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27/11/2008

Il faut interdire sans tarder la vente de bébés nés ou à naître.

Bebe vendu par Internet.jpgAlors que l'affaire du bébé Jayden cédé contre argent via internet fait grand bruit et indigne l'opinion publique, on se rend compte qu'on se trouve face à un vide juridique. Vendre son enfant n'est en effet pas interdit par la loi belge. Une question morale qui doit être au plus vite débattue...

Le sénateur MR Philippe Monfils veut dissocier cette question du débat sur les mères porteuses, "immobile".



C’ est - a priori - ahurissant, mais c’est comme ça : rien dans la loi pénale belge n’interdit de vendre son enfant. Le code pénal ne prévoit pas de sanction pour le plus immoral des commerces. Aucune charge ne peut être retenue contre les géniteurs du bébé. La loi qui interdit la traite des êtres humains ne prévoit pas les cas de vente/achat de nouveau-nés ou d’enfants.


"Il est particulièrement effarant d’être contraint de devoir légiférer sur des thèmes qui, pourtant, semblent tomber sous le sens" , réagit Melchior Wathelet (CDH), secrétaire d’Etat au Budget et à la Politique des familles. Mais il n’y a pas à proprement parler de vide juridique, selon lui : au civil, la vente pourrait être annulée car jugée contraire aux bonnes mœurs ou à l’ordre public, poursuit-il.


Cela étant, il existe une proposition de loi "visant à interdire la commercialisation" déposée au Sénat par le sénateur MR, Philippe Monfils. "Des pratiques de vente d’enfants à naître ou déjà nés se répandent sur Internet et même dans des annonces publiées dans certains journaux", justifie le sénateur. "S’il est évident que cette pratique est condamnable, aucune disposition du code pénal ne l’indique clairement".


Pour combler ce vide juridique, Philippe Monfils propose d’ériger en infraction la commercialisation des enfants. Comme ce type de commercialisation relève clairement de la traite des êtres humains, M.Monfils propose d’ajouter la commercialisation des enfants aux infractions qui font l’objet de la procédure prévue par la loi du 13avril 1995 qui réprime la traite et la pornographie enfantine.


"Allons au plus pressé"


La proposition de loi prévoit de punir d’un emprisonnement d’un an à trois ans et/ou d’une amende de 1 000à 10 000 euros le(s) parent(s) qui aura (auront), dans un but de lucre, abandonné, ou proposé d’abandonner, (son) leur enfant né ou simplement conçu, pour le confier à autrui en vue de l’adoption ou de toute autre fin qui implique une renonciation à ses (leurs) droits parentaux.


Au Parlement, tous les partis sont d’accord pour interdire la commercialisation des enfants. Des dispositions en ce sens se retrouvent dans les différentes propositions de loi déposées pour réglementer, ou interdire, la gestation pour autrui (soit le débat sur les mères porteuses).


"Le problème, c’est qu’aboutir à un accord sur les mères porteuses est très compliqué", commente le sénateur Monfils. "La crise économique risque de multiplier les cas de parents qui refilent leurs enfants à d’autres moyennant finances. Regardez ce qui se passe aux Etats-Unis, avec les abandons d’enfants au Nebraska. Allons au plus pressé. Si on globalise les deux sujets, on n’arrivera pas vite à une solution."


Le sénateur MR souhaite donc dissocier les deux sujets, pour aboutir rapidement à une décision d’incriminer pénalement la vente d’enfants. "Ce qui n’empêche absolument pas d’ouvrir ensuite le débat sur les mères porteuses", insiste-t-il. Une manière de rassurer ceux qui tiennent absolument à légiférer en la matière. "Le débat n’a pas encore débuté en commission de la Justice. L’affaire est jusqu’ici restée immobile."

Source : La Libre Belgique.


- La vente d'un bébé est juridiquement sans valeur.

"Il y a que les choses dans le commerce qui puissent être l'objet de conventions ", dit le Code civil.

Rien dans le Code pénal belge, ne s'oppose à ce qu'une mère vende son enfant comme l'a fait récemment cette Gantoise dont le fils Jayden a été acquis, dès sa naissance, par un couple néerlandais. Notre arsenal pénal n'a, en effet, aucun texte a opposer à cette transaction dès lors qu'il n'y a, à proprement parler, ni enlèvement, ni abandon, ni négligence, ni quoi que ce soit qui tombe sous le coup de la loi punissant la traite des êtres humains. Un vide juridique ? Sous l'angle pénal, en tout cas. Parce que cette pratique de la gestation pour autrui se déroule, du point de vue du droit civil, sur la base d'une convention juridiquement sans valeur.

"Pour que le contrat entre les parties soit valable, il faut que son objet soit licite,explique la civiliste Jeanine Windley, associée au sein du cabinet d'avocats Eubelius. En l'occurence, cet objet porte sur la personne humaine qui est hors de commerce." La cause du contrat - son mobile - doit être partiellement licite. "Et elle ne l'est pas davantage, poursuit Me Windley, puisqu'il s'agit ici d'avoir un enfant dans des conditions contraires aux bonnes moeurs, à l'ordre public et aux dispositions de diverses conventiontions internationales garantissant les droits de l'enfant."

Urgent de légiférer.

Reste qu'il apparaît d'autant plus urgent de légiférer en cette matière que "des faits récents montrent qu'une pratique commerciale de la maternité pour autrui prend, dans notre pays, un certain essor", comme l'écrit le sénateur Philippe Mahoux (PS) qui a déposé, le 13 mars dernier, une proposition de loi pour encadrer sévèrement le recours aux mères porteuses.

Ce texte propose notamment d'interdire toute rémunération de la mère porteuse, toute forme de publicité et toute intervention d'intermédiaires. La proposition conditionne aussi le recours à la maternité pour autrui "à l'existence d'un lien génétique entre au moins l'un des parents commanditaires et l'enfant à naître". L'existence de ce lien génétique permettrait d'établir la filiation et ses conséquences dans le chef d'au moins un des parents commanditaires : "On éviterait ainsi qu'au terme de la grossessse, plus aucune des parties concernées ne veuille assurer la charge de l'enfant ou que la mère porteuse fasse fi de l'existence des parents commanditaires", commente Philippe Mahoux.

Le texte vise également à interdire tout consentement à l'adoption avant la naissance de l'enfant: "La décision de consentir à l'adoption de l'enfant né doit respecter le principe de l'adoption prévu à l'article 348-4 du Code Civil, à savoir qu'un délai de deux mois doit être écoulé avant que la mère porteuse ne puisse consentir à l'adoption, poursuit le sénateur. Elle peut doit décider de ne pas consentir à l'adoption."

Le texte précise encore que le recours à la maternité pour autrui à l'avis motivé d'un gynécologue et que la pratique doit être en oeuvre sous l'égide d'un centre de fécondation reconnu.


Source: Le Soir. 29/11/2008.


-  La vente d’un enfant n’est pas prévue dans le code pénal.
Vendre un enfant ? Ce n'est pas la première fois que les médias évoquent une histoire de ce genre. Que risquent les parents ? Pour le moment, le droit semble impuissant à traiter ces affaires.
La chaîne de télévision Nederland 2 a diffusé un reportage édifiant sur les coulisses de cette « transaction » dans son programme « Netwerk »
RTBF Info. 25/11/2008.

 

-  Changer le code pénal.

Arche de Zoé. 31/10/2007.
En marge de cette affaire, le sénateur MR Philippe Monfils veut introduire un nouveau chapitre dans le code pénal qui érige en infraction la commercialisation des enfants. Il a redéposé au Sénat une proposition de loi allant en ce sens.
Même si l'accueil et l'adoption d'enfants sont parfaitement encadrés par la législation belge, le risque de commercialisation d'enfants existe, souligne le sénateur dans un communiqué.
S'il est évident que toute commercialisation d'enfants est condamnable, aucune disposition du code pénal ne l'indique clairement, précise M. Monfils. Lequel rappelle que sous la précédente législature, il avait déjà déposé à la Chambre une proposition de loi visant à interdire tout commerce d'enfant en introduisant un nouveau chapitre dans le code qui érige en infraction la commercialisation des enfants.
Il a redéposé cette proposition au Sénat dès le début de cette législature. Il ajoute encore qu'il a demandé qu'elle soit examinée prioritairement par la Commission de la Justice.

Source : La Libre Belgique.

 

-  Proposition de loi visant à interdire la commercialisation des enfants.
Déposée le 26 juillet 2007 par M. Philippe Monfils. Document législatif n° 4-122/1.
Sénat.

25/11/2008

Des bébés bulgares abandonnés à des familles grecques dès la naissance.

bulgarie.jpgReportage STARA ZAGORA (Bulgarie).



