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24/04/2009

Souffrances dans l'adoption

Souffrances dans adoption Cath Sellenet.jpgLe dernier ouvrage de Catherine Sellenet résonnerait-il comme un coup de tonnerre dans un ciel serein ?
Mais le firmament n’est immaculé que pour ceux qui refusent de voir les nuages qui s’accumulent depuis des années. C’est que la rumeur enfle : il y aurait de plus en plus d’échecs d’adoption. On évoque des chiffres allant de 2 à 40 %.



L’auteure prend ici le sujet à bras-le-corps et nous livre l’une des rares études sur une problématique longtemps taboue. Un travail riche, détaillé et approfondi qui, sans prétendre à l’exhaustivité, fournit néanmoins un abondant matériau favorisant la compréhension de la question.

 

Bien sûr, il apparaît nécessaire de se méfier des causalités linéaires et des lectures univoques. Pour autant, plusieurs facteurs qui s’enchaînent dans une spirale interactive peuvent être évoqués.

 

Le premier élément relève de l’illusion voulant que l’adoption puisse tout résoudre par elle-même. Elle se doit de réussir : l’enfant adopté illustre la revanche du plus faible. Il doit surprendre par son intégration fulgurante et ses capacités à trouver sa place au plus vite dans sa nouvelle famille. « Tout est rose, la violence n’est pas de mise, la rencontre est le plus souvent magnifiée » (p.22). Tout revers provoque une recherche de responsables qui passe par la diabolisation des mauvais parents, des mauvais enfants ou des mauvais professionnels.

 

Second facteur, l’ignorance voulant faire croire à un enfant ne pouvant qu’accepter la main qui lui est tendue. Son refus de l’adoption interroge la capacité de l’adulte à entendre ses ancrages antérieurs, sa non-mobilisation et ses capacités à être acteur y compris dans son opposition au projet qui est fait pour lui.

 

Troisième facteur, l’accélération du temps qui suit l’arrivée de l’enfant et la précipitation dans les demandes de familiarités qui tournent le dos au nécessaire apprivoisement progressif et à la prise en compte des éventuelles différences culturelles.

 

Quatrième facteur, l’occultation de ce qu’a pu vivre l’enfant. L’accumulation de ruptures et de déracinements bloque parfois la capacité à se projeter dans de nouveaux liens. Même si tous ceux qui sont adoptés ne sont pas abandonniques, certains présentent une telle avidité, une crainte si intense de perdre leur nouvel objet d’amour qu’ils peuvent se montrer difficilement capables de s’abandonner à la douceur de l’étreinte et préféreront parfois même détruire le lien qui leur est proposé, de crainte de connaître à nouveau le délaissement.

 

Pour l’auteure, il n’y a pas pourtant de fatalité dans l’échec. Elle propose d’établir un diagnostic aussi complet que possible de l’état mental, physique, émotionnel et relationnel de l’enfant, afin de définir son adoptabilité et le profil de la famille qui pourra le mieux l’accueillir.

 

Source:  Lien Social - Publication n° 926 du 23 avril 2009 - Jacques Trémintin

 

Repères

 

- Le coin du bibliothécaire. Souffrances dans l'adoption de Catherine Sellenet.
Petales bulletin de liaison n°85. Décembre 2009.

 

- L'adoption à risque
Pr. D. Marcelli. AFA. 6 octobre 2009.

 

- Enfants adoptés : Une vulnérabilité et des besoins de mieux en mieux cernés.
L’adoption internationale s’est considérablement développée depuis une trentaine d’années sans susciter de nombreuses recherches sur le devenir des enfants adoptés. Aujourd’hui que ceux-ci ont grandi, on en sait plus sur les problèmes qu’ils peuvent rencontrer au cours de leur développement, comme sur leurs facultés de récupération.
Actualités Sociales Hebdomadaires - Numéro 2594 du 30/01/2009 - par Caroline Helfter


- Recherche sur les enfants adoptés en difficultés. Volume 2 - 2006.
Catherine SELLENET. Professeur des universités en sciences de l'éducation. Directrice du centre de recherches éducation - culture.
Source: Agence Française de l'Adoption.

 

Enfants adoptés, l'envers du décor.
Un compte-rendu d'une étude est paru dans le numéro 3107 (17 mars 2005) du magazine "La vie".
Il rapporte le résultat d'une étude du ministère de la Santé français selon laquelle 15 % des enfants adoptés finissent par être replacés en institution.

