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25/11/2008

Des bébés bulgares abandonnés à des familles grecques dès la naissance.

bulgarie.jpgReportage STARA ZAGORA (Bulgarie).



En cette matinée automnale, les abords du Centre des Samaritains de Stara Zagora sont jonchés de feuilles rousses et brunes. Certaines se sontégarées par paquets dans les petits jardions qui ornent les studios blancs mis à disposition des pensionnaires par le centre social. Bref, un peu de couleur dans la vie douloureuse de ses jeunes femmes. Parfois encore mineures, elles ont déjà eu plusieurs grossesses. Dont certaines se sont terminées par la vente du mourrisson à sa naissance.



"Nous sommes un centre social pour mamans et bébés, relate Diana Dimova, la directrice. Souvent, les mères qui arrivent chez nous ont été victimes de trafic ou de violences, y compris sexuelles. Nous sommes donc là pour aider la maman, mais aussi prévenir un éventuel abandon du bébé. Il faut savoir que la mère elle-même doit souvent être considérée comme un enfant car il est fréquent qu'elle ait entre 14 et 18 ans."
"C'est tout à fait normal dans la population rom, relaie Tsvetelina Bonova, de l'UNICEF SOFIA. Les jeunes filles ont des enfants très jeunes. Leur culture à ce sujet est très différente de la nôtre."



Reste que parfois, cet enfant est de trop pour des jeunes filles qui ne parviennent plus à subvenir aux besoins de leur famille. Certains ont dès lors vite compris. Et dernièrement, aux Samaritains, "une jeune fille devait accoucher, relate Diana. Un homme étranger, un Grec, s'est présenté et a dit que l'enfant était de lui. La jeune fille et sa famille lui avaient en fait vendu le bébé."



Ce genre de situation est bien connu, constate Hristo Monov, adjoint directeur de l'Agence de la protection de l'enfant. "Nous savons que de nombreuses jeunes filles roms ont vendu leur bébé à des couples grecs. Ces gens ne savent pas avoir d'enfant et ont envie de contourner les procédures longues de l'adoption. Ils sont mis en contact avec des jeunes filles roms enceintes. Juqu'à la fin de la grossesse, l'homme et la jeune fille se font passer pouyr un couple. Et, le jour de la naissance, l'homme déclare la naissance du bébé dont il devient officiellement le père. Il rétribue alors la jeune femme et retourne vivre ne Grèce avec son épouse."



Seul moyen de contrer cet hoorible commerce ? Un test de paternité. "C'est difficile, embraie Hristo Monov. Une fois que le père est rentré en Grèce, la Bulgarie ne peut plus rien faire. D'autant que la famille qui a vendu le bébé ne va pas déposer plainte. Dans son esprit, elle a agi pour le bien de l'enfant tout en gagnant de l'argent pour ceux déjà nés."



Une philosophie qui ne date pas d'aujourd'hui mais contre laquelle l'Unicef, le gouvernement bulgare et nombre d'associationbs veulent lutter. "Nous sommes cinq centres à travers le pays, poctue Diana. L'un de nos objectifs est de prévenir les abandons et les ventes de bébés. Lorsque nous recueillons une jeune fille enceinte, nous lui apprenons comment être mère, comment créer un lien avec un enfant. Bref, nous tentons de lui inculquer la notion de famille. Mais ce n'est pas aisé car les filles ont souvent du mal à échapper au futur père qui parfois les menace." Heureusement des victoires viennent égayer le tableau. "Dernièrement nous avons eu trois réussites. Trois filles qui ont accouché et réussi à garder leur bébé. Elles représentent l'espoir.", sourit Diana.



Infos et dons : UNICEF.


Retrouvez toutes les photos du reportage de Pierre-Yves Thienpont dans un portfolio sur lesoir.be

Commentaires

Bulgarians arrested for selling babies
http://www.thetimes.co.za/News/Article.aspx?id=1019321

SOFIA, — Three Bulgarians, including two lawyers, have been arrested and charged with involvement in a child trafficking gang, the state agency for national security (DANS) said.

The three participated in the trafficking and sale of 16 newborns, including 13 to couples in Greece and three to parents in Bulgaria, over a one-year period, the agency said in a statement.

The group recruited pregnant women and convinced them to sell their babies in return for between 3,000 and 5,000 leva (1,530 and 2,550 euros, 2,125 and 3,540 dollars).

They later sold the babies to families in Greece who paid between 30,000 and 40,000 euros per child, with baby boys costing more, it said. Bulgarian couples paid 10,000 euros per child.

The Greek couples, most of whom were listed by the justice ministry as having legally applied to adopt a Bulgarian child, were told that all legal procedures for the adoptions had been met, DANS said.

They allegedly used a scheme under which the adoptive father turned up in hospital and recognised the child as his own.

Bulgarian law does not require DNA or other tests to prove paternity in such cases.

But couples were asked to pay for the child, which constitutes a crime punishable with jail terms of up to 10 years, the statement said.

The annual US Department of State Trafficking in Persons report issued Tuesday noted that around 15% of identified trafficking victims in Bulgaria were children.

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Bulgarie: trois personnes inculpées pour trafic de nouveaux-nés.
http://www.24heures.ch/actu/monde/bulgarie-trois-personnes-inculpees-trafic-nouveaux-nes-2009-06-17

Trois Bulgares dont deux avocats ont été inculpés mercredi, soupçonnés d’avoir organisé un trafic de nouveaux-nés, a annoncé l’agence de sécurité nationale (DANS).


D’après les enquêteurs, ce groupe avait recruté des femmes enceintes afin de vendre leurs enfants. En un an, seize nourrissons ont été vendus dont treize en Grèce et trois en Bulgarie.

Les mères touchaient 3.000 à 5.000 leva (de 1.500 à 2.500 euros). Les nouveaux-nés étaient vendus à des familles grecques pour 30.000 à 40.000 euros, les garçons coûtant plus cher. Les couples bulgares ont payé l’équivalent de 10.000 euros par enfant.

La plupart des parents adoptifs en Grèce croyaient que la procédure légale d’adoption à l’étranger était appliquée car ces couples étaient inscrits dans le registre du ministère bulgare de la Justice des adoptions internationales, selon la DANS.

Le père adoptif se présentait à l’hôpital à la naissance de l’enfant, affirmant qu’il était son père naturel et voulait reconnaître sa paternité. Ainsi la loi bulgare n’était pas violée, mais la procédure légale d’adoption était contournée.

"C’est le paiement pour l’enfant traité en marchandise qui constitue un crime", précise le communiqué. Les inculpés risquent jusqu’à 10 ans de prison, selon le Code pénal.

Environ 15% des victimes bulgares identifiées de trafic d’êtres humains sont des enfants, selon un rapport du Département d’Etat américain sur le trafic d’êtres humains dans le monde publié mardi.

Écrit par : AFP | 18/06/2009

Un trafic de bébés découvert en Bulgarie

La police bulgare a démantelé un réseau de trafic de nouveau-nés bulgares vers la Grèce, a annoncé le ministère de l'Intérieur mardi.
Six femmes enceintes de la région de Sliven (est) ont été conduites en Grèce pour y donner naissance à leur bébé, selon le communiqué. L'enfant était alors reconnu par un père fictif grec pour court-circuiter la procédure d'adoption internationale.
Les membres du gang touchaient 5.000 euros par enfant, tandis que les mères ne touchaient que 250 euros.

Écrit par : 20 Minutes.fr | 05/10/2010