En cette matinée automnale, les abords du Centre des Samaritains de Stara Zagora sont jonchés de feuilles rousses et brunes. Certaines se sontégarées par paquets dans les petits jardions qui ornent les studios blancs mis à disposition des pensionnaires par le centre social. Bref, un peu de couleur dans la vie douloureuse de ses jeunes femmes. Parfois encore mineures, elles ont déjà eu plusieurs grossesses. Dont certaines se sont terminées par la vente du mourrisson à sa naissance.



"Nous sommes un centre social pour mamans et bébés, relate Diana Dimova, la directrice. Souvent, les mères qui arrivent chez nous ont été victimes de trafic ou de violences, y compris sexuelles. Nous sommes donc là pour aider la maman, mais aussi prévenir un éventuel abandon du bébé. Il faut savoir que la mère elle-même doit souvent être considérée comme un enfant car il est fréquent qu'elle ait entre 14 et 18 ans."
"C'est tout à fait normal dans la population rom, relaie Tsvetelina Bonova, de l'UNICEF SOFIA. Les jeunes filles ont des enfants très jeunes. Leur culture à ce sujet est très différente de la nôtre."



Reste que parfois, cet enfant est de trop pour des jeunes filles qui ne parviennent plus à subvenir aux besoins de leur famille. Certains ont dès lors vite compris. Et dernièrement, aux Samaritains, "une jeune fille devait accoucher, relate Diana. Un homme étranger, un Grec, s'est présenté et a dit que l'enfant était de lui. La jeune fille et sa famille lui avaient en fait vendu le bébé."



Ce genre de situation est bien connu, constate Hristo Monov, adjoint directeur de l'Agence de la protection de l'enfant. "Nous savons que de nombreuses jeunes filles roms ont vendu leur bébé à des couples grecs. Ces gens ne savent pas avoir d'enfant et ont envie de contourner les procédures longues de l'adoption. Ils sont mis en contact avec des jeunes filles roms enceintes. Juqu'à la fin de la grossesse, l'homme et la jeune fille se font passer pouyr un couple. Et, le jour de la naissance, l'homme déclare la naissance du bébé dont il devient officiellement le père. Il rétribue alors la jeune femme et retourne vivre ne Grèce avec son épouse."



Seul moyen de contrer cet hoorible commerce ? Un test de paternité. "C'est difficile, embraie Hristo Monov. Une fois que le père est rentré en Grèce, la Bulgarie ne peut plus rien faire. D'autant que la famille qui a vendu le bébé ne va pas déposer plainte. Dans son esprit, elle a agi pour le bien de l'enfant tout en gagnant de l'argent pour ceux déjà nés."



Une philosophie qui ne date pas d'aujourd'hui mais contre laquelle l'Unicef, le gouvernement bulgare et nombre d'associationbs veulent lutter. "Nous sommes cinq centres à travers le pays, poctue Diana. L'un de nos objectifs est de prévenir les abandons et les ventes de bébés. Lorsque nous recueillons une jeune fille enceinte, nous lui apprenons comment être mère, comment créer un lien avec un enfant. Bref, nous tentons de lui inculquer la notion de famille. Mais ce n'est pas aisé car les filles ont souvent du mal à échapper au futur père qui parfois les menace." Heureusement des victoires viennent égayer le tableau. "Dernièrement nous avons eu trois réussites. Trois filles qui ont accouché et réussi à garder leur bébé. Elles représentent l'espoir.", sourit Diana.



Infos et dons : UNICEF.


Retrouvez toutes les photos du reportage de Pierre-Yves Thienpont dans un portfolio sur lesoir.be

23/11/2008

Un couple néerlandais achète Jayden un bébé belge.

bebe vendu via internet.jpgNederlands stel betaalt voor baby uit België.



Opnieuw heeft een Nederlands stel een baby gekocht in België. Dat blijkt uit onderzoek van het actualiteitenprogramma Netwerk. De baby is enkele maanden geleden tegen betaling naar Nederland gehaald. Na de geruchtmakende Baby-Donna-zaak in 2005 is een Nederlands echtpaar wederom betrokken bij illegale kinderhandel.



Het Nederlandse stel kocht de baby van de natuurlijke ouders in het Gentse Jan Palfijn-ziekenhuis. De baby was toen een dag oud. De natuurlijke ouders hadden via internet kenbaar gemaakt dat ze het kindje meteen na de geboorte wilden afstaan. Netwerk kwam de zaak vlak na de geboorte van het kindje op het spoor en deed de afgelopen maanden uitgebreid onderzoek. In het kader van dat onderzoek bezocht verslaggever Roelof Bosma vorige week het betreffende ziekenhuis in Gent. Hij stelde hen op de hoogte van de illegale kinderhandel. Naar aanleiding daarvan is het ziekenhuis zelf een onderzoek gestart en heeft daarop aangifte gedaan bij de de politie.



Het Parket van Gent heeft vanmiddag tegenover Netwerk officiëel verklaard dat: ‘in de loop van de voorbije maanden een Nederlands koppel in een Gents ziekenhuis tegen betaling een baby heeft meegenomen.’
Volgens het Parket zouden de Belgische ouders, die al een kindje hebben, in financiële problemen verkeren en er daarom voor hebben gekozen om hun nieuwgeboren kind tegen betaling af te staan. Het Parket van Gent bevestigt tegenover Netwerk dat er inmiddels een onderzoek is gestart naar de zaak.
Het kind verblijft op dit moment nog bij het Nederlandse echtpaar.



Belgische media

Het onderzoek van Netwerk heeft in België veel stof den opwaaien. Belgische media besteden veel aandacht aan de gebeurtenissen:

Het Laatste Nieuws

Reportage van de VRT

Gazet van Antwerpen

Het ANP:
Opschudding in België over kopen baby



BRUSSEL (ANP) - In België is opschudding ontstaan door een reportage van de Nederlandse actualiteitenrubriek Netwerk over een Nederlands paar dat bij een stel in Gent een baby heeft gekocht. Veel Vlaamse media doen zaterdag uitgebreid verslag van de affaire.



Het Laatste Nieuws, de grootste Belgische krant, citeert topman Geert Versnick van het Jan Palfijnziekenhuis in Gent, waar het kind werd geboren. Hij bevestigt aangifte bij de politie te hebben gedaan. Justitie in Gent is inmiddels een onderzoek begonnen.



De zaak draait om een Gents paar van 22 en 24 jaar, dat om financiële redenen hun tweede kind wilde afstaan. Via internet vonden ze een Nederlands echtpaar van 26, dat de baby in juli daags na de geboorte kwam ophalen. Het kind werd bij de burgerlijke stand ingeschreven onder de naam van de Nederlandse vader.



Hoeveel voor de baby is betaald, is niet precies bekend, maar volgens Het Laatste Nieuws zou het gaan om minder dan 10.000 euro. Het koppel in Gent riskeert tot 10 jaar cel. Die straf staat op het toeschrijven van een kind aan iemand anders dan de echte ouders. Het verkopen van een baby komt in de Belgische strafwet niet voor.



Een woordvoerster van justitie in Gent, die de gebeurtenissen zaterdag tegenover het Belgische persbureau Belga heeft bevestigd, zegt dat een vergelijking met de 'baby-Donnazaak' - waarbij een Belgische draagmoeder een kind verkocht aan een Nederlands stel - niet opgaat. Er zijn geen aanwijzingen dat het kind werd verwekt op verzoek van het Nederlandse echtpaar.



Het kind verblijft op dit moment nog bij het Nederlandse paar. Dat kan zo blijven zolang beide paren daarmee akkoord gaan. Justitie in Gent bekijkt wel of het Nederlandse stel ook vervolgd zal worden wegens mededaderschap.



Netwerk kwam de zaak kort na de geboorte van het kindje op het spoor. De reportage wordt volgens een woordvoerder van het tv-programma begin volgende week uigezonden.


Bron: Netwerk.

Bébé vendu à Gent : l'hôpital Jan Palfijn était-il au courant?


Le couple néerlandais qui, au mois de juillet, a acheté à ses parents belges un bébé né à l'hôpital à Gand affirme qu'un médecin et un gynécologue de l'hôpital étaient au courant de cette adoption illégale.



Une enquête est toujours en cours au parquet de Gand au sujet de cette affaire. L’information ouverte porte sur une « supposition » d’enfant, qualification qui désigne le fait de faire passer un enfant pour le sien alors que ce n’est pas le cas. La naissance de cet enfant a en effet été déclarée à l’état civil de Gand par le couple néerlandais.



Les parents biologiques avaient décidé de se séparer du bébé pour des raisons financières. L’enfant a été remis au couple néerlandais au lendemain de sa naissance contre paiement d’une somme d’argent.



L’affaire a éclaté à la suite des déclarations d’un journaliste du programme d’informations néerlandais « Netwerk ». Les adoptants viennent d’affirmer, dans cette même émission, que certains membres du personnel de la maternité étaient au courant de l’opération.



