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30/05/2008

Mères porteuses. Va-t-on en France pouvoir "acheter" des enfants ?

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Dans le journal France Soir, Bernard Debré, professeur de médecine, revient sur le cas de la petite Donna, pour dénoncer les problèmes posés par la pratique des mères porteuses.

 

Il rappelle qu'il existe 3 situations de grossesse pour autrui (GPA) :
- un embryon est conçu par une mère et un père mais la mère ne peut porter cet enfant. Le couple a alors recours à une mère porteuse qui donnera l'enfant à la naissance.
- le père peut donner ses spermatozoïdes mais la femme n'a pas d'ovule. L'enfant est donc fabriqué grâce aux spermatozoïdes du père et à l'ovule de la mère porteuse. L'enfant est abandonné à la naissance et adopté par le couple stérile.
- un couple est stérile. L'embryon est conçu à partir d'un don de sperme et d'ovule anonymes. Le couple a aussi recours à une mère porteuse qui abandonne l'enfant à la naissance. Le couple stérile l'adopte.

 

Les problèmes éthiques posés par ces 3 cas sont différents. La marchandisation de l'être humain n'est acceptée qu'aux Pays-Bas, ce que Bernard Debré considère comme "une régression éthique". "Bientôt, il y aura des ventes d'enfants comme il y a des ventes de chevaux à Deauville. Quelle honte!"

 

Source : Revue de presse Gène éthique

 

Sur le même sujet

 

->  Mère porteuse, où est l'intérêt de l'enfant ?

Prêt-à-porter, téléphone portable, mères porteuses… On n'arrête pas le progrès ! Le Sénat vient de rendre son rapport sur le sujet, ouvrant la perspective d'une réglementation de la pratique des mères porteuses, dite «maternité pour autrui». Les raisons qui ont conduit le législateur, en 1994 comme en 2004, à refuser la légalisation, seraient-elles donc obsolètes ? La maternité pour autrui serait-elle devenue soudain respectueuse des femmes et de leur féminité ? Quel tour de magie en aurait fait un cadre adéquat pour que les enfants viennent au monde ?

L'intérêt de l'enfant ? Légaliser la pratique ou même, seulement, régulariser l'état civil des enfants ainsi nés, réduirait à néant la protection assurée par la loi. On croit servir l'intérêt de l'enfant en régularisant sa situation ? En fait, on dessert l'intérêt de l'enfant en général en banalisant la violation de la loi adoptée justement pour son bien.

L'enfant ne doit pas payer le prix des actes des adultes. Hélas, de nombreuses hypothèses existent dans lesquelles l'enfant paie le prix des actes des adultes. La loi ne peut pas tout arranger. Peut-on sérieusement à la fois prendre le risque de concevoir un enfant dans des conditions qui présentent de forts risques psychologiques pour lui et le placent dans une situation juridiquement confuse pour, ensuite, se fonder sur l'intérêt de ce même enfant pour exiger de la justice qu'elle démêle la confusion créée ?

Aude Mirkovic, maître de conférences à l'université d'Évry, s'interroge sur le rapport du Sénat préconisant la légalisation des mères porteuses.
Le Figaro

 

->  Mères porteuses : asservissement de la femme, instrumentalisation de l’enfant

Elizabeth Montfort, ancien député européen, administrateur de la Fondation de Service politique et présidente de l'Alliance pour un nouveau féminisme européen revient sur la question des mères porteuses : elle souligne que "la maternité de substitution pourrait s'articuler autour de 5 acteurs : la mère génétique, la mère porteuse, la mère intentionnelle, le père génétique et le père intentionnel, c'est à dire la maternité éclatée".

Elle estime que le fait que la mère porteuse puisse refuser de donner "son" enfant pose 2 problèmes : " la mère porteuse est-elle "propriétaire" de l'enfant si l'ovocyte ne vient pas d'elle ? et quelle suite à donner à la rupture du contrat entre la mère porteuse et les parents intentionnels ?". Elle s'interroge aussi sur ce que deviendrait un enfant né avec un grave handicap.

Elle souligne que la gestation pour autrui (GPA) introduit une nouvelle notion, celle de la "parentalité intentionnelle" et banalise la grossesse et le corps de la femme. Elle rappelle que de récentes découvertes ont prouvé les liens indélébiles qui se créent dès la conception de l'enfant et s'inquiète d'un potentiel trafic de ventre.

"Une femme enceinte ne l'est pas seulement dans son corps, mais dans tout son être. La gestation pour autrui est inacceptable en ce sens qu'elle déconstruit l'unité de la femme", explique-t-elle.

Enfin, Elizabeth Montfort estime qu'"il n'est pas possible de satisfaire son désir d'enfant par des procédés contraires à l'intérêt de l'enfant". La Convention de l'ONU sur les droits de l'enfant de 1989,"rappelle et réaffirme le droit de l'enfant de vivre dans sa famille et son droit de connaitre ses origines, droit constitutif de l'être humain et vital pour son développement". Il rappelle aussi qu'il faut tout faire pour éviter à une femme d'abandonner son enfant.

Gèneéthique.org et Liberté Politique.com

 

->  Portera ? portera pas ?

"Secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano revient sur la proposition, présentée mercredi dernier par une commission sénatoriale, visant à autoriser la pratique des mères porteuses en France. Proposition qu'elle se dit prête à porter.
Le blog de Maître Laurent Epailly, Avocat.


-> Le retour des “ventres à louer” et des sorciers de la vie
Blog de Jean-Pierre Rosenczveig, juge des enfants

 

-> Baby business. Made in Ukraine.

