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29/09/2008

L'adoption internationale se plie de plus en plus aux lois du « marché ».

Cela peut mener à de nombreuses dérives. Des associations dénoncent l’emprise de l’argent sur l’adoption.
 

Lors d'une émission diffusée sur Parenthèse radio, le 27 août dernier, un père adoptant au Vietnam évoquait les « dons imposés » aux orphelinats qui oscillaient, disait-il, entre 6 000 et 10 000 €.
Yves Nicolin, président de l'Agence française de l'adoption (AFA), invité à l'émission, précisait alors que ces dons étaient laissés « à la discrétion des parents », avant d'ajouter : « Par contre, ceux qui ne donnent pas ou qui donnent insuffisamment, il faut savoir qu'ils mettent, entre guillemets, en péril l'adoption de futurs adoptants. Et quand je disais que dans certains pays, les Français passent pour des pingres, c'est une réalité. »


Ces propos « Quand le président de l'AFA invite les familles à ne pas se montrer pingres. » ont suscité la colère des responsables de la principale fédération des familles adoptives, EFA (Enfance et familles d'adoption), qui vient d'envoyer à Yves Nicolin une lettre de réaction assez vive.


Après avoir souligné qu'au regard des revenus mensuels de nombreux pays d'origine, 10 000 € était une somme « astronomique », cette lettre précise : « Il est normal que la France et les autres pays d'accueil cherchent à aider les pays d'origine à se doter de services de protection de l'enfance (…). Mais il est tout à fait anormal que le président de l'Agence française de l'adoption encourage par ses propos une attitude qui pourrait se résumer à la devise "donner plus pour adopter plus" : une telle attitude, qui par ailleurs dit clairement aux familles les plus modestes qu'elles sont "interdites" d'adoption, réduit l'adoption à une transaction et les enfants à une monnaie d'échange. »


"De moins en moins d'enfants adoptables et de plus en plus de demandes"


« Je n'ai jamais fait la promotion d'une telle attitude, j'ai voulu simplement expliquer une réalité, se défend Yves Nicolin. Une naissance biologique coûte cher, environ 15 000 €, payés par la collectivité. L'adoption elle aussi a un coût important. Les pays d'origine qui proposent des enfants réclament aux pays qui veulent adopter une forme de coopération humanitaire. Comme il y a de moins en moins d'enfants adoptables et de plus en plus de demandes, les autorités des pays qui utilisent l'adoption pour financer des orphelinats vont demander plus d'argent qu'avant : c'est une réalité et il ne faut pas se voiler la face. »


Il est vrai qu'adopter un enfant à l'étranger coûte de plus en plus cher. Dans l'argent réclamé aux familles par l'AFA ou les Organismes autorisés pour l'adoption (OAA), il y a un certain nombre de frais fixes, qui peuvent se justifier : voyage, logement, traducteurs, démarches administratives, avocats parfois… Mais les familles se trouvent parfois soumises à des frais supplémentaires qui peuvent être sujets à caution. Notamment ceux destinés à payer les « intermédiaires ».


En Russie par exemple, il existe des « facilitateurs » qui font payer des honoraires parfois exorbitants pour mettre en relation une famille avec un orphelinat. Très souvent aussi, il faut verser une somme supplémentaire destinée à financer des projets humanitaires ou de protection de l'enfance dans le pays d'origine. Celle-ci peut être directement versée à l'autorité centrale du pays ou à l'organisme officiel qui a servi d'intermédiaire, une pratique qu'EFA considère comme « normale ».


Une somme « laissée à la discrétion des parents »...


Mais on demande souvent aussi aux parents de donner directement une « enveloppe » à l'orphelinat au moment où ils viennent chercher leur enfant. Il peut s'agir d'une somme fixe établie à l'avance, comme en Chine (environ 5 000 €) ou d'une somme « laissée à la discrétion des parents », comme au Vietnam. « À l'AFA, on leur donne simplement une fourchette de prix qui nous semble raisonnable, souligne Yves Nicolin, pour éviter les abus. Par ailleurs, nous travaillons au Vietnam avec des orphelinats qui nous offrent les garanties que l'argent sera correctement utilisé. »


C'est précisément cette pratique de l'« enveloppe » que la fédération des familles adoptives condamne. « D'abord parce que dans les pays où la corruption existe, il n'existe aucune garantie que les sommes versées serviront à la protection de l'enfance, souligne Janice Peyré, présidente d'EFA. Par ailleurs, en versant des sommes aussi colossales à des pays où les revenus sont si bas, on est en train de créer un appel d'air et d'inciter les familles à l'abandon. Surtout, on ne peut pas construire une relation avec un enfant sur la base d'une transaction. »


Chez les adoptés adultes, cette question est très souvent évoquée. « Certains ont le sentiment d'avoir été achetés. Créer des liens familiaux dans ce contexte est difficile », souligne David Hamon, président de « Racines coréennes ». Pour Dominique Gawron, vice-présidente d'EFA et enfant adoptée, les choses doivent être claires : « Tous les enfants adoptés demandent un jour ou l'autre combien ils ont "coûté". Il faut que leurs parents puissent leur répondre droit dans les yeux, sans hésiter, qu'ils n'ont pas été "monnayés". »

Source : La Croix.

