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29/07/2009

Comité des droits de l’enfant de l’ONU. Des réserves sur la «politique française» de l’Enfant

sante log droits des enfants.jpgAbsence d’une véritable stratégie nationale globale pour les enfants, un dialogue jugé insuffisant entre l’Etat et les professionnels de l’Enfance, après avoir auditionné la France, le 26 mai dernier, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU vient de faire paraître, sur son site ses observations finales sur l’application de la Convention internationale des droits de l’enfant en France. A cette occasion, Jacques Hinzy, Président d’Unicef France fait part de ses craintes que ces recommandations du Comité de l’ONU ne soient pas suivies d’effets.

 

La pauvreté dont souffrent plus de deux millions d’enfants en France, la discrimination qui frappe les enfants d’Outremer, des banlieues, issus de l’immigration, ceux des sans-papiers, des demandeurs d’asile et des gens du voyage, la situation inacceptable des mineurs étrangers isolés, particulièrement dans les zones d’attente des aéroports, le glissement de plus en plus répressif de la justice des mineurs… Tous ces sujets font l’objet de critiques et de pressantes recommandations des experts de Genève.

 

Le Comité a salué « la présence d’une délégation plurisectorielle de haut niveau, avec laquelle il a eu un dialogue ouvert et positif, ce qui lui a permis de mieux appréhender la situation des enfants » en France.

 

Néanmoins, le Comité « regrette que certaines des préoccupations et recommandations qu’il a formulées lors de l’examen du deuxième rapport périodique de l’État partie n’aient pas été suffisamment prises en compte, notamment « l’incorporation de la notion de l’enfant comme sujet de droits, l’âge minimum de la responsabilité pénale, l’enregistrement des naissances, le regroupement familial, l’adoption internationale, les châtiments corporels, les mineurs non accompagnés et la justice pour mineurs ».

 

L’absence d’une stratégie nationale globale pour les enfants et d’un plan national pour sa mise en œuvre est à nouveau cité dans le rapport du Comité après avoir été déjà débattu lors de l’audition du 26 mai dernier.

Le dialogue jugé insuffisant entre le gouvernement et les professionnels, la société civile et les enfants ainsi que les politiques est également encouragé par le Comité.

 

UNICEF France, à cette occasion,  tient à rappeler ses craintes sur le fait que les pouvoirs publics ne fassent à nouveau la sourde oreille et demande la publication et la prise en compte de ces observations par les autorités françaises. « Malgré le silence persistant des autorités françaises sur le sujet, ces dernières vont-elles prendre en compte les recommandations pour faire progresser les droits de l’enfant sur notre territoire ? Nous l’espérons, nous le demandons », déclarait Jacques Hintzy, Président de l’UNICEF France, dans une tribune parue dans le quotidien Le Monde, le 8 juillet dernier.

 

En conclusion, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU souhaite que l’Etat français adopte une stratégie comportant à la fois la garantie des droits universels pour tous les enfants dans des conditions d’égalité ainsi que des mesures de protection spéciale pour les enfants les plus vulnérables.

 

Source : Santé log.

 

Repères

- Fortes réserves du Comité des droits de l'enfant de l'ONU sur la politique française

Le 26 mai dernier, Nadine Morano, à la tête d'une délégation d'une vingtaine de personnes, avait répondu durant six heures aux nombreuses questions du comité des experts de l'ONU chargé de contrôler, tous les cinq ans, les progrès de chaque Etat dans l'application de la convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant. Le comité a apprécié la durée de cette visite ministérielle, ainsi que "la présence d'une délégation plurisectorielle de haut niveau, avec laquelle il a eu un dialogue ouvert et positif, ce qui lui a permis de mieux appréhender la situation des enfants". Le climat apparaît donc meilleur que celui qui avait présidé à la précédente audition en 2004. Mais cette amélioration n'a pas fait taire les critiques sur le fond.
Localtis. 03 août 2009

 

- Genève : la France plus qu’épinglée sur les droits de l’enfant

Le Comité des Experts sur les droits de l’enfant de l’ONU vient donc de noter la copie remise par le gouvernement français sur son respect de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Somme toute ce devoir d’Etat lui est apparu moyen sans plus au regard de que la France revendique comme place dans l’univers des droits humains. On s’y attendait (voir billet 319). 
Les droits des enfants vus par un Juge des Enfants. Jean-Pierre ROSENCZVEIG. 21 juin 2009.

 

- Les droits de l'enfant : 20 ans après.

Programme du colloque UNICEF organisé à Sciences Po le 18 novembre 2009 sur le thème "Les droits de l’enfant 20 ans après : l’intérêt supérieur de l’enfant face au politique".

 

19:02 Écrit par collectif a & a dans Droits de l'enfant | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : france | |  del.icio.us

28/07/2009

Inde. Adopter maintenant un enfant en ligne !

Orphans at an adoption centre.jpgEn Inde, l' Autorité Centrale de Gestion des Adoptions (CARA) va bientôt lancer un service en ligne afin de faciliter et d'accélérer l'adoption d'enfants. Le projet permettra de relier ses différents centres à travers le pays, et de fournir tous les détails de l'enfant à adopter, y compris leurs photos.

 

Vous voulez adopter un enfant. Nul besoin désormais de faire une recherche frénétique, à différents endroits. Vous pouvez désormais rechercher un enfant pour une adoption en cliquant sur la souris d'un ordinateur.  L' Autorité Centrale de gestion des Adoptions dans le cadre du Ministère de la Femme et le Développement de l'Enfant va bientôt lancer un service en ligne pour permettre à un enfant son adoption, une affaire réglée sans tracas.


Au cours de trois dernières années, CARA a fourni 3000 enfants en Inde et 900 enfants pour les adoptions internationales.

 

Après le listing sur Internet pour les enfants en attente d'adoption, voici maintenant l'adoption-on-line.