Selon Netwerk, les adoptants ont versé entre 5.000 et 10.000 euros au couple belge. Ils avaient auparavant tenté à plusieurs reprises de trouver une mère-porteuse en Belgique. Ils auraient ainsi été escroqués de quelque 20.000 euros.



Les parents adoptants, âgés chacun de 26 ans, n’ont à ce jour pas été inculpés par les autorités judiciaires belges. Le parquet gantois ne dispose pas non plus d’indices selon lesquels la mère biologique serait tombée enceinte à la demande du couple néerlandais. Quant au bébé, il peut continuer à résider provisoirement aux Pays-Bas. Une commission rogatoire se rendra cependant sur place pour tenter de déterminer le rôle exact joué par les adoptants dans cette opération.



L’hôpital Jan Palfijn rejette pour sa part les accusations formulées par le couple néerlandais. La direction de l’hôpital déclare avoir été elle-même mise au courant par un journaliste de Netwerk. L’hôpital a alors ouvert une enquête interne et prévenu la police. Et de préciser que l’accouchement a eu lieu avec l’aide des médecins de garde et que la femme était jusque-là inconnue de l’institution. La direction de l’hôpital envisage de déposer plainte contre le couple néerlandais.


Source : Le Soir.

-  Le bébé Jayden vendu sur internet de retour en Belgique.
Le bébé belge qui avait été vendu via internet à un couple de Néerlandais par sa mère a été remis aux autorités. Il a été confié à une famille d’accueil par un juge de la jeunesse.
Le Soir. 23/12/2008

 

-  Le bébé placé dans une famille d'accueil.
« Le tribunal accède à la demande du conseil de la protection de l'enfance de placer le bébé J. sous tutelle », a annoncé le président Willem Miltenburg à l'issue d'une audience à huis clos au tribunal de Zwolle.
Le Soir. 27/11/2008.


-  Justitie onderzoekt mogelijke kinderhandel bij baby Jayden.
Onderzoekster Pien Bos van de Radboud Universiteit Nijmegen, die twee jaar onderzoek deed naar adoptie, zegt dat ze vaker geruchten hoort van hulpverleners over de verkoop van een kind. ‘Mensen met een grote kinderwens bedenken creatieve oplossingen, en zullen dit soort praktijken zeker niet schuwen. Dit lijkt me illegaal.’
Volkskrant. 26/11/2008

 

-  Kinderbescherming neemt les 'baby Donna’ ter harte.
De illegaal geadopteerde baby J. moet ogenblikkelijk weg bij zijn wensouders, zeggen deskundigen. Hij mag geen tweede ’baby Donna’ worden.
Trouw. Nederland. 26/11/2008.

 

-  Kinderbescherming brengt zaak Jayden voor rechter.
De Raad voor de Kinderbescherming (NL) brengt de vermeende koop van baby Jayden nog deze week voor de rechter. De kinderbescherming zegt nog deze week op een uitspraak van de rechter te hopen. "Wij onderzoeken nu wat in het belang van het kind is", zegt een woordvoerder. "We nemen aan dat maatregelen nodig zijn." Als voorbeelden van maatregelen noemt de woordvoerder een ondertoezichtstelling of een uithuisplaatsing.
Nieuws.nl 26/11/2008.

 

-  Rien n'interdit en Belgique de vendre son enfant.
Bernard De Vos, Délégué général aux droits de l'enfant, s'étonne également du vide juridique. Il s'inquiète toutefois surtout du sort du bébé, pour lequel il préconise une juridiction protectionnelle.
La Libre Belgique. 25/11/2008.

 

-  Baby Donna & Baby J
Au Pays-Bas, comme l'adoption ne concerne pas "l'exploitation de l'enfant", ce n'est pas considéré comme "trafic". La parlementaire Marleen de Pater va poser des questions au Parlement néerlandais pour l'inclusion de l'adoption illégale dans la définition de trafic d'enfants.
Romania - For Export Only - Roelie Post.


-  Kinderhandel mag niet lonen in Nederland, toch?
United Adoptees International 24-25 november.

-  Un bébé belge vendu à un couple néérlandais.
La Libre Belgique

-  Un bébé belge vendu sur Internet
RTBF

19/11/2008

Le nombre d'enfants étrangers adoptés par les Américains chute fortement.

Foreign adoptions by Americans drop sharply

Traduction en français par Kim Myung-Sook sur Fabriquée en Corée.

Adoptions steadily decreasing US 2008.jpg

NEW YORK – The number of foreign children adopted by Americans fell 12 percent in the past year, reaching the lowest level since 1999 as some countries clamped down on the process and others battled with allegations of adoption fraud.


China, which for a decade was the leading source for international adoptions, accounted for the biggest decline and dropped out of the top spot. It was replaced by Guatemala, which almost certainly will lose that status in 2009 because of a corruption-related moratorium on new adoptions imposed by U.S. officials.


Figures for the 2008 fiscal year, released by the State Department on Monday, showed 17,438 adoptions from abroad, down from 19,613 in 2007. The all-time peak was 22,884 in 2004.


Reasons for the decline vary from country to country. China and Russia — the two largest sources of adoptees over the past 15 years — have sought to care for more of their abandoned and orphaned children at home, and China has imposed tighter restrictions on foreign applicants.


The numbers were sobering to advocates of international adoption, who expect the drop to continue for 2009 as Guatemala struggles to rein in its formerly freewheeling adoption industry.


"There are still tens of millions of orphans around the world — and we know there are millions of Americans willing to adopt these kids," said Chuck Johnson, chief operating officer of the National Council for Adoption. "Countries are very reluctant to let go of what they consider their future, even though they'll readily acknowledge the future for these kids is not promising."


By far the biggest drop was for adoptions from China, which fell to 3,909 from 5,453 in 2007 and a peak of 7,906 in 2005. Among the factors: a rise in domestic adoptions as China prospers and tighter restrictions on foreign adoptions that exclude single people, older couples, the obese and those with financial or health problems.


As a result, waiting times to complete an adoption from China have increased in many cases to three or four years, a deterrent to many aspiring adoptive parents. China offers a faster timetable for foreigners willing to adopt children with physical or emotional disabilities.


Adoptions from Guatemala also declined in the past year, from 4,728 to 4,123, and the number is projected to be sharply lower for 2009. Guatemalan officials are trying to replace an old system, which allowed abuses ranging from fraud to child snatching, with stringent new practices conforming with the Hague Convention, an international adoption treaty.


Other countries from which adoptions declined significantly included Russia, Ukraine and Kazakhstan and India.


The biggest increase was in adoptions from Ethiopia — they rose from 1,255 to 1,725, moving the Horn of Africa nation into fourth place on the State Department's list, just behind Russia. No other African country provided more than 250 adoptees last year, although the continent is viewed as one of the few potential growth regions for international adoption.


Thomas DiFilipo, president of the Joint Council on International Children's Services, predicted overall numbers would drop even more sharply for 2009, to as low as 10,000 to 12,000 foreign adoptions, as China continues its cutback and adoptions from Guatemala and Vietnam diminish.


There were 751 adoptions from Vietnam in fiscal 2008, but the U.S.-Vietnam adoption agreement expired on Sept. 1 as the two countries argued about fraud and corruption in the system. Hundreds of American families seeking to adopt from Vietnam were left in limbo.


DiFilipo said he doubted any foreign country would ever replace China as the source of 7,000 or even 5,000 adoptees per year. He predicted instead that far smaller numbers of adoptees would be comimg from a pool of perhaps 40 or 50 countries, including an increasing share from Africa and Latin America.


DiFilipo said the drop-off in foreign adoptions has been devastating to many U.S.-based agencies which specialize in them — forcing closures or mergers. He predicted that the number of direct-service agencies with programs abroad would drop to fewer than 100 by the end of 2009, a third of the peak a few years ago.


"It's a rough time for the agencies," said Joshua Zhong, president of Colorado-based Chinese Children Adoption International. "It is more difficult for the families. They feel they're waiting forever; they're very discouraged."


Zhong said his agency — one of the largest in the U.S. that specializes in adoptions from China — expects to place 450 children by the end of the year, down from about 1,200 in 2005. The average waiting time for his clients has stretched from 12 months to three years, he said.


One byproduct of the decline in foreign adoptions is likely to be an intensified campaign to persuade adoptive parents to take children from the U.S. foster care system. Roughly 125,000 youths in the system are available for adoption, including a disproportionately large number of racial minorities.


"We're urging families to think about these kids," said Chuck Johnson. "We have a lot of work to do."


Source : International Herald Tribune.

 

- La récession aux Etats-Unis conduit à une augmentation d'offre de nourrissons.
Struggling families look at adoption. 31.05.2009


- Les adoptions internationales sont en déclin.
Inter country Adoptions on the decline.

