Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Inde. Adopter maintenant un enfant en ligne ! | Page d'accueil | Regretter d’avoir adopté. aspasia411 »

29/07/2009

Comité des droits de l’enfant de l’ONU. Des réserves sur la «politique française» de l’Enfant

sante log droits des enfants.jpgAbsence d’une véritable stratégie nationale globale pour les enfants, un dialogue jugé insuffisant entre l’Etat et les professionnels de l’Enfance, après avoir auditionné la France, le 26 mai dernier, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU vient de faire paraître, sur son site ses observations finales sur l’application de la Convention internationale des droits de l’enfant en France. A cette occasion, Jacques Hinzy, Président d’Unicef France fait part de ses craintes que ces recommandations du Comité de l’ONU ne soient pas suivies d’effets.

 

La pauvreté dont souffrent plus de deux millions d’enfants en France, la discrimination qui frappe les enfants d’Outremer, des banlieues, issus de l’immigration, ceux des sans-papiers, des demandeurs d’asile et des gens du voyage, la situation inacceptable des mineurs étrangers isolés, particulièrement dans les zones d’attente des aéroports, le glissement de plus en plus répressif de la justice des mineurs… Tous ces sujets font l’objet de critiques et de pressantes recommandations des experts de Genève.

 

Le Comité a salué « la présence d’une délégation plurisectorielle de haut niveau, avec laquelle il a eu un dialogue ouvert et positif, ce qui lui a permis de mieux appréhender la situation des enfants » en France.

 

Néanmoins, le Comité « regrette que certaines des préoccupations et recommandations qu’il a formulées lors de l’examen du deuxième rapport périodique de l’État partie n’aient pas été suffisamment prises en compte, notamment « l’incorporation de la notion de l’enfant comme sujet de droits, l’âge minimum de la responsabilité pénale, l’enregistrement des naissances, le regroupement familial, l’adoption internationale, les châtiments corporels, les mineurs non accompagnés et la justice pour mineurs ».

 

L’absence d’une stratégie nationale globale pour les enfants et d’un plan national pour sa mise en œuvre est à nouveau cité dans le rapport du Comité après avoir été déjà débattu lors de l’audition du 26 mai dernier.

Le dialogue jugé insuffisant entre le gouvernement et les professionnels, la société civile et les enfants ainsi que les politiques est également encouragé par le Comité.

 

UNICEF France, à cette occasion,  tient à rappeler ses craintes sur le fait que les pouvoirs publics ne fassent à nouveau la sourde oreille et demande la publication et la prise en compte de ces observations par les autorités françaises. « Malgré le silence persistant des autorités françaises sur le sujet, ces dernières vont-elles prendre en compte les recommandations pour faire progresser les droits de l’enfant sur notre territoire ? Nous l’espérons, nous le demandons », déclarait Jacques Hintzy, Président de l’UNICEF France, dans une tribune parue dans le quotidien Le Monde, le 8 juillet dernier.

 

En conclusion, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU souhaite que l’Etat français adopte une stratégie comportant à la fois la garantie des droits universels pour tous les enfants dans des conditions d’égalité ainsi que des mesures de protection spéciale pour les enfants les plus vulnérables.

 

Source : Santé log.

 

Repères

- Fortes réserves du Comité des droits de l'enfant de l'ONU sur la politique française

Le 26 mai dernier, Nadine Morano, à la tête d'une délégation d'une vingtaine de personnes, avait répondu durant six heures aux nombreuses questions du comité des experts de l'ONU chargé de contrôler, tous les cinq ans, les progrès de chaque Etat dans l'application de la convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant. Le comité a apprécié la durée de cette visite ministérielle, ainsi que "la présence d'une délégation plurisectorielle de haut niveau, avec laquelle il a eu un dialogue ouvert et positif, ce qui lui a permis de mieux appréhender la situation des enfants". Le climat apparaît donc meilleur que celui qui avait présidé à la précédente audition en 2004. Mais cette amélioration n'a pas fait taire les critiques sur le fond.
Localtis. 03 août 2009

 

- Genève : la France plus qu’épinglée sur les droits de l’enfant

Le Comité des Experts sur les droits de l’enfant de l’ONU vient donc de noter la copie remise par le gouvernement français sur son respect de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Somme toute ce devoir d’Etat lui est apparu moyen sans plus au regard de que la France revendique comme place dans l’univers des droits humains. On s’y attendait (voir billet 319). 
Les droits des enfants vus par un Juge des Enfants. Jean-Pierre ROSENCZVEIG. 21 juin 2009.

 

- Les droits de l'enfant : 20 ans après.

Programme du colloque UNICEF organisé à Sciences Po le 18 novembre 2009 sur le thème "Les droits de l’enfant 20 ans après : l’intérêt supérieur de l’enfant face au politique".

 

19:02 Écrit par collectif a & a dans Droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : france | |  del.icio.us

Commentaires

La France n’aime plus ses enfants - communiqué du COFRADE


Au moment où le rapport du Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU met en évidence le bienfondé des efforts fournis par la France en matière de droits de l’enfant et plus particulièrement la dynamique de cette autorité indépendante qu’est l’institution Défenseur des enfants, nous apprenons avec stupeur le projet de remplacer cette institution par celle d’un défenseur des droits. Celui-ci aurait certes des pouvoirs mais gommerait la spécificité des droits de l’enfant en supprimant une institution réservée à l’enfance

«L’Humanité doit donner à l’Enfant ce qu’elle a de meilleur», c’est ce qu’affirmait déjà en 1924 la déclaration de Genève en introduisant les droits de l’enfant. La France a rappelé cette volonté en 1990 en étant un des premiers pays à ratifier la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. En 2002, lors de la session extraordinaire des Nations Unies consacrée aux enfants, la France s’est engagée, aux côtés de nombreux autres pays, à prévoir un plan national pour « Un monde digne des enfants ».

Mais qu’en est-il aujourd’hui ?

A vouloir fondre les droits de l’enfant dans les droits, à vouloir ignorer la spécificité de l’enfance, la France donne l’image d’un pays qui ne s’intéresse plus aux enfants alors même que son taux de natalité est supérieur à bien d’autres pays. Le COFRADE http://www.cofrade.fr/ s’inquiète. Qui va désormais veiller au respect de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant ? Quel sens peut encore avoir la célébration du 20ème anniversaire de cette Convention ? Qui va dorénavant se préoccuper de défendre l’intérêt supérieur de l’enfant ? La France n’aime-t-elle plus ses enfants ? Une fois de plus, le COFRADE constate que la politique actuelle de notre gouvernement n’œuvre pas en faveur de l’intérêt supérieur de l’enfant, que les recommandations du Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU semblent devoir rester lettre morte, que la mise en œuvre d’un plan d’action national pour « un monde digne des enfants » n’est pas à l’ordre du jour et qu’au contraire, on tente de noyer les droits de l’enfant dans une instance plus générale.

Le COFRADE se demande jusqu’où la dégradation des droits de l’enfant doit aller avant que le Gouvernement n’engage à nouveau le dialogue avec la Société civile pour travailler ensemble à une politique respectueuse de l’enfance ?


Barbara Walter
Présidente du COFRADE
Conseil Français des Associations pour les Droits de l’Enfants

Écrit par : TWC | 23/09/2009