Source : iGovernment.

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Imaginons un seul instant de remplacer dans ce texte "Inde" par "France" et "Autorité Centrale de Gestion des Adoptions" par "Agence Française de l'Adoption".
Voilà un outil qui pourrait satisfaire les 5 mousquetaires de l'adoption [COLOMBANI-MONCHAU-MORANO-TABAROT-YADE] ... dans le respect bien sûr, de la Convention de La Haye sur la "protection des enfants" et la "coopération" en matière d’adoption internationale.

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Cela se passe aux Etats-Unis.
Un autre listing d'enfants en attente d'adoption.

Adoption Disruption & Replacement Children Awaiting Adoption.

 

Une mère américaine trouve sur Internet une annonce d'adoption de son enfant
Mother finds own babay's photo on Craigslist adoption scam
Moeder vindt kind op adoptielijst.
Een Amerikaanse moeder zag tot haar afschuw haar kind in adoptie-advertentie staan.

 

09:50 Écrit par collectif a & a dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : inde, cara, adoption en ligne | |  del.icio.us

24/07/2009

Haut niveau de pression externe sur la Roumanie. Les États-Unis et l'Union Européenne forcent pour la réouverture des adoptions internationales.

Copiii români aflati în dificultate fac obiectul unei atractii de nestavilit din partea politicienilor europeni si americani.jpgCeci est la traduction intégrale en anglais de l'article "PRESIUNI EXTERNE LA NIVEL ÎNALT - SUA şi UE forţează redeschiderea adopţiilor internaţionale" publié le 23 juillet 2009 dans le journal roumain "Jurnalul National".

L'article a aussi été traduit en français par Kim Myung-Sook et publié sur son blog Fabriquée en Corée.

 

High Level External Pressure.
USA and EU force reopening international adoptions.

 

Jurnalul National came into possession of an official document of the U.S. Congress, in which 8 senators and 13 members of the American Congress ask the Romanian Government, since May, to reopen international adoptions. In parallel, the Committee on the Rights of the Child has given the same "advice" following the presentation of the country report of Romania in Geneva on June 5.


American lobby by the hands of Ms. Hilary Clinton



Romania has become the target of pressure from some interest groups and some foreign NGOs that fight for more than about 5 years to re-open international adoptions from Romania.

In fact, foreigners require the changing of Law 273 of 2004, which brought the regulations necessary to resume international adoptions after a suspension of over three years by the moratorium since 2001. The new law, however, accepts that  children can only be adopted by foreigners who are relatives of the children.



Trafficking in children, unable to stop


Last week has come to light a new scandal concerning the illegal adoption of two Romanian minors in Italy, which has reopened the issue of international adoptions, a real battleground between the National Authority for Protection of Child Rights and several members of the European Commission, on the sidelines, and several private groups in the U.S. and EU which require reopening pressure through adoptions made at the highest level, from Western governments to the Romanian authorities. Exclusively Jurnalul National shows you an incredible document, bearing the letterhead U.S. Congress and signed by 20 U.S. senators and congressmen.



The letter, non published until, has been given to the Foreign Minister, Cristian Diaconescu, by U.S. Secretary of State, Hilary Clinton, in May, when Diaconescu was at an official visit overseas. On top of that, although the document bears the heading U.S. Congress, the signatories declare to be members of a NGO, "The Congressional Coalition on Adoption".



Although the 21 signatories state functions congressmen and senators, they claim to be a simple group of American citizens who require a change to Law 273, which forbids international adoptions of Romanian children. The letter contains two misinformations: the number of children "adoptable" in the U.S. is not 60 thousand, but 129 thousand, according to international statistics, as regards the fate of 84 thousands of Romanian children, the figure is exaggerated, it includes all children who are included in the system of child protection, reintegration into their families or are in family care in Romania.



It has to be said that the Coalition, a private body whose members are senior U.S. politicians, is an initiative of Mary Landrieu, a signatory of the letter, the U.S. senator who has strongly demanded in recent years to resume adoptions from Romania.



In July 2006, when President Traian B?sescu visited the United States Senator Mary Landrieu introduced successfully, to vote in the U.S. Senate Resolution 359, which relates only to the ban on international adoptions by the Romanian authorities. And Hilary Clinton was involved in the issue of adoption of children from Romania and Croatia. In 1995, when she was the American First Lady, she spoke in favour of the adoption of 28 children, through the foundation of a Californian pastor, Wayne Coombs, whose organization, Adams Children's Fund, had no license for international adoptions.



ROMANIA FACES INTERNATIONAL OFFENSIVE


The same pressures have resulted in recommendations for the Child Protection Committee of the UN, made following the submission of the country in Geneva from June 5, which was submitted by the Romanian delegation headed by State Secretary Ileana Savu, director of the National Authority for Child Protection. It recognized that external attempts to change legislation forcing Romanian.

Despite bans in force, Ileana Savu leans towards a compromise with countries wishing to adopt children from Romania. "There were and there is pressure. The issue concerns us, but especially to the Romanian Adoptions Office. We have found a new system for national and international adoptions. If we claim we are an EU member state, then we must find mechanisms to control what happens to our children, even if it be adopted in other countries and is not abused. It is okay to forbid a law, that of adoption, so just because we want us. have been pressure from the 90s and are still pressures, especially for children who are already in other countries that can legally remain there, " he said Ileana Savu.

Foreign Minister Cristian Diaconescu, said, exclusively for the National Official, that Romania will keep its position on the issue of international adoptions under current law. He admitted meeting and veracity of the document received from Hilary Clinton in May, meeting with the foreign ministers of Hungary and Serbia, the last Saturday, from Timisoara. "Both in terms of regulations and how they have implemented and the international relations of Romania has not anything new, so it is clear that this view does not intend to make any change we" he said.


