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« Le Guatemala lance une campagne pour recruter des parents d'accueil et des parents adoptifs dans leur propre pays. | Page d'accueil | Swedish Adoptees Speak Out Against Child Trafficking. »

06/11/2008

Adoption internationale, une forme de néocolonialisme.

colonialisme.jpgDans son billet intitulé "Adoption ou abstention", Guillaume Bardon, Avocat à Tours, souligne à juste titre que certains aspects du projet de la Xème réforme de l'adoption en France ont des inspirations colonialistes. Par le lancement d'un "Peace Corps" à la française, un réseau des volontaires pour l'adoption internationale, cette réforme participe d'une conception colonialiste de l'adoption internationale.

 

"...  La mission dévolue aux volontaires de l'adoption internationale serait, sous l'autorité des ambassadeurs et dans le respect des législations nationales et des conventions internationales, d'aider les pays pour que les enfants privés de famille ne restent pas en institution.
Bien évidemment l'adoption internationale serait l'un de ces moyens.
Aussi et sous couvert d'une vocation humanitaire, un tel projet induit nécessairement une ingérence dans la politique familiale des pays d'origine des enfants adoptés.

Par ailleurs et tout aussi implicitement, une telle pratique remet en cause la politique interne des pays.
En cela, le projet de réforme est empreint de relent colonialiste et de maladresse diplomatique.

L'ingérence dans la politique familiale des pays d'origine des enfants adoptés et la remise en cause de celle-ci par la France, se traduisant par la mise en place de personnes  intervenant  sur une période limitée dans le temps et ne disposant d'aucune connaissance particulière du terrain, dont la mission première sera essentiellement de permettre de trouver des enfants adoptables, aux lieu et place des autorités locales me paraît constituer une forme de colonialisme.

Avant de relever les dysfonctionnements des politiques familiales des pays étrangers, il y a lieu de s'interroger sur nos propres carences. ... "

 

Mise à jour sur ce thème.

- Adopting Third World children is voluntary colonization
I don't usually pay any attention to the tabloids, but one recently caught my eye in the checkout line. Angelina Jolie and Brad Pitt are looking to adopt yet another child. The couple has already adopted three children from Cambodia, Ethiopia and Vietnam to go along with three children of their own.
One has to wonder how the couple is able to maintain the cultures of all these children while simultaneously assimilating them into the lifestyle of the American elite. Children, as well as adults, have the toughest time integrating into the wealthy elite of this country, which gets increasingly white and exclusive the further you go up the ladder. 
Oregon Daily Emerald | Bruce Poinsette 31.01.2011

 

- 318 enfants d'Haïti pour Noël !
... Cette colonisation moderne que véhiculent nos comportements politiques en matière d'adoption, n'est pas tolérable. Pas tolérable de la part d'un pays qui a mis les droits des enfants au cœur de ses préoccupations, pas tolérable au nom de l'adoption qui n'a pas pour vocation de sauver un enfant mais bien de construire une famille. ...
Pierre Lévy-Soussan, Psychiatre et psychanalyste, et Sophie Marinopoulos, psychanalyste.
Le Monde | 04.01.2011


- Adoption en Haïti : néocolonialisme, bonne action, chance ou catastrophe pour les enfants adoptifs ?
Oui, je sais, ce titre interpellera plus d’un psychanalyste, plus d’une mère adoptive et plus d’un pédopsychiatre au fait des questions de l’adoption.
Post colonialisme "J'accepte mes origines, mais que vais-je en faire ? Miss Aspirine 22.12.2010

 

-  La violence des réactions de la presse africaine au « scandale de L’Arche de Zoé » a laissé pantois nombre d’humanitaires occidentaux.
Sorte de « fait social total », l’intervention de l’association française — accusée de tentative d’enlèvement d’enfants sous de faux prétextes humanitaires — a mis en lumière les dérives de la société tchadienne et de son régime ; puis, en cercles excentriques, les ambiguïtés de l’humanitaire et des rapports Nord-Sud. Les premières réactions, viscérales et nationalistes, frisent parfois la xénophobie : on incrimine les dysfonctionnements administratifs ainsi que l’arrogance et le néocolonialisme des « humanitaires » français. Tchadvision s’indigne : « Même pour alimenter un zoo en France avec des animaux de la savane africaine, il faut prévenir les autorités locales pour avoir une autorisation de sortie desdits animaux ! »

Derrière les évidences humanitaires. Zoé, l’onde de choc.
Le Monde Diplomatique. Michel Galy. Septembre 2008.

