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23/02/2009

Accouchement sous X, de mère anonyme et de père connu.

 

sousX.jpgLe Sénat belge  planche sur une formule qui autoriserait l'accouchement dans le secret et revoit le statut du père qui pourrait s'opposer à l'anonymat.



En Belgique, l'accouchement sous X n'existe pas : le nom de la mère sur le certificat de naissance est obligatoire. Et lorsqu'une femme renonce à sa maternité, un juge de la jeunesse veille alors au bien-être du nourrisson. « Là, l'attitude varie d'un tribunal à l'autre : parfois, la mère, convoquée par le juge, est arrêtée et menottée devant les voisins. En tout cas, ces femmes ne sont pas ménagées ! » déplore Sophie Lazard, assistante sociale à l'ONE adoption.


Le Code civil pourrait être modifié très bientôt. En faveur des mères. La proposition de loi, initiée par Philippe Monfils (MR), devrait en effet leur accorder le strict anonymat. En clair, une femme pourra accoucher sous X, et ne confier à l'enfant que des données non identifiables. Celles-ci seront conservées par l'Autorité centrale de l'adoption.


Si, plus tard, le « né sous X » enquête sur ses origines, l'organisme fédéral devra lui prêter main-forte : il jouera l'agent diplomatique entre l'enfant et sa génitrice qui a réclamé le secret. A elle de décider alors si elle dévoile son identité. Attention : son refus, sauf si elle change d'avis entre-temps, sera contraignant, même après sa mort.


Autre possibilité : la mère biologique laisse son identité (et celle du père ?) sous pli secret. Des années après l'abandon, l'enfant, s'il en fait la demande seulement, recevra cette information, toujours via l'Autorité de l'adoption et à condition que sa génitrice soit toujours d'accord.



« C'est toujours la mère qui décide »



Et le géniteur ? A ce stade, la proposition de loi donne au père un délai de deux mois après la naissance de l'enfant pour s'opposer à la procédure discrète. « C'est toujours la mère qui décide en fin de compte d'avorter, et l'avis du père reste secondaire. Mais ici, le fait qu'un homme puisse aussi avoir un projet d'enfant est pris en compte », déclare Alain Cazenave, de l'association SOS Papa, opposée à l'accouchement sous X. Son porte-parole suggère aussi une recherche automatique du père biologique pour lui proposer d'élever lui-même son môme. Quitte à briser l'anonymat de la mère.


Après tout, il subsiste toujours une injustice : l'homme ne peut pas échapper à une paternité si on la lui impose, mais la femme, elle, peut se soustraire à sa maternité ou en priver son partenaire. « C'est vrai, la mère agit souvent seule. Si elle vit en couple et qu'elle ne souhaite pas informer son partenaire de sa grossesse, la mère accouchera sous X à Lille, par exemple. Elle sera censée n'avoir jamais enfanté ; son nom ne figurera nulle part », détaille Sophie Lazard.


Pourtant, cette question reste assez théorique : il n'y a pas tant de « bébés Thalys », pas tant de victimes à déplorer chez les pères parce qu'ils ont le plus souvent pris la poudre d'escampette ou qu'ils ont marqué leur accord pour confier leur rejeton à l'adoption. Un père qui se rebelle, refuse l'adoption, réclame des analyses génétiques : cela reste exceptionnel.


Bref, le secret de la naissance demeure une affaire de femmes. Et ce sont elles d'abord que la proposition de loi veut préserver. « La possibilité d'accoucher sous X protège les femmes de l'opprobre de l'opinion publique, mais aussi les enfants adoptés de voir surgir dans leur vie les mères qui les auront mis au monde », appuie Philippe Monfils.


Pour le père, passé les deux mois de délai, il sera trop tard. « Deux mois, c'est peu et c'est incohérent, quand on sait que la loi sur la filiation assure aux pères un an pour reconnaître leurs enfants, et ce même si les mères s'y opposent. Ici, on bafoue leurs droits ! » conclut Béatrice Bertrand, juriste au service de l'Adoption de la Communauté française.



Source: Le Vif.

 

UAI-NL.jpg- Belgium Parliament is facing a historical error.

[Via UAI-News and Maralina afstandmoeders]


As everybody should know by now, secrecy, hidden facts and sealed records is against the interests of adoptees and most of the cases against the long term interests of mothers also. But without examining and doing research about the effects of secrecy regarding adoption, the Belgium Parliament is heading towards a situation of going back to earlier times to make an historical error.