CHILDREN, INSTRUMENT OF POLITICAL BLACKMAIL



International adoptions have become a hot topic immediately after Romania suspended this procedure in 2001. Since then, several Western governments have pressed Romanian politicians for the reopening of such adoptions, particularly through non-governmental organizations, through American congressmen and French, Italian, Spaniard and Germans Euro-parliamentarians, but also by other EU Member States . For example, reopening the international adoptions was "2" on the agenda of talks between Romanian officials and former state secretary of the U.S., Colin Powell, before the acceptance of Romania into political NATO.



Another demonstration of force was made by Silvio Berlusconi, in 2003, when he forced the hand of then Prime Minister, Adrian Nastase, for adoption by Italy of 105 children, although the moratorium signed by Romania forbade this. Interest groups have used the accession to the European Union, to ask repeatedly, to agree with the adoption of children by families in other countries.



The European Commission did a tough battle to halt international adoptions, after it emerged many cases where children were abused or have become victims of trafficking in children. The corridors of these pressures and the European Commission’s fight with the "black market of international adoptions" by foreign NGOs and politicians have been disclosed by Roelie Post, who coordinated the work for child protection in Romania, for the European Commission between 1999 and 2006. The details of this fierce lobbying and blackmail to which Romania has been subject to re-open international adoptions are presented in her book, "Romania - For Export Only, the untold story of the Romanian orphans", a book that got no attention whatsoever in our country.

 

Sources : Romanian Jurnalul National, The Sofia Echo, Terre des Hommes.

 

Les États-Unis demande à nouveau à la Roumanie la libre circulation (commerce) de ses enfants.

Le Congrès des États-Unis, c'est maintenant connu, a donné une lettre officielle au Ministre des Affaires Etrangères de la Roumanie alors qu'il était en visite de travail aux États-Unis en mai dernier, demandant la réouverture des adoptions intercontinentales en Roumanie.


Le fait que cette lettre officielle remise au Ministre Cristian Diaconescu par la Secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a été signée par des personnes qui se déclarent membres d'une ONG, sous le nom de "Coalition du Congrès sur l'adoption", montre que même aujourd'hui, au plus haut niveau, le commerce des enfants masqué comme adoptions intercontinentales est admis aux États-Unis.


Source : Brian Douglas. Director RCHF. All Children Have Rights. 26 juillet 2009.

 

Etats-Unis. Comment un organisme d'adoption comme "DILLON INTERNATIONAL" abuse de l'adoption dans son propre intérêt.

Logo-UAI-NL.jpgUne culture fondée sur l'économie de marché ne garantit pas le respect de la meilleure norme éthique (ou convention).
Particulièrement lorsqu'il s'agit de lutter pour ses droits propres, ils revendiquent même les vies des autres afin de sécuriser leur meilleur intérêt, sans vouloir penser ou considérer les conséquences et la réalité derrière leurs motivations.
Evidemment les personnes adoptées travaillant dans ce domaine ne sont bien sûr pas consultées.


[Via United Adoptees International - News.]

 

How adoption agencies like Dillon International is abusing adoption for their interest

A culture which is based on a market driven economy is not secured for having the best ethical standards. Especially when it comes to fight for the rights of their own, they pass and even claim lives of others to secure their best interest not willing to think or consider the consequences and reality behind their motives. And evidently adoptees working in this field are of course not consulted.

 

Families for Orphans Act - Call To Action

Dear Friends and Families,

Anshula has recently come into an orphanage. She is four years old and alone. Where should she spend her childhood?
A) In an orphanage?
B) In temporary foster care?
C) In a permanent and loving family?

The answer should be obvious: a safe, permanent and loving family.

Unfortunately, the U.S. government and many aide organizations do not seem to agree. In fact, the U.S. sometimes spends millions of dollars, ensuring just the opposite. And while beloved organizations such as UNICEF keep millions of children alive, many believe it is better for children to live in temporary foster care than in a permanent family. The children of our world need your help to make a change. They need your help to live in a permanent family.

As a founding member of the Families For Orphans Coalition, the Joint Council for International Children's Services  is proud to announce that the first step in making this much-needed change is upon us. In a bi-partisan effort, landmark legislation was introduced into Congress, which will ensure that U.S. government programs, policies and funding are directed towards a singular goal: a permanent family for every child.

The Families For Orphans Act (Senate Bill 1458 and House Bill 3070), sponsored by Senators Mary Landrieu (D-LA) and James Inhofe (R-OK) along with Representatives Diana Watson (D-CA) and John Boozman (R-AR) demonstrates our collective commitment to the millions of children living outside of permanent parental care and proactively address a global gap in the most basic of human rights - the right to a permanent family.

While the introduction of the legislation is an important first step, there is much more to be done. Now we must ensure that the Families For Orphans Act becomes the law of the United States. To do this, your voice is needed! Speak for those to cannot speak for themselves by supporting the Families For Orphans Act and joining our Call To Action.

Source : Dillon International

 

 

10:43 Écrit par collectif a & a dans Ethique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, adoption internationale, orphelins | |  del.icio.us

23/07/2009

Chine: L'industrie de l'abandon des nourrissons

Global Voices.jpgLe blog Research-China.Org a traduit un article, L'industrie de l'abandon des nourrissons, [en anglais] paru dans le Southern Metropolis News qui décrit la façon dont le programme d'adoption internationale est détourné par les autorités locales qui arrachent à leurs parents des nouveaux-nés à la naissance.

 

Research-China.Org translated an article, Manufacturing abandon infants, from Southern Metropolis News that describes how the international adoption program provides incentive to local authorities in confiscating new born children from their natural born parents.


Via Global Voices en français. Traduit par Anna Gueye ·

 


Repères


- Bébés de la Chine vendus pour l'adoption.
BBC News. 2 juillet 2009

- Adoptions en Chine. Les autorités enlèveraient les enfants de leurs parents.
Trouw - de Verdieping

- La Chine privilégie désormais l’adoption nationale.
L'Agence Française d'Adoption (AFA).