 

"Enfin un peu de bon sens ! Merci M. Rosenczveig! Je disais à peu près la même chose sur ce site, dans un autre posting. OUI, c’est une bonne chose qu’il y ait moins d’enfants adoptables, que ce soit en France ou à l’étranger. Il est honteux, effectivement, de lire ces lamentations sur la diminution d’enfants adoptables, sur cette “pénurie” d’objets de consommation que sont devenus les enfants, dans une société où, semble-t-il, il est devenu impossible d’exister, de se réaliser sans être parent!

Non, l’adoption n’est pas un droit, seul compte l’intérêt de l’enfant, non le désir fou d’adultes incapables d’accepter les limites imposées par la nature. L’acharnement procréatif et adoptif, encouragé par les médias, les gouvernements, et les scientifiques trouvera tôt ou tard ses limites. Pour l’adoption, l’élévation du niveau de vie dans les pays en développement a déjà beaucoup freiné ce qui s’apparente à une sorte de néo-colonialisme (on vous prend vos ressources - vos enfants, remerciez-nous!!). C’est bien."


Commentaire suite à "Dire la vérité sur l'adoption". 26 février 2008.
Source : Blog de Jean-Pierre Rosenczveig.

 

-  "Depuis trois ans, les adoptions internationales vers les États-Unis sont en baisse de 16% depuis le sommet atteint en 2004. Dans ce contexte, on trouve de plus en plus d’articles de média américains sur les causes de cette baisse. Globalement, les défenseurs des enfants ne s’entendent pas sur l’importance qu’il faut accorder à l’adoption internationale comme solution. Certains blâment l’UNICEF pour la diminution des adoptions internationales. Ils soutiennent que cette grande organisation accorde trop d’importance au maintien des liens culturels et géographiques par rapport au bien-être général des enfants. Ils estiment aussi que l’UNICEF maintient obstinément cette position même s’il y a peu de chances d’adoption locale et, à toute fin pratique, aucun programme public d’aide aux enfants abandonnés ou aux familles en difficultés. ... ...

Selon Dana Johnson, directeur de la clinique d’adoption internationale de l’université du Minnesota, « l’UNICEF et certains critiques étrangers encouragent les pays à percevoir l’adoption internationale comme une forme de colonialisme ».  ...

L’UNICEF soutient pour sa part que l’adoption internationale n’est pas la seule possibilité et certainement pas toujours la meilleure solution pour les orphelins. L’organisation accorde la priorité à l’aide aux familles de naissance et à l’adoption locale parce que ces solutions permettent d’aider un plus grand nombre d’enfants.

L’UNICEF craint aussi que le profit financier soit le moteur de l’adoption internationale. Les sommes que les adoptants occidentaux consentent à verser ont augmenté et la corruption en découle forcément. Ce serait le cas du Guatemala, selon l’UNICEF, où le processus est contrôlé par des avocats privés qui demandent plus de 35 000 $US par enfant. La marge de profit qui en résulte crée un marché et l’adoption devient la recherche par tous les moyens d’un enfant parfait pour une famille client alors que l’adoption est supposée viser à chercher une famille pour un enfant.

L’UNICEF s’inquiète aussi de programmes comme ceux de la Chine et du Vietnam qui utilisent une partie des frais d’adoption pour offrir de meilleurs services aux orphelins qui restent dans leur pays. L’organisation craint que, si les services d’aide à l’enfance dépendent du départ de certains enfants, ces pays feront moins pour favoriser l’adoption locale ou garder les enfants dans leur famille de naissance.  ..."


