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27/08/2008

Les adoptés exhortent le gouvernement sud-coréen à enquêter sur la vérité de l'adoption outre-mer.

Adoptees urge S. Korean gov't to inquire into truth of overseas adoption.


L'article a été traduit et publié en français par Kim Myung-Sook, sur son blog Fabriquée en Corée.

 

Jeudi, des dizaines d'adoptés coréens envoyés à l'étranger pour l'adoption ont exhorté le gouvernement sud-coréen à faire une enquête officielle sur le programme d'adoption internationale de la Corée du Sud, a indiqué Yonhap News Agency.

 

"La question d'adoption et son histoire n'ont jamais été complètement traités au niveau national par le gouvernement de la Corée (du Sud)" a dit Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea (TRACK - Vérité et réconciliation pour la communauté d'adoption de la Corée) dans une déclaration. "L'objectif principal de l'enquête nationale est de faire le premier pas décisif dans le processus de documentation de l'histoire pleine et complète de l'adoption internationale de la Corée du Sud"

 

La première assemblée générale de TRACK a eu lieu le jeudi au centre-ville de Séoul, avec quelques 50 participants, y compris les adoptés coréens d'outre-mer et ses partisans.

 

L'organisation basée à Séoul a été lancée en 2007, visant à pousser le gouvernement sud-coréen à mettre en place une commission indépendante de vérité et de réconciliation chargée d'étudier les 50 ans d'histoire de l'adoption internationale de la Corée du Sud.

 

Avec le parrainage d'une ONG sud-coréenne et les conseillers des universités locales et la South Korean Truth and Reconciliation Commission (Commission Sud-Coréenne de Vérité et Réconciliation), TRACK a été lancée principalement par des adoptés coréens résidant en Corée du Sud.

 

TRACK espère qu'en révélant les problèmes dans le programme d'adoption coréen, les droits des enfants coréens et les familles seront mieux préservés dans l'avenir, selon les agents.

 

"Une telle enquête permettrait de rectifier et de réconcilier le passé pour répondre à un brillant avenir collectif. Ça serait un symbole de la dignité humaine et de la justice civile, et un acte de compassion humaine pour des milliers et des milliers de familles divisées et brisées sur la péninsule coréenne", indique le rapport.

 

Au début de cette année, elle a réussi à apporter six cas d'adoptions internationales douteuses datant des années 1970 aux années 1980 devant la Commission anti-corruption et droits civils de la Corée du Sud (Anti-Corruption and Civil Rights Commision of South Korea), ont dit les fonctionnaires.

 

Sur les six cas, quatre demandes concernaient des Coréens adoptés qui ont déclaré avoir été envoyés à l'étranger pour adoption sans le consentement de leurs mères, ce qu'ils ont découvert après avoir été réunis avec leurs familles coréennes à l'âge adulte.

 

Toutefois, dans le même rapport, la mère et le père de deux enfants ont fait valoir qu'ils n'avaient pas abandonné leurs enfants, mais l'agence d'adoption Holt a réitéré sa position que les enfants avaient été abandonnés.

 

Selon le ministère sud-coréen de la santé et du bien-être, 161 202 enfants ont été envoyés à l'étranger pour adoption à la fin de la guerre de la Corée en 1953 à 2006. L'année dernière, le nombre d'enfants sud-coréen adoptés à l'échelle nationale a dépassé les adoptions outre-mer pour la première fois depuis la fin des années 1960. La Corée du Sud a envoyé 1388 enfants, 52,3 pour cent du total de 2652, à l'étranger en 2007.

ygkim@yna.co.kr