- A propos de la politique de l'enfant unique en Chine.
Le Monde & généthique.org

08:04 Écrit par collectif a & a dans Abandon | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : chine, abandons d'enfants | |  del.icio.us

22/07/2009

La Corée continue de nier accès aux adoptés coréens de l'étranger

TRACK COREE.jpg[Via le blog Fabriquée en Corée, publié par Kim Myung-Sook]

 

Traduit de l'article Korea Continues to Deny Overseas Adoptees Access publié dans Korea Times Opinion, le 17 juillet 2009, par Jennifer Kwon Dobbs et Jane Jeong Trenka.

 

Le ministère de la Santé, du Bien-être et de la Famille a ouvert un centre de service de renseignements central d'adoption mercredi afin de fournir des services post-adoption aux adoptés à la recherche de leur famille d'origine. Cependant, il y a un problème important que le ministère n'a pas tenu compte: l'accès des adoptés.

 

Ce centre est destiné à répondre à l'exigence d'une "autorité centrale" exigée par la Convention de La Haye sur l'adoption internationale. Cliquez sur le nouveau site Web de l'autorité centrale (www.kcare.or.kr), avec des images des adoptés dont leurs familles de naissance les cherchent et vous trouverez qu'il est entièrement en langue coréenne. Est-ce qu'un adopté de l'étranger dont la première langue est le français ou l'anglais peut le lire ou l'utiliser?

 

Depuis 1953, la Corée du Sud a envoyé plus de 160.000 enfants coréens à l'étranger, dans 14 pays occidentaux. C'est le plus vieux et le plus grand programme d'adoption au monde, malgré le miracle économique de la Corée du Sud.

 

La réunion avec les familles de naissance est l'une des principales raisons pour laquelle les adoptés retournent en Corée. De 1995 à 2005, le ministère a indiqué que 78.000 adoptées sont venus en Corée pour chercher leurs familles. Pourtant, seulement 2,7 pour cent ont été réunis. Qu'est-ce qui explique ce faible taux de réussite?

 

Mads Them Nielsen, ancien directeur de services post-adoption auGlobal Overseas Adoptees' Link (GOAL) de 2001 à 2003, a déclaré: "En une année, j'ai reçu environ 240 demandes, y compris les requêtes par email. J'ai réuni seulement 10 cas. Le principal problème est l'obtention d'informations de la part des agences."

 

Le manque d'accès pour les adoptés ne comprend pas seulement les dossiers et la traduction, mais aussi la représentation active des adoptés.

 

Bien que l'autorité centrale ait une représentation importante des agences d'adoption, un adopté de l'étranger qui vit à Séoul, qui était un candidat potentiel pour le conseil d'administration, a été abandonné sans explication.

 

Son remplaçant, Steven Morrison, est un adopté qui vit aux États-Unis qui est le chef de Mission to Promote Adoption in Korea (mission pour promouvoir l'adoption en Corée). En raison de son séjour à l'étranger, il ne peut pas assister régulièrement aux réunions ou événements de Séoul qui sont importants pour le processus de prise de décision du centre de service de renseignements.

 

Au niveau institutionnel, le ministère continue à voir les adoptés dans leur ensemble comme des enfants et à les discriminer à leur encontre comme des "orphelins" et des "étrangers" qui ne peuvent pas représenter leurs propres intérêts et qui ne devraient pas prendre de décisions à propos d'eux-mêmes.

 

Toutefois, les adoptés continuent de lutter pour faire entendre leur voix. La deuxième audience, tenue le 1er juillet, du ministère sur la révision des lois sur les adoptions domestiques et internationales de la Corée du Sud, parrainée par la Korean Women's Development Institute (KWDI), a marqué la première fois en 56 ans de l'adoption internationale de la Corée qu'une masse importante d'adoptés coréens de l'étranger ont été en mesure de communiquer directement leurs propres intérêts dans une instance gouvernementale. La KWDI a fourni des services professionnels de traduction simultanée.

 

Cette audition publique était à l'origine destinée à être la dernière avant que le ministère envoie les révisions proposées à l'Assemblée nationale de la loi sur l'adoption.

 

Toutefois, après avoir vu le nombre des adoptées et des supporters qui ont exprimé leurs opinions, Park Sook-ja, la directrice du ministère du bureau de la politique familiale, a annoncé qu'une autre audience publique pourrait être nécessaire pour examiner plus en détail les préoccupations des et des mères monoparentales.

 

Mais le ministère n'a pas publié d'informations sur une troisième audience publique. En revanche, elle a précipité l'ouverture du centre de service en ligne et sur place, sans consulter les adoptés de l'étranger et sans aucun égard pour les commentaires qu'ils ont donnés à la dernière audience publique.

 

Le ministère envisage pour le centre, d'emmener la Corée du Sud en conformité avec la Convention de La Haye sur l'adoption internationale.

 

Conformément à la convention, il doit tenir les registres des adoptés et les aider dans leurs recherches des familles de naissance. Il devrait également servir en tant que organisme de surveillance des agences. Toutefois, le centre est inscrit comme une entité privée, et non un organisme gouvernemental avec un contrôle suffisant.

 

Les fonctions et les problèmes du centre sont les mêmes que l'ancien centre de renseignements d'adoption GAIPS (Global Information and Post Adoption Services Center).

 

En fait, il est situé dans l'ancien bureau de GAIPS - ils ont encore à changer le signe à la porte. GAIPS n'a pas réussi à établir une relation de travail avec les adoptés de l'étranger parce qu'il n'était pas disposé à fournir l'accès linguistique.

 

Malgré de son apparence de faire des améliorations, le gouvernement sud-coréen continue de refuser un accès authentique et les services à la communauté d'adoption. Cinquante-six ans de l'histoire d'adoption, les adoptés attendent toujours.