"ALL CHILDREN HAVE RIGHTS", le blog de Brian Douglas. 14.01.2009

 

-  Adoptions internationales: Plus assez d'enfants.
L'article provenant du site, Canoe Infos 10.02.2008 constate que l'adoption internationale est en chute libre au Québec et que les délais d'attente peuvent s'étirer jusqu'à trois ans.
Blog Fabriquée en Corée.


-  L'adoption internationale devient plus difficile.
Le nombre des demandes d'adoption internationale explose dans le monde, alors que celui des enfants adoptables diminue.
La Croix. 06/02/2008


-  La situation toujours plus tendue de l’adoption internationale.
Service Social International - Centre international de référence pour les droits de l’enfant privé de famille (SSI/CIR). Stéphanie ROMANENS-PYTHOUD et Cécile MAURIN. Novembre 2007.


-  L'adoption internationale devient de plus en plus difficile.
Reportage vidéo Francopolis 2007 avec transcription.

15:38 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : usa, adoption internationale | |  del.icio.us

13/11/2008

Le mensonge que nous aimons.

[Publié par Kim Myung-Sook, sur le blog Fabriquée en Corée].

 
The Lie We Love.jpgDans le texte "The Lie We Love", E. J. Graff parle de l'histoire de l'adoption internationale: des millions de nourrissons et de tout-petits abandonnés ou rendus orphelins à cause du sida, du dénuement ou de la guerre qui attendent d'être sauvés par les parents occidentaux. Selon l'auteur, cette histoire est largement une fiction.

 


Un grand nombre de nourrissons et des tout-petits qui ont adoptés par les occidentaux ne sont pas du tout orphelins. Certes, il y a des milliers d'enfants qui ont besoin de foyers aimants dans le monde entier, mais ces enfants-là ne sont pas adoptés parce qu'ils sont malades, handicapés, traumatisés ou âgés de plus de 5 ans, ils ne sont pas des bébés en santé que les occidentaux espèrent adopter. Comme il n'y a pas de nourrissons adoptables en santé pour répondre à la demande de l'ouest, les agences d'adoption internationale travaillent, non pour trouver des foyers pour les enfants dans le besoin, mais pour trouver des enfants pour les foyers.
 

Les potentiels parents adoptifs des États-Unis vont payer les agences d'adoption entre 15 000$ et 35 000$ (excluant les coûts du voyage, du visa et de divers autres frais) pour la chance de ramener un petit. Les enfants plus âgés ou avec des besoins spéciaux peuvent être adoptés à rabais. Les agences prétendent que les frais paient les frais d'agence, le coût des opérations et des salaires à l'étranger, le personnel du voyage, et les dons versés aux orphelinats. Mais ces frais sont si disproportionnés pour le pays d'origine de l'enfant qu’ils encouragent la corruption.
 

Alors que l'adoption internationale est devenue une industrie dirigée par l'argent, elle est également chargée de fortes émotions. Beaucoup d'agences d'adoption et de parents adoptifs insistent avec passion sur le fait que les pratiques malhonnêtes ne sont pas systématiques, mais des cas tragiques et isolés. Arrêtez les méchants, disent-ils, mais laissez les "bonnes" adoptions continuer.
 

Nigel Cantwell, un consultant basé à Genève pour la protection d'enfants, a vu la dangereuse influence de l'argent sur les adoptions en Europe de l'est et en Asie centrale où il a contribué à réformer des systèmes d'adoption corrompus. Il dit que dans ces régions, des enfants en bonne santé âgés de 3 ans et moins peuvent facilement être adoptés dans leur propre pays. L'auteur lui a demandé, combien de bébés en bonne santé dans ces régions seraient disponibles pour l'adoption internationale si l'argent n’était pas échangé. "Je hasarderais à dire zéro" a été sa réponse.
 

Près de la moitié des 40 pays répertoriés par le Département d'État des États-Unis comme étant en tête de sources pour l'adoption internationale au cours des 15 dernières années ont mis fin à l'adoption au moins temporairement ou ont été empêchés d'envoyer les enfants aux États-Unis en raison de graves corruptions.
 

L'adoption internationale qui avait débuté dans un but humanitaire après la guerre de la Corée du Sud, est devenue aujourd'hui une industrie dirigée par l'argent. "Ce n'est pas vrai qu'il y a un grand nombre d'enfants sans foyer ou qui seront en institution ou qui ont besoin de l'adoption internationale." dit Alexandra Yuster, une consultante principale sur la protection des enfants avec l'UNICEF. Cette affirmation va à l'encontre de l'histoire qui a longtemps été commercialisée aux Américains et aux autres Occidentaux qui ont été formés à penser - par les images de la misère dans les pays en développement et l'apparent flot sans fin des filles en provenance de la Chine - que des millions de bébés orphelins dans le monde ont désespérément besoin de foyers.
 

L'UNICEF lui-même est en partie responsable de cette hypothèse erronée. Les statistiques de l'organisation sur les orphelins et les enfants placés en institution sont largement citées pour justifier la nécessité de l'adoption internationale. En 2006, l'UNICEF a estimé le nombre d'orphelins à 132 millions en Afrique sub-saharienne, en Asie, en Amérique latine et les Caraïbes. Mais la définition de l'organisation du mot "orphelin" inclut les enfants qui ont perdu un seul parent, soit par la désertion ou soit par le décès. Seulement 10 pour cent du total - 13 millions d'enfants - ont perdu leurs deux parents, et la plupart de ceux-ci vivent avec la famille élargie. Ils sont également plus âgés: selon la propre estimation de l'UNICEF, 95 pour cent des orphelins sont âgés de plus de 5 ans.

 
 
En d'autres termes, les "millions d'orphelins" de l'UNICEF ne sont pas des bébés en bonne santé voués à la misère institutionnelle à moins que les occidentaux les adoptent et les sauvent. En revanche, la plupart sont des enfants vivant avec des familles élargies qui ont besoin de soutien financier.
 

Même la Chine qui a créé des filles disponibles pour l'adoption en raison de la politique (maintenant relâchée) de l'enfant unique a un flot fini de filles; la Chine a plus de parents étrangers qui veulent adopter que d'enfants à donner. La difficulté à adopter dans ce pays a emmené de nombreux parents prospectifs à faire le tour du marché pour un pays qui met moins de barrières entre eux et leurs enfants.
 

L'un de ces pays a été le Guatemala qui, en 2006 et en 2007, a été le 2ième exportateur d'enfants vers les États-Unis. Entre 1997 et 2006, le nombre d'enfants guatémaltèques adoptés par des Américains a plus que quadruplé, à plus de 4500 par année. Selon Kelley McCreery Bunkers, une ancienne consultante de l'UNICEF du Guatemala, "Le Guatemala est un parfait exemple de la manière dont l'adoption internationale est devenue une demande axée sur les affaires." Le processus d'adoption du pays était "une industrie conçue pour répondre aux besoins des familles adoptives dans les pays développés, en particulier les États-Unis."
 

Parce que la grande majorité des enfants du pays placés en institution sont des bébés adoptables mais pas en bonne santé, presqu'aucun n'a été adopté à l'étranger. Une enquête menée à l'automne 2007 par le gouvernement du Guatemala, l'UNICEF et l'agence Holt International Children's Service, révèle environ 5 600 enfants et adolescents dans les institutions guatémaltèques; plus de 4600 de ces enfants étaient âgés de 4 ans ou plus; moins de 400 avaient moins d'un an. Les enfants adoptés ne provenaient tout simplement pas des institutions du pays. . L'année dernière, 98 pour cent des adoptions du Guatemala vers les Etats-Unis étaient des "abandons": les bébés qui n'avaient jamais vu l'intérieur d'une institution étaient cédés directement à un avocat privé qui approuvait l'adoption internationale - pour des honoraires considérables, sans révision d'un juge ou d'une agence de service social.
 

Le Guatemala est l'exemple extrême ayant la plus célèbre réputation de corruption mais ces mêmes tendances sont apparues dans dans des dizaines d'autres pays à de plus petites échelles.
 

Même les pays avec de grandes populations, comme l'Inde, ont rarement des nourrissons ou des tout-petits en santé qui ont besoin de parents étrangers. La grande classe moyenne en expansion de l'Inde, dans le pays même et dans la diaspora, font face aux problèmes d’infertilité comme ceux de leurs homologues dans les pays développés. Eux aussi sont à la recherche de bébés en santé.
 
 
Les documents juridiques ne garantissent pas qu'un enfant soit vraiment orphelin. Dans plusieurs pays, il est étonnamment facile de fabriquer l'histoire d'un jeune enfant dans le but de fabriquer un orphelin. Les mères sont souvent pauvres, jeunes, célibataires, divorcées, ou autrement sans protection familiale.
 