Dans quelques jours, le groupe de travail du Sénat devrait rendre son rapport sur la question des mères porteuses, pratique aujourd'hui interdite en France. "En attendant une loi", Madame Figaro s'est rendu à l'Est de l'Europe où fleurit le tourisme procréatif, au "royaume du baby business". Les agences et cliniques spécialisées se sont donc multipliées : on en compte désormais une vingtaine en Ukraine, dix-sept en République tchèque et une quarantaine en Pologne où le coût des "programmes de maternité de substitution" va de de 15 000 à 30 000 € en moyenne. Premier centre spécialisé dans la reproduction assistée en Ukraine, la clinique Isida a fait, en 2007, 10 millions de dollars de chiffres d'affaires...
Ainsi, en Ukraine, la maternité de substitution "ressemble à un job comme les autres". Et ce d'autant plus que, dans un pays où le salaire mensuel moyen plafonne à 200 €, la rémunération accordée aux mères porteuses est d'environ 3 000 €. "Le refrain du don désintéressé connaît quelques couacs", souligne la journaliste.
Genethique.org

 

->  L’enfant devient une marchandise.


La légalisation éventuelle de la gestation pour autrui est un cas très grave de l’extension du marché à toute chose, quelle qu’elle soit. C’est une dérive que Marx dénonçait déjà au XIXe siècle, mais qui atteint des proportions inédites avec le développement des biotechnologies. Déjà, on propose 1 000 euros, en Espagne par exemple, aux donneuses d’ovocytes. Or, s’il ne s’agit pas d’un don, par définition exceptionnel, la gestation autorisée sera forcément rémunérée, faisant du ventre des femmes un instrument de production et de l’enfant lui-même une marchandise.
Le plus drôle, c’est de voir une gauche «progressiste» applaudir à cette forme inédite et barbare d’exploitation. Quel aveuglement !
Sylviane Agacinski. Philosophe, professeure à l’Ecole des hautes études en sciences sociales.
Libération.

 

-> Mères porteuses et chosification de l'humain

Responsable de la Commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, Pierre-Olivier Arduin se penche sur la question des mères porteuses, alors que le groupe de travail du Sénat devrait se prononcer en faveur d'une autorisation de cette pratique (cf. Synthèse de presse du 19/05/08). "Que recouvre ce nouveau brouillage de la procréation ?", s'interroge-t-il.

Deux cas de figures sont possibles : soit la mère porteuse loue son utérus afin que l'embryon issu des gamètes des parents biologiques et conçu par fécondation in vitro soit implanté ; soit elle est inséminée de façon artificielle par les spermatozoïdes du père en fournissant un de ses ovocytes (ici, la mère porteuse est donc à la fois mère gestatrice et mère génétique). Quel que soit le cas, "la mère d'intention ne deviendra la mère légale qu'après une procédure d'abandon de l'enfant à la naissance".

La suite sur genethique.org

-> Vent mauvais au pays du moulin
Blog de Maître Laurent Epailly, Avocat à Montpellier.

 

-> Le retour des « ventres à louer » ?
Blog de JP Rosenczveig, juge des enfants

 

-> India Nurtures Business of Surrogate Motherhood
Un article dans le New York Times décrivant l’étape suivante, une fois que le principe est admis : se tourner vers des pays où la main d’oeuvre est meilleur marché… Dans une société libérale, rare sont ceux qui semblent y voir un quelconque problème éthique…

24/05/2008

Adoption internationale, solidarité humanitaire, fondation d'une famille : quand les enjeux de sauvetage augmentent les risques psychologiques. Sandrine Dekens.

351487850.jpgAprès la publication « à chaud » d’un point de vue sur l’affaire de l’Arche de Zoé (novembre 2007, "Le complexe occidental du sauvetage d'enfants"), l’équipe de Chantiers Politiques a proposé à Sandrine Dekens, ethnopsychologue clinicienne et psychothérapeute, de préciser son propos clinique et politique sur l'adoption internationale. Dans cet article qui vient de paraître, elle revient sur les enjeux de sauvetage présents dans l’ensemble du dispositif organisant l’adoption internationale, et la manière dont ils se retrouvent dans les manifestations psychopathologiques des enfants adoptés à l'étranger dans des pays pauvres.



Chantiers Politiques est une revue annuelle réalisée par des étudiants en sciences humaines (philosophie, anthropologie, sociologie, etc.) de l’Ecole nationale supérieure. Le numéro 6 est titré « Enfances », il est possible de le commander en ligne sur le tout nouveau site de Chantiers Politiques pour seulement 5€.



Article complet de Sandrine Dekens, sur le site de OSI Bouaké 

20/05/2008

Etude anglaise sur la relation entre les structures de soins institutionnels et l'adoption internationale d'enfants en Europe. Shihning Chou et Kevin Browne.

923794340.jpgThe relationship between institutional care and the international adoption of children in Europe.


Abstract



The study reported by Shihning Chou and Kevin Browne explored the link between institutional care for young children and international adoption, using a survey of 33 European countries. Official figures were available from 25 countries on the proportions of national versus international adoption within their own countries, together with the number of children under three in institutional care.
Results indicate an association between international adoption (both incoming and outgoing) and a high number of young children in institutional care.
The evidence suggests that, rather than reduce the number of children in institutions, international adoption may contribute to the continuation of this harmful practice.
A child rights-based approach to providing alternative care for children separated from their parents is proposed.



