire | |  del.icio.us

16/01/2008

Once a Mother. Relinquishment and adoption from the perspective of unmarried mothers in South India. Dr Pien Bos.

Ongehuwd zwangere vrouwen in Zuid-India die besluiten om hun kind af te staan voor adoptie, doen dat vaak omdat ze in een omgeving verzeild zijn geraakt waarin adoptie als de beste, zo niet de enige oplossing wordt gepresenteerd. En ze doen het vaak met het idee dat ze weliswaar afstand doen van de zorg voor hun kind, maar niet van hun kind zelf.
Indiase vrouwen die hun kinderen afstaan, zijn niet goed geïnformeerd.
Pien Bos pleit voor meer informatie, want het kán ook anders.

 

Pien Bos, pedagoge en antropologe, werkte in de adoptiewereld voordat ze in 2001 begon met haar onderzoek. Ze deed twee jaar veldwerk en voerde gesprekken met moeders, familie van moeders en diverse hulp- en zorgverleners.

 

Nog maar één kant op kunnen

Een van Bos’ conclusies is dat veel van de ongehuwde Indiase moeders in een proces terechtkomen waarin afstand doen van het kind op zeker moment nog de enige mogelijkheid lijkt. Bos gebruikt in dit verband de fuik als metafoor: ‘Iedere vrouw heeft haar eigen verhaal, maar je kunt wel stellen dat al deze zwangere meisjes of vrouwen in paniek zijn, wat het lastig maakt om weloverwogen beslissingen te nemen. En dan komen ze, nadat trouwen en een abortus als mogelijkheid zijn afgevallen, terecht in een opvanghuis. Vanaf dat moment is alles en iedereen gericht op afstand doen. We hebben het niet over illegale kinderhandel – het is meer zo dat de opvanghuizen niet alleen opvangen maar tegelijkertijd bemiddelen voor adoptie. Dat heeft bovendien een financiële kant: ze moeten grotendeels of geheel rondkomen van de vergoedingen die adoptieouders betalen. 

 

Daarnaast heeft het personeel in die huizen het idee dat adoptie de beste uitweg is voor de ongehuwde moeder én haar kind. Dat je in een opvanghuis een kind zou kunnen krijgen en dat zelf mee naar huis zou kunnen nemen, komt nog maar bij een enkele vrouw op. Deze mogelijkheid wordt ook niet meer ter sprake gebracht. De vrouwen hebben daarbij de overtuiging dat ze een flink bedrag moeten betalen als ze het kind zelf zouden houden, geld dat ze niet hebben. Daarnaast is er het schuldgevoel tegenover de familie en de schaamte – een Indiaas meisje hoort geen seks voor het huwelijk te hebben. Tel daarbij op de grote dankbaarheid voor de bescherming van zo’n ’opvanghuis, en je begrijpt dat veel vrouwen het idee hebben dat ze nog maar één kant op kunnen: afstand doen van hun kind.’

 

Afstand doen van zorg, niet van het kind

Een andere belangrijke bevinding van Bos gaat over hoe het voor de moeders voelt om juridisch afstand te doen. Voor een Indiase vrouw is het moederschap dé ultieme zelfrealisatie. En de liefde van een moeder voor haar kind is de enige vorm van pure, heilige liefde op aarde. Daar komt voor de Tamils in Zuid-India, waar Bos onderzoek deed, nog de betekenis van de bloedband bij. ‘Bloedverwantschap is al belangrijk, maar de belangrijkste bloedband is wel die tussen een moeder en haar kind.’

 

Kortom: moederschap gaat boven alles. ‘En stel daar dan adoptiemoederschap tegenover – dat is cultureel van een heel andere orde. ‘Just a paperwork construction’, noemde een oudere man die ik interviewde het.’ Wat niet wegneemt dat de Tamils groot respect hebben voor mensen die een kind van een ander grootbrengen. ‘Maar dat benadrukt nog eens het onvanzelfsprekende ervan. Het is wel héél bijzonder als je, ondanks alles, voor andermans kinderen wilt zorgen.’

 

Zo bekeken is het tekenen van een afstandsverklaring ook niet meer dan een platte juridische procedure die het moederschap niet beëindigt, vertelt Bos. ‘Veel vrouwen die ik sprak, waren weliswaar goed ingelicht over de juridische betekenis van de afstandsverklaring, maar hadden desondanks de diepe overtuiging dat ze alleen afstand hadden gedaan van de zorg, en niet van hun moederschap en dus ook niet van hun kind. Want een moeder en haar kind zijn en blijven met elkaar verbonden.’

 

Dat idee brengt hoop en verwachtingen mee – voor sommige vrouwen althans, voor anderen overheerst vrees. De een hoopt dat haar kind later op zoek zal gaan naar zijn biologische moeder, een ander raakt van het idee alleen al in paniek. Eenduidig is de reactie echter niet.  Bemiddelende instanties die het adoptiekinderen nagenoeg onmogelijk maken om hun biologische moeder te vinden, beroepen zich dan ook te gemakkelijk op de veiligheid van de moeders, stelt Bos. ‘Ze beslissen over de hoofden van moeders en kinderen heen. Uit mijn onderzoek blijkt dat zeker niet alle moeders op die bescherming zitten te wachten.’