Without understanding why, the Belgium Parliament is willing to accept a new bill to put a new regime on delivering babies for the adoption industry in secrecy. As all know, involved in the adoption world, sealed records and secrecy regarding relinquishment does not deal with the fact of the long term consequence of adoptees wanting to find their parents.
Historical research shows even, that in many cases, the woman whom relinquished the children for adoption wants to children to know where and who they are. This fact seems not to be taken into account. Again it seems that the adoption community of adopters see their interests protected but for which price ?


We cannot remember that so called birth mothers relinquished their babies to give these children as a secret gift to others nor to these children to be delivered in secrecy.


Why the Belgium government still wants to pull off this new bill is for many people, at least for (domestic) adoptees and many (former) birth mothers a question. But with all the adoption scandals where Belgium lately is involved, this question is not longer a strange one but answers again, that the interest of (prospective) adoption parents is more important as the ones where we should listen to. Adoptees and their (birth)parents.


As a member of the International Hague Convention regarding adoption, Belgium is not alone neglecting the guidelines of this convention but also pleads with a decision to enforce the new bill, not to respect article 21 b and c of the Child Rights Convention. It is strange that the international community, at least the European Union, is not criticising Belgium Policy regarding adoption. Probably awaiting the implementation so they can do the same.


At the end, one has to understand that the demand for children is unequally high and the supply of these wanted children every year less and less. To fulfill the wishes of the electorate, politics have to be involved to please and to protect the interest of the (prospective) adoption parents. Many of them are members of parliament themselves. It is not e very difficult answer to find why secrecy and sealed records should be introduced again. The question still remains, in whose interest this decision will be made.


Sources : UAI-News, Maralina afstandmoeders.

 

- D'autres articles sur Abandon & adoption

22/02/2009

Québec. "Baby touristing", le tourisme obstétrique dans les hopitaux.

baby touristing.jpg(Source: Radio-Canada). La télévision de Radio-Canada a appris que de nombreuses femmes enceintes étrangères en voyage au Québec y viennent pour accoucher seulement, puis repartent sans payer.



Un nouveau phénomène dans les hôpitaux québécois inquiète les gynécologues-obstétriciens.


La télévision de Radio-Canada a appris que des femmes arrivant de l'étranger, sous prétexte de prendre des vacances au Québec, ne viennent que pour accoucher, avant de repartir avec leur poupon.

Ces patientes arrivent principalement du Maghreb et du nord de l'Afrique.

À l'Hôpital Sainte-Justine l'an dernier, 25 femmes étrangères ont accouché sans payer, une augmentation par rapport aux années précédentes. Le même phénomène se produit à l'Hôpital St. Mary's et à l'Hôpital Saint-Luc.

L'an dernier, à Saint-Luc, 40 femmes en voyage ont accouché. De ce nombre, le tiers a payé, et les deux tiers des patientes sont reparties sans payer. Pour chaque femme qui repart sans payer, cela entraîne des coûts minimaux de 5000 $ par jour pour l'hôpital et un déficit d'honoraires de 400 $ pour le médecin.

« On ne peut pas refuser une maman qui est en train d'accoucher [...] et dire: "vous n'avez pas la carte, vous n'entrez pas" », dit Diane Francoeur, chef du département d'obstétrique-gynécologie, à l'Hôpital Sainte-Justine.

« On a parfois des patientes qui viennent accoucher en vacances, un premier bébé, ensuite un 2e, ensuite un 3e. Un moment donné, l'hypothèse d'accoucher toujours à terme pendant ses vacances, ça s'épuise un petit peu » ajoute de son côté Stéphane Ouellet, gynécologue à l'Hôpital Saint-Luc.

Dans une lettre adressée à la Fédération des médecins spécialistes, les gynécologues et obstétriciens du Québec ont dénoncé ce qu'ils appellent le « baby touristing ».

Selon les intervenants, ce phénomène s'explique principalement non seulement par la qualité des soins offerts au Québec, mais aussi par le fait qu'il soit intéressant de naître citoyen canadien.

En effet, la déclaration de naissance signée par le médecin donne automatiquement la citoyenneté canadienne et le passeport. Sur les blogues, plusieurs femmes ne se gênent pas pour dire que cela permettra à leur enfant de venir étudier au pays gratuitement, et même de recevoir des bourses.