 

La pratique des « enveloppes » divise.
 

Le président de l’Agence française de l’adoption, Yves Nicolin, a indigné la Fédération Enfance et familles d ’adoption, principale association de familles adoptantes, en évoquant récemment, en semblant la justifier, la pratique des "enveloppes" (1) demandées aux familles lors de la remise d’un enfant : "Je ne suis pas là pour promouvoir une pratique, mais c’est la réalité, il faut casser le tabou et aider les familles en indiquant la fourchette raisonnable". Les adoptants "sont libres de donner ou non, par contre, ceux qui ne donnent pas ou donnent insuffisamment, il faut savoir qu’ils mettent - entre guillemets - en péril  l’adoption de futurs adoptants" , avait déclaré Yves Nicolin sur une Radio le 27 août.
Pour l’association EFA, cette "caution" apportée à des dons non officiels est malvenue, alors que l’adoption internationale est régulièrement soupçonnée de dérives financières et éthiques, sur fond de forte demande.


«Donner plus pour adopter plus»

S ’il est "normal" d ’aider les pays d’origine, "sans contrepartie", à se doter de services de protection de l’enfance ou de soutien aux familles, "il ne faut en aucun cas les inciter à monnayer leurs enfants et la détresse humaine", met-elle en garde. "Il est anormal que le président d’une instance publique encourage par ses propos une attitude qui pourrait se résumer à la devise "donner plus pour adopter plus", ajoute l ’ association, qui évoque le risque que l’ adoption internationale ne se transforme en "économie de marché"

(1) "L'enveloppe" pour adopter un enfant, versée généralement sous forme de don pour l'orphelinat (ou pour l'intermédiaire local), s'élève de 5 000 à 10 000 euros, selon des parents adoptants qui ont été confrontés à cette pratique.

 

Source : Le Télégramme.

27/09/2008

Les enfants adoptés de l’étranger vivent-ils une puberté précoce?

PubertePrécoce.jpgInternationally adopted children hit puberty earlier


Université de Montréal nutritionist Hélène Delisle examines unique phenomenon




Chaque année, plus de 900 enfants étrangers dont la moitié viennent de Chine sont adoptés au Québec. Cette population pourrait, selon certains experts, être exposée à une puberté précoce et aux risques pour sa santé qui y sont associés. La puberté commencerait avant l’âge de 8 ans chez les filles et avant l’âge de 10 ans chez les garçons. Outre leur petite taille, en raison d’une maturation osseuse trop rapide, ces enfants risqueraient davantage de souffrir d’obésité abdominale, d’hypertension, de diabète, de maladies cardiovasculaires et même de certains types de cancer une fois parvenus à l’âge adulte.



Est-ce vrai que les enfants adoptés de l’étranger courent un tel risque? C’est possible, signale Hélène Delisle, professeure au Département de nutrition et responsable du Centre collaborateur OMS sur la transition nutritionnelle et le développement. «Cela dépend en partie du pays d’origine des enfants et de leurs conditions de vie jusqu’à l’adoption, explique la chercheuse. Il y a plusieurs facteurs en cause, mais un petit poids à la naissance, le non-rattrapage pondéral entre la naissance et l’âge de deux ans ainsi qu’un rythme de gain de poids accéléré au cours de l’enfance augmenteraient le risque de puberté précoce et de maladies chroniques à l’âge adulte.»



L’étiologie semble principalement nutritionnelle. C’est du moins ce que soutient l’auteur de la théorie de l’origine précoce des maladies chroniques, le Dr David Barker, qui le premier a montré une relation inverse entre le poids à la naissance et la mortalité par maladies cardiovasculaires. D’autres chercheurs (Bourguignon et coll.) l’ont démontré par des études animales. Après avoir provoqué une restriction alimentaire chez de jeunes rats, ils ont laissé les rongeurs manger comme ils le voulaient. Les chercheurs ont alors constaté un accroissement de la taille et du poids, mais aussi une accélération de la maturation hypothalamique et gonadique chez les animaux. Résultat? Les rats étudiés ont eu leur puberté plus tôt que le groupe témoin et, de ce fait, ont atteint une taille définitive inférieure à celle des autres rats.



Le phénomène s’expliquerait ainsi. Le début de la puberté dépend pour beaucoup du poids. Un gain de poids provoque la sécrétion de leptine, une hormone synthétisée par les tissus adipeux et régulant l’appétit. Or, en cas d’augmentation de l’apport calorique, le taux de leptine s’élève et provoque la sécrétion de GnRH (de l’anglais Gonadotropin Releasing Hormone). Cette hormone régule un processus complexe permettant le développement de l’ovulation et le maintien du corps lutéal au cours du cycle menstruel chez la femme ainsi que le contrôle de la spermatogenèse chez l’homme.