 

Ongehuwde moeders die wél hun kind hielden

Dat afschermen van contact gebeurt bij Indiase ongehuwde moeders meer dan bij moeders uit andere landen, vertelt Bos. ‘Dat was een van de redenen waarom ik in dit land onderzoek wilde doen.’ Veel Indiase en westerse adoptieorganisaties weigeren mee te werken aan het verstrekken van gegevens omdat ongehuwde zwangerschappen zo’n groot taboe zou zijn in India, dat de moeders ook jaren later nog gevaar lopen om uitgestoten te worden door hun omgeving.

 

Een veronderstelling die Pien Bos niet zomaar kan bevestigen: ‘Vrouwelijke seksualiteit is in India, zoals in veel landen, voorbehouden aan het huwelijk. Dus ja, ongehuwde moeders hebben een groot stigma. Maar ik heb ook ongehuwde vrouwen gevonden die wél hun kind gehouden hebben. De mogelijkheid van afstand doen was hen nooit aangeboden en ze waren zonder uitzondering blij met hun kind en trots op het moederschap.’ De verhalen van die alleenstaande moeders zouden ook moeten worden voorgelegd aan de zwangere meisjes in de opvanghuizen, vindt Bos. ‘Ik pleit voor informed decision: zorg dat deze meisjes en vrouwen verschillende verhalen horen en ook weten dat ze het recht hebben hun kind zonder betaling mee te nemen. Dat is wat anders dan iemand één kant op sturen.’

 

Pien Bos (Noordeloos, 1964) studeerde pedagogiek (specialisatie: adoptie) en culturele antropologie (specialisatie: gender en ontwikkeling) aan de Universiteit Utrecht. Tussen 1995 en 2000 werkte ze als coördinator van vrijwilligers voor de Vereniging Wereldkinderen. Van 2000 tot 2001 coördineerde ze onder andere het Roots Informatie Centrum van de Stichting Adoptievoorzieningen. In 2001 startte ze als junioronderzoeker met dit promotieonderzoek bij de afdeling Methoden en technieken (sociale wetenschappen). Momenteel werkt ze als docent aan de Radboud Universiteit. De promotor en co-promotor van dit promotieonderzoek zijn prof. dr. J. Schrijvers en dr. F. Reysoo. Het is mede mogelijk gemaakt door NWO-Wotro en het Wetenschappelijk onderzoek- en documentatiecentrum van het Ministerie van Justitie, WODC.

 

Oorsprong : Centre for International Development Issues Nijmegen, Nederland.

 


Dr Pien Bos researched the motivation of Indian unmarried mothers to relinquish their children for adoption.

- Her conclusion is that Indian women who relinquish their children are not well informed. They often relinquish their children because they find themselves in an environment where adoption is considered the best, if not the only solution. Often they feel they relinquish the care of the child, but not the child itself. The cultural significance of the blood bond between a mother and her child, in combination with the cultural meaning of the notion mother, implies that motherhood is not transferable.
Pien Bos argues that these mothers should be better informed about the possibilities to keep their children.


 
- Crucial is the role of the NGOs. Pien Bos interviewed 36 mothers in different mother and child homes in Chennai. The NGOs running these mother and child homes also have another role: placing children for adoption (in foreign countries, but more and more within in India). For adopted children these NGOs receive money, and this is, says Bos, where the situation becomes problematic. Staying in these mother and child homes is a like a trap, rarely unmarried mothers can leave with their children.


 
- Pien Bos lived for two years in India and her interviews with the Indian mothers give a great but disturbing insight in the lack of freedom of those mothers. And the question remains if in such an ambiguous situation, children should be placed for adoption.


 
Source :  "Romania For Export Only" , Roelie Post
 


Andere artikels

Trouw | 04-01-2008 : Adoptie India / Met verward hoofd en bezwaard hart
Nederlands Dagblad | 08.01.2008 : Adoptie is niet de enige oplossing

 

05/01/2008

Les mensonges derrière mon adoption. Kim Myung-Sook.

Mon adoption n'est ni le résultat d'un trafic d'enfants, ni celui d'un kidnapping mais le résultat de mensonges fabriqués par une agence d'adoption, comme la plupart des adoptions internationales.

  • J'ai (j'avais) une famille bien connue
  • 1er, 2ème, 3ème, 4ème et 5ème mensonge
  • Découverte des mensonges
  • Après les mensonges, bullshit
  • Mensonges des acheteurs
  • Service post-adoption
  • Perdue mais non abandonnée
Lorsque j'ai retrouvé ma famille biologique, j'ai appris que mon père ne m'avait pas abandonnée. Il est mort 3 ans après m'avoir perdue.

L'adoption internationale est un grand business qui sert l'intérêt d'un couple sans enfant. C'est mal d'arracher un enfant de son pays et de sa culture pour combler les désirs des adultes qui veulent à tout prix un enfant. Le meilleur intérêt d'un enfant est d'être élevé par ses parents biologiques et en second lieu, être adopté dans son pays. De plus, les enfants qu'on envoient en adoption internationale ont tous un parent ou une famille élargie qui pourraient les élever mieux que des étrangers de races différentes. Il est injuste que des parents pauvres n'aient pas le droit d'élever leurs propres enfants biologiques et que des riches parents infertiles prennent les enfants des autres sous prétexte qu'ils "sauvent" des enfants d'un pays pauvre.


Lire le témoignage complet.

16:15 Écrit par collectif a & a dans Témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : témoignage, adoptée coréenne, mensonges | |  del.icio.us