Conclusion and recommendations



This study was a preliminary attempt to explore the link between international adoption and institutional care for youngchildren.
The evidence does not support the notion that international adoption reduces institutional care. On the contrary, survey data suggest that it may contribute to the continuation of institutional care and the resulting harmto children (Johnson, Browne and Hamilton-Giachritsis, 2006).
International adoption should be considered only when it is in the best interests of the child (UNCRC Article 3).  It must be ensured that the child concerned 'enjoys safeguards and standards equivalent existing in the case of national adoption' (UNCRC Article 21c), taking 'all appropriate measures to ensure that in intercountry adoption the placement does not result in improper financial gains for those involved in it' (UNCRC Article 21d). According to the Council of Europe, 'there is no such thing as the right to a child' (Council of Europe, 2007).
There is a pressing need to reform international adoption services so that they cease to operate under a market mechanism and uphold child rights and the interests of children. In the meantime, it is important to investigate
this area objectively and take an evidence-based approach for practice.



Authors



Shihning Chou is a Research Associate, Child Care and Protection Unit, Centre for Forensic and Family Psychology (School of Psychology), University of Birmingham.
Kevin Browne is Professor in Forensic and Child Psychology, School of Psychology, University of Liverpool




Full text : The relationship between institutional care and the international adoption of children in Europe.

 

Source : British Association for Adoption & Fostering, Adoption & Fostering Journal, Vol. 32, No. 1. (2008), pp. 40-48.

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Relatie tussen Interlandelijke adoptie en aantal kinderen in kinderhuizen onderzocht




Een studie van de Universiteit van Liverpool naar de relatie tussen residentiele zorg en de interlandelijke adoptie van kinderen in Europa toont aan dat, in plaats van het verminderen van het aantal kinderen in kinderhuizen, interlandelijke adoptie juist zorgt voor het instandhouden van opvang in kinderhuizen. Interlandelijke adoptie blijkt niet bij te dragen aan de nationale ontwikkeling en hervorming van de kinderbescherming in het eigen land. In feite werkt interlandelijke adoptie er dus eigenlijk aan mee dat het aantal kinderen in kinderhuizen toe- in plaats van afneemt omdat het zendende land focust op opvang in die tehuizen, met als doel adoptie naar het buitenland, en geen of onvoldoende nationale alternatieven zoals pleegzorg en nationale adoptie ontwikkelt.



Bron : Better Care Network Netherlands

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Some references



- Intercountry adoption
UNICEF International Child Development Centre, Innocenti Digest, 1999.


- Child Protection: A Handbook for Parliamentarians
UNICEF (2004) - english & french


- Overuse of institutional care for children in Europe. Kevin Browne-Catherine Hamilton-Giachritsis-Rebecca Johnson-Mikael Ostergren.

Children in institutional care are at risk of attachment disorder and developmental delay, but Europe still relies heavily on this form of care for children in adversity.
British Medical Journal - BMJ 2006;332:485-487 (25 February), doi:10.1136/bmj.332.7539.485


- New concerns about international adoption

'Madonna-style' inter-country adoptions are causing a rise in the number of children in orphanages, University of Liverpool psychologists concluded recently.
Universty of Liverpool - Research intelligence


- Rise in institutionalised children linked to 'Madonna-style' adoption

7 April 2008: Psychologists at the University of Liverpool say that 'Madonna-style' inter-country adoptions are causing a rise in the number of children in orphanages.
University of Liverpool.

17/05/2008

Les enfants adoptés sont-ils plus fragiles que les autres ?

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- The Mental Health of US Adolescents Adopted in Infancy.
Margaret A. Keyes, PhD; Anu Sharma, PhD; Irene J. Elkins, PhD; William G. Iacono, PhD; Matt McGue, PhD 
Archives Pediatrics & Adolescent Medicine.  Vol. 162 No. 5, May 2008 

 


 

Si la plupart vont bien, l'étude "The Mental Health of US Adolescents Adopted in Infancy" met en évidence un peu plus de troubles du comportement, d'anxiété et de dépression que chez les non-adoptés.

 

Il est parfois bien difficile d'être parent de nos jours, le nombre d'ouvrages publiés sur la question en témoigne. Mais que se passe-t-il lorsque l'on est parent adoptant ? Certes, une fois devenus adolescents, la plupart des bambins adoptés n'auront pas plus de difficultés psychologiques que les autres. Mais ce n'est pas toujours le cas selon une étude nord-américaine publiée cette semaine (le 5 mai) dans les Archives de médecine de l'enfant et de l'adolescent, du groupe du JAMA (Journal of the American Medical Association).


«Certains d'entre eux ont eu plus de contact avec des professionnels de santé mentale que les autres enfants», pointe l'équipe de Margaret Keyes, de l'université du Minnesota à Minneapolis. Celle-ci a suivi un groupe de 540 jeunes de 11 à 21 ans nés dans des familles «classiques» et les a comparés à 514 ados adoptés à l'étranger ainsi qu'à 178 autres nés sur le territoire des États-Unis. Elle a interrogé régulièrement parents et enfants pour détecter d'éventuelles difficultés : troubles du comportement, de l'attention avec hyperactivité (très à la mode outre-Atlantique), conduites d'opposition, anxiété voire dépression. L'objectif d'une telle étude était de mieux évaluer les éventuelles difficultés des enfants adoptés, afin de réfléchir à une stratégie de prévention.

«Au final, le fait d'avoir été adopté double l'éventualité d'avoir consulté un professionnel de la santé mentale, estiment ces chercheurs. Certes la grande majorité de ces adolescents vont bien au plan psychologique mais, parmi ceux qui vont mal, ceux issus de l'adoption nationale éprouveront plutôt des troubles du comportement, alors que ceux qui ont été recueillis à l'étranger souffriront plutôt d'anxiété de séparation et de dépression.»