Ainsi, un changement brutal du régime alimentaire, comme on le constate chez les enfants adoptés de l’étranger qui migrent vers un pays industrialisé (particulièrement chez les petites filles), peut déclencher la puberté… «Et plusieurs problèmes de santé», comme le rappelle Hélène Delisle, qui s’intéresse depuis plus de 30 ans à la nutrition à l’échelle internationale.



Le gain rapide de poids et de taille chez les enfants adoptés est pourtant accueilli avec joie par les parents et le médecin traitant, qui souvent ne sont pas conscients des risques courus. «Il faut bien comprendre, précise Mme Delisle, qu’un bébé qui n’atteint pas sa croissance fœtale optimale en raison d’une malnutrition fœtale même discrète a besoin de faire ce rattrapage pondéral. Toutefois, un gain de poids excessif après l’âge de deux ans doit attirer l’attention, car il est associé à une incidence accrue de l’obésité et des maladies qui en découlent. Avant cet âge, le jeune ne serait pas exposé à ce risque; il semble y avoir une fenêtre pour le rattrapage de la croissance.»



Source : Université de Montréal. 18.09.2008.

22/09/2008

Au Cambodge, l’adoption reste souvent monnayée.

 

La France et le Cambodge ont fixé des règles précises pour les adoptions internationales. Mais les deux pays les appliquent mal.

 

Assise entre les poteaux de sa maison sur pilotis, Bopha (1) extirpe d’une pochette plastifiée la photographie de son fils de 7 ans. Sur l’image, Sothy, vêtu d’un kimono blanc de karatéka, semble heureux.

 

La famille française à qui cette Cambodgienne de 38 ans a confié son enfant l’an dernier en vue d’une adoption lui a fait parvenir cet album cet été, en l’informant que le petit était scolarisé. Mais son fils oublie peu à peu sa langue maternelle et ne peut plus communiquer avec sa famille d’origine, qui ne maîtrise pas le français.

 

« Je suis contente. Comme je suis pauvre, mon fils aura un meilleur avenir en France », explique-t-elle en terminant sa vaisselle. Elle et son mari travaillent la terre dans un village situé à 100 km de Phnom Penh.

 

Il y a trois ans, ils avaient confié Sothy à un orphelinat proche de la capitale cambodgienne. Ils disent qu’ils avaient du mal à s’occuper de leurs cinq enfants. Ils ont placé un deuxième enfant dans cet orphelinat tristement connu pour des affaires de corruption et d’abus d’enfants. Ils aimeraient qu’il parte, lui aussi, à l’étranger.

 

« Pour le départ de Sothy, nous avons organisé un grand banquet. Nous avons invité les bonzes », poursuit la mère qui en garde un souvenir heureux. La famille française a participé à cette grande fête. « Elle nous a donné 1 000 dollars », précise Bopha, qui se défend d’avoir vendu son enfant. « C’était juste une aide. » Elle reconnaît que cette somme est énorme pour une pauvre famille de paysans cambodgiens. Elle a pu acheter du riz et deux veaux.

 

Un processus qui incite à l'abandon

 

Cette histoire d’adoption pose bien des questions éthiques, car elle incite à l’abandon. L’aide financière, ainsi que la perspective d’un avenir considéré comme forcément radieux en France, « le pays où il n’y a pas de guerre », font des envieux.

 

Le voisinage et les proches sont tous au courant du grand voyage du petit Sothy. Ils se disent qu’il est plus heureux dans une famille à l’étranger qu’à l’orphelinat. Ses voisins, assis autour d’elle pour écouter la conversation, opinent du chef.

 

Que va-t-elle faire de ses deux autres enfants en bas âge ? Va-t-elle les abandonner également ? « Mais non », grogne son mari, à moitié endormi dans un hamac, cigarette au bec. « Nous allons réfléchir », corrige la mère.

 

L’adoption est censée être une mesure de dernier recours lorsque le maintien dans la famille n’est plus possible. Un enfant a avant tout besoin de l’amour et de la confiance de ses parents pour se développer et s’épanouir : c’est ce qu’avait rappelé la secrétaire d’État aux droits de l’homme, Rama Yade, en visite officielle au Cambodge en avril.

 

Aurait-on pu aider et responsabiliser cette famille pour éviter le transfert de son enfant en établissement, puis vers ce couple de Français ? Pas facile au Cambodge, où les services sociaux pour détecter les familles vulnérables sont peu développés.

 

Une petite fille "achetée" pour 12,5 dollars

 

À quelques kilomètres de la maison de Bopha, une petite fille a été « achetée » pour 12,50 dollars à sa naissance, à la suite du divorce de ses parents. « La police a conseillé de confier la moitié des enfants au père et l’autre moitié à la mère. Le père a vendu une fille, explique la tante de l’enfant. Le chef du village n’a rien dit puisque un accord avait été trouvé avec une famille adoptive. »

 

La France et le Cambodge ont ratifié la convention de La Haye pour éviter les procédures d’adoption obscures. Ce texte indique que les consentements des parents ne doivent pas être obtenus « moyennant paiement ou contrepartie d’aucune sorte ».