Des exemples ailleurs



Accoucher dans un pays étranger pour que son enfant ait la citoyenneté dudit pays n'est pas un phénomène propre au Canada.

Par exemple, le Los Angeles Times rapportait en 2002 que plusieurs femmes sud-coréennes, munies d'un visa de touriste, allaient accoucher aux États-Unis afin que leur enfant ait la citoyenneté américaine.

En janvier 2007, le International Herald Tribune mentionnait des cas similaires de femmes chinoises qui allaient accoucher à Hong Kong pour que leur enfant obtienne le statut de résident permanent de cette région administrative, ce qui leur donnait droit à l'éducation gratuite et à une assurance maladie.

Le journal rapportait aussi l'exemple de femmes mexicaines qui traversaient aux États-Unis pour y donner naissance et faire en sorte que leur enfant ait la citoyenneté américaine.

 

Source : Radio-Canada.

 


Sur le même sujet


- Le "baby touristing", une exploitation de nos lois sur la citoyenneté, par Tom Blackwell.
Point de Bascule. 21.02.2009.


- Les Maghrébines et le «baby touristing»
Le Financier. 18.02.2009


- Des «touristes» viendraient accoucher au Québec sans payer.
Le Devoir. 17.02.2009

10:10 Écrit par collectif a & a dans Avis d'expert | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : québec, baby touristing | |  del.icio.us

15/02/2009

Manual for the Measurement of Indicators for Children in Formal Care.

BetterCareNetworkNederlands.jpgBetter Care Network a le plaisir d'annoncer la publication du "Manuel pour la mesure des indicateurs de soins formels pour les enfants". Le but de ce manuel est d'aider les gouvernements et les ONG dans le suivi des politiques et de la mise en œuvre des soins pour les enfants qui n'habitent pas avec leurs parents et formellement placés en dehors de leurs foyers.
Cela donne ainsi la possibilité de collecter des données, de tester politique et pratique et de comparer
entre elles les informations provenant des différents pays.




Better Care Network (BCN) is pleased to announce the publication of "The Manual for the Measurement of Indicators for Children in Formal Care"!  The publication was produced in partnership with UNICEF.   The purpose of this manual is to assist countries in strengthening their information system around formal care. The manual introduces a set of 15 global indicators for children in formal care, explains why this information is valuable, and offers practical guidance on data collection for governments and non-governmental counterparts.  The indicators should be used as a common measurement approach to better monitor childcare practices, inform the development of policy and programs and facilitate comparison within and between countries.


Printed and/or CD-ROM copies of the manual are available by contacting the BCN Secretariat at contact@bettercarenetwork.org.


In the first quarter of 2009, we will be developing a list of professional institutes and consultants who can support implementation and training.  This list will also be available to the BCN community. Please share information on how you anticipate using the manual with the BCN Secretariat.


The manual will be featured on our website in the coming weeks and after that can be located using the search function on homepage http://www.bettercarenetwork.org

08:36 Écrit par collectif a & a dans Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : better care network, unicef | |  del.icio.us

07/02/2009

Les échecs dans la situation adoptive : reconnaissance, soin et prévention. Fatalité ou singularité ?

COPES.jpgStage de perfectionnement COPES, 20 rue de Dantzig 75015 Paris.
Du 25 au 27 mai et du 22 au 24 juin 2009.




Quelles sont les difficultés récurrentes ?
Quels sont les différents types de problématiques et d’échecs ?
L’adoption comporte plusieurs risques propres à la spécificité de cette forme de parentalité.
Tenter de discerner les facteurs de risques liés aux adoptants, à l’enfant et aux tiers qui interviennent dans le processus.
Analyser les scenarii fondamentaux actualisés dans cette filiation particulière.
Aborder les facteurs liés à l’accompagnement de l’adoption tant du côté des parents (avant, pendant et après l'agrément) que du côté de l’enfant (adoptabilité).
Préciser les enjeux et les conditions de l’apparentement, de la construction de l’attachement et de l’affiliation (état psychique des parents, de l’enfant, rôle des intermédiaires).
Pointer l’importance des toutes premières phases de la construction de la parentalité du côté de l’enfant et du côté des parents ainsi que des périodes ultérieures ou critiques (adolescence) : difficultés ordinaires ou plus spécifiques ?
Définir les conduites à mettre en place pour l’accompagnement des parents et de l’enfant dans des situations de crise au plus long cours.


