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25/03/2008

Le rapport Colombani veut encourager l'adoption nationale (Fr)

Mobiliser les réseaux diplomatiques français, mieux informer les parents, encourager l'adoption nationale : telles sont les principales propositions du rapport sur l'adoption remis à Nicolas Sarkozy.


Rapport sur l'adoption (France).Sa rédaction avait été confiée l'automne dernier à Jean-Marie Colombani, ancien président du directoire du Monde, lui-même père de deux enfants adoptés.

 

Sa mission est partie d'un constat : le déséquilibre entre le nombre de parents ou de futurs parents agréés et le nombre d'enfants réellement adoptés.

 

Il y a ainsi eu 4.000 adoptions en 2007 en France, où 30.000 à 35.000 personnes attendaient de pouvoir adopter.

 

"Il faut tout repenser en fonction de ce quoi être l'intérêt de l'enfant", a déclaré Jean-Marie Colombani lors d'une conférence de presse.

 

Il propose notamment de "rouvrir une voie qui s'est progressivement fermée et qui est l'adoption nationale", en déclin depuis plusieurs années.

 

Comme le souligne le rapport, l'adoption nationale est actuellement limitée aux seuls enfants nés sous le secret et à ceux qui ont fait l'objet d'une déclaration judiciaire d'abandon, soit au maximum 800 enfants par an.

 

Or, il y a en France quelque 2.100 jeunes enfants placés durablement qui pourraient faire l'objet d'un projet d'adoption, ajoute-t-on.

 

Le rapport propose de demander à l'Agence française de l'adoption, créée en 2005, de se pencher sur cette question.

 

Autre piste : une meilleure information des parents sur les exigences des pays concernés et sur la situation particulière des enfants adoptés.

 

EXIGENCES INTERNATIONALES

 

"Un enfant adopté est un enfant traumatisé et ce traumatisme l'accompagne toute sa vie. Il faut que les parents soient notamment préparés à l'adolescence de l'enfant qui sera, par exemple, confronté au racisme ordinaire", a expliqué Jean-Marie Colombani.

 

"Les conditions internationales changent très vite et deviennent infiniment plus exigeantes", a aussi rappelé l'ancien patron du Monde. "Il faut se mettre en accord avec ces exigences si on veut ne pas être largué".

 

Pour écrire son rapport, Jean-Marie Colombani a dit s'être inspiré de pays comme la Suède, l'Espagne et l'Italie "qui placent l'enfant au coeur du dispositif".

 

Les chiffres sont "inquiétants", estime Jean-Marie Colombani, qui rappelle la baisse de 24% du nombre des adoptions internationales depuis 2005, "ce qui n'est pas le cas dans tous les pays européens".

"Il peut y avoir moins d'agréments et en même temps davantage d'adéquation entre les personnes agréées et les enfants adoptés", a-t-il encore expliqué.
"Globalement on doit pouvoir augmenter le nombre d'enfants adoptés". (*)

Le rapport ne se prononce pas sur l'adoption des couples non mariés ou homosexuels.

 

Jean-Marie Colombani a qualifié à titre personnel d'"anomalie" le fait que des couples "pacsés" ne puissent pas adopter et "d'hypocrisie" le fait qu'un célibataire puisse adopter "sauf s'il révèle son homosexualité en cours d'enquête".

L'Elysée précise dans un communiqué que Nicolas Sarkozy "partage pleinement les analyses du rapport, en particulier sur la nécessité de revoir notre organisation en matière d'adoption internationale".

 

Le président a demandé à Jean-Marie Colombani d'évaluer, fin 2009 "la mise en oeuvre des pistes qu'il suggère".

 

(*)  En 2004, Jean-Pierre Raffarin, alors premier ministre, avait affiché la volonté de doubler le nombre d'adoptions en France en trois ans.


Source : Reuters

Télécharger le rapport

 

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Commentaires

Je ne trouve pas particulièrement que le rapport colombani encourage l'adoption nationale! Il n'y a que peu de chapitres concernant la France...
Avant de se préoccuper de l'adoption internationale, interessons nous de près au cas français et efforcons nous de changer les mentalités et d'accompagner ces femmes qui prennent la décision de faire adopter leur enfant! Ce nombre est en baisse...et on trouve des nouveaux-nés dans des poubelles et le taux d'IVG reste inchangé! Efforçons nous de changer de vocabulaire, de cesser d'avoir des préjugés sur ce sujet délicat et de respecter ces femmes, et l'adoption nationale pourra peut-être mieux se porter!

Écrit par : Isabelle | 27/06/2008