 

- Est-il possible que je souffre du trouble de l'attachement ?
Forum EFA. sisi02. 27.04.2009

 

-  Halte à l'adoption internationale !
Certains le savent, d'autres pas mais ce n'est pas un secret : je suis un coréen du sud de naissance adopté en France en 1985 quand j'avais 8ans par une famille française. 
Quand j'ai commencé à faire des recherches sur mon passé , mes parents adoptifs ne comprenaient pas vraiment pourquoi je me sentais mal dans ma peau. 
Pour resumer mon état d'esprit : j'avais comme l'impression de devoir quelque chose à mes parents adoptifs... Jun Hyun Jin | 3 avril 2009

 

- Difficulté avec mon fils.
Forum EFA. gaella. 09.12.2008

11:04 Écrit par collectif a & a dans Livre - Revue | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : étude, recherche, catherine sellenet, adoption | |  del.icio.us

Commentaires

moi jai ete adopter par une belle mere a l age de mes 18ans elle m annoce que je ne suis pas sa fille que ma mere et italiienne et que mon vraix prenom donne par ma vraix mere et maria ma belle mere ma frapper puis jai ete viole et marie de force a l age de mes 14ans donc je suis a la recherche de ma mere de puis mes 18ans et jai 31ans aujourd hui ma vraix mere me manque tromp aide moi a la retrouve svp merci

Écrit par : verceampst jaqueline | 11/06/2009

À la lecture du titre, Souffrances dans l’adoption, on pourrait penser qu’il s’agit d’un ouvrage, comme tant d’autres, relatant l’expérience d’une adoption plus ou moins heureuse. Tel n’est pas le cas puisque l’auteure, C. Sellenet, prend d’emblée le parti d’alerter sur la spécificité du livre : trouver des « pistes pour accompagner les adoptés et les adoptants ». En fait, si souffrance il y a, cela n’empêche pas de trouver une voie de réflexions et d’actions afin d’améliorer la situation. L’idée défendue ainsi n’est pas de monter un réquisitoire où les forces de culpabilité seraient au centre mais plutôt de sortir du dilemme : « À qui la faute si l’adoption ne marche pas toujours bien ? »
L’ouvrage est structuré de telle sorte que le lecteur ne puisse pas s’évader du questionnement soulevé. Les titres des huit chapitres sont forts et sans ambiguïté possible. Pour ne prendre que les deux exemples suivants : « les agrafés de la vie », des « parents défaits », on devine sans mal que le problème posé est épineux et que le constat va de soi, « l’adoption ne réussit pas dans tous les cas ». Dans un premier temps, le livre expose à ciel ouvert ce qui ne se dit pas facilement autour des enjeux des adoptions au niveau national ou international. Les raisons de ces « échecs » multiples sont ainsi débattues au fil des chapitres. Des présupposés tels que « tous les enfants seraient adoptables », le refus de faire « une différence entre la famille biologique et la famille adoptive » sont mis en cause. La réponse est claire et la pertinence de l’argumentation développée par l’auteure permet en fin de compte de faire une nette distinction sur les modalités particulières du processus d’adoption. Il y a nécessité de prendre en considération la multiplicité des facteurs tant du point de vue de l’enfant, si celui-ci est en âge de s’exprimer, que de celui des parents adoptifs. Il peut « souhaiter être adopté ou non », « être séparé de sa fratrie ou non » et ils expriment le souhait de ne pas accueillir « un tout-petit, un garçon », etc. Se pose alors la question de savoir comment de telles demandes peuvent être transmises et travaillées en vue d’une prise de décision cohérente de la part des services compétents. Au fil des pages, on s’aperçoit que rien n’est simple.
Dans un second temps, c’est un état des lieux qui est dressé autour des moyens possibles à mettre en œuvre afin d’éviter les écueils. Le problème est centré sur le processus d’adoption en lui-même. Les caractéristiques des enfants et des parents en voie d’adoption sont passées au crible. Y aurait-il des facteurs déterminants pour une adoption « réussie » comme l’âge, le sexe, la nationalité ? Rien n’est moins sûr car, comme le souligne C. Sellenet, il ne s’agit pas de sombrer dans la fatalité mais plutôt d’analyser le phénomène dans son intégralité afin d’instaurer de nouvelles modalités d’accompagnement à l’adoption.
Ce livre pose un regard distancié sur les différentes problématiques telles que le refus, la rupture, les déchirements l’incompréhension de part et d’autre. L’argumentation est étayée par de nombreux exemples d’enfants et de parents qui ne sont pas parvenus à se rencontrer. Les situations décrites à l’aide de témoignages, allant parfois jusqu’au placement, voire l’abandon de l’enfant, sont alarmantes. L’auteure parle de « trajectoires brisées » par des malentendus, un mal-être des deux parts. Face à ce désarroi, se pose la question du positionnement des professionnels de l’éducation et du travail social qui côtoient ces familles. Comment se situent-ils et que mettent-ils en place lorsque se présentent des situations aussi dramatiques pour les éviter ? Quelles sont leurs pratiques d’accompagnement et quels sont les manques ? La réponse est faite à travers un foisonnement de témoignages de familles. Le lecteur est ainsi conduit à une prise de conscience de la gravité de ces nombreuses situations dégradées et de l’urgence à réellement accompagner les parents et les enfants dans un processus en trois temps : se préparer à l’adoption, vivre son déroulement et réorganiser sa vie. Au-delà du fait de rompre le silence, on reconnaît à C. Sellenet d’avoir su reprendre avec précaution le vécu des familles pour ouvrir le débat empreint de prudence. Coûte que coûte, des réponses et des solutions adéquates sont mises en valeur pour pouvoir agir sur un problème qui commence à être connu hors des milieux de l’adoption. On ne peut donc que recommander la lecture de ce livre qui propose un regard différent sur ce qu’adopter veut dire.