 

Par ailleurs, Sothy a quitté le Cambodge en mai 2007, au moment où les procédures d’adoption ont repris après quatre années de suspension. Mais à partir de cette date, les Français n’avaient plus le droit de rechercher un enfant par eux-mêmes dans le pays et de demander directement l’accord des parents biologiques en vue d’une adoption. C’est pourtant ce qui s’est passé avec Sothy.

 

Dès lors, pourquoi son départ a-t-il reçu l’accord des autorités françaises ? L’ambassade de France au Cambodge assure n’avoir « aucune trace d’un visa délivré par (ses) soins au nom de cet enfant ». Ses parents cambodgiens et un responsable de l’orphelinat où il a séjourné deux ans durant confirment pourtant son départ en France et son lieu de résidence actuel.

 

Depuis que de nombreux pays ont suspendu les adoptions avec le Cambodge à la suite de la révélation de vastes scandales au début des années 2000, beaucoup d’associations cambodgiennes estiment que le trafic d’enfants lié aux adoptions internationales a diminué, du fait d’une chute de la demande.

 

Mais les autorités locales, souvent corrompues, n’ont jamais arrêté ni jugé un seul auteur de trafic dans des affaires d’adoption.

 

57 % des "orphelins" avaient au moins un parent en vie

 

Dans ces conditions, la falsification de certificats de naissance ou d’abandon reste possible. Michael Weiss, responsable d’un orphelinat dans la banlieue de Phnom Penh, s’en est rendu compte il y a deux ans.

 

À cette époque, il soutenait financièrement un établissement géré par une équipe cambodgienne. « Pendant les vacances, des enfants disparaissaient, raconte-t-il. Leurs copains nous ont dit qu’ils étaient rentrés à la maison. Mais comment des orphelins peuvent-ils rentrer chez eux ? Nous avons enquêté. L’âge, la situation de la famille et beaucoup d’autres informations figurant sur les papiers officiels étaient erronés. »

 

Le contrôle qu’opère la France sur les dossiers des enfants cambodgiens qu’on lui propose actuellement à l’adoption est uniquement administratif.

 

Beaucoup d’ONG craignent qu’une levée de la suspension des procédures relance en fait les abus et gonfle les effectifs dans les orphelinats. D’après une enquête de l’ONG Holt, réalisée en 2005 auprès de 7 000 enfants dans des orphelinats cambodgiens, 57 % d’entre eux avaient au moins un parent en vie.

 

Les Pays-Bas, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont choisi de ne pas reprendre les procédures avec le Cambodge pour le moment.

 

Source : La Croix.

 

D'autres articles 

-> Cambodia Adoption Scandal.

-> Au Cambodge, les scandales n’ont toujours pas servi de leçon.

-> La Fondation Roger Zannier est fournisseuse de fonds pour les orphelinats Holy Baby au Cambodge.

-> Conclusions d'une mission d'Enfance & Familles d'adoption au Cambodge en décembre 2006.

La situation actuelle n’est pas propice à l’adoption par les Français :
1. Il n’y a pas, ou très peu, d’enfants adoptables dans les orphelinats et, en tout état de cause, plutôt des enfants grands de sexe masculin;
2. Pour ces enfants, il est essentiel de trouver des familles, si les autres pays concernés par l’adoption internationale ne le font pas, par le biais, notamment, de leurs OAA (Organismes Agréé pour l'Adoption);
3. Tout semble indiquer que l’adoption internationale entraîne une augmentation des bébés arrivant dans les orphelinats ;
4. Dans quelques rares orphelinats, la présence de bébés en bonne santé, sans passé connu et déclarés comme adoptables devrait susciter des interrogations chez ceux qui envisageraient d’en devenir les parents ;
5. La procédure d’adoption n’est pas clairement encadrée et a, dans le passé, entraîné des dérives individuelles gravement préjudiciable à l’image de l’adoption, notamment de l’adoption par les Français ;
6. Des procédures peu nombreuses et encadrées par l’AFA (Agence Française de l'Adoption) ou par des OAA devraient permettre à quelques enfants qui en ont réellement besoin de trouver une famille.

 

21/09/2008

Les échecs de l'adoption. Le paradoxe de l'adoption plénière.

informations-sociales-148.jpgYann Favier.

Maître de conférences à l'Université de Savoie, chercheur au Centre de recherche en droit privé de Brest et au Centre de droit privé et public des obligations et de la consommation de Chambéry (Faculté de droit et d'économie), il est directeur de la formation continue "Enfant, famille et interventions sociales", à la même université.



Résumé de l'article


Si les échecs de l'adoption posent le problème d'en établir les causes, toujours complexes, leurs conséquences peuvent être désastreuses pour la famille adoptive mais aussi pour l'enfant lui-même. Or, il y a un paradoxe propre à l'adoption plénière, particulièrement dans l'adoption internationale. Alors qu'elle est considérée comme une filiation de substitution ayant les mêmes effets qu'une filiation ordinaire, dite biologique, la filiation par adoption ne permet pas que l'enfant adopté soit remis en vue d'adoption au nom du principe d'irrévocabilité. Sans doute serait-il temps de prendre en compte les difficultés propres à l'apparentement adoptif en élaborant des solutions adaptées à la situation de chaque enfant pour respecter son intérêt supérieur.