 

Jennifer Kwon Dobbs, professeure d'anglais à St. Olaf College dans le Minnesota, est l'auteure du livre Paper Pavilion. Jane Jeong Trenka est l'auteur de The Language of Blood, Fugitive Visions et co-rédactrice en chef de Outsiders Within: Writing on Transracial Adoption. Elles sont membres de TRACK- Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea (Vérité et Réconciliation pour la communauté d'adoption de la Corée), un groupe militant pour la transparence dans les pratiques d'adoptions du passé et du présent pour améliorer la vie des familles et des adoptés coréens.

* * *

 

Le 15 juillet 2009 à Séoul, TRACK a effectué une action artistique appelée "A Game of Living Ghost", à l'extérieur de la cérémonie d'inauguration de la nouvelle autorité centrale de la Corée du Sud, KCARE.

 

South Korea's new central adoption authority

 

TRACK = Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea (Vérité et Réconciliation pour la communauté d'adoption de la Corée) et nous croyons que tous les adoptés et leurs familles doivent faire partie du processus démocratique de la révision des lois de la Corée du Sud. Ces modifications sont notamment celles de créer et de réglementer l'autorité centrale.

 

Message sur la vidéo:


Nous, les adoptés coréens de l'étranger et nos familles, sommes des gens invisibles que le ministère de la Santé, du Bien-être et de la Famille ignore alors qu'il prétend représenter nos meilleurs intérêts. Parce que le ministère ne nous a pas inclus dans le processus de recherche, de développement et d'administration de l'autorité centrale, il a fait de nous des fantômes vivants. 

Aujourd'hui, nous donnons cette représentation en face de la cérémonie de l'inauguration de l'autorité centrale pour montrer comment le ministère omet de nous reconnaître en tant que des humains avec un droit moral de parler pour nous-mêmes.
Sur chaque masque, nous avons écrit nos numéros de dossiers d'adoption. Ces numéros sont les noms que la Corée du Sud nous a donnés pour nous envoyer à l'étranger pour l'adoption.

Déformés et oubliés, nous nous sommes tournés vers un mauvais usage des cérémonies que les Coréens connaissent bien. Vivants, mais socialement morts, il n'y a pas de place pour nous, pas de reconnaissance formelle ou de souvenir.
Nous avons fait du noble et de la mariée, deux personnages immortels de la communauté de masques de danse, des caractères sans parure de joie qui jouent inhabilement à Go-Stop à leurs propres funérailles.

Comme les fragments de l'histoire de la Corée d'après-guerre, nous sommes plus de 1.600.000 de fantômes vivants: les adoptés, nos parents et nos grands-parents.

Nos spectres continueront de hanter la Corée du Sud jusqu'à ce que nous soyons reconnus comme des êtres humains.

08:30 Écrit par collectif a & a dans Origine - Identité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : corée, la voix des adoptés, track | |  del.icio.us

19/07/2009

En Flandre, un second nouveau-né abandonné dans le tiroir à bébés de l'asbl "Moeders voor Moeders".

boite a bebes d ANVERS Vlaanderen.jpgUn nourrisson d'environ 2 jours a été déposé dans un "sas à bébés" d'une asbl anversoise, c'est le second en 9 années d'existence de cette structure. Le bébé, un petit garçon, est en bonne santé, a confirmé l'asbl "Moeders voor Moeders" (Des mères pour des mères). Il restera ce dimanche encore dans les murs de l'asbl avant d'être confié au home pour enfants du CPAS anversois, le "Good Engels". Le CPAS d'Antwerpen va d'ores et déjà se mettre à la recherche de parents candidats à l'adoption du nouveau-né déposé.

 

Le parquet d'Anvers a ouvert une information judiciaire pour tenter d'identifier ses parents, mais elle ne dispose à l'heure actuelle d'aucun indice. Le nouveau-né, auquel on a donné temporairement le nom de Michaël De Kleine, devrait être adopté si ses parents biologiques ne le réclament pas. Les policiers espèrent, grâce à cette enquête, en apprendre plus sur le milieu de l'enfant.

 

Le bébé - le deuxième à avoir été déposé en neuf ans d'existence la "boîte à bébés" de Borgerhout - recevra automatiquement le nom de De Kleine (Le Petit), tout comme son prédécesseur Thomas, abandonné en novembre 2007 et qui a depuis été confié à une famille d'accueil souhaitant adopter. Sa tutrice sera la présidente du CPAS d'Anvers (OCMW Antwerpen) Monica De Coninck. Le phénomène des abandons de bébé à la naissance est "loin de se tarir", indiquaient encore récemment les parlementaires du Conseil de l'Europe, réclamant le développement de centres d'hébergement mère/enfant et des délais de rétractation plus longs pour la mère qui abandonne son bébé.



Selon un rapport du Conseil de l'Europe, il s'agit le plus souvent de très jeunes femmes, souvent d'origine étrangère, sans autonomie (migrantes irrégulières, prostituées) et qui n'ont pu recourir à la contraception ou à l'avortement interdits dans certains pays. Outre à Anvers, des "boîtes à bébés" existent en Allemagne, Suisse, Autriche, Hongrie, Slovaquie, Italie. On en compte 80 en Allemagne et quelques dizaines dans des pays comme l'Italie ou la République tchèque.



Le Japon en a créé une à Kumamoto tandis qu'aux Etats-Unis, depuis 1999, la plupart des Etats permettent la dépose anonyme des bébés, de la naissance jusqu'à un an, dans des lieux sécurisés, sans risque de poursuites pénales. La "boîte à bébés" fait cependant controverse parce qu'elle "incite à accoucher dans la solitude" et parce que l'abandon reste un crime dans certains pays, selon le rapporteur. Ses partisans avancent des arguments éthiques: lutte contre l'avortement, prévention des abandons sauvages, des infanticides et de la maltraitance, et certitude de voir les enfants adoptés.