«Je ne suis pas de ce monde »

Ces conclusions méritent cependant d'être nuancées. En effet, pour le Pr Marie-Rose Moro, chef de service de pédopsychiatrie à l'hôpital Avicenne de Bobigny, qui a passé en revue diverses autres grandes études de ce type, «comme un tel résultat n'est pas concordant avec celui d'autres études, il me semble indispensable de relativiser ces conclusions qui risquent d'inquiéter à tort bien des familles». «Une chose est sûre en revanche, poursuit-elle, les parents adoptants consultent plus les psys pour leurs enfants car ils sont probablement plus à l'écoute que les autres familles. Et chaque fois qu'une difficulté apparaît, ils se posent la question de savoir s'il n'existe pas une vulnérabilité psychologique particulière.»

Une opinion que ne partage pas le Pr Marcel Rufo, chef de service de pédopsychiatrie à l'hôpital Salvator de Marseille. «Je reçois beaucoup d'adolescents adoptés qui vont mal et souffrent de troubles de la socialisation. Dans mon service précédent, un sixième des jeunes hospitalisés étaient des jeunes adoptés vivant dans des milieux socioculturels élevés. Comme si le fait d'avoir été adopté par de telles familles était un facteur handicapant. Pourquoi ? Parce qu'à l'adolescence ils vont se dire : je ne suis pas de ce monde, je viens d'ailleurs.»

Ce spécialiste, qui a dirigé durant quelques années la maison des adolescents à Paris (maison de Solenn), interprète d'ailleurs la survenue de toxicomanies et d'addictions diverses ou de fugues chez ces jeunes comme une quête boulimique destinée à vérifier qu'ils sont tout de même aimés, envers et contre tout, par leurs parents adoptifs. D'autant qu'à cette période charnière, ils se posent avec une acuité particulière la question de leurs origines et celle de savoir pour quelles raisons ils ont été abandonnés. Avec peut-être encore plus d'acuité lorsqu'ils viennent de contrées lointaines.

Insistant sur les compétences précoces du tout-petit qui, en quittant son pays, perd aussi les bruits, les odeurs, le langage, bref tout un contexte sensoriel dans lequel il a baigné déjà in utero, dans le ventre de sa mère, Marie-Rose Moro estime «qu'il ne faut pas sous-estimer le traumatisme de cette séparation initiale avec la mère biologique, ni oublier de prendre en compte toute la période où le bébé aura été pris en charge dans un orphelinat ou une collectivité».


«Parents trop laxistes»

 

D'autant que peuvent se poser par la suite tous les problèmes liés à la différence (couleur de peau, texture des cheveux), susceptibles d'engendrer à l'école une stigmatisation de la part des autres, voire un sentiment douloureux d'exclusion. «Ils devront alors pouvoir dépasser cela dans leur construction identitaire, et les parents adoptants devront eux aussi se confronter à la question de la différence», analyse cette spécialiste qui a ouvert l'an dernier à Bobigny une consultation destinée justement à toutes ces problématiques de l'adoption. «Mais lorsqu'un adolescent va mal, on ne peut pas réduire ses difficultés au fait qu'il ait été adopté. C'est un peu court comme raisonnement», lance-t-elle. Une réflexion partagée aussi par Marcel Rufo. «Gare aux bons sentiments, met-il en garde. Les parents adoptants sont toujours trop bons, voire trop laxistes. Ils ont beaucoup de mal à savoir poser des limites.»

Rappelons qu'en France, en 2006, près de 4 000 enfants ont été adoptés, dont près des trois quarts avaient été recueillis à l'étranger. Mais le nombre de familles en mal d'enfant et munies d'un agrément est particulièrement élevé. Plus de 30 000.

 

Source : Le Figaro.

 

+ Featured news - University of Minesota 

 

-> Adoptees More Likely to be Troubled
Memo to Angelina Jolie and Brad Pitt: the next decade may prove to be a difficult one. ... Yet researchers at the University of Minnesota have found that a small minority of those kids — about 14 percent — are diagnosed with a behavioral disorder or have contact with a mental health professional as adolescents, or about twice the odds that non-adopted teens face.
TIME

 
-> Adopted Children at Slightly Higher Mental Health Risk
A small proportion of adopted American teens appear to be at heightened risk for different emotional and behavioral problems than their non-adopted counterparts. ... "Most adoptees are doing fine," said Margaret Keyes, lead author of the study and research psychologist at the Minnesota Center for Twin and Family Research at the University of Minnesota in Minneapolis.
U.S. News and World Report
 

-> Adopted Teens Face Higher Risk for ADHD
People have wondered for a long time whether children who were adopted in infancy are at increased risk for psychological problems. ... "These are kids who argue with their parents, who refuse to follow through on chores, maybe argue with their teachers, blame other people for their own mistakes," says Margaret Keyes, a University of Minnesota research psychologist who led the study.
National Public Radio
 

-> Study: Adolescents adopted as infants are more likely to have psychiatric disorders
Adolescents who were adopted as infants are significantly more likely to have a psychiatric disorder as those who were not adopted, a study released Monday has found. ... For example, about 7 in 100 adolescents studied who were not adopted met the criteria for attention deficit-hyperactivity disorder, which is about half the number for adopted adolescents, said lead study author Margaret Keyes, of the University of Minnesota.
Chicago Tribune

 