L’animation et la continuité du stage sont assurées par Anne-Marie CRINE, psychologue, attachée au Service de l’Adoption du Ministère de la Communauté Française de Belgique et du Centre de Ressources en matière d’Adoption à Luxembourg, consultante auprès d’organismes internationaux (UNICEF, SSI).

 

En savoir plus : COPES

 

* * *

 

 

- USA. Adoption Disruption & Replacement Children Awaiting Adoption.
Listed below are children that are in need of loving homes. All of the children below have previously been adopted and for various reasons, their adoption was not able to be maintained. The placements are considered private adoptions (they are not currently residing in county foster care and they are in the legal custody of their adoptive parents), there are minimal fees for placement although there are no fees to be considered for these children through our Law Office. To be considerd for these children, you must have a valid homestudy within your state. Other children, in addition to those listed above maybe available. Contact the office for more information or to be considered as a placement resource.
Read more.

 

- Regretter d’avoir adopté.
On ne sait jamais ce que la vie nous réserve. Certaines femmes optent pour la banque de sperme, avec les risques que l’on sait. D’autres vont du côté de l’adoption. Et le regrettent….
Dur témoignage, sur ce blogue du webzine Salon, d’une femme qui confesse ses «regrets»: elle a adopté un petit ange de huit ans, de l’équivalent de la DPJ locale. Sage, souriant, brillant, même. Mais son historique familial aurait dû lui mettre la puce à l’oreille, disons. «Je savais que les enfants qui ont été abusés, négligés, abandonnés risquent d’avoir des problèmes émotifs», dit-elle. Et comment …
Ma mère blogue. 28/07/09.

 

- Notre adoption est un echec.
Notre vie a basculé dans l'enfer, il y a 7 ans quand nous avons adopté Pauline.
1997, aprés une grossesse qui n'est pas arrivée à terme et une ITG qui laissera quelques séquelles temporaires, nous décidons d'adopter un enfant. Déjà parents d'un fils biologique de 7 ans, nous prenons cette décision à trois.
Forum Enfance & Familles d'adoption. Ophélie. 18 octobre 2008.

 

 

- Echec de l'adoption (suite).
Ce message et toutes ses réponses qui font ce sujet sont des messages issues du fil originel 'Notre adoption est un échec'. N'étant pas en lien direct avec le sujet originel en question nous avons créé ce nouveau fil intitulé : 'Echec de l'adoption : préparation réaliste à l’adoption'. 
Message du modérateur du forum Enfance & Familles d'Adoption.

 

 

- Restitués à l'orphelinat
Une adoption sur cinq débouche sur des situations dramatiques. La bonne volonté ne peut pas toujours éviter la rupture. 
Traduction de Kim Myung-Sook sur Fabriquée en Corée d'un article intitulé "Devueltos al orfanato" suivie par celui intitulé"Las mil y una razones detrás del fracaso" par Lola Galàn publiés sur le site El País, le 6 janvier 2008.

 

- Doublement ratée.
Je fais partie de ceux qui ont été adoptés : ces enfants qui n'ont rien demandé à personne et qui se voient arrachés à leur pays, à leurs racines, à leurs traditions pour faire le bonheur d'autres personnes (ne pas y voir un caractère haineux). bien sûr, j'ai eu la chance de ne pas être séparée de mon frère (peu ont eu cette chance).
Le monde des adoptés.


- Choquée.
Je dois préciser tout d'abord que je suis née en corée du sud. J'ai été adoptée il y a de cela 20 ans à l'âge de 6 ans par un couple français avec un fils biologique,par l'intermédiaire de l'assocaition "Rayon de soleil". J'ai donc 26 ans aujourd'hui et je suis maman d'un petit garçon de 23 mois. Mon adoption est ce que l'on peut appeler une adoption "ratée".
Je n'ai désormais plus aucun contacts avec ma famille adoptive et j'estime n'avoir plus de famille du tout.
Forum France5 les maternelles.

 

- Et si, malgré tous les efforts fournis, l’adoption échoue?
Une des plus grandes craintes, pour ne pas dire la plus grande, de toutes les personnes concernées par une
adoption et impliquées dans la procédure, est que l’adoption ne parvienne pas à créer de liens et que,
malgré les efforts fournis par tous, l’évaluation de la situation de l’enfant montre qu’il est dans son meilleur
intérêt d’être séparé de sa famille adoptive. Comment éviter une telle situation, et comment y remédier?
Centre international de référence pour les droits de l’enfant privé de famille (SSI/CIR). Bulletin Mensuel n° 9/2007.


