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30/09/2009

Je suis heureux que ma mère soit vivante ***

je suis heureux que ma mere soit vivante.jpgNotre identité est un vêtement dont notre enfance a dessiné les coutures. La présence de ceux qui nous ont élevés, nos parents, a été fondatrice de ce que nous sommes. Mais que se passe-t-il quand il s'agit d'absence ?
Entre 7 et 20 ans, Thomas a recherché Julie, sa mère biologique. A l'insu de ses parents adoptifs, il va retrouver cette femme qui l'a abandonné à 4 ans et commencer auprès d'elle une 'double vie'. Mais 'qui a deux maisons perd la raison ...' dit le proverbe.

 


A la base de film réalisé par Claude et Nathan, il y a cet article inspiré d'un fait divers d'Emmanuel Carrère paru dans L’Evénement du jeudi (1996) et intitulé: Je la recherche, le la tue, je l'aime ou la disparition de la mère. L’écrivain y relatait l’amour meurtrier d’un jeune homme pour la mère qui l’avait abandonné autrefois. Treize ans plus tard, c'est devenu un uppercut de 90 minutes qui laisse le spectateur troublé et bouleversé par un récit qui touche à l'identité, soit le matériau qui nourrit sans doute la majorité des créateurs en tout genre.

 

En quelques mots, nous suivons le parcours du jeune Thomas, qui remue ciel et terre pour retrouver sa mère biologique qui l'a abandonné lorsqu'il avait 4 ans. Et lorsqu'il la retrouve, il mène une espèce de double vie partagée entre la maison de sa vraie maman et celle de sa mère adoptive.

 

S'il y a bien quelque chose de troublant dans Je suis heureux que ma mère soit vivante, c'est cette tension latente et palpable  (Vincent Rottiers y est exceptionnel) qui est le plus douloureux. Bénéficiant d'une mise en scène très sobre et proche du documentaire, ce film permet à Claude Miller de revisiter un de ses thèmes de prédilection comme la gestion des enfants par leurs parents et des parents par leurs enfants. Thème qui était déjà bien présent dans Un secret ou La classe de neige.
Mais plus encore, parce que l'angle est finalement assez radical, le film pose beaucoup de questions sur l'adoption et les difficultés que rencontrent (très) souvent les familles d'accueil et adoptives.

 

Logique pour l'adopté de savoir un joure d'où il vient. C'est qui nous construit ou nous détruit. Et débouche sur des comportements extrêmes.

 


« L’adoption, c’est très complexe »

 

Claude Miller et son fils Nathan collabore ensemble depuis une vingtaine d’années. Pour la première fois, père et fils réalisent ensemble. C’est le poignant Je suis content que ma mère soit vivante qui sort ce mercredi. Inspiré d’un fait divers qu’avait relaté en 1996 Emmanuel Carrère – le projet est d’abord tombé dans les mains de Jacques Audiard –, ce film raconte l’histoire d’un jeune homme (Vincent Rottiers qui l’incarne est stupéfiant), abandonné par sa mère à l’âge de quatre ans. Adolescent, Thomas part à la recherche de sa mère biologique. Une quête d’identité qui traverse, en filigrane, la filmographie de Claude Miller.

 

Ce n’est pas votre premier film, où l’identité est au cœur du propos. Qu’est-ce qui vous touche tant ?


Claude : Je vais vous enfoncer une porte grande ouverte. Je pense que nous sommes cousus de notre enfance, qu’elle est fondatrice de la personne que nous sommes. J’ai tendance à me rappeler plus de mes souvenirs d’enfance (bons ou mauvais) que de mes souvenirs d’adulte. C’est comme ça. Je suis fait comme ça. C’est peut-être pour cela que j’ai autant de tendance à aborder des sujets avec des enfants.

 

La quête de Thomas prend une tournure radicale et pose, légitimement, la question de la complexité de l’adoption. Vous pensez que même si l’enfant est heureux dans sa famille adoptive, il fera tout pour retrouver ses parents biologiques ?