-> Disorders are more likely in adopted teenagers
Adolescents adopted as infants are twice as likely to have behavioral disorders as those who are not adopted, according to research published Monday that is the deepest analysis yet of the larger mental health burden carried by some adopted children. ... Researcher Margaret Keyes, a University of Minnesota psychologist, stressed that adoptive parents or those thinking about adopting shouldn't be alarmed by her study, because rates of emotional problems are relatively low among all adolescents studied, but were higher among adopted kids.
Star Tribune

 

-> Study finds adopted teens are more likely to have psychiatric disorder
Adolescents who were adopted as infants are twice as likely to have a psychiatric disorder as teens who were not adopted, a new study released Monday has found. ... About seven in 100 adolescents studied who were not adopted met the criteria for a diagnosis of attention deficit-hyperactivity disorder, said lead study author Margaret Keyes, of the University of Minnesota.
Kansas City Star

 

-> Adopted adolescents more likely to have ADHD, study finds
Adolescents who were adopted as infants are significantly more likely to have a psychiatric disorder as those who were not adopted, a study released Monday has found. ... For example, about 7 in 100 adolescents studied who were not adopted met the criteria for attention deficit-hyperactivity disorder, which is about half the number for adopted adolescents, said lead study author Margaret Keyes, of the University of Minnesota.
Youngstown Vindicator

 

+ Troubles du comportement chez les enfants adoptés  [Premiers entretiens internationaux sur l'adoption - Montpellier 2003]

 

Plusieurs études plus ou moins récentes, émanant de divers pays anglo-saxons essentiellement, tendent à démontrer que la population des enfants adoptés recourt plus souvent aux aides de type psychologique, voire psychiatrique, présente plus de troubles du comportement, plus de diagnostics psychiatriques graves que la population générale leur correspondant (sexe, âge, même milieu de vie).


1. Brodzinsky, D, Long-term Outcomes in Adoption,  The Future of Children, vol.3, 1, 1993.

 

Aux USA, 2 % de la population des moins de 18 ans est adoptée, mais 5 % des enfants qui sont suivi dans les centres de santé mentale sont adoptés, 10 à 15 % des enfants qui sont placés dans des maisons pour enfants ou des institutions psychiatriques sont adoptés, 6,7 % des enfants qui suivent un enseignement spécial pour problèmes neurologiques, 5,4 % des enfants qui suivent un enseignement spécial pour problèmes sensoriels et 7,2 % des enfants qui suivent un enseignement spécial pour problèmes affectifs sont adoptés.

 

Le professeur Brodsinsky (New Jersey, Etats-Unis) et d'autres ont mené des enquêtes auprès de parents d'enfants adoptés et non adoptés du même âge et vivant dans des milieux semblables à l'aide du CBCL (Child Behavior Checklist, de Achenbach). Chez les enfants de 6 à 12 ans, les parents signalent des difficultés de communication chez 20 % des garçons adoptés contre 4.6 % des garçons non adoptés et de l'hyperactivité chez 8,2 % des garçons adoptés contre 0 % des garçons non adoptés. Chez les filles, ils signalent 13,9 % de troubles dépressifs contre 3 % dans la population générale, 13,9 % d'hyperactivité et 10,8 % d'agressivité alors que les parents des autres enfants évalués n'en signalent pas.
Chez les adolescents entre 12 et 17 ans, adoptés bébés, il relève 2,5 fois plus de consultations psychologiques et psychiatriques que dans la population générale.

 

Même si ces chiffres tiennent compte du fait que les parents adoptifs sont peut-être plus vite inquiets et consultent plus rapidement, ce n'est pas suffisant pour rendre compte de la différence.

 

2. Verhulst, F, et al : Problem Behavior in International Adoptees. Jama Acad Child Adolesc. Psychiatry, 29:1, 1990.

 

Le professeur Verhulst (Rotterdam, Pays-Bas) a étudié les enfants adoptés à l'international aux Pays-Bas. Il a comparé 2.148 enfants adoptés âgés de 10 à 15 ans par rapport à la population générale des enfants du même âge vivant aux Pays-Bas, à l'aide du CBCL, questionnaire posé aux parents.

 

Chez les garçons adoptés, il a trouvé 2 fois plus de problèmes de comportement (hyperactivité, délinquance) que chez les garçons non adoptés du même âge. Chez les garçons et les filles, il a observé moins de compétences sociales et scolaires, plus de participation dans les activités non sportives et un peu plus de performances dans les activités sportives et non sportives que chez des enfants appariés de la population générale.
Il constate aussi que plus l'enfant est adopté âgé, plus il aura de problèmes de comportement affectif et de difficultés scolaires.
Les problèmes les plus fréquemment observés sont :
- chez les garçons : délinquance (vol, vandalisme, mensonges, tricherie, absentéisme scolaire …) et non-communication (timidité,
refus de parler, isolement, tristesse, dépression, regard vide …)
- chez les filles : cruauté (destruction de ses biens personnels et de ceux des autres, cruauté envers les animaux, envers les autres enfants ;
agressivité …), dépression (retrait, timidité, refus de parler, dépression, lenteur …) et tendances schizoïdes (hallucinations auditives, regard vide, idées étranges, rêveries éveillées, comportement étrange …)

 

Pour approfondir l'enquête, le professeur Verhulst a réalisé des interviews de 132 adoptés de 14 ans et de leurs parents en les comparant à des enfants du même âge non adoptés. Les parents remplissaient le CBCL (Achenbach) et les adolescents le YSR (Achenbach). Ces questionnaires étaient ensuite revus par 3 psychiatres indépendamment pour poser d'éventuels diagnostics psychiatriques.
Il a retrouvé 22 % de troubles psychiatriques chez les filles et 36 % chez les garçons adoptés, soit une moyenne de 28 % par rapport à une population générale qui se situe suivant diverses études entre 17 et 21 %. Ces troubles sont essentiellement des troubles des conduites :
comportement antisocial (surtout chez les garçons), mauvaises relations avec les parents surtout et avec les pairs et problèmes affectifs (chez les filles surtout).