Plan de l'article sur CAIRN

15/09/2008

Êtes-vous préoccupées par le sort des enfants entassés dans les orphelinats?

FabriqueeCoree.jpg

 

Des nouvelles (comme celle parue dans le Journal de Montréal) qui annoncent que le nombre d'adoptions internationales est en baisse dans un pays, ne font pas plaisir aux adoptants, surtout aux personnes qui espèrent devenir parent en adoptant un bébé d'une famille souvent pauvre vivant dans un autre pays. Ces personnes, souvent infertiles, prétendent être préoccupées par le sort réservé aux enfants entassés dans des orphelinats. Certaines à qui on a déjà attribué un enfant, disent même "j'attends MON enfant" depuis plus de X mois.

 

Quant à moi, ce genre de nouvelles, me fait plaisir:

Il y a moins d'enfants offerts en adoption parce que les pays d'origine sont de plus en plus en mesure de contrôler les naissances. (Journal de Montréal)

Au lieu de vous plaindre et de vous lamenter hypocritement sur le sort d'enfants entassés dans des orphelinats, occupez-vous donc de VOS enfants entassés dans des centres de jeunesse de VOTRE pays.

 

Si vous êtes sincèrement préoccupés par le sort des orphelins des pays pauvres, alors parrainez des familles de ces pays. Le prix d'une seule adoption pour "sauver" un enfant pourrait préserver plusieurs familles dans ces pays pauvres. Le prix que vous payez pour acheter (ou "sauver") un enfant d'un orphelinat alimente des trafics d'enfants. Votre désir de devenir parent à tout prix, déguisé sous un désir noble de personne préoccupée par le sort des enfants entassés dans des orphelinats, alimente le trafic d'enfants et les abandons d'enfants.

 

Il en coûte 20$ par mois pour aider un enfant dans une famille d'accueil en Éthiopie. Plus souvent qu'autrement, la famille d'accueil est une parenté de l'enfant. Un parent américain adoptant un enfant par l'agence Better Future Adoptione dépensera entre 14170 $ et 18170 $ en frais et en voyage, selon le site Web. (Adopting Ethiopian Orphans May Not be The Best Solution)

Pendant que vous vous plaignez du temps d'attente pour avoir "votre" enfant des pays "pauvres", il y a des couples infertiles qui ont de la difficulté à adopter un enfant dans leur propre pays. Ces couples pourraient élever ces enfants dans leur pays de naissance, dans leur culture et leur langue (au lieu qu'ils se fassent assimiler dans la culture des adoptants) mais ils doivent attendre aussi longtemps ou parfois même plus longtemps que vous les adoptants des pays de l'ouest, parce que vous possédez le pouvoir de l'argent.
J'ai aussi entendu un témoignage personnel d'une dame coréenne qui voulait adopter un enfant mais on lui a "fortement suggéré" de ne pas le faire parce que, selon l'agence d'adoption, c'était mieux d'envoyer les enfants à l'étranger. La Corée commence tout juste à encourager les adoptions nationales par rapport aux adoptions internationales en grande partie grâce aux pressions des adultes adoptés, des mères biologiques et de plusieurs activistes. (Korean adoptees from abroad and birth mothers protest overseas adoption, Dr Richard Boas speaks on Unwed Koran Moms, Adoptees urge S. Korean government to into truth of overseas adoption)

 

Comment ces agences d'adoption pouvaient-elles envoyer leurs enfants à l'étranger alors même que les directives du gouvernement exigeaient une préférence pour l'adoption nationale? Pourquoi l'adoption est-elle un processus laborieux pour un couple indien ordinaire alors que pour les étrangers c'est juste une étiquette de prix? (India- Surrogacy, Adoption and Cyber Crime)
L'afflux de demandes étrangères pour adopter des enfants chinois est, dans bien des cas, ce qui rend plus difficile pour les couples chinois qui ne peuvent pas avoir d'enfant à adopter des orphelinats d'ici. À l'orphelinat de Changde, le gardien a dit que des familles étrangères dépensent généralement cinq à dix fois plus sur les adoptions que des familles chinoises, qui rendent souvent des familles étrangères plus attrayantes. Cela conduit à un long temps d'attente pour les couples chinois (China's Lost Children)
Les frais de commission pour une adoption nationale est d'environ 2190$US mais les frais de commission pour une adoption internationale est de 9600$US (Baby Exporting Nation: The Two Faces of Inter-Country Adoption)

L'adoption internationale "sauve" un enfant pour en créer des milliers d'autres. Au lieu d'encourager les abandons d'enfants, on devrait aider les pays exportateurs d'enfants à garder leurs enfants dans leurs pays. La Roumanie qui a eu le courage de fermer l'adoption internationale malgré les oppositions des lobbyistes des pays de l'ouest a vu le nombre d'abandons d'enfants diminuer (Romania - For exports only)

 

