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19/01/2009

Une femme sans qualités - Virginie Mouzat

Une femme sans qualites.jpg« Je n'ai pas d'enfants. Je n'aspire pas au bonheur conjugal, au concubinage, à la grandeur de l'adoption, au dépassement de soi, au secours à l'autre. Je ne suis pas aux abois. Je ne regarde pas ma montre. Je n'ai pas ce souci du temps. Je méprise l'urgence dans laquelle elles se mettent toutes. »

 

Virginie Mouzat, journaliste de mode au figaro, publie son premier roman. L'ouvrage, partiellement auto-biographique, relate l'histoire d'une belle quadra en pleine remise en cause affective. Edité chez Albin Michel, il sort cette semaine en librairie. L'occasion de découvrir la très stylée rédactrice de mode sous un angle inédit. [Express]

Une femme sans qualités, premier roman à la fois fascinant et dérangeant, dessine le portrait d'une jeune femme hors normes qui vit en absolu sa différence, sa révolte et son inadéquation à l'image de fille sexy qu'on lui renvoie d'elle. Jusqu'au malentendu de toute rencontre.


Le Mot de l'éditeur


Elle est belle, grande, sexy. Elle plaît aux hommes, elle le sait. Elle sait aussi que ce qui les attire, c'est une image de femme qu'elle n'est pas. Car depuis toute petite, elle sent sa différence, elle n'appartient pas à la race des femmes. A aucune race. Ce que lui a confirmé un chirurgien à 17 ans, pas d'ovaires et un utérus d'enfant. Elle est donc cette femme splendide, ce corps parfait qu'elle n'habite pas. Lors d'un voyage à Shanghai, elle décide d'en finir mais rencontre un homme, celui à qui elle confie ce récit. Homme à femmes, homme entre deux pays, deux avions. Ils se retrouvent à Paris où elle vit avec un Suédois une sorte de cohabitation sans projet, si ce n'est une maison à Ibiza qu'elle conçoit comme un lieu de retraite au milieu de tout ce vide où elle s'agite. Dîners, fêtes, drogue, alcool, filles sexy et hommes en chasse, son univers, sa prison et son enfer où trônent les photos des top models d'Helmut Newton. Des filles passives qui mettent en scène le désir des hommes. Elle ne veut plus être une image mais peut-elle être autre chose ? L'auteur vit à Paris. « Tu ne sais rien de moi » est son premier roman.


Le choix des libraires



C'est un premier roman, écrit à la première personne sous la forme d'une lettre adressée à un homme. Une mise au point autant qu'une mise à nue, le portrait au scanner d'une grande et belle jeune femme désirée par les hommes et qui avoue son incomplétude au seul qui émeut peut être son âme. Sincère et dégagée des artifices elle lui parle d'Elle qu'il ne connaît pas.
Dotée de tous les attributs de la fille sexy, la narratrice avoue que son utérus est celui d'une petite fille et qu'une opération chirurgicale lui a ôté les ovaires à l'âge de 18 ans. Conclusion, une stérilité irréversible et le sentiment de ne pas appartenir, malgré des apparences trompeuses, au clan des femelles. Seules les hormones ingurgitées lui garantissent une vie au féminin.
Une rage sourde fait d'elle un être atypique, qui ne connaît, ni le désir ni le plaisir, et s'octroie le luxe vengeur de le provoquer chez les autres. Aucune parcelle d'elle-même ne s'abandonne dans son parcours et la colère qu'engendre sa différence ne lui sert qu'à mépriser le reste du genre humain, si bien déterminé.
Le personnage tend vers la mort à chaque page, roulé en boule dans une dissemblance érigée au rang de mode de vie, dans un univers stylé et fêtard où chacun se distrait vaillamment de sa solitude.
En cherchant un refuge dans l'achat d'une maison en bord de mer, la jeune femme devra pourtant renoncer à son «in-utéro» programmé, pour affronter enfin l'existence qui sera la sienne. Comme un cri de nouveau né, les mots de la longue missive déchireront le silence pour peut-être s'ouvrir enfin à la vie.

Choix de Anouk de la librairie LA MUSE AGITÉE à VALLAURIS, France - 15/01/2009


- L'avis de Clarabel

19:28 Écrit par collectif a & a dans Livre - Revue | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : virginie mouzat | |  del.icio.us

Commentaires

Peut-être une question indiscrète . Est ce une auto -biographie vraie à 50,70,ou 90%?

Écrit par : Patrick Poberejsky | 15/02/2009

Patrick Poberejsky dit :une auto -biographie vraie à 50,70,ou 90%?
Quelle importance vraiment puisque je ne la connais pas comme la plupart de ses lecteurs sans doute. On ne parle vraiment bien que de soi, cela est sure

Écrit par : Richard | 21/02/2009

Virgine est-elle la descendante de l'écrivain et médiéviste Jean Mouzat ,
Si c'est oui, je prépare une communication sur cet écrivain que j'ai connu, alors si ça l'interesse...

Écrit par : gilles Dazas | 21/01/2010

Je viens d'achever la lecture de ce roman. Je lui ai accordé 4 étoiles et pourtant j'ai été un peu déstabilisé par cette forme d'écriture. Auto-biographie ou pas, cela remue les tripes quelque part.

Écrit par : godard | 09/08/2011

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