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« Centre International d'Etudes Judiciaires et d’Assistance Technique de la Conférence de la Haye | Page d'accueil | Spécial Adoption Enfant »

02/01/2009

Les dérives de l'adoption au Cambodge.

Cambodge derive adoption.jpgEnquête au Cambodge sur le trafic d'enfants. Malgré la mise en place d'une législation plus stricte, le problème persiste avec, d'un côté, des couples occidentaux désireux d'adopter et de l'autre, la misère des familles.




D'un côté, des familles occidentales qui souhaitent adopter un bébé et qui se heurtent à des procédures bien trop lourdes dans leur pays. De l'autre, des familles particulièrement touchées par la pauvreté qui n'ont plus d'autres choix que celui de donner leur enfant en adoption.


C'est le cas au Cambodge, un pays très pauvre et donc spécialement exposé aux dérives et aux trafics des plus jeunes.
En effet, les couples en mal d’enfants affluent dans ces régions, espérant trouver enfin la joie d'être parents. Faute de réglementation, l'adoption internationale y avait été gelée depuis 5 ans.


Le gouvernement français, sous l'impulsion de Rama Yade (cfr. les Peace Corps de l'adoption internationale), secrétaire d'État chargée des Affaires étrangères et des droits de l'Homme, a décidé de faire du Cambodge un pays pilote en matière d'amélioration des conditions d'adoption.


De nouvelles règles ont été mises en place comme pour les démarches individuelles, qui sont désormais interdites. Chaque couple d'adoptants français doit obtenir un agrément en France avant de pouvoir se rendre dans les orphelinats cambodgiens.


Mais la situation économique du Cambodge n'a pas changé et en l'absence de ressources et d'avenir, certaines familles n'ont plus d'autre choix que de recourir à des trafiquants dans l'espoir que leurs petits soient recueillis par des couples plus aisés désireux d'accélérer les procédures.


Michael Sztanke est allé enquêter à Phnom Penh.


Source: France 24.




-  Au Cambodge, l’adoption reste souvent monnayée.
La Croix.

-  Au Cambodge, les scandales n’ont toujours pas servi de leçon.
La Croix.

18:14 Écrit par collectif a & a dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cambodge, adoption internationale | |  del.icio.us

Commentaires

De 1994 à 1998, j'ai représenté au Viet Nam l'Oeuvre de l'adoption et j'étais à l'époque la seule représentante d'oeuvre d'adoption résidant dans le pays. C'était l'époque de toutes les dérives dans ce pays, de l'adoption sauvage en passant par les pots de vin, etc...et l'on pouvait aussi y adopter proprement. Il y fallait de la patience, les bons contacts, un brin de psychologie et une éthique forte. Et non seulement c'était possible, mais les conditions dans lesquelles ça se passait étaient les meilleurs possibles pour les enfants comme pour les parents, avec l'assentiment des autorités.
La MAI (à l'époque), venu visiter le pays et malgré ma demande et mes excellentes relations avec le consulat de France à Ho Chi Minh Ville a refusé de me voir, faute de temps parait-il!.Puis la France a gelé les adoptions au Viet Nam pour éclaircir la situation et a ainsi jeté le bébé avec l'eau du bain. Oui, oui...car cela ne résoud rien, à mon sens. Je continue de prétendre que l'on peut, dans ces pays, agir proprement.
Ceci est juste mon témoignage car je tiens à défendre ces pays où caracolent, bien sûr, des profiteurs de la détresse humaine, mais on a toujours le choix de ses interlocuteurs. Mon expérience sur le terrain m'a beaucoup appris...
:-)

Écrit par : Isabelle | 03/01/2009

Les adoptions françaises au Cambodge, cette fois c’est bien fini.

Les derniers adoptants français ont quitté le royaume en début de semaine et personne ne peut dire s’il y en aura d’autres à l’avenir. Pourtant, l’ex secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme estime avoir fait du bon travail.

« C'est un beau bilan, je suis fière du travail accompli », a déclaré Rama Yade, sur la radio française Europe 1, à la suite du remaniement ministériel annoncé mardi 23 juin. La secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme a été nommée aux Sports. La relance de l’adoption internationale, annoncée en grande pompe, en juillet 2008 par la secrétaire d’Etat, ne sera donc pas passée par le Cambodge. Il n’est pas certain que les familles françaises en attente d'un enfant partagent ce satisfecit auto-décerné.