Contrairement à la croyance populaire, la situation d'abandon de la Roumanie s'est beaucoup améliorée depuis que l'interdiction sur l'adoption internationale a été instituée. Au début de 2005, l'UNICEF a publié un sombre rapport disant que la situation d'abandon n'avait pas changé par rapport à 10, 20 ou 30 ans, un rapport qui était fondé sur les chiffres compilés dans une période où le moratoire sur l'adoption internationale venait d'être institué.
Ce rapport est coincé dans l'esprit des gens et le lobby pour rouvrir les adoptions en provenance de la Roumanie veut volontiers maintenir cette image afin de pouvoir dire que l'interdiction de l'adoption internationale en Roumanie a été une catastrophe pour les enfants dans ce pays.
Ce qui n'a pas atteint l'actualité sont les derniers chiffres sur l'abandon d'enfants, celui qui montre que l'abandon dans les centres de maternité (la forme la plus courante d'abandon d'enfants) a diminué, passant de 5130 cas en 2003 à 1710 en 2007.( The Romanian battlefield for children)

Des milliers de mères sont contraintes d'abandonner leurs enfants, des milliers d'enfants se font kidnappés (mon blog entier contient plusieurs dizaines d'exemples et pourtant je n'ai même pas rapporté le quart de ce que j'ai lu) parce que nombreux sont les gens avec le désir de devenir papa et maman ou avec le désir de "sauver" un enfant beau et mignon, sans défaut important.

 

Vous pointez du doigt les trafiqueurs d'enfants qui "diminuent" la chance pour un "vrai" orphelin d'être adopté (mais je suis certaine que vous savez que de vrais orphelins, il n'en existe pratiquement pas.) Moi, je pointe du doigt les adoptants. Vous les adoptants, êtes les premières responsables; votre demande crée l'offre, votre demande crée le trafic d'enfants.

 

L'adoption internationale n'est rien de plus qu'un business cherchant à combler le désir des gens qui veulent devenir parents à tout prix, alors ne me parlez pas de "donner une famille à un enfant". Dites plutôt que vous voulez donnez un enfant à des couples désireux de devenir parents et que vous voulez absolument posséder un enfant à vous et dans l'incapacité d'en posséder un, vous vous tournez vers les enfants des parents pauvres.

 

Aucun parent ne devrait être forcé d'abandonner un enfant à cause de la pauvreté. Pendant que vous vous réjouissez d'avoir un enfant, l'enfant de quelqu'un d'autre, ce "quelqu'un d'autre" appelé "parent biologique" souffre chaque jour pour l'enfant perdu, souvent à cause de la pauvreté. Le mois de novembre, appelé mois de l'adoption, est pour vous un mois de réjouissance.

 

Vous connaissez ma position: je suis contre l'adoption internationale. Je suis également une adoptée adulte: j'ai été adoptée (ou plutôt achetée) par un couple de Québécois. Ma position et mon opinion sur l'adoption internationale ne dépendent de mes expériences en tant qu'adoptée transraciale/internationale: je n'ai pas toujours eu cette position concernant l'adoption internationale. Ce n'est que depuis que j'ai commencé à étudier les problèmes de l'adoption que j'ai pris cette position. Je suis également une femme infertile qui a pensé adopter l'enfant d'un autre pays. Je souffre de ne pas être une mère, je souffre de ne pas avoir de famille et de ne pas connaître de liens biologiques mais pourquoi me plaindrais-je alors que des millions de femmes se font enlever leurs enfant à cause de la pauvreté au détriment des adoptants? Pourquoi devrais-je avoir le "droit" d'adopter un enfant au détriment d'une femme pauvre qui choisirait de garder l'enfant si elle en avait les moyens? Ma décision seule de ne pas adopter ne contribuera certainement pas à préserver une famille mais je ne veux pas faire partie des personnes qui contribuent à déchirer des familles naturelles.

13/09/2008

Adoption Registry Connect

adoption-registry-connect.jpg

 

 

 

Adoption Registry Connect is a worldwide adoptee and birth parent search registry designed to reunite adoptees with their birth parents and siblings.

 

Is there a parent, child, or sibling that you would like to reunite with? This website can make that possible!

 

1. Start by searching our database of profiles.

 

2. Add your profile to our database allowing that special somone to find you.

 

Adoption Registry Connect is networked across other websites to bring greater attention to the profiles in our database. If you have an adoptee-related website, and you'd like to help reunite people with their families, consider adding Adoption Registry Connect to your website.

 

17:16 Écrit par collectif a & a dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adopté, mére de naissance, retouvailles, origine | |  del.icio.us

10/09/2008

Le Guatemala suspend les adoptions d'enfants par des étrangers

Le Guatemala suspend, sauf exception, les adoptions d'enfants par des ressortissants étrangers, mettant fin à une pratique qui représentait plus de 200 millions de dollars par an.

 

Le Conseil national des adoptions (CNA), entré en fonction en janvier dernier, "a décidé, pour le moment, de ne plus autoriser (...) les adoptions internationales", a annoncé sa présidente, Elizabeth Hernandez, dans un courrier au secrétaire général de la Conférence de La Haye du Droit international privé. Le CNA donnera la priorité aux demandes d'adoptions introduites par des familles guatémaltèques.