Les américains débattent des causes de la baisse des adoptions internationales.
Source : Québec adoption. Gilles Breton. 10 février 2008.
When There’s No Place Like Home.
Children's advocates can't agree on how much to emphasize intercountry adoption as a solution.
Source : Newsweek.


 "Ils voulaient offrir à des orphelins du Darfour une enfance heureuse dans un pays en paix ; ils sont rentrés sous les huées. Ils se rêvaient en chevaliers de l'humanitaire ; on les boucle en prison comme de vulgaires malfaiteurs. Bien des choses ont été dites sur ce naufrage : il met en péril la force européenne qui doit bientôt protéger les réfugiés du Darfour, il trahit le néocolonialisme de la France, etc. Mais au-delà des enjeux diplomatiques et militaires, le fiasco de l'Arche de Zoé illustre la manière dont un millénarisme au service de l'enfance en danger peut agir sous couvert du «devoir d'ingérence». Les membres de l'Arche de Zoé sont des illuminés ; mais il faut faire la généalogie de leur folie, car elle emprunte à des schémas de pensée qui, eux, sont non seulement tout à fait rationnels, mais propres à une conception bien française de l'aide à l'enfance. ... ... "


L'Arche de Zoé ou le système du déracinement.
Ivan Jablonka, historien. 15-01-2008.
Source : La vie des idées.

 

 "Adoptie van kinderen is uitgegroeid tot een bedrijfstak waarin veel geld wordt verdiend. De vraag naar kinderen in het rijke Westen bepaalt het aanbod ervan in het arme Zuiden, waardoor neo-koloniale machtsverhoudingen worden versterkt. Belangenorganisaties van geadopteerden verzetten zich tegen de verkoop en roof van kinderen onder het mom van adoptie. ... ...."


Adoptie-industrie stimuleert kinderhandel.
Sandor Schmits.
Source: De Fabel van de illegaal 89/90. Winter 2008.

 


 En 1972, à l'âge d'un an, Tobias Hübinette a été amené de son lieu de naissance en Corée du Sud à Suède, où il a été élevé par un couple suédois. Aujourd'hui, il fait partie des quelques boursiers universitaires recherchant sur les causes à long terme et les conséquences du programme d'adoption transnationale en Corée.
"Dès que vous commencez à examiner les questions d'adoption en Corée, vous serez immédiatement confrontés à d'autres problèmes, beaucoup plus gros, qui doivent être résolus", a déclaré Hübinette dans un interview avec Yonhap News Agency.

Hubinette a reçu son doctorat en études coréennes de l'Université de Stockholm en 2005 et travaille actuellement comme chercheur au Centre multiculturel de Stockholm.


 "International adoption, the movement of predominantly non-white children from the postcolonial, so-called Third World to white adoptive parents in Western Europe, North America, Australia and Scandinavia, was born in the chaotic aftermath of the catastrophic and genocide-like Korean War. This forced child migration, which today involves around 30,000 children annually, has seen the trafficking of an estimated half a million children to date. Within this estimation, at least 160,000, or one third, come from Korea and 80,000, or amazing 15%, have been placed in the Nordic countries". (page 1)


"International adoption is put in relation to a particular Western mode of adopting, and to other trans-racial adoptions and forced migrations in the history of European colonialism." (page 2)

"The Nordic countries are also outwardly perceived, and see themselves, as the world’s most
humanitarian, anti-racist and pro-feminist countries – a paradise for human rights. In other words, Nordic self-righteous social engineering goes hand in hand with European colonialism, American imperialism and Korean patriarchy.


"Summary

So to conclude, by contextualizing international adoption within the history of European colonialism, U.S. empire building and Nordic social engineering, and examining the intimate relationship between colonialism and modernity, I conceptualize international adoption as a mixture of, on one hand, a colonial project which involves trafficking and commodifying non-Western children, and, on the other, a modernist project which involves regulating and controlling women’s reproduction in order to uphold a patriarchal norm system in the
countries of origin, such as Korea, as well as a upholding self-image of humanitarianism, anti-racism and multiculturalism in the receiving countries, like in Scandinavia. I have thus here been trying to understand how international adoption has developed and exists between a complex dynamic of the twin projects and double bind of colonialism and modernity." (page 10)

 

Between European Colonial Trafficking, American Empire-Building and Nordic Social Engineering: Rethinking International Adoption From a Postcolonial and Feminist Perspective by Tobias Hübinette.
Source : Rethinking Nordic Colonialism.
Act 3 : The Faroe Islands, May 12 - June 4,2006

 


-   "... Justement, je ne suis pas sûre qu'en Inde les homosexuels soient bien tolérés, en même temps, comme tu es d'origine indienne, l'enfant pourra s'identifier à toi.