- La post adoption : vers un équilibre des droits et intérêts des adoptés, des adoptants et des familles d’origine.
Contribution au Séminaire européen sur la post adoption organisé à Florence par ChildONEurope le 26 janvier 2006.
Isabelle Lammerant, Coordinatrice.
Centre international de référence pour les droits de l’enfant privé de famille (SSI/CIR).

 

- Enfants adoptés, l'envers du décor.
Première enquête française sur les ratés de l'adoption. Etude non-publiée. 2006.

 

03/02/2009

L’accouchement sous X en France est remis en cause.

ne-sous-x.jpgLa loi portant réforme de la filiation, adoptée le 16 janvier, met fin à l'impossibilité pour l'enfant né sous X de rechercher sa mère. Jusqu'alors, une fin de non-recevoir était opposée aux enfants nés sous X qui voulaient rechercher leur mère. Ils seront désormais autorisés à le faire.


Un verrou, et non des moindres, vient de sauter : l'accouchement sous X ne figure plus dans le code civil. Ce dispositif avait pour conséquence qu'une fin de non-recevoir était jusqu'alors opposée aux enfants nés sous X qui voulaient rechercher leur mère. Ils seront désormais autorisés à le faire. Ce changement pourrait, de l'avis de spécialistes du droit de la famille, faire voler en éclats la possibilité que conserve la mère d'accoucher secrètement.

 

Retour en arrière. En 2005, le gouvernement prend une ordonnance réformant la filiation. Celle-ci a notamment pour but de rétablir l'égalité entre les enfants, qu'ils soient légitimes ou naturels. Janvier 2007 : le Sénat se saisit de l'ordonnance afin de la ratifier dans la loi. Lors de l'examen du texte, le sénateur UMP Henri de Richemont propose de supprimer la disposition, inscrite à l'article 325 du code civil, qui oblige le juge à rejeter systématiquement toute action en recherche de maternité entreprise par un enfant né sous X.

 

Motif : cette disposition, qui a pour but de protéger la mère en empêchant toute tentative d'identification, risque d'entraîner une condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'homme pour « discrimination ». En effet, elle introduit une rupture d'égalité entre les hommes et les femmes, puisque rien ne s'oppose à ce qu'un enfant recherche son père.

 

"Le « secret » ne serait plus étanche"


Les sénateurs, convaincus, votent l'amendement Richemont, suivis, il y a quinze jours, par les députés, après un vif débat. Car toute la question est de savoir quelle sera la portée du nouveau texte. En effet, tout en supprimant la fin de non-recevoir opposée à l'enfant, les parlementaires ont maintenu la possibilité pour la mère d'accoucher secrètement. Pour le député Gilles Bourdouleix (UMP, Maine et Loire), rapporteur, l'amendement sera, de ce fait, inopérant : « Ce qu'on autorise, c'est la possibilité pour l'enfant de rechercher sa mère. Mais il va se heurter au fait que celle-ci a accouché sous X. C'est une voie sans issue. »

Même appréciation de la secrétaire d'État à la solidarité, Valérie Létard, qui, le 6 janvier, en séance, représentait le gouvernement : « Cette suppression, explique-t-elle, ne changera rien à la situation actuelle », non seulement en raison du maintien du secret, mais aussi parce que « l'immense majorité des enfants nés sous X bénéficient d'une adoption ».


Pour ceux-là, en effet, rien ne change, puisqu'en France un enfant adopté prend le nom de famille de ses parents adoptifs. Sa filiation, établie à l'égard de ceux-ci, ne peut en aucun cas être modifiée. Mais les choses peuvent se passer autrement. « Si l'enfant n'est pas adopté, et si son père, c'est-à-dire son représentant légal, sait qui est la mère et veut intenter une action en justice, il pourra le faire, et l'on ne voit pas alors ce qui pourrait s'opposer à l'établissement judiciaire de la maternité », affirme Françoise Dekeuwer-Défossez, ancienne doyenne de la faculté de droit de l'université de Lille II et auteur du rapport "Rénover le droit de la famille" (1999). Pour cette spécialiste, la justice pourrait donc fort bien obliger la mère à assumer sa maternité.