Les sept derniers couples venus adopter au Cambodge par l’intermédiaire de l’AFA sont repartis lundi 22 juin, après avoir dû patienter six semaines dans le royaume. « Nous avons attendu très longtemps », a confié Eliane Guyot, l’une des adoptantes qui attribue cela au manque de communication et d’organisation entre les autorités françaises et cambodgiennes. Pourtant, c’est au Cambodge que Rama Yade avait envoyé sa première volontaire de l’adoption internationale, en 2008. Depuis, l’AFA s’était même attachée les services d’une représentante dans le pays. En mai dernier, la secrétaire d'Etat était encore en visite dans le royaume à l'occasion d'un sommet entre l'Union européenne et l'Asean.

« Ils attendent que l’on parte pour arrêter », expliquait l’un des adoptants, en référence à la décision de suspendre l’envoi de nouveaux dossiers annoncée en novembre 2008 par le gouvernement français. Les dossiers de ces sept familles étaient les derniers en cours de traitement à ce moment-là. À l’époque, les autorités françaises mettaient cette décision sur le compte du protocole de 2006, destiné à encadrer les adoptions entre la France et le Cambodge. Ce protocole ne donnait pas satisfaction selon la France, qui a proposé de le réviser. Or, c’est toujours en vertu de ce protocole « imparfait », que les adoptions se sont poursuivies jusqu’à maintenant.

Lors de sa visite en février 2008, Jean-Paul Monchaud, ambassadeur chargé de l’adoption internationale, avait rappelé les points litigieux qui avaient conduit à la suspension, comme par exemple « le barème des honoraires », à savoir les sommes à verser sur place ou « le développement des actions et enquêtes sociales », qui consisterait à s’assurer sans ambiguïté de l’adoptabilité des enfants.

De plus, en matière d'adoption internationale, il n'appartient pas aux autorités françaises d'imposer ces exigences aux autorités cambodgiennes

En 2008, 20 enfants avaient été adoptés au Cambodge, contre 25 en 2007.

- 21 Avril 2009. Adoption précisions.

Les autorités cambodgiennes ont réagi à l'article consacré à la Position française sur l'adoption internationale.

A la suite de l’article intitulé « Suspension prolongée », paru sur notre site Internet, consacré à la Position française sur l’adoption internationale publiée sur le site de l’ambassade de France au Cambodge
http://www.ambafrance-kh.org/spip.php?article1117
M. Long Visalo, secrétaire d’Etat au ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale cambodgien, souhaite apporter les précisions suivantes. « Contrairement à ce qui a été publié dans cet article, le Royaume du Cambodge n’a jamais envisagé et n’envisagerait jamais, de mettre en place des quotas sur le nombre d’enfants adoptables.

En effet, lors de la visite de M. Jean-Pierre Monchau, ambassadeur chargé des questions d’adoption internationale, la délégation française a demandé à son Excellence Ith Samheng, ministre des Affaires sociales, des vétérans et de la réhabilitation, de mettre en place des quotas sur le nombre d’enfants adoptables, ce que le Cambodge n’a pas encore envisagé.

D’ailleurs c’est l’Agence française de l’adoption qui a déclaré la suspension de nouvelles demandes d’adoption de la part des familles françaises, pour laisser le temps aux autorités cambodgiennes d’en finir avec le reste ».

- 24 Mars 2009. Pas d’embellie en vue pour l’adoption au Cambodge.

Les conditions actuelles ne correspondraient pas encore aux standards internationaux. Le Parlement cambodgien n’a toujours pas voté de nouveau texte.

Les autorités françaises ont publié une note d’information, à la suite de la visite au Cambodge, en février 2009, de l’ambassadeur chargé de l’adoption internationale. Il en ressort que la suspension de l’envoi de nouveaux dossiers de familles françaises, décidée en novembre 2008, était pleinement justifiée.

Pour arriver à cette conclusion, le document s’appuie sur le fait que les autorités cambodgiennes « ont confirmé que le nombre d’enfants juridiquement adoptables était limité ». Le Cambodge penserait même à « imposer des quotas par pays une fois que la nouvelle loi sur l’adoption sera en place ».
En attendant, la France se tient prête à participer à « un groupe de travail international ». Ce projet de groupe fait suite aux recommandations de la Commission du droit international privé de La Haye. Dans un rapport établi conjointement avec l’Unicef, celle-ci a mis en évidence « des faiblesses et des dérives déjà constatées ces dernières années ».

Enfin la mission a relevé que « la ratification en 2007 de la Convention de La Haye par le Cambodge n’avait pas été suivie, à ce jour, des mesures juridiques internes, ni de la mise en place d’institutions permettant d’assurer la sécurité des adoptions dans ce pays ».

Écrit par : Cambodge Soir | 25/06/2009