Pourquoi ne veux-tu pas adopter d'enfants français ? Ca c'est un point dans l'adoption internationale qui me laisse sceptique, sceptique en défaveur de l'adoption internationale. Est-ce que nous enfants adoptés d'ailleurs, pourrions adopter des enfants blancs ? Sinon, l'adoption internationale n'est-elle pas une forme de néocolonialisme ?

Mais ceux qui refusent l'adoption internationale, ça m'inquiète aussi, genre Lepen, pour qui un Français n'est pas celui qui est bien élevé à la française, mais un blanc avant tout."

 

Commentaire de parvathi sur la discussion "Adoption d'enfants par couples homosexuels"
Source : Forum "La voix des adoptés". 10-11-2006.

 

-   "... A la direction générale de l'Aide à la jeunesse, service Adoption de la Communauté française de Belgique, comment « Holy Lola » a-t-il été perçu ?

C'est un très bon film, mais nous sommes déçus et inquiets. On attendait plus de Tavernier sur ce sujet. Qu'il traite l'adoption sous plusieurs angles. Or, il déplie le sujet de façon remarquable mais sous un seul angle, celui des candidats adoptants. ... ...

À nos yeux, le système français d'adoption est extrêmement libéral et défend plus le droit des adoptants que celui des enfants. Tavernier montre combien ce laxisme se retourne contre les malheureux parents, pris en otage par ce système qui permet des choses terribles comme d'aller choisir soi-même un enfant dans les institutions. Faire croire qu'on aide les gens ainsi est honteux et faux. C'est une irresponsabilité des pouvoirs publics. Car ces parents le paieront cash : comment expliquer à l'enfant qu'à la signature des papiers d'identité - qui sont faux -, ils ont dû choisir entre « enfant né de parents inconnus » ou « enfant né de parents décédés », alors que le gosse a sans doute été acheté par des intermédiaires locaux. Quelle relation parents-enfant est-elle possible sur de telles bases ? Cette conception-là de l'adoption internationale a des relents de colonialisme.

Tavernier démontre bien toutes les horreurs qu'on fait vivre à ces adoptants. Mais, réputé cinéaste engagé, voilà qu'il se met au seul niveau des adoptants (ce qui est rendu avec une extrême finesse et une connaissance parfaite du terrain, je le répète ; les acteurs sont d'une crédibilité étonnante), sans aller plus loin. Il effleure les trafics d'enfants, les esquisse, mais jamais de façon ouverte et franche. Il ne va pas voir de l'autre côté du miroir, du côté des familles d'origine. Il reste au bord de cela, comme les candidats adoptants qui ont évidemment peur de voir cette réalité - et je le comprends. Dans le film, Gamblin le dit très bien quand il y est confronté : « Ne me demande pas ce que j'en pense. » ... ..."

 

Cinéma - Le dernier film de Bertrand Tavernier « Holy Lola », la vie et rien d'autre « Tavernier fait une apologie du supposé droit à l'enfant »
Source : Archives Le Soir. 26-01-2005.


 "... A propos de l'adoption internationale, elle est parfois vécue comme un pillage des pays pauvres par les pays riches, voire comme une forme de néo-colonialisme. Cela peut être effectivement le cas si de l'argent entre en jeu, ou si des intermédiaires utilisent l'adoption comme un commerce. ... ..."

 

Qui sont mes parents? La filiation adoptive en fonction du temps et de l'endroit.
Jean-Vital de Monléon, pédiatre et anthropologue, Dijon, France. 2000.
Source : Meanomadis.