 
Certains orphelins fabriqués viennent de ce que les occidentaux appellent "orphelinat". Ces orphelinats en fait servent beaucoup plus de pensionnat pour les enfants qui y trouvent nourriture, logement et éducation à cause de la pauvreté ou de la maladie des parents. En 2005, lorsque l’orphelinat Hannah B. Williams à Monrovia, Libéria, a été fermé en raison de conditions de vie choquant, 89 des 102 "orphelins" sont retournés à leurs familles. Beaucoup de familles rendent visite à leurs enfants, ou même les emmènent chez eux les weekends, jusqu'à ce qu'ils puissent rentrer chez eux de façon permanente. Au Vietnam, les paysans en particulier placent leurs enfants dans ces orphelinats qui sont en fait des garderies de longue durée.
 

Tout le long du texte, l'auteur donne des exemples spécifiques de cas de corruption dont quelques uns sont mentionnés dans ce blog.
 

E. J. Graff termine le texte avec une citation du document : Child Laundering: How the Intercountry Adoption System Legitimizes and Incentivizes the Practices of Buying, Trafficking, Kidnapping, and Stealing Children , écrit par David Smolin, un professeur de droit et militant pour la réforme de l'adoption internationale: "Credulous Westerners eager to believe that they are saving children are easily fooled into accepting laundered children - for there is no fool like the one who wants to be fooled."  (Les occidentaux crédules désireux de croire qu'ils sont en train de sauver des enfants sont facilement trompés à accepter des enfants blanchis - car il n'y a pas plus dupe que celui qui veut être dupé).
 

Le titre du texte de E. J. Graff ainsi que les citations sont représentatifs des parents adoptifs et des parents potentiels. Pour s'en rendre compte, on n'a qu'à lire entre autres les commentaires des adoptants lorsqu'un journaliste rapporte des corruptions au Guatemala. En général, les adoptants disent que "Ce sont des cas isolés". Plusieurs des parents accusent les journalistes d'exagérer, les qualifiant d'irresponsables et malhonnêtes. La plupart des parents prennent ces reportages comme des attaques personnelles et "justifient" leur processus d'adoption ("The process included DNA testing", "I love my children").
 
 
L'article "The Lie We Love" de E. J. Graff a soulevé des commentaires semblables dans les forums/blogs des adoptants. Il y a cependant quelques exceptions, surtout parmi les adoptants qui ont adopté des enfants plus âgés capables de parler de ce qu'ils ont vu avant d'être adoptés.
 

Nul besoin d'aller à la recherche des commentaires des adoptants, certains viennent directement dans les forums des adoptés adultes. Même s'il est bien mentionné dans la liste des missions que le groupe a été créé en premier lieu par et pour les adoptés, certains viennent pour demander les procédures pour adopter. Comme ils ne trouvent pas d'appui et d'encouragement, beaucoup quittent pour partir à la recherche d'un autre groupe où on leur dira les mots qu'ils souhaitent entendre. D'autres restent pour rôder silencieusement. Certains attaquent les adoptés qui s'expriment, sans oublier de mentionner qu'ils aiment leurs enfants et que ceux-ci sont tout à fait heureux. S'ils n'ont pas encore adopté, ils disent: "J'ai des neveux qui sont adoptés et qui n'ont aucun problème et ils nous encouragent à adopter" ou alors "Les enfants adoptifs de mes amis sont heureux et bien adaptés". Encore une fois, il y a des exceptions, certains parents restent pour dialoguer ou pour apprendre davantage pour aider leurs enfants, expliquant parfois aux autres parents adoptifs.
 

D'autres trouvent une explication plausible à la colère et à la souffrance des adoptés: "Tu as dû avoir des expériences négatives dans ta famille adoptive". Un adopté n'a qu'à dire qu'il est contre l'adoption internationale pour s'attirer le titre "d'adopté en colère" ou de "angry adoptee".
Si un adopté a été abusé dans sa famille adoptive, alors ça explique tout; les adoptants sont soulagés d'avoir une explication. Leurs enfants n'auront aucun problème, ils ont été aimés et choyés.
Si un adopté répond qu'il a de très bons parents avec lesquels il maintient de bonnes relations, il s'attire alors le titre additionnel "d'adopté ingrat". Mais son titre d'adopté en colère reste pour le simple fait qu'il a exprimé des sentiments douloureux ou une opinion que les adoptants ne voudraient pas voir chez leurs enfants, avec raison.
Si une personne a été adoptée lorsqu'elle avait 10 ans, là encore, ça explique sa colère. Elle a une raison d'être frustrée, "moi, le mien a été adopté quand il était bébé".
Si un autre dit qu'il a aussi été adopté lorsqu'il était bébé, alors là, c'est encore un adopté en colère.
 

Pas étonnant qu'il y ait des groupes d'adoptés complètement fermés au public.
 

Avant de me pencher sur la question des adoptions, j'ai fait partie de la catégorie des "adoptés heureux" ou "happy adoptees" pendant plus de 25 ans. "Happy adoptee" signifie que j'avais une opinion favorable à l'adoption.
 

À moins qu'il n'ait une opinion favorable à l'adoption, l'opinion d'un adopté ne compte pas. Si la personne a été abusée dans sa famille adoptive, alors elle a de bonnes raisons de faire partie de la catégorie des adoptés en colère mais son opinion est certainement biaisée; tous ses sentiments sont le résultat des abus et non de l'adoption. Si la personne a eu de merveilleux parents adoptifs, c'est tout simplement un adopté en colère et ingrat. En d'autres termes, un enfant adopté, même devenu adulte, reste et restera un enfant incapable de réfléchir et de former son opinion.
 

Au lieu de lutter, les adoptés se sont appropriés les titres qu'on leur a donnés tels que "ungrateful angry adoptee", adopté ingrat et en colère, parfois même de méchant adopté en colère, bâtard ingrat, transracial abductee.
 

Pour faire partie des adoptés en colère, il n'est pas nécessaire d'être contre l'adoption, il suffit tout simplement d'exprimer des sentiments de douleur que l'adopté ressent par rapport à la perte des parents naturels, de la culture et la langue d'origine. Les adoptants blâment automatiquement les parents de ces adoptés même si ces derniers insistent sur le fait que leurs parents adoptifs leur ont donné tout l'amour et les soins nécessaires.
 

Au Canada et aux États-Unis, le mois de novembre est le mois de l'adoption, où on profite pour célébrer les familles adoptives ou pour promouvoir l'adoption.
 

En ce mois de l'adoption, j'aimerais exprimer ma gratitude et mon admiration envers les adoptés qui :
- m'aident en m'écoutant ou en partageant leurs expériences;
- exposent la VÉRITÉ sur l'adoption, militent pour la réforme de l'adoption ou répondent patiemment aux attaques ou commentaires négatifs des parents adoptifs;
- partagent leurs sentiments en tant qu'adoptés ou répondent patiemment aux attaques des parents adoptifs;
- ont fondé des associations pour aider d'autres adoptés;
- ont fondé des associations pour protéger les droits des enfants et des femmes;
- ont fondé des groupes ou y participent afin de répondre et d'aider des parents adoptifs à accompagner leurs enfants;
- ont publié des livres.
 

Ma gratitude et mon admiration envers les adoptants et autres personnes qui ne font pas partie de la triade d'adoption ainsi que les professionnels qui n'aiment pas le mensonge, exposent la vérité sur l'adoption et militent pour la réforme.
 

Ma gratitude et mon admiration aux parents naturels qui partagent leurs expériences et militent pour la réforme.

 

EFGraff.jpg- E.J. Graff takes a closer look at international adoption

The Associate Director of The Schuster Institute for Investigative Journalism talks with New Hampshire Public Radio
 

International adoptions are steadily rising in the U.S., Canada and Europe. In 1995, around 22,000 children were adopted from developing countries. In 2006, that number swelled to just under 40,000. More than half of those kids were brought to homes here in the U.S. Behind those numbers is mounting evidence that some of those babies are not really orphans at all. 

Read more : The Problem with Global Adoption

 

- Where do the babies come from...
...and where do they go?

Over the past two decades, serious irregularities in international adoption—buying, defrauding, coercing, and kidnapping children away from their families—have been documented around the world. Until now, these individual reports and stories have never been pulled together so that prospective parents, adoption industry experts, opinion leaders, and policymakers can look at them in a systematic way.

By clicking on our interactive map, you can find in-depth documentation of adoption abuses in a number of countries, including links to original news reports and academic research.

Source : Schuster Institute for Investigative Journalism.

11/11/2008

Swedish Adoptees Speak Out Against Child Trafficking.

Swedish Adoptees Speak Out Against Child Trafficking.jpg

[Via le blog "Romania - For Export Only", posted by Roelie Post].
Informal translation of yesterday's article in Aftonbladet.

L'article a été traduit en français par Kim Myung-Sook : L'adoption pourrait être un trafic d'enfants.



Adoption may be child trafficking.



12 foreign adoptees: Western needs should not allow human trafficking.

We support the Social Ministry's decision not to extend adoption agreement with Vietnam.


