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26/10/2008

Les méthodes des psychologues ou des gens des CMPP concernant le traitement des problèmes des enfants adoptés, ou plutôt des abandonnés-déracinés-adoptés ne se sont pas améliorées.

[Via le forum d'Enfance & Familles d'adoption, commentaire de Larrylg en réponse à Ophélie "Notre adoption est un échec".]



Je vois qu’en 25/30 ans les méthodes des psychologues ou des gens des Centres Médico-Psycho-Pédagogiques (CMPP) concernant le traitement des problèmes des enfants adoptés, ou plutôt des abandonnés/déracinés/adoptés ne se sont pas améliorées.



Malgré la littérature abondante aujourd’hui sur le sujet, ils semblent incapables de reconnaître ce qui est spécifique à nos enfants : le traumatisme de l’abandon et du déracinement et le stress post traumatique qui s’ensuit. Je regardais hier soir l’émission d’Envoyé spéciale sur l'autisme et la mère de l’enfant (l’épouse de l’acteur Francis Perrin) parlait des interprétations psychanalytiques de gens incapables de comprendre l’autisme et s’élevant contre des thérapies comportementales qui avaient fait leur preuve aux Etats-Unis. Une bonne partie de l’émission montrait l’incapacité de la France des psychologues ou psychiatres à s’ouvrir à d’autres méthodes qui marchent.



Il en est de même pour les troubles dont souffrent les enfants adoptés, non parce qu’ils sont adoptés (sauf rares cas de maltraitances : ça arrive, hélas !) mais parce qu’ils trimballent des traumatismes liés à l’abandon et au déracinement.
Je crois, honnêtement et par expérience, qu’il faut fuir ces psychanalisants (lacaniens, adlériens, rogériens, etc.) et essayer de découvrir des psychiatres et psychologues qui ont une formation en thérapie comportementale et cognitive, après s’être assuré qu’ils sont aussi au courant des traumatismes de l’abandon et du déracinement. Voir le site http://www.aftcc.org.



Ensuite, au-delà des lectures d’ordre général, style « Au risque de l’adoption », n’hésitez pas à prendre des livres plus techniques qui vont vous apprendre des comportements à exiger de votre enfant ou de vous-même. Le premier : « Enfant qui a mal, enfant qui fait mal », pour grands enfants et adolescents (c’est le 2eme tome) de Caroline Archer, celle qui a mis au point en Angleterre les méthodes de Family Futures. Le deuxième « Renouer avec soi » de Nancy Verrier, qui débarrasse de beaucoup d’idées préconçues et montrent quels comportements nous devons avoir vis-à-vis de nos enfants qui grandissent ou sont adultes. Vu l’âge de mes enfants c’est celui qui m’a le plus éclairé et aidé.



D’autre part, gardez à l’esprit que même à 13 ans un enfant ne fait pas ce qui lui plaît. Il doit se plier à ce qu’exige ses parents et nous sommes là pour cela. Il faut savoir lui fixer des limites, autrement la justice s’en chargera plus tard.
Autre point très important et qu’on ne rappellera jamais assez : pour que l’enfant aille bien, il faut que la mère aille bien. L’enfant repèrera de suite le mal-être de la mère, ses problèmes antécédents non résolus ainsi que les failles du couple et il s’en servira. L’un de mes amis anglais décrivait cela en disant que l’enfant abandonné avait comme un nuage de guerre au-dessus de la tête. Prenez donc du temps pour vous, pour votre couple et de temps en temps oubliez ce qui doit être votre cauchemar quotidien : savoir prendre une soirée régulièrement, ou un week-end ou 8 jours de vacances sans la présence de l’enfant. Cela permet de respirer



Il est à redouter, que du fait de la Convention de La Haye, de plus en plus enfants âgés d’au moins 6 ans seront confiés par l’adoption internationale. De ce que j’en vois, ce n’est pas une partie de plaisir pour un grand nombre de parents. Il serait temps, grand temps, que les associations s’occupant d’adoption mettent en place par l’intermédiaire des ASE ou éventuellement sans elles (si elles ne bougent pas) des équipes véritablement pluridisciplinaires pour traiter des problèmes de nos enfants avec nous et non pas sans nous. Par cela, j’entends que parents et enfants doivent être vus ensemble parce que ce sont des problèmes qui concernent les liens familiaux : souvent, trop souvent, les enfants sont vus à part, et comme ils sont manipulateurs ils ont l’art de tourner le psy autour de leur petit doigt.


Je crois avoir entendu dire qu'il y avait une Maison de l'adoption à Marseille. Êtes vous au courant?



L’émission de Ruffo dont parle Devika montrera si le plus médiatisé des psys marseillais peut passer de la parole à des actions efficaces pour aider les familles en échec.  J’ai peur que ce ne soit que du verbiage !!! et tant mieux si je me trompe.

Amicalement.