 

 "... Beaucoup d'entre nous ont en mémoire des cas douloureux d'enfants recueillis à l'étranger en vue d'une adoption, auxquels une décision de justice a refusé le droit d'entrer définitivement dans une famille française, présumant des fraudes non prouvées, alors même que les familles, après un véritable parcours du combattant, avaient rigoureusement respecté les procédures et obtenu les autorisations nécessaires.

Ces situations intolérables naissent certes de conflits de lois, fréquents dans le grand village planétaire. Mais l'adoption internationale, qui peut nourrir, il est vrai, des trafics clandestins contre lesquels il faut lutter, permet à des enfants de pays pauvres, souvent promis à une existence misérable, d'être adoptés, par des familles de pays riches, même modestes. Il est vrai qu'elle choque parfois certains bons esprits, y compris de magistrats, qui y voient une manifestation d'impérialisme, voire de néocolonialisme. Tiennent-ils pour négligeable que quelques milliers d'enfants échappent ainsi chaque année aux trottoirs de Manille, à la prostitution et à l'esclavage ? Certes, on ne réglera pas les problèmes Nord-Sud par l'adoption mais laissons, de grâce, la générosité et l'amour sauver des enfants.  Mme Martine Aurillac. ... ..."

 

Discussion de la proposition de loi de M. Jean-François Mattei et plusieurs de ses collègues relative à l'adoption internationale.
Source : Les comptes rendus analytiques de l'Assemblée nationale. 28 mars 2000.

 

 "...  Il m'est effectivement arrivé d'aller dans un orphelinat avec tous mes dossiers. Les demandes concernaient des filles. Il s'est fait que par hasard, cette fois-là, il n'y avait que des petits garçons. «Et les petits garçons, ils n'ont pas le droit d'avoir des familles ?» La réaction de la puéricultrice de l'orphelinat était tout à fait justifiée. Cela fait réfléchir sur notre attitude qui est ressentie ni plus ni moins que comme du néo-colonialisme. Ils ont peut-être raison... ..."

 

Entretien avec Françoise Pastor sur l'adoption internationale.
Source : ONE-Adoption.


-    "... La géographie de l'adoption internationale fait apparaître une diversification progressive des pays d'origine: de 7 en 1975, ce nombre est passé à 65 en 1996. La part de l'Afrique a augmenté assez régulièrement depuis 1987, de même que celle de l'Asie. Le nombre d'enfants adoptés originaires d'Europe a connu un certain pic en 1990-1991, probablement lié aux événements de Roumanie et à l'ouverture de la Pologne et de l'ex-URSS, mais ce mouvement paraît régresser, de même que diminue le nombre d'adoptions d'enfants originaires d'Amérique. La part de l'Asie connaît, en revanche, une expansion importante.

En 1996, les adoptions internationales effectuées par des adoptants français étaient ainsi réparties entre les régions d'origine des enfants:
- Asie : 45,06 %;
- Amérique : 22,04 %;
- Afrique : 16,86 %;
- Europe : 16,04 %.

L'opinion publique des pays d'origine perçoit de manière contrastée le développement des adoptions internationales. Certains considèrent ce phénomène comme une forme de néocolonialisme, et l'assimilent à un appauvrissement au profit des pays riches. Certains pays, comme le Sri-Lanka, se sont fermés à l'adoption internationale après avoir découvert d'importants trafics d'enfants. En Colombie, l'opinion s'est émue de l'inculpation pour mauvais traitements à enfants d'un couple français qui avait adopté un bébé colombien. Des témoignages d'adoptants français font état de gestes d'hostilité de la part de Vietnamiens, à la vue d'occidentaux en compagnie d'enfants vietnamiens (voir par exemple Seren Guttmann, Journal d'une adoption - Une filière à Hanoi, l'Harmattan, 1997)." ... ...

 

L'adoption internationale, un phénomène récent et complexe. La question de l'attitude des pays d'origine.
Rapport n° 151 - Projet de loi autorisant l'approbation de la convention sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale.

Sources : l'Encyclopédie de l'Agora. 1997.
Sénat français. 1996.