We want to protest against the Western-centric perspective that dominates the international adoption business, and defend our and all other adoptees right not to have to live with the suspicion that irregularities were committed in terms of our own adoptions, such as excessive commonly forged documents, false identities and invented stories, are writing 12 foreign adoptees.


The international adoption business since the turn of the millennium not only exploded in scale with the now nearly 40 000 adoptions per year, but was also shaken by a variety of reports on irregularities. Never before were so many children from the Third World adopted to the West, but at the same time, the business has never before involved so many corruption scandals than just in the 2000s.


Due to the falling birth rate in the West and growing prosperity in many countries in the Third Worldm international adoption is today facing an unprecedented situation: There are now more childless adults in the West who want to adopt, than there are adoptable children in the Third World. Then increasing sums of money in circulation have tagged this delicate situation for activities that increasingly are spiraling out in pure human trafficking.


Therefore, the adoption scandals were repeatedly documented over the recent years in leading countries such as China, Vietnam, India, Nepal, Ethiopia, Brazil, Paraguay and Guatemala. This has led many beneficiary countries such as Germany, England, Canada, Holland and Australia to terminate its adoption agreement with the most corruption-stricken countries of origin.


In Sweden, which is the country in the world that proportionately adopted far the largest number of foreign-born children, have adoption organisations, however, chosen to ignore the destructive developments by expanding its operations into new countries that are notorious for child trafficking, and by continuing to adopt from such countries with the argument that the Swedes have a higher morale than other Westerners. In 2002, for example Adoptionscenter got authorisation of the State Agency for International Adoption Affairs to adopt from Cambodia, despite reporting about trafficking and the U.S. that stopped adoptions from the country.


The authorization was later lifted after the Swedish Embassy in Cambodia protested against this with reference to the extensive trafficking in the country.



Now this pattern was recently repeated by Social Affairs that decided not to extend the adoption agreement with Vietnam with reference to the presence of child trafficking, and that the country is not to enter the Hague Convention on Protection of Children in International adoptions. This convention back in 1993 meant to curb an increasingly uncontrollable adoption industry, but still Sweden has a number of Swedish adoption agencies engaged in activities in countries of origin, including Korea, Thailand and Colombia, that not signed the Convention.


We wish to express our support for the Social Ministry's decision not to extend the adoption agreement with Vietnam. Western needs to receive adopted children should not steer the international adoption industry, thus risking that trade in human beings gets legitimized and legalized.


As foreign adoptees, we want to protest against the Western-centric perspective that today dominates the international adoption affairs, and assert our and all other adopted children's right not to have to live with the suspicion that irregularities occurred in terms of our own adoptions, as they are unfortunately too common, with forged documents, false identities and fake histories, which is a consequence of the adult needs and profit-making governing the international adoption business.


Today's debaters
Daniel Cidrelius, socialantropolog and adopted from Sri Lanka
Gitte Enander, jur. Lawyer. and adopted from Korea
Charlotta Göthlin, Information and adopted from Korea
Daniel Hansson, jur. Stud. and adopted from the Dominican Republic
Linda Place, PhD, and adopted from Korea
Mikael Jarnlo, social and adopted from Ethiopia
Fatima Jonsson, PhD, and adopted from Korea
Patrik Lundberg, a journalist and adopted from Korea
Danjel Nam, a journalist and adopted from Korea
Helena Nilsson, behaviorist and adopted from Korea
Matilda Sjödell, teachers and adopted from Korea
Malena Swanson, jur. Lawyer. and adopted from Korea

06/11/2008

Adoption internationale, une forme de néocolonialisme.

colonialisme.jpgDans son billet intitulé "Adoption ou abstention", Guillaume Bardon, Avocat à Tours, souligne à juste titre que certains aspects du projet de la Xème réforme de l'adoption en France ont des inspirations colonialistes. Par le lancement d'un "Peace Corps" à la française, un réseau des volontaires pour l'adoption internationale, cette réforme participe d'une conception colonialiste de l'adoption internationale.

 

"...  La mission dévolue aux volontaires de l'adoption internationale serait, sous l'autorité des ambassadeurs et dans le respect des législations nationales et des conventions internationales, d'aider les pays pour que les enfants privés de famille ne restent pas en institution.
Bien évidemment l'adoption internationale serait l'un de ces moyens.
Aussi et sous couvert d'une vocation humanitaire, un tel projet induit nécessairement une ingérence dans la politique familiale des pays d'origine des enfants adoptés.

Par ailleurs et tout aussi implicitement, une telle pratique remet en cause la politique interne des pays.
En cela, le projet de réforme est empreint de relent colonialiste et de maladresse diplomatique.

L'ingérence dans la politique familiale des pays d'origine des enfants adoptés et la remise en cause de celle-ci par la France, se traduisant par la mise en place de personnes  intervenant  sur une période limitée dans le temps et ne disposant d'aucune connaissance particulière du terrain, dont la mission première sera essentiellement de permettre de trouver des enfants adoptables, aux lieu et place des autorités locales me paraît constituer une forme de colonialisme.

Avant de relever les dysfonctionnements des politiques familiales des pays étrangers, il y a lieu de s'interroger sur nos propres carences. ... "

 

Mise à jour sur ce thème.

- Adopting Third World children is voluntary colonization
I don't usually pay any attention to the tabloids, but one recently caught my eye in the checkout line. Angelina Jolie and Brad Pitt are looking to adopt yet another child. The couple has already adopted three children from Cambodia, Ethiopia and Vietnam to go along with three children of their own.
One has to wonder how the couple is able to maintain the cultures of all these children while simultaneously assimilating them into the lifestyle of the American elite. Children, as well as adults, have the toughest time integrating into the wealthy elite of this country, which gets increasingly white and exclusive the further you go up the ladder. 
Oregon Daily Emerald | Bruce Poinsette 31.01.2011

 

- 318 enfants d'Haïti pour Noël !
... Cette colonisation moderne que véhiculent nos comportements politiques en matière d'adoption, n'est pas tolérable. Pas tolérable de la part d'un pays qui a mis les droits des enfants au cœur de ses préoccupations, pas tolérable au nom de l'adoption qui n'a pas pour vocation de sauver un enfant mais bien de construire une famille. ...
Pierre Lévy-Soussan, Psychiatre et psychanalyste, et Sophie Marinopoulos, psychanalyste.
Le Monde | 04.01.2011


- Adoption en Haïti : néocolonialisme, bonne action, chance ou catastrophe pour les enfants adoptifs ?
Oui, je sais, ce titre interpellera plus d’un psychanalyste, plus d’une mère adoptive et plus d’un pédopsychiatre au fait des questions de l’adoption.
Post colonialisme "J'accepte mes origines, mais que vais-je en faire ? Miss Aspirine 22.12.2010

 

-  La violence des réactions de la presse africaine au « scandale de L’Arche de Zoé » a laissé pantois nombre d’humanitaires occidentaux.
Sorte de « fait social total », l’intervention de l’association française — accusée de tentative d’enlèvement d’enfants sous de faux prétextes humanitaires — a mis en lumière les dérives de la société tchadienne et de son régime ; puis, en cercles excentriques, les ambiguïtés de l’humanitaire et des rapports Nord-Sud. Les premières réactions, viscérales et nationalistes, frisent parfois la xénophobie : on incrimine les dysfonctionnements administratifs ainsi que l’arrogance et le néocolonialisme des « humanitaires » français. Tchadvision s’indigne : « Même pour alimenter un zoo en France avec des animaux de la savane africaine, il faut prévenir les autorités locales pour avoir une autorisation de sortie desdits animaux ! »

Derrière les évidences humanitaires. Zoé, l’onde de choc.
Le Monde Diplomatique. Michel Galy. Septembre 2008.

 

"Enfin un peu de bon sens ! Merci M. Rosenczveig! Je disais à peu près la même chose sur ce site, dans un autre posting. OUI, c’est une bonne chose qu’il y ait moins d’enfants adoptables, que ce soit en France ou à l’étranger. Il est honteux, effectivement, de lire ces lamentations sur la diminution d’enfants adoptables, sur cette “pénurie” d’objets de consommation que sont devenus les enfants, dans une société où, semble-t-il, il est devenu impossible d’exister, de se réaliser sans être parent!

Non, l’adoption n’est pas un droit, seul compte l’intérêt de l’enfant, non le désir fou d’adultes incapables d’accepter les limites imposées par la nature. L’acharnement procréatif et adoptif, encouragé par les médias, les gouvernements, et les scientifiques trouvera tôt ou tard ses limites. Pour l’adoption, l’élévation du niveau de vie dans les pays en développement a déjà beaucoup freiné ce qui s’apparente à une sorte de néo-colonialisme (on vous prend vos ressources - vos enfants, remerciez-nous!!). C’est bien."