Anne-Marie Doucet-Dahlgreen

Écrit par : Cairn.info | 22/12/2009

Enfants adoptés à l'épreuve de l'adolescence

Saint-Brieuc
Jeudi 20 mai, film débat, à 20 h 15, au campus Mazier. Gratuit.

C'est le thème du colloque et du débat organisés par la Maison des adolescentset le centre médico psycho pédagogique.

Pourquoi-Comment ?
Pourquoi ce thème ?

Les professionnels de l'adolescence ont repéré que les enfants adoptés présentent une souffrance plus « bruyante » au moment de l'adolescence. Fugues, agressivité, incapacité à s'attacher à ses parents adoptifs, à s'inscrire dans un projet de vie. Ces professionnels se disent démunis et se demandent quelle serait la meilleure prise en charge.

Que se passe-t-ilà l'adolescence ?

L'enfant adopté a un double travail à faire : celui de sa quête d'identité lié à son âge et celui du questionnement sur ses origines, son abandon, les manques qu'il a pu rencontrer. « Mais il ne faut pas généraliser, précise le Dr Palmyr Virginio, pédopsychiatre. Il est parfois difficile de différencier les soucis qui relèvent de la crise d'adolescence de ceux qui renvoient à la complexité du processus d'adoption. »

Comment les professionnels vont-ils élargir leur réflexion ?
En participant à un colloque professionnel, en écoutant trois interventions. Cécile Delannoy, mère par adoption, a mené une enquête sur 70 familles adoptives pour son livre, Au risque de l'adoption. Le psychiatre nantais Daniel Gorans expliquera pourquoi les processus d'adoption et d'adolescence peinent à se conjuguer. La sociologue Catherine Sellenet évoquera les éventuelles souffrances dans l'adoption.

En quoi consiste la soirée tout public ?

Le film Adoption, une autre vie, de Bénédicte Lienard sera projeté. « C'est un témoignage respectueux qui dépasse les enjeux compassionnels ou humanitaires », assure le Dr Virginio. Il ajoute qu'à ce jour, « aucune étude n'a prouvé l'existence de symptômes propres à l'adoption ».

Catherine LEMESLE.

Écrit par : ouest france | 19/05/2010

bonsoir, j ai été adopte et cela sans savoir on me la cache je l ai su par une ami a ma mère adoptive et depuis Age de 25 ans, et maintenant je vis très mal dans la souffrance et je ne supporte plus cette famille adoptifs je veux retrouver ma mère biologique et j ai fait toute les recherche possible et maintenant dans espoir de la retrouver aidez moi svp.

Écrit par : laken | 13/10/2014