Le parlementaire français André Schneider estime que ce système "est un moindre mal car la vie de l'enfant n'est pas mise en péril et il devient adoptable".

Source : La Libre Belgique, Le Soir, RTBF Info.

20.11.2007. Premier nouveau-né abandonné dans une « boîte à bébé » en Flandre.
Lire la suite.

Prévenir la première des violences faites aux enfants: l'abandon à la naissance
Preventing the first form of violence against children: abandonment at birth

Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Doc. 11538. 25 mars 2008.

17/07/2009

Nous, on évite les adoptions. Les procédures sont beaucoup trop longues. Pendant ce temps, nous n'aidons pas les autres. En plus, adopter, c'est enlever l'enfant à sa communauté d'origine pour l'enraciner ailleurs. Ce n'est pas évident.

Aide Internationale a l enfance AMIE.jpg

Québec. Orphelins du sida, enfants soldats, enfants de la rue. La région des Grands Lacs, en Afrique, compte un nombre aussi imposant que triste de ces jeunes aux vies bien mal parties. Mais avec l'appui de donateurs, dont certains Canadiens, le Congolais Athanase Rwamo tente de rescaper certaines d'entre elles.

 

«C'est une goutte d'eau dans l'océan, admet-il. Mais voir un enfant quitter la rue, se prendre en charge, se marier, travailler... Bref, en faire un homme responsable, c'est ça qui nous comble.»

 

Coordonnateur sous-régional de plusieurs associations d'aide à l'enfance au Burundi, au Rwanda et en République démocratique du Congo (RDC), Athanase Rwamo était de passage à Québec récemment lors d'un déjeuner-conférence organisé par l'organisme canadien L'Aide internationale à l'enfance (L'AMIE). Voilà maintenant tout près de 20 ans qu'il tente d'aider les jeunes grâce à divers programmes : formation professionnelle, écoute, hébergement, réunification familiale, activités lucratives et même assistance juridique.

 

Il faut dire que l'envergure des moyens est à l'image des besoins : vaste. Car les enfants des Grands Lacs vivent ? ou survivent ? dans une classe à part, affectés qu'ils sont par les pires fléaux imaginables, et ce, dans des proportions inégalées ailleurs dans le monde.

 

Pour commencer, le Burundi, le Rwanda et la RDC ont tous été durement frappés par la guerre, sinon par le génocide. En RDC seulement, où près de la moitié de la population a moins de 18 ans, 6,6 millions de personnes ont été tuées, et 3,4 autres millions déplacées depuis la fin des années 90. «Une situation qui fait beaucoup d'orphelins traumatisés», indique Rwamo. Au Burundi voisin, c'est 10 % de la population qui est orpheline.

 

Les traumatismes sont aussi le lot du million d'orphelins du sida que comptent les trois pays. «Comme ils ont assisté à la maladie de leurs parents, ils nous arrivent dans des conditions lamentables. Ces enfants doivent être détraumatisés», explique le Congolais.

 

Enfants soldats

Les 30 000 enfants soldats que l'on trouve en RDC seulement posent quant à eux un défi bien particulier à Athanase Rwamo et à son réseau d'aide. «Nous devons nous en occuper à part, car avec les substances toxiques qu'ils ont dans le corps, ils s'excitent vite, ils ne discutent jamais. Il a déjà fallu 40 policiers pour séparer d'anciens enfants soldats d'autres orphelins. Les esprits s'étaient échauffés, et ils s'étaient souvenu de l'emplacement d'une cache d'armes. Quelques minutes plus tard, ils revenaient avec des mitraillettes entre les mains. Ces jeunes doivent complètement réapprendre à vivre en communauté», explique-t-il.

 

De façon plus silencieuse, mais tout aussi ravageuse, l'extrême pauvreté vient elle aussi détruire les ménages et jeter les enfants à la rue. «Les parents partent à la recherche de revenus et, parfois, ne reviennent pas. C'est sauve-qui-peut! L'aîné se retrouve alors seul pour s'occuper des plus jeunes. Chez nous, les enfants ont des devoirs. Pas des droits», résume Rwamo.

 

Contre l'adoption

Devant le désir de parents occidentaux de tirer ces enfants de la misère grâce à l'adoption, le coordonnateur refuse pourtant de s'engager dans cette voie. Il ne s'agit pas, selon lui, d'une aide efficace, quoi qu'en pensent les Madonna, Angelina Jolie et Brad Pitt de ce monde.

«Nous, on évite les adoptions. Les procédures sont beaucoup trop longues. Pendant ce temps, nous n'aidons pas les autres. En plus, adopter, c'est enlever l'enfant à sa communauté d'origine pour l'enraciner ailleurs. Ce n'est pas évident», conclut-il.


Source : Les enfances volées d'Afrique. Jean-Frédéric Légaré. 12 juillet 2009.

 

14:08 Écrit par collectif a & a dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : québec, athanase rwamo, orphelins, parrainage, sidaa | |  del.icio.us

16/07/2009

La Russie bannit 113 agences d'adoption américaines.

Le ministère russe de l'Enseignement et de la Science a interdit aux organes compétents des régions russes d'accepter les demandes d'adoption transmises par 113 organisations américaines non accréditées en Russie, a annoncé la porte-parole du ministère Alina Levistkaïa.

 

Selon le ministère, 16 enfants russes sont morts au cours des 17 dernières années dans le cadre d'adoptions par des étrangers.

 

"Aujourd'hui nous n'avons pas reçu les rapports concernant 376 enfants russes. Dans la liste (des parents ne satisfaisant par les engagements), on en trouve pas une seule organisation américaine accréditée en Russie. Il ressort que celles qui sont accréditées respectent leurs engagements, les autres 113 restantes, non", a-t-elle fait savoir.