 

Trois ans après, il a revu la population d'adoptés qu'il avait étudiée. Ces jeunes avaient maintenant entre 13 et 18 ans. Il a constaté une augmentation globale des problèmes. Parmi ceux qui présentaient des difficultés lors de la première enquête, 51 % en présentaient encore,
43 % présentaient une amélioration légère et 6 % une amélioration évidente. Parmi ceux qui n'avaient pas de difficultés particulières lors de la première enquête, 77 % n'en présentaient toujours pas et 10 % présentaient des difficultés importantes.
Globalement, les parents signalaient des problèmes chez 29 % des garçons et 17 % des filles (moins de 10 % dans la population générale). 22 % des garçons reconnaissaient avoir des difficultés ainsi que 18 % des filles.
20 % des adolescents adoptés présentaient un comportement délinquant contre 2 % dans la population normale et 8,5 % des filles contre 1,3 %.

 


3. Benson, P et al : New Study Identifies Strengths of Adoptive families. Search Institute, 1994.

 

Le Search Institute (Etats-Unis) a mené une enquête en 1992-93 auprès de 715 familles de 4 états ayant adopté entre 1974 et 80 un enfant de moins de 15 mois né aux Etats-Unis. Lors de l'enquête, ces enfants ont entre 12 et 18 ans. Ils ont été comparés à des adolescents du même
âge non adoptés et à leurs frères et soeurs biologiques.
Ils n'ont relevé que peu de problèmes d'identité, 54 % de ces adolescents étaient bien attachés aux 2 parents, 30 % à un parent et 16 % n'étaient pas attachés.
Ils ont remarqué que les familles adoptives étaient plus stables que la moyenne des familles des mêmes états (11 % de divorces contre une moyenne de 28 %) et que 75 % des enfants n'avaient pas de problème de santé mentale.
D'après eux, ces excellents résultats sont dus :
- à l'adoption précoce (avant 15 mois)
- au soutien en post adoption assuré par les organismes d'adoption et par divers autres organismes bénévoles ou d'état
- à l'attachement très fort entre les parents et l'enfant et entre l'enfant et les parents
- à une bonne qualité d'ajustement de l'adopté à sa famille
- à une éducation efficace
- à une approche positive des questions propres aux familles adoptives
- à la gestion efficace par les parents de ce qui peut menacer le bienêtre du jeune adopté.

 

Ces résultats peuvent aussi se lire à l'envers : 25 % des jeunes évalués présentent des problèmes de santé mentale et 16 % des troubles de l'attachement importants, ce qui rejoint les études précédentes. De plus dans cette étude, on a sélectionné les situations où l'adoption
pose le moins de problèmes : enfants adoptés très jeunes, en interne, ce qui signifie pour la plupart peu ou pas de négligence ou de maltraitance, et aucun problème culturel.

 

4. Hjern, A et al : Suicide, psychiatric illness, and social maladjustment in intercountry adoptees in Sweden : a cohort study. Lancet, 2002, 360:443-448. 

 

Cette étude scandinave concerne 11.320 adultes vivant en Suède, adoptés à l'étranger nés entre 1971 et 1979. Ils ont été comparés à leurs frères et soeurs nés en Suède, à 4.000 immigrants et à 853.419 Suédois de la même tranche d'âge.

 

On observe par rapport à la fratrie biologique et aux autres Suédois 3 à 4 x plus de tentatives de suicide et de décès par suicide, 3 à 4 fois plus d'admissions en milieu psychiatrique, 2 à 3 fois plus de toxicomanie, d'alcoolisme et d'actes criminels chez ces jeunes adultes adoptés.

On retrouve des chiffres semblables en ce qui concerne les troubles mentaux et l'inadaptation sociale dans la population immigrante.

 

5. Hallet, F : Enquête PETALES, 2002

 

Dans une enquête réalisée auprès des parents de l'asbl PETALES en Belgique, F. Hallet a analysé les réponses à un questionnaire de 37 familles, comptant de 1 à 9 enfants de 8 à 38 ans, soit 116 enfants dont 49 étaient considérés par leurs parents comme présentant des troubles de l'attachement, soit 42 % (mais cela ne reflète pas nécessairement la population générale, puisque ne viennent dans l'association que des parents en difficulté; cependant ceux-ci ont souvent d'autres enfants adoptés ou non qui ne posent pas de problème).

 

Parmi ces enfants, 39 sont ou ont été adolescents : on observe chez eux 62 % de toxicomanie occasionnelle ou régulière, 25 % de consommation régulière de boissons alcoolisées, 46 % de relations sexuelles précoces régulières ou occasionnelles, dont 13 % relèveraient de la prostitution, 33 % de conduites délinquantes (vols, agression, conduite automobile sans permis, armes en poche …)

 

Sur l'ensemble des enfants, 80 % ont consulté un psychiatre ou un psychologue et 29 % ont été hospitalisés dans un service de psychiatrie. 40 % sont suivi par les services d'aide à la jeunesse et 35 % ont rencontré le juge de la jeunesse, 12 % ont séjourné en Institutions Publiques de la Protection de la Jeunesse (IPPJ) et 24 % vivent ou ont vécu en Institut Médico-Pédagogique (IMP).