 

Le « secret », alors, ne serait plus étanche. C'est aussi l'avis de Marie-Christine Le Boursicot, magistrat, ancienne secrétaire générale du Conseil national d'accès aux origines personnelles (Cnaop) : « Si l'enfant, représenté par son père, peut établir que Mame X a accouché tel jour, dans tel établissement, de tel enfant, le tribunal ne pourra qu'établir la filiation. »


La mère et le père mis à égalité au regard de la filiation


Le père peut ainsi apporter divers éléments de preuve à l'appui de sa démarche : photos, témoignages, récit de son vécu avec la mère putative, etc. L'ancien sénateur des Charente Henri de Richemont n'en disconvient pas : « Le tribunal, saisi, pourrait ordonner un prélèvement d'ADN sur la mère, et tenir pour une forte présomption le fait que celle-ci le refuse. Oui, cela peut permettre de contourner l'accouchement sous X, mais dans des cas très marginaux. »


Certains objectent toutefois que le code de l'action sociale et des familles, qui stipule que « l'accès d'une personne à ses origines est sans effet sur l'état civil et la filiation », protégerait in fine la mère de naissance. C'est faire fi de la hiérarchie des lois, qui donne la primeur au code civil.

 

Ce rebondissement législatif passé inaperçu pourrait bien signer la fin de l'accouchement sous X, déjà fortement « grignoté », selon l'expression du député (PS, Paris) Serge Blisko, par l'air du temps, favorable à tout ce qui va dans le sens d'un meilleur accès aux origines.

 

Françoise Dekeuwer-Défossez conclut "ces dernières années, les nés sous X ont souvent répété qu'ils voulaient seulement connaître la femme qui leur a donné la vie, mais n'avaient pas de revendication de filiation ou patrimoniale. Pourtant, on sent bien que pour beaucoup, connaître ne suffit pas. Ce qu'ils veulent, c'est être inscrits dans une histoire, dans une famille. Savoir quelque chose sans pouvoir en tirer de conséquence juridique est très frustrant ! C'est pourquoi je pense qu'il y aura de plus en plus de demandes devant les tribunaux".


Le texte, en tout cas, satisfera tous ceux qui réclamaient depuis des années que la mère et le père soient mis à égalité au regard de la filiation. C'est aujourd'hui chose faite.

Source: La Croix.

-  De la recherche en maternité...
Sur le blog de Maître Laurent EPAILLY.

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10:39 Écrit par collectif a & a dans Nés sous X | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : accouchement sous x, nés sous x | |  del.icio.us

02/02/2009

Ventres à louer, trafic d'ovules...

Coulisses TV.jpgMagali Lunel présentera, mardi 3 février à 23:10 sur TF1, un nouveau numéro du magazine « Enquêtes et révélations » consacré au trafic d'enfants.

 

L'industrie de la fertilité est en plein boom. Ces vingt dernières années, le nombre de naissances tardives a triplé. Du coup, de plus en plus de couples en mal d'enfant recourent à la fécondation in vitro ou au ventre d'une mère porteuse.  Ils sont prêts à payer le prix fort pour un bébé.

 

Pour quelques milliers d'euros et quel que soit leur âge, des couples traversent les frontières pour contourner la loi française.

 

En ce qui concerne les bébés-éprouvettes, l'Espagne, précurseur en Europe, est ainsi devenue en quelques années la destination privilégiée de nombreux couples. Les cliniques offrent, moyennant finances, des donneuses d'ovocytes, jeunes et bien rémunérées.

 

Aux Etats-Unis, chaque année, ils seraient quatre cent couples français à "faire leur marché" sur les catalogues d'agences proposant des mères porteuses. Une pratique interdite en France. Les couples homosexuels représentent aussi une forte clientèle. Des agences florissantes favorisent ainsi le boom des enfants nés de couples gays.

 

D'autres couples, enfin, choisissent l'adoption. Pourquoi est-ce si difficile d'adopter en France ? L'adoption internationale coûte cher : offre-t-elle toutes les garanties ? Exemple : après quelques années de boycott en raison de trafic d'enfants, la France a réouvert le Cambodge aux Français désirant adopter. Les pratiques ont-elles vraiment changé dans ce pays ? Une enquête inédite, surprenante et émouvante entre le cœur et la raison.

 

Source: Les Coulisses de la télévision


- En quête et en mal d'enfants.
Le magazine «Enquêtes et révélations» passe au crible la question de l'adoption et les dérives du «bébé business».
Le Figaro.


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