 

Les personnes ayant adopté un enfant en Russie doivent envoyer des rapports cinq, 11, 23 et 26 mois après l'adoption, avec des informations concernant son développement, sa santé, ses conditions de vie et ses contacts avec son entourage.

 

Suite à une récente rencontre entre des représentants du ministère et la secrétaire d'Etat américaine adjointe Michele Bond, la partie américaine se serait engagée à lever les questions en suspens concernant ces organisations.

 

Les parties ont en outre convenu de signer un accord russo-américain sur l'adoption d'enfants russes, permettant de réglementer les obligations des parents adoptifs américains.

 

"Il serait bon qu'un tel document soit signé par l'Espagne, la France, la Finlande et l'Irlande", a déclaré la porte-parole du ministère.

 

Source: RIA Novosti. 15 juillet 2009.

 

Repères

 

- Les sénateurs de Russie appellent à suspendre les adoptions d'enfants russes par des Américains.
Source : Ria Novosti. 18.12.2008

 

- L'adoption internationale se plie de plus en plus aux lois du « marché ». Cela peut mener à de nombreuses dérives. Des associations dénoncent l’emprise de l’argent sur l’adoption.
...
En Russie par exemple, il existe des « facilitateurs » qui font payer des honoraires parfois exorbitants pour mettre en relation une famille avec un orphelinat. Très souvent aussi, il faut verser une somme supplémentaire destinée à financer des projets humanitaires ou de protection de l'enfance dans le pays d'origine. Celle-ci peut être directement versée à l'autorité centrale du pays ou à l'organisme officiel qui a servi d'intermédiaire, une pratique qu'EFA (Enfance et familles d’adoption) considère comme « normale ».
...
Source: La Croix. 28.09.2008.

13/07/2009

Royaume-Uni. Un enfant sur 15 ne réussit pas à créer des liens avec sa famille adoptive.

Number of adopted children returned to care has doubled in five years.jpgLe nombre d'enfants adoptés dont les nouvelles familles se décomposent ont doublé au cours des cinq dernières années, indiquent les nouveaux chiffres d'aujourd'hui.
Ils suggèrent que près d'un enfant sur 15 qui sont adoptés par les nouveaux parents ne parviennent pas à créer des liens avec leurs familles et finissent par retourner dans le système des soins et de placement.



Number of adopted children returned to care has doubled in five years


The number of adopted children who have been returned to care homes because their new parents cannot cope with them has doubled in the past five years.

Data obtained under the Freedom of Information Act show that the number has increased by a third in the past year alone as parents struggle with often challenging children who have suffered years of neglect or abuse in their natural families.

Going back into care after living with an adoptive family is a traumatic experience for children, and for the adoptive parents who have to accept their only chance of having a family has gone. It is also a huge cost to an already over-stretched system with the children likely to need expensive specialist care.

The increase in breakdowns comes despite a fall in the number of children being adopted. Only 4,637 children were adopted in 2007, the lowest number since 1999.

The data on breakdowns is in a survey of local authorities, conducted by More4 News and shared with The Times. More4 News will broadcast its special report tonight at 8pm.

Experts say the figures show that many children are being left to suffer at the hands of dysfunctional natural parents for too long before being taken into care by social workers. By the time they are adopted, many have severe emotional or behavioural problems.

Local authorities are not obliged to keep any data on adoption breakdowns and the vast majority of those contacted by More4 News had no figures or only partial records. However, according to the numbers kept by 92 out of 450 local authorities in England, Scotland and Wales, 57 children were returned to care in 2008-09 compared with 26 in 2004-05. If the pattern is repeated across the country, it means more than 250 children were returned to the care system last year.

The Adoption Act of 2002 was supposed to speed up adoption so that children do not have to languish in the care system for too long. However, the bigger problem may be that they are allowed to stay with their natural parents for too long before social workers remove them from their home.

Lord Laming, Britain’s foremost expert on child protection, highlighted this issue in the wake of the Baby P tragedy. He urged social workers to be far more realistic about parents’ ability to turn their lives around and to act more decisively when there are problems.

The figures are also a reflection of the changing face of adoption. Before the 1970s, most adopted children were babies born to single mothers, but today more than three quarters have been removed from their homes because of abuse or neglect. The increase in alcohol and drug abuse among parents is also a growing factor in care proceedings, with parents often being given several chances to break their habit before children are removed.

According to data provided to More4 News by the local authorities, last year only four per cent of adopted children were babies, with the majority aged between one and four. A quarter were aged between five and nine.

Adoption UK, the charity which supports adoptive families, said not enough was being done to help parents to care for a challenging child.

Jonathan Pearce, of Adoption UK, said: “The figures starkly illustrate the difficulties and complexity of modern-day adoptions from care and also highlight the lack of support for adoptive families in their challenging task of being therapeutic parents for traumatised children.”

The charity says the system is still too preoccupied with the intense and lengthy approvals process for would-be adoptive parents, rather than preparing them in advance and helping them afterwards.


Case study
‘I had naively believed in love’


Initially, the adoption seemed to be going well. But Kate discovered that Alex, whom she had adopted when the child was four, had an attachment disorder and heard voices.

“She never left my side, ever,” Kate says. “She couldn’t watch television, she couldn’t play, she didn’t want to play with other children. There was nothing that she could do by herself.”

Alex’s behaviour deteriorated rapidly and she began to torture the family cat. She tried to kill her rabbit. Social services had warned Kate that her daughter’s background was “as bad as it gets”. Alex’s natural mother was an alcoholic and a drug addict.

“I naively believed that with enough love and enough attention and security we could make it all better for her,” Kate says. “But it became a nightmare caring for a child who isn’t attached to you.”

(All names have been changed))


Source: Times. 10 juillet 2009.


One in 15 children fail to bond with their adopted families according to new figures



Numbers of adopted children whose new families break down have doubled in the past five years, new figures indicated today.

They suggest that around one in 15 children who are adopted by new parents fail to bond with their new families and end up back in the state care system.

