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01/02/2008

Les excuses aux aborigènes australiens seront-elles suffisantes ?

6b7a8a287d14fd07ffefc6d701392548.jpgLe premier ministre australien Kevin Rudd, ouvrira la session parlementaire, le 13 février prochain, par un discours d'excuses à la communauté aborigène, comme il s'y était engagé avant la victoire des travaillistes fin novembre 2007.
Il présentera des excuses formelles aux "générations volées" qui désignent ces milliers d'enfants autochtones enlevés de force à leurs familles à partir des années 1930 et jusqu'aux années 70. Ces enfants étaient ensuite placés dans des institutions ou des familles adoptives européennes pour les assimiler à la culture blanche et leur donner une éducation occidentale.

 

Ce n'est seulement en avril 1997, quand paraît le rapport « Bringing them home » (Ramenez-les à la maison), que le pays réalise ce que son gouvernement a réalisé au cours du siècle précèdent.

 

A partir de 1950, chaque Etat australien disposait d’un arsenal législatif permettant à la police et aux agences gouvernementales d’enlever les enfants métis de la communauté aborigène, et de les confier à des institutions spécialisées.

 

Le but déclaré de ces placements d’office était de faciliter l’assimilation culturelle des métis dans la société australienne blanche.

 

Le rapport se conclut par des mots d’une rare violence : « Les communautés et familles aborigènes ont enduré des violations flagrantes de leurs droits fondamentaux. Ces violations continuent d’affecter les aborigènes aujourd’hui. Il s’agissait d’un génocide, destiné à anéantir les cultures, communautés et familles aborigènes, pourtant vitales au précieux et inaliénable héritage de l’Australie ».

 

De dix mille à cent mille enfants sont concernés dans l'ensemble de l'Australie, selon les évaluations. Le Réseau international pour les droits des Aborigènes australiens (Eniar, une ONG européenne) affirme qu'"entre 10 et 30%" des enfants aborigènes ont été enlevés.  Beaucoup ont souffert de maltraitance et de sévices sexuels.

 

Jenny Macklin, la ministre des Affaires indigènes, a précisé que ses excuses nationales constitueraient la première tâche du nouveau Parlement désormais dominé par les travaillistes.

 

"Ces excuses seront présentées au nom du gouvernement australien et n'attribue aucune culpabilité à la génération actuelle du peuple australien", a souligné Macklin dans un communiqué.

 

Mais le gouvernement annonce aussi qu'il n' indemnisera pas les aborigènes pour leurs générations perdues. Il rejète toute compensation, craignant une avalanche de demandes.

 

Documents

- Report of the National Inquiry into the Separation of Aboriginal and Torres Strait Islander Children from Their Families

- Bringing them home - Community guide

Link-Up Services 

 

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Geen schadevergoeding voor Gestolen Generatie

De Australische premier, Kevin Rudd, heeft maandag 7 januari gemeld dat de zogenaamde Gestolen Generatie van Aboriginal kinderen geen schadevergoeding krijgt. De regering zal wel investeren in betere gezondheids- en onderwijsvoorzieningen voor de Aboriginals.

 

Inheemse leiders hadden 869 miljoen dollar schadevergoeding geëist voor de duizenden Aboriginal kinderen die tussen 1870 en 1967 bij hun familie weggehaald werden. De slachtoffers werden in weeshuizen of bij blanke families ondergebracht zodat ze zouden assimileren naar de normen van de blanke Australische bevolking.

 

Ondanks bewijzen van traumatische ervaringen en de aanbeveling voor een schadevergoeding in een rapport uit 1997 over de Gestolen Generatie, gaat de regering niet in op de eis van de Aboriginals. "Onze prioriteit is de kloof tussen de levensverwachting van inheemse en niet-inheemse Australiërs te dichten en de economische onafhankelijkheid van Aboriginals te verhogen. Daarom zullen we geld investeren in gezondheids-en onderwijsvoorzieningen", zegt Jenny Macklin, de Australische minister van Inheemse Zaken. Tijdens de volgende zitting van het parlement zal de premier als blijk van respect voor de Aboriginals een nationaal excuus uitspreken voor de Gestolen Generatie.

 

Naar de rechtbank

De actiegroep Stolen Generation overweegt om de zaak voor de rechtbank te brengen. Volgens voorzitster Christine King zijn verontschuldigingen van de regering niet voldoende. "Iedereen heeft recht op een schadevergoeding bij een schending van mensenrechten. Blijkbaar geldt dat niet voor Aboriginals", zegt King.

 

In augustus 2007 ontving Bruce Trevorrow (50) als eerste Aboriginal een schadevergoeding voor de mentale gevolgen van de abrupte scheiding van zijn familie toen hij dertien maanden oud was.


Oorsprong : Mondiaal Nieuws

 

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