 

+ Une étude française abandonnée, non-publiée.

 

x % des enfants adoptés finissent par être replacés en institution.  Direction générale à l'action sociale (DGAS) et le Ministère de la Santé. 2004.

 

 * * *

+ Hypothèse


L'on pourrait aussi retourner la question du titre aux parents et formuler l'hypothèse suivante : "Les parents adoptifs & adoptants sont plus fragiles que les autres (parents)."

Sur base d'études et de recherches, ce serait intéressant de voir si :
- les parents adoptifs & adoptants ont plus de contact avec des professionnels de la santé mentale (consultation pour eux-mêmes et non pour leurs enfants) que les autres parents;
- les parents adoptifs & adoptants présentent plus de difficultés psychologiques que les autres;
- les études et les recherches mettent en évidence pour les parents des troubles du comportement, troubles de socialisation, troubles d'attachement, d'anxiété et de dépression, etc ...

16/05/2008

L'origine en héritage. Sylvia Nabinger, psychothérapeute .

Le samedi 17 mai 2008 de 14 h à 17 h, une conférence de Sylvia Nabinger.

- Lieu

Auditoire SOCRATE
Place Cardinal Mercier
1348 Louvain-la-Neuve
Belgique


Cette Conférence est organisée par l'asbl "A La Croisée des Chemins" et la clinique de l'adoption "L'Envol", avec l'appui de la Communauté Française.
L'oratice témoignera de son expérience et de ses réflexions de part son travail d'accompagnement acec les jeunes adoptés et le questionnement sur leurs origines. Dans la seconde partie, des professionnels belges de l'adoption ainsi que des adultes adoptés apporteront leurs témoignages.


La conférencière brésilienne est docteur en droit de la famille et travaille comme thérapeute de couples et de familles. Elle enseigne également à l'Université UNISINOS de Porto Alegre.
Formatrice sur les questions d'adoption internationale au COPES à Paris, Sylvia Nabinger a accompli une longue carrière au sein du tribunal pour enfants de Porto Alegre qui, pendant les années 70-80, a confié de nombreux enfants à des familles adoptives belges, luxembourgeoises, françaises et italiennes principalement. Elle a rédigé une thèse de doctorat à l'Université de Lyon sur l'intégration familiale de ces enfants. Depuis plusieurs années maintenant, elle accueille à Porto Alegre et accompagne nombre de ces jeunes adoptés en questionnement sur leurs origines.



- Renseignements et inscriptions

L’ENVOL asbl - Clinique de l’adoption
Chaussée de Charleroi, 33a
B-1471 Loupoigne (Genappe)
Tél.:  067/34.51.30
Email : croisee.chemins@skynet.be

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-  Arun Dohle, un Allemand à la recherche de sa mère indienne
Traduit de l'article A German in search of his Indian mother, publié dans The Times of India par Ambika Pandit, le 11 janvier 2009.
NEW DELHI: Arun Dohle est un allemand dont les racines se trouvent en Inde. Il se bat pour les droits des enfants en mettant en évidence comment les normes de l'adoption, et la pure absence de celles-ci dans de nombreux domaines, conduisent à la traite des enfants, en particulier depuis l'augmentation des adoptions inter-pays. À travers cela, le jeune militant en Dohle est à la recherche de sa propre famille.
Fabriquée en Corée.
 

- Broken Roots
"Racines brisées" est un documentaire écrit et réalisé par Susan Chang, produit par Susan Chang et Andrea Nemtin.  La version originale de l'article paru dans CBC News, en mars 2007.
 Synopsis: Racines Brisées est l'histoire d'un adopté coréen perdu entre deux cultures et luttant désespérément pour appartenir. David n'est pas un adopté ordinaire. Élevé par les parents de race blanche et accablé par de graves problèmes de santé, il se lance dans un voyage inoubliable en Corée - une terre exotique qu'il avait oublié depuis longtemps. C'est une histoire irrésistible et émouvante d'espoir, de la famille et la découverte de soi tandis que David découvre son passé mystérieux et trouve ses racines coréennes.
Traduit en français sur le blog Fabriquée en Corée.

 

- L’adoption, l’expérience du double lien par Jean-Dominique Defawe
Relater dans un livre cette expérience d’une double appartenance, celle que j’ai connue avec ma famille d’origine et que j’ai redécouverte et celle que je vis avec ma famille adoptive, voilà bien le projet inhérent à cette écriture. Exprimer aussi ce lien fort que je peux vivre avec ma culture sud-américaine, même si l’Europe est devenue ma terre d’accueil, fait tout autant partie de mon intention.
Ce livre s’inscrit dans ma quête d’identité qui, pour l’enfant adopté, se complexifie par sa situation de désaffiliation et de réaffiliation. Pour me réapproprier mon histoire, je dû faire le deuil de ma famille d’origine et accepter la greffe proposée, celle qui m’impliquait dans une autre famille.
Ages et transmission. 2005.


- Origines personnelles : entre mémoire, solidarité et avenir.
Origines en héritage. Corinne DAUBIGNY, philosophe et psychanaliste. Septembre 2002.

 

- L'enfant adopté en quête de sens et questions d'identité
Yves-Hiram Haesevoets

 

- Connaître ses origines personnelles : quels droits pour l’enfant en Communauté française ?
Etude réalisée par la Coordination des ONG pour les droits de l’enfant.
CODE. Belgique. Bruxelles. 2006.