The growth in the level of failed adoptions is the latest blow to hit the system for finding new families for children who cannot live with their own parents which has been surrounded in deepening controversy for a decade.

Only slightly over 3,000 children a year now win new families by adoption from the state care system.

Numbers have dropped despite Tony Blair's 2002 adoption law which was intended to push up adoption totals back towards the high levels of the 1970s.

Many of the children who are adopted from care are not babies but older children who have been put up for adoption by social workers only after years of failed attempts to persuade their birth parents to look after them properly.

Most have spent years in care homes or living with a succession of temporary foster parents.

The Labour adoption law did, however, open the door for more single parents and gay couples to adopt children.

The new figures, gleaned from freedom of information requests, show that 57 children were returned to the state care system in the year that ended in April following failed adoptions from 92 local authorities with children's services departments.

The figure compared with 26 in 2004/05.

It suggests that among the 300 councils with children's social services there may have been almost 200 failed adoptions last year from around 3,200 adoptions of children from the care system.

The rising numbers suggest adoption may be coming too late to help many children. In the 1970s, when there were more than 20,000 adoptions from care every year, most adoptions were of babies given up by single parents.

But generous new benefits and housing for single mothers and the growing suspicion of adoption among social workers - who have been open about their dislike of the idea of supplying childless middle class women with families - cut numbers down heavily during the 1980s.

Many couples find it hard to pass the tests set for adoptive parents, which weed out those considered too old, too unfit, those with undesirable habits like smokers, and those with undesirable views on matters like race equality.

However social workers have been anxious to attract new kinds of adoptive parents since Mr Blair's law was passed.

They have been on the lookout for more single parents, sometimes on the basis that children who have grown up with single mothers should be placed with adoptive single mothers.

A series of Roman Catholic adoption agencies have been forced to stop finding homes for children because they object to placing them with gay couples, and in May, the main state-financed adoption agency, the British Association for Adoption and Foster, was forced to apologise after a publication called opponents of gay adoption 'retarded homophobes'.

Author on adoption and the family Patricia Morgan said of the new figures: 'Adopted children themselves have often suffered repeated attempts to re-unite them with their birth parents. Many have also been recycled through many foster homes and children's homes.

'By the time they are finally adopted they can be terribly disturbed and absolutely unmanageable.'

She added: 'There is also a matter of what the adoptive home is like.

'Far more children are now being placed with single mothers. There are figures which show half of placements of older children with single mothers break down.

'There are also increasing numbers of children placed with gay couples and we don't have information on breakdown rates.'

Source: Mail Online.


Looking after Children.
It is bad news that the young are returning to the care system


The Plain English campaign’s recent complaints about the inappropriate use of language in politics has missed the main target. There is no more misleading euphemism in public policy than “looked-after children”, the new term for what used to known as children in care.

The care system in Britain is expensive and ineffective. Around 60 per cent of children in care leave school with no qualifications. They are 50 times more likely to end up in prison than their peers. Neither is there any real relationship between performance and spending. Local authorities now spend £40,000 a year for every child in care. Yet there has been almost no improvement in their educational achievement in a decade. That is why it is especially discouraging news that the number of adopted children who have been returned to the care system after a failed attempt at adoption has doubled in the past five years.

British law enshrines the laudable principle that children should be kept in their natural families. Under the Children’s Act 1989 local authorities were specifically given the task of promoting “the upbringing of children by their own families”. To uphold family life is a laudable principle. But it is not the sovereign value and more than three quarters of adopted children have been victims of abuse or neglect, usually at the hands of parents with alcohol or drug problems.

This presumption often means that children are kept in their birth family for too long. Lord Laming has also pointed out that court fees for applying to take children into care can be a deterrent, falling, as they do, on councils. The Adoption Act 2002 was expressly designed to expedite the adoption process but a 2006 government study found that delays in entering the care system still significantly reduced the chances of a viable adoption.

As a consequence, when children are finally placed in their adoptive families, their problems have been simmering for too long. Then, the support on offer for adoptive parents is inadequate. The Children (Leaving Care) Act 2000 introduced personal advisers to help care leavers to prepare for independent living. The formal system is not working well enough.

The best solution is fostering. The average cost per child in care is £774 per week. For children in residential homes the average is more than £2,000. For foster care it is just £489. The system, however, is 10,000 people short. Worse, more than 90 per cent of foster carers are over 40. Since 2007 there has been a national minimum for allowances but this has by no means been implemented universally. Forty per cent of foster carers receive no fees at all and 75 per cent are paid below the national minimum wage.

The combination of an overloaded system, recalcitrant children and inexperienced parents is not one that we should expect to work very often. In a sense it is a surprise that these disappointing figures are not worse than they are. The most important factor for a child in care is a durable attachment to a trusted adult. When this is lacking, as too often it is — one in ten children is moved nine or more times — progress is all but impossible. Philip Larkin once said that an only life can take so long to climb clear of its wrong beginnings, and may never. We have a duty of care to these children and it is not being exercised.

Source : Times.

 

Repères


- Deux enfants retournés après 6 ans à cause d'une dépression post-adoption
Six ans après avoir adopté deux garçons, Michelle Brau était incapable de créer un lien avec eux. Maintenant, ces garçons se trouvent dans une nouvelle maison. Elle aurait souffert d'une condition que plusieurs ne comprennent pas encore: la dépression post-adoption.
Publié par Kim Myung-Sook sur Fabriquée en Corée.

 

- En France, le dernier ouvrage de Catherine Sellenet Souffrances dans l'adoption résonnerait-il comme un coup de tonnerre dans un ciel serein ? Mais le firmament n’est immaculé que pour ceux qui refusent de voir les nuages qui s’accumulent depuis des années.
C’est que la rumeur enfle : il y aurait de plus en plus d’échecs d’adoption. On évoque des chiffres allant de 2 à 40 %.