 

Jusqu'à la création du CNA, les vols d'enfants aux fins d'adoption illégale étaient fréquents au Guatemala, et ce trafic générait un "chiffre d'affaires" de l'ordre de 200 millions de dollars par an, selon les organisations sociales du Guatemala. Elles estiment que 5.000 enfants étaient adoptés par ce canal, et 90% d'entre eux par des familles vivant aux Etats-Unis.

 

Toutefois, "l'adoption internationale demeurera une option dans le cas d'enfants pour lesquels il n'a pas été possible de trouver une famille au niveau national, et elle passera par le CNA", ajoute le courrier. Depuis janvier, le CNA a reçu 158 demandes d'adoption de la part de familles guatémaltèques, pour 70 enfants en situation d'être adoptés, a-t-il précisé.

 

Source : 7sur7.


Guatemala halts foreign adoptions  


 
US parents have long turned to Guatemala to find children to adopt

The authorities in Guatemala have suspended the adoption of some 2,300 children by foreigners for at least a month to check for irregularities.

Officials said each case would be reviewed to see if the babies were genuinely being offered for adoption by their birth mothers.

In recent months, Guatemala has taken steps to improve its adoption system, plagued by fraud and corruption.

Last year, some 5,000 children were adopted, most of them by US parents.

In January, a new law took effect in Guatemala to comply with an international treaty on inter-country adoptions.

The legislation included having a central body to oversee adoptions, allowing only accredited adoption agencies and imposing a transparent fee system.

The government had been under pressure to curb a controversial trade where intermediaries could be paid thousands of dollars to arrange an adoption.

Guatemala's attorney general, Baudilio Portillo, said the cases being put on hold were already in the system before the new legislation took effect.

Mr Portillo said the cases would be checked "one by one" to see if the children being offered up for adoption were really the offspring of the parents whose names appeared on documents supplied by private lawyers.

If there were any doubts, DNA tests would be carried out.

The attorney general's move was prompted by concern expressed by Guatemalan legislators and the newly created National Adoption Council over possible anomalies and manipulation of DNA results in some cases.

'Babies sold'

Guatemala is second only to China as the source of babies adopted by US parents.

Last year, more than 4,700 Guatemalan children were adopted by Americans.

Last August, the US embassy began requiring a second DNA test to ensure that the baby presented at the start of the process, when the mother is also DNA-tested to ensure she is the child's biological parent, is the same child who receives a visa at the end.

US officials have said reports of babies being stolen from their mothers are unlikely to be true given these safeguards, but nevertheless it was sometimes difficult to ascertain the level of consent granted by the birth mother.

Last month, the Vietnamese government announced that it would stop accepting adoption applications from US citizens after 1 July, after a US embassy report in Hanoi cited cases in which children had allegedly been sold and families pressured to give up their babies.

Vietnam dismissed the claims as groundless and unfair.

 
Source : BBC News.


- Adoptions d'enfants louches au Guatemala.

Guatemala, 16 septembre 2008 (Prensa Latina). Les autorités financières guatémaltèques ont détectés plusieurs cas de blanchiment d'argent lié à des procédures irrégulières d'adoption d'enfants par des familles américaines, ont révélé les sources dans la capitale.

Le Corps spécial de vérification(IVE), chargé d'enquêter sur les transactions bancaires suspectes, a indiqué qu'au moins 12 millions de dollars ont été transférés dans le pays pour payer des avocats et autres personnes liées à ces procédures.

Selon le rapport, il y a environ 85 mandats achetés par environ 50 agences américaines, les services de transfert qui disent, par exemple: "premier paiement pour l'enfant, second paiement pour le garçon de sept ans dans le processus", et d'autres similaires.

Les montants fluctuaient entre 20 000$ et 30 000$ et au moins 40 Guatémaltèques ont été détectés parmi les bénéficiaires, dont 20 étaient les notaires, a dit le IVE.

Selon les lois locales, le blanchiment d'argent est commis lorsque des sommes d'argent sont reçues à la suite d'une action illégale ou irrégulière.

Jusqu'à la fin de 2007, 4 000 mineurs guatémaltèques ont été donnés pour adoption à des familles étrangères, principalement des États-Unis, suscitant des critiques de la part des organisations nationales et internationales.

Ces organisations ont dit que de nombreuses femmes ont été persuadées de vendre leurs nouveau-nés pour répondre à leurs besoins, ou les bébés étaient volés et leurs identités changées.

Pour arrêter ce marché, le gouvernement a créé le Conseil national de l'adoption, une seule et même entité juridique avec le pouvoir d'autoriser à donner un enfant en adoption.

Le 9 septembre, le conseil a décidé de suspendre les adoptions internationales pour une durée indéterminée, et de donner la priorité aux demandes de couples d'origine guatémaltèque qui n'ont pas à payer d'argent pour les procédures nécessaires.