Commentaire suite à "Dire la vérité sur l'adoption". 26 février 2008.
Source : Blog de Jean-Pierre Rosenczveig.

 

-  "Depuis trois ans, les adoptions internationales vers les États-Unis sont en baisse de 16% depuis le sommet atteint en 2004. Dans ce contexte, on trouve de plus en plus d’articles de média américains sur les causes de cette baisse. Globalement, les défenseurs des enfants ne s’entendent pas sur l’importance qu’il faut accorder à l’adoption internationale comme solution. Certains blâment l’UNICEF pour la diminution des adoptions internationales. Ils soutiennent que cette grande organisation accorde trop d’importance au maintien des liens culturels et géographiques par rapport au bien-être général des enfants. Ils estiment aussi que l’UNICEF maintient obstinément cette position même s’il y a peu de chances d’adoption locale et, à toute fin pratique, aucun programme public d’aide aux enfants abandonnés ou aux familles en difficultés. ... ...

Selon Dana Johnson, directeur de la clinique d’adoption internationale de l’université du Minnesota, « l’UNICEF et certains critiques étrangers encouragent les pays à percevoir l’adoption internationale comme une forme de colonialisme ».  ...

L’UNICEF soutient pour sa part que l’adoption internationale n’est pas la seule possibilité et certainement pas toujours la meilleure solution pour les orphelins. L’organisation accorde la priorité à l’aide aux familles de naissance et à l’adoption locale parce que ces solutions permettent d’aider un plus grand nombre d’enfants.

L’UNICEF craint aussi que le profit financier soit le moteur de l’adoption internationale. Les sommes que les adoptants occidentaux consentent à verser ont augmenté et la corruption en découle forcément. Ce serait le cas du Guatemala, selon l’UNICEF, où le processus est contrôlé par des avocats privés qui demandent plus de 35 000 $US par enfant. La marge de profit qui en résulte crée un marché et l’adoption devient la recherche par tous les moyens d’un enfant parfait pour une famille client alors que l’adoption est supposée viser à chercher une famille pour un enfant.

L’UNICEF s’inquiète aussi de programmes comme ceux de la Chine et du Vietnam qui utilisent une partie des frais d’adoption pour offrir de meilleurs services aux orphelins qui restent dans leur pays. L’organisation craint que, si les services d’aide à l’enfance dépendent du départ de certains enfants, ces pays feront moins pour favoriser l’adoption locale ou garder les enfants dans leur famille de naissance.  ..."


Les américains débattent des causes de la baisse des adoptions internationales.
Source : Québec adoption. Gilles Breton. 10 février 2008.
When There’s No Place Like Home.
Children's advocates can't agree on how much to emphasize intercountry adoption as a solution.
Source : Newsweek.


 "Ils voulaient offrir à des orphelins du Darfour une enfance heureuse dans un pays en paix ; ils sont rentrés sous les huées. Ils se rêvaient en chevaliers de l'humanitaire ; on les boucle en prison comme de vulgaires malfaiteurs. Bien des choses ont été dites sur ce naufrage : il met en péril la force européenne qui doit bientôt protéger les réfugiés du Darfour, il trahit le néocolonialisme de la France, etc. Mais au-delà des enjeux diplomatiques et militaires, le fiasco de l'Arche de Zoé illustre la manière dont un millénarisme au service de l'enfance en danger peut agir sous couvert du «devoir d'ingérence». Les membres de l'Arche de Zoé sont des illuminés ; mais il faut faire la généalogie de leur folie, car elle emprunte à des schémas de pensée qui, eux, sont non seulement tout à fait rationnels, mais propres à une conception bien française de l'aide à l'enfance. ... ... "


L'Arche de Zoé ou le système du déracinement.
Ivan Jablonka, historien. 15-01-2008.
Source : La vie des idées.

 

 "Adoptie van kinderen is uitgegroeid tot een bedrijfstak waarin veel geld wordt verdiend. De vraag naar kinderen in het rijke Westen bepaalt het aanbod ervan in het arme Zuiden, waardoor neo-koloniale machtsverhoudingen worden versterkt. Belangenorganisaties van geadopteerden verzetten zich tegen de verkoop en roof van kinderen onder het mom van adoptie. ... ...."


Adoptie-industrie stimuleert kinderhandel.
Sandor Schmits.
Source: De Fabel van de illegaal 89/90. Winter 2008.

 


 En 1972, à l'âge d'un an, Tobias Hübinette a été amené de son lieu de naissance en Corée du Sud à Suède, où il a été élevé par un couple suédois. Aujourd'hui, il fait partie des quelques boursiers universitaires recherchant sur les causes à long terme et les conséquences du programme d'adoption transnationale en Corée.
"Dès que vous commencez à examiner les questions d'adoption en Corée, vous serez immédiatement confrontés à d'autres problèmes, beaucoup plus gros, qui doivent être résolus", a déclaré Hübinette dans un interview avec Yonhap News Agency.

Hubinette a reçu son doctorat en études coréennes de l'Université de Stockholm en 2005 et travaille actuellement comme chercheur au Centre multiculturel de Stockholm.


 "International adoption, the movement of predominantly non-white children from the postcolonial, so-called Third World to white adoptive parents in Western Europe, North America, Australia and Scandinavia, was born in the chaotic aftermath of the catastrophic and genocide-like Korean War. This forced child migration, which today involves around 30,000 children annually, has seen the trafficking of an estimated half a million children to date. Within this estimation, at least 160,000, or one third, come from Korea and 80,000, or amazing 15%, have been placed in the Nordic countries". (page 1)


"International adoption is put in relation to a particular Western mode of adopting, and to other trans-racial adoptions and forced migrations in the history of European colonialism." (page 2)

"The Nordic countries are also outwardly perceived, and see themselves, as the world’s most
humanitarian, anti-racist and pro-feminist countries – a paradise for human rights. In other words, Nordic self-righteous social engineering goes hand in hand with European colonialism, American imperialism and Korean patriarchy.


"Summary

So to conclude, by contextualizing international adoption within the history of European colonialism, U.S. empire building and Nordic social engineering, and examining the intimate relationship between colonialism and modernity, I conceptualize international adoption as a mixture of, on one hand, a colonial project which involves trafficking and commodifying non-Western children, and, on the other, a modernist project which involves regulating and controlling women’s reproduction in order to uphold a patriarchal norm system in the
countries of origin, such as Korea, as well as a upholding self-image of humanitarianism, anti-racism and multiculturalism in the receiving countries, like in Scandinavia. I have thus here been trying to understand how international adoption has developed and exists between a complex dynamic of the twin projects and double bind of colonialism and modernity." (page 10)

 

Between European Colonial Trafficking, American Empire-Building and Nordic Social Engineering: Rethinking International Adoption From a Postcolonial and Feminist Perspective by Tobias Hübinette.
Source : Rethinking Nordic Colonialism.
Act 3 : The Faroe Islands, May 12 - June 4,2006

 


-   "... Justement, je ne suis pas sûre qu'en Inde les homosexuels soient bien tolérés, en même temps, comme tu es d'origine indienne, l'enfant pourra s'identifier à toi.

Pourquoi ne veux-tu pas adopter d'enfants français ? Ca c'est un point dans l'adoption internationale qui me laisse sceptique, sceptique en défaveur de l'adoption internationale. Est-ce que nous enfants adoptés d'ailleurs, pourrions adopter des enfants blancs ? Sinon, l'adoption internationale n'est-elle pas une forme de néocolonialisme ?

Mais ceux qui refusent l'adoption internationale, ça m'inquiète aussi, genre Lepen, pour qui un Français n'est pas celui qui est bien élevé à la française, mais un blanc avant tout."

 

Commentaire de parvathi sur la discussion "Adoption d'enfants par couples homosexuels"
Source : Forum "La voix des adoptés". 10-11-2006.

 

-   "... A la direction générale de l'Aide à la jeunesse, service Adoption de la Communauté française de Belgique, comment « Holy Lola » a-t-il été perçu ?

C'est un très bon film, mais nous sommes déçus et inquiets. On attendait plus de Tavernier sur ce sujet. Qu'il traite l'adoption sous plusieurs angles. Or, il déplie le sujet de façon remarquable mais sous un seul angle, celui des candidats adoptants. ... ...

À nos yeux, le système français d'adoption est extrêmement libéral et défend plus le droit des adoptants que celui des enfants. Tavernier montre combien ce laxisme se retourne contre les malheureux parents, pris en otage par ce système qui permet des choses terribles comme d'aller choisir soi-même un enfant dans les institutions. Faire croire qu'on aide les gens ainsi est honteux et faux. C'est une irresponsabilité des pouvoirs publics. Car ces parents le paieront cash : comment expliquer à l'enfant qu'à la signature des papiers d'identité - qui sont faux -, ils ont dû choisir entre « enfant né de parents inconnus » ou « enfant né de parents décédés », alors que le gosse a sans doute été acheté par des intermédiaires locaux. Quelle relation parents-enfant est-elle possible sur de telles bases ? Cette conception-là de l'adoption internationale a des relents de colonialisme.