- La recherche des origines par les enfants adoptés en Communauté française.
Coordination des ONG pour les Droits de l'Enfant. Belgique. Novembre 2005.

 

- La recherche des origines., organisé par la Fondation suisse du Service Social International.



- L'enfant adopté a besoin de savoir.
Blog de Coumarine


- Adoption : la mode est aux retrouvailles.
Agoravox. Chani Magog.


- Enfant adoptée, j’ai désiré rencontrer ma mère. Cela s’est très mal passé.
Sur psychologies.com Réponse de Claude Halmos, psychanalyste.

 

- Notre fille adoptée parle constamment de sa mère naturelle et fait de nombreuses crises.
Sur psychologies.com. Réponse de Catherine Marchi, psychologue clinicienne.

 

- Los van mijn wortels. Judith Quist.
Orthopedagogiek juni 2005

- Un jeune français sur les traces de sa mère biologique
Savoir où l’on va en sachant d’où l’on vient. C’est sans doute cette sagesse universelle qui a ramené Baptiste Michaud au Burkina Faso cet été 2006. A la place du gamin de quatre ans et demi, adopté en 1992 et amené en France, c’est un adolescent de 18 ans qui refait le chemin inverse. Objectif, chercher, comprendre.
Ministère de l'Action Sociale et de la Solidarité Nationale

- Née sous X, Julia recherche sa mère à la Réunion
Abandonnée à la naissance. Tel est le triste passé de Julia, jolie Réunionnaise de 17 ans installée en métropole. Pour se construire, elle a besoin de connaître ses origines. De mettre un visage sur cette femme de l’ombre qui lui a donné la vie. Accompagnée de sa maman adoptive, la jeune fille sera à la Réunion au début du mois de juillet pour tenter de retrouver sa mère biologique.
Sur  clicanoo.com. 7 juin 2008


- J'ai été volée à mes parents.
L'histoire incroyable de Céline Giraud. Flammarion 2007.

 

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- Divers textes faisant mention de Sylvia Nabinger


-> La préparation de l'enfant à son adoption internationale.

Préparer l'enfant à l'adoption et à son adoption est essentiel pour faciliter le succès de cette dernière dès les premiers instants et pour prévenir les crises qui peuvent surgir postérieurement. En plus des aspects généraux, la préparation de l'enfant à son adoption internationale doit prendre en compte certains critères spécifiques et garantir que l'enfant est accompagné de manière adéquate dans les moments de transition et lors du transfert vers son pays d'adoption.

Source : SSI/CIR, Septembre 2007



-> Adoption internationale. La préparation des candidats adoptants, leur soutien dans le pays d'origine et décision d'adoption.


Comme pour les autres étapes de la procédure d'adoption internationale, la préparation des candidats adoptants, leur accompagnement ainsi que la décision finale d'adoption doivent obéir à  des principes spécifiques en plus des principes généraux qui s'appliquent à tout type d'adoption.

Source : SSI/CIR, Septembre 2007


- L'intégration familiale et sociale des enfants adoptés à l'étranger : recension des écrits.

Source : Institut national de la recherche scientifque. Université du Québec. Avril 1999.


->  Trafic d'enfants et adoption internationale

Le terme de trafic, toujours associé à celui de marchandises, est désormais lié à celui d'enfant. On considère qu'il y a trafic d'enfant dès qu'un acte illégal, attentatoire à son état, est commis en vue du transfert de l'enfant d'une personne ou d'une institution à une autre.

Les méthodes employées pour se procurer des enfants reposent soit sur la volonté des "cocontractants", soit sur la violence. Ce sont :

L'achat : les enfants peuvent être achetés pour quelques dollars par des rabatteuses à leurs parents et revendus de 10.000 à 30.000 dollars ou plus encore, le prix dépendant de l'âge, du sexe, de la couleur des yeux de l'enfant, de son état de santé ... La pratique de la vente d'enfants par les parents eux-mêmes peut encore exister aujourd'hui ; l'obtention d'un consentement par la fraude - en faisant croire à des parents illettrés que leurs enfants vont partir pour étudier à l'étranger ou y être soignés - ou en exerçant une forte pression sur de très jeunes mères en détresse ; l'enlèvement d'enfants dans des lieux publics, ou même arrachés aux bras de leur mère pendant l'arrêt à des feux tricolores par des hommes en moto ; mais aussi, dans des maternités des quartiers pauvres, vols de bébés au teint clair et aux yeux verts ou bleus et enlèvements d'enfants à des mères, accouchées par césarienne très souvent (afin qu'elles ne voient pas leur enfant, qui naîtra ainsi pour ses acheteurs à la date promise), à qui le personnel hospitalier, de concert avec des intermédiaires, ou intermédiaire lui-même dans un trafic, déclarera que le bébé est mort-né ou n'a pas survécu.
Ces diverses formes de rapt ont été recensées en Amérique Latine, en Europe et en Asie. Les différentes méthodes peuvent se combiner entre elles et se conjuguer avec une falsification de l'état civil de l'enfant. En effet, après avoir enlevé un nouveau-né qui n'a pas encore d'identité, une rabatteuse peut faire une fausse déclaration de naissance puis se présenter devant un notaire en tant que " vraie mère " de l'enfant et donner ainsi son consentement à l'adoption.

Pour obtenir des informations plus précises sur ce sujet, on peut se référer à l'article de Brigitte TRILLAT et Sylvia NABINGER, Adoption internationale et trafic d'enfants : mythes et réalités, Revue Internationale de Police Criminelle (INTERPOL), janvier-février 1991.

Source : Ministère des Affaires Etrangères.