Publié par Kim Myung-Sook sur Fabriquée en Corée.
 

09/09/2008

Rwanda. Des parents réclament leurs enfants adoptés illégalement.

[ Fabriquée en Corée.]



Parents Demand for Their Illegally Adopted Children.



EASTERN PROVINCE - A number of parents from the former Umuvumba (currently part of Nyagatare District, Eastern Province) requested the government to intervene in the repatriation of their children who were taken to Europe during the 1994 Genocide and illegally adopted.


The children are said to be living in France.


According to the Mucyo Report on the role of France in the Genocide, the children in question were formerly sheltered at St. Agathe orphanage centre which was located in Masaka, a Kigali suburb.


The report also says that the orphanage was headed and funded by Agathe Kanziga, the spouse of Rwanda’s former Head-of-State, Juvenal Habyarimana.



The centre was run by the Saint Vincent Palotti Sisters who were apparently mandated with receiving orphans of the Rwanda Armed Forces (FAR) soldiers killed in combat.


At the orphanage, Sister Edita, a Polish citizen, was given the responsibility of finding families in Europe, especially France to adopt these children.


A dozen parents, who preferred anonymity for security reasons, allege that their children were taken during the evacuations of French nationals in the 1994 Genocide by French soldiers.


One of the angry parents who recently talked to this reporter complained that since their children were evacuated by the French evacuation squad at the height of the Genocide, they (parents) have not got any information on their whereabouts.


Parents of the illegally adopted children maintain that the methodology applied for adoption of their children contradicts Article 341 of the Rwanda Constitution.


The law states that to legally adopt a child, the supreme prerequisite is the consent of both parents, meaning the father and mother and adopting parent before a notary or in front of the Registrar of their respective residence.


“No single article was complied with. So, we need to see our children back because we as their parents never consented to their adoption. We understand that they were taken in the wake of the 1994 Genocide but even after the Genocide, nothing was done. Our government has to intervene and return them,” another angry parent underscored.


Yet another parent said that she appreciated the fact that the issue of their children was given prominence in the Mucyo Commission report. That this gives them hope that the human rights organisations will intervene to restore the rights of both parties.


According to the Mucyo report, the St. Agathe orphanage leadership was politically motivated by the then political ideology of the time which includes ethnic discrimination against the Tutsi or Hutus who distanced themselves from the ideology.


The report also reveals that selective evacuation was carried out by the French in April 1994. According to the report, those evacuated from the orphanage were first accommodated at a reception centre for asylum seekers in Créteil, a region in Paris.


They were then taken to Olivet in the south of Orléans where, for two and a half years, they were accommodated in a property put at their disposal by the General Council of Loiret, from whence they were entrusted to families.


Source : The New Times Rwanda.

 

07/09/2008

Cambodia Adoption Scandal

Cambodia-Adoption-Scandal.jpgScandale de l'adoption Cambodgienne.

[Via

 

Des familles américaines apprennent la vérité à propos des enfants cambodgiens adoptés. La femme au centre du scandale de l'adoption, parle à 20/20.

Ce documentaire, sur le scandale de l'adoption cambodgienne, est passé sur les ondes de ABC News 20/20 aux États-Unis en 2005.


Video abc News 2020.

 

- U.S. Families Learn Truth About Adopted Cambodian Children
Woman at Center of Adoption Scandal Talks to '20/20'

06/09/2008

A baby business

 

baby-business.jpgAucun parent ne devrait avoir à abandonner son enfant à cause de la pauvreté. Si vous voulez sauver un enfant, sauvez-le en aidant une famille. Pour le prix d'une seule adoption, il serait possible de sauver plusieurs "orphelins" en apportant l'aide directe aux familles pauvres. L'adoption détruit les familles et ne fait que créer plus "d'orphelins".

Via Fabriquée en Corée.

 

Une vidéo sur le business de bébés (50')

 

Adopting children from poor countries is becoming more and more popular. Pop stars and actors have made inter-country adoption trendy and the reduced fertility rate in the West leaves many families desperate for a child. The pressure on the international adoption market is intense and the competition for the children is tough.

 

A Baby Business reveals how cynical child traders in India are willing to do anything to provide children for waiting adoptive parents in Europe, America and Australia. It reveals how children have become a precious commodity worldwide and how inter-country adoption has become a lucrative baby business.

 

In this investigative documentary, the reporters go under cover as representatives from a European adoption agency and reveal how money – and not the best interest of the child – is the most important factor on a market riddled with corruption on all levels of the adoption process.

 

India has been the centre of several adoption scandals. A number of Indian orphanages have been closed, having systematically bought and kidnapped children with the purpose of selling them to foreign adoption agencies. The documentary goes behind the scandals and reveals how international adoption agencies are playing an important role as purchasers of children in a corrupt adoption industry.

 

Poor families are tricked into giving their children up for adoption. One of them is an Indian father whose children were taken from him against his will. When his wife died he temporarily admitted the children to an orphanage. What he didn’t know was that soon after his children were adopted by a European family.

Source : Link TV.

 

->  Impact: Cops crack down on baby-selling agency