Tavernier démontre bien toutes les horreurs qu'on fait vivre à ces adoptants. Mais, réputé cinéaste engagé, voilà qu'il se met au seul niveau des adoptants (ce qui est rendu avec une extrême finesse et une connaissance parfaite du terrain, je le répète ; les acteurs sont d'une crédibilité étonnante), sans aller plus loin. Il effleure les trafics d'enfants, les esquisse, mais jamais de façon ouverte et franche. Il ne va pas voir de l'autre côté du miroir, du côté des familles d'origine. Il reste au bord de cela, comme les candidats adoptants qui ont évidemment peur de voir cette réalité - et je le comprends. Dans le film, Gamblin le dit très bien quand il y est confronté : « Ne me demande pas ce que j'en pense. » ... ..."

 

Cinéma - Le dernier film de Bertrand Tavernier « Holy Lola », la vie et rien d'autre « Tavernier fait une apologie du supposé droit à l'enfant »
Source : Archives Le Soir. 26-01-2005.


 "... A propos de l'adoption internationale, elle est parfois vécue comme un pillage des pays pauvres par les pays riches, voire comme une forme de néo-colonialisme. Cela peut être effectivement le cas si de l'argent entre en jeu, ou si des intermédiaires utilisent l'adoption comme un commerce. ... ..."

 

Qui sont mes parents? La filiation adoptive en fonction du temps et de l'endroit.
Jean-Vital de Monléon, pédiatre et anthropologue, Dijon, France. 2000.
Source : Meanomadis.

 

 "... Beaucoup d'entre nous ont en mémoire des cas douloureux d'enfants recueillis à l'étranger en vue d'une adoption, auxquels une décision de justice a refusé le droit d'entrer définitivement dans une famille française, présumant des fraudes non prouvées, alors même que les familles, après un véritable parcours du combattant, avaient rigoureusement respecté les procédures et obtenu les autorisations nécessaires.

Ces situations intolérables naissent certes de conflits de lois, fréquents dans le grand village planétaire. Mais l'adoption internationale, qui peut nourrir, il est vrai, des trafics clandestins contre lesquels il faut lutter, permet à des enfants de pays pauvres, souvent promis à une existence misérable, d'être adoptés, par des familles de pays riches, même modestes. Il est vrai qu'elle choque parfois certains bons esprits, y compris de magistrats, qui y voient une manifestation d'impérialisme, voire de néocolonialisme. Tiennent-ils pour négligeable que quelques milliers d'enfants échappent ainsi chaque année aux trottoirs de Manille, à la prostitution et à l'esclavage ? Certes, on ne réglera pas les problèmes Nord-Sud par l'adoption mais laissons, de grâce, la générosité et l'amour sauver des enfants.  Mme Martine Aurillac. ... ..."

 

Discussion de la proposition de loi de M. Jean-François Mattei et plusieurs de ses collègues relative à l'adoption internationale.
Source : Les comptes rendus analytiques de l'Assemblée nationale. 28 mars 2000.

 

 "...  Il m'est effectivement arrivé d'aller dans un orphelinat avec tous mes dossiers. Les demandes concernaient des filles. Il s'est fait que par hasard, cette fois-là, il n'y avait que des petits garçons. «Et les petits garçons, ils n'ont pas le droit d'avoir des familles ?» La réaction de la puéricultrice de l'orphelinat était tout à fait justifiée. Cela fait réfléchir sur notre attitude qui est ressentie ni plus ni moins que comme du néo-colonialisme. Ils ont peut-être raison... ..."

 

Entretien avec Françoise Pastor sur l'adoption internationale.
Source : ONE-Adoption.


-    "... La géographie de l'adoption internationale fait apparaître une diversification progressive des pays d'origine: de 7 en 1975, ce nombre est passé à 65 en 1996. La part de l'Afrique a augmenté assez régulièrement depuis 1987, de même que celle de l'Asie. Le nombre d'enfants adoptés originaires d'Europe a connu un certain pic en 1990-1991, probablement lié aux événements de Roumanie et à l'ouverture de la Pologne et de l'ex-URSS, mais ce mouvement paraît régresser, de même que diminue le nombre d'adoptions d'enfants originaires d'Amérique. La part de l'Asie connaît, en revanche, une expansion importante.

En 1996, les adoptions internationales effectuées par des adoptants français étaient ainsi réparties entre les régions d'origine des enfants:
- Asie : 45,06 %;
- Amérique : 22,04 %;
- Afrique : 16,86 %;
- Europe : 16,04 %.

L'opinion publique des pays d'origine perçoit de manière contrastée le développement des adoptions internationales. Certains considèrent ce phénomène comme une forme de néocolonialisme, et l'assimilent à un appauvrissement au profit des pays riches. Certains pays, comme le Sri-Lanka, se sont fermés à l'adoption internationale après avoir découvert d'importants trafics d'enfants. En Colombie, l'opinion s'est émue de l'inculpation pour mauvais traitements à enfants d'un couple français qui avait adopté un bébé colombien. Des témoignages d'adoptants français font état de gestes d'hostilité de la part de Vietnamiens, à la vue d'occidentaux en compagnie d'enfants vietnamiens (voir par exemple Seren Guttmann, Journal d'une adoption - Une filière à Hanoi, l'Harmattan, 1997)." ... ...

 

L'adoption internationale, un phénomène récent et complexe. La question de l'attitude des pays d'origine.
Rapport n° 151 - Projet de loi autorisant l'approbation de la convention sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale.

Sources : l'Encyclopédie de l'Agora. 1997.
Sénat français. 1996.

 

02/11/2008

Le Guatemala lance une campagne pour recruter des parents d'accueil et des parents adoptifs dans leur propre pays.

 

adoption-Guatemala.jpg[Un article publié par Kim Myung-Sook sur son blog Fabriquée en Corée]

 

L'article Guatemala seeks domestic fix to troubled overseas adoptions publié dans Chicago Tribune le 26 octobre 2008, annonce que le Guatemala lance une campagne pour recruter des parents d'accueil et des parents adoptifs dans leur propre pays.

 

Le Guatemala a passé une nouvelle loi qui a retiré les adoptions des mains d'avocats et des autres acteurs privés. Les adoptions font désormais partie d'un système du gouvernement. En travaillant sur son nouveau système, le nouveau Conseil national de l'adoption du Guatemala a dit en septembre qu'il n'acceptera pas de nouveaux cas.

 

Le Guatemala recrute des parents d'accueil et des parents adoptifs dans leur propre pays.

 

Pendant que le Guatemala travaille pour trouver une meilleure solution, d'autres l'examinent scrupuleusement.

 

From the United Nations to potential adoptive parents in the U.S., Guatemala's experiment is getting scrutiny because many of the children who can't find temporary or permanent families will end up in deficient institutions.

 

Cet examen approfondi de l'expérience du Guatemala, est-ce pour aider ce pays ou pour pouvoir leur dire "votre système ne fonctionne pas, continuez donc à nous donner vos enfants"?

 

Les défenseurs de l'adoption internationale critiquent la nouvelle loi. Ils disent que cette loi crée une barrière qui empêche les enfants d'avoir des parents aimants. Et ils doutent que le Guatemala puisse avoir les ressources pour bien prendre soin de ces enfants.

 

U.S. groups that advocate for international adoption have criticized the new law, saying it is creating barriers that keep children away from loving parents. And they have expressed doubts that Guatemala has the resources to properly care for those children.

 

Une barrière qui empêche les enfants d'avoir des parents AIMANTS? Est-ce à dire que seuls les gens des pays riches qui peuvent être des parents aimants? Les parents guatémaltèques ou les parents "biologiques" ne pourraient-ils pas aussi être des parents aimants? Ces enfants ont certainement déjà des parents aimants. (D'ailleurs, ne dit-on pas aux enfants adoptés que leur mères (biologiques) les ont abandonnées par amour?)

 

Si vous êtes réellement préoccupés par le bien-être de ces enfants, vous pouvez aider à la préservation des familles autrement que par l'adoption internationale qui ne fait qu'alimenter les trafics d'enfants et déchirer des familles naturelles au profit des gens des pays plus riches.

 

Si vous avez des doutes quant aux ressources du Guatemala de bien prendre soin de ses enfants, il y a d'autres solutions. Aidez le Guatemala à préserver ses familles. Très souvent, des familles sont déchirées par l'adoption internationale pour des situations temporaires. J'ai fait une liste de quelques fondations à la fin de mon message blog intitulé "Adopt villages, not pet children"

 

- Inside Story-Guatemala adoption scandal-13 Aug 07- Part 1
Youtube.

- Inside Story-Guatemala adoption scandal-13 Aug 07- Part 2
Youtube.