Claude : Je ne suis pas un cinéaste qui résout les problèmes qu’il pose. J’avoue que je n’ai pas de leçon à donner. Simplement, j’ai des émotions à faire partager. Peut-être que ça peut, dans le meilleur des cas une réflexion et amorcer des conversations comme que nous avons. Mais je me garde d’avoir un avis clôturé sur l’adoption. C’est un film à débat et d’accord pour le débat.

J’avais aussi envie de poser la question de savoir les conséquences d’un abandon chez un jeune enfant quand on sait que toutes les sensations avant quatre ans, par exemple, sont sensuelles.

Vous l’avez dit, l’adoption c’est un problème très complexe. L’adoption, en soi est très politiquement correcte. C’est magnifique pour l’enfant abandonné et pour les parents frustrés ou qui ou qui ont envie de faire un geste. Je crois que l’adoption multiplie les problèmes quand il y a problème. Et il y a toujours la possibilité pour l’enfant difficile ou difficile à élever de dire : « T’es pas mon père ». C’est déjà dur de gérer des enfants ou pour les enfants, de gérer leurs parents. Et l’adoption fait un effet loupe. Dans le bon ou le mauvais sens.

 

Est-ce que vos rapports à vous deux ont changé ?


Nathan : Nos fonctionnements de vie font que tous les cadavres ont été sortis du placard et hachés menus bien avant cette aventure. Il n’y a aucun interdit entre nous au niveau du dialogue. On se parle comme de vieux amis et ça aide dans la circonstance. Et du point de vue du cinéma, ça reste du travail. On travaille. Il n’y a pas de considération humaine à prendre. On pense jamais à qui est l’autre sur un plateau.

 

Un père et un fils qui coréalisent un film sur un tel sujet, c’est amusant, entre guillemets…

 

Claude : C’est peut-être l’inconscient parce qu’on se dit toujours avec Nathan qu’on n’était pas conscient du parallélisme entre le sujet. Peut-être parce qu’on ne voyait que le côté mère fils. Par contre, on savait qu’il y avait un très beau sujet à traiter et qu’on avait envie de travailler ensemble.

Nathan : Ceux qui étaient plus au courant de ce que vous dites, c’était le producteur, Jean-Louis Livi, qui nous connaît intimement.


Source: Le Soir. Philippe Manche. 30 septembre 2009.

 


"Je suis heureux que ma mère soit vivante" : ce fils qui aime si fort sa mère indigne
Critique. LE MONDE | 29.09.09

 

Quelle est la relation mère /fils exactement ? « J’ai mal à ma mère », ce mélange d’amour et de haine sur lequel on n’arrive pas à mettre un nom, qui rend mal à l’aise, agressif et bien davantage !

Ce film peu démonstratif, avare en mots instaure un climat efficace! J’ai par ailleurs retrouvé là où vit la mère de Thomas, barre d’immeubles un peu de l’univers des films d’Andrea Arnold, climat social compris !

Sur l’ensemble du film, une construction linéaire nous conduit surement vers le drame qui surgit quand on ne l’attend pas, nous en étions même à le croire évitable ! mais un gamin devenu jeune homme n’a toujours pas saisi pourquoi il y a si longtemps on l’a abandonné et surtout manqué à cette promesse de revenir le chercher !

Voila Les Miller Père et fils livrent un film impressionnant car sobre et psychologiquement juste! Quand en plus le dit film est porte par deux acteurs, Sophie Cattani (Julie Martino la mère biologique) exhibant une fragilité cependant exempte de remords, et pour finir le jeune Vincent Rottiers (Thomas), exceptionnel !!! Ce regard pénétrant de celui qui cherche à pardonner et se heurte à sa propre incompréhension basculant alors dans l’impensable ! 
Les Irréductibles. 6 octobre 2009.

 

 

 

26/09/2009

Le mythe de l'adoption en Chine plus loin démêlé.

Chinese babies stolen by officials for foreign adoption.jpgDes parents chinois disent que leurs bébés ont été volés pour l'adoption.


[Via Romania For Export Only. Roelie Post]



Dans certaines zones rurales, au lieu de prélever les amendes pour les violations des politiques de l'enfance en Chine, des fonctionnaires avides et cupides a pris les bébés. Chacun auraient perçu 3000 $ dans les adoptions.



Reportage depuis Tianxi, en Chine.
L'homme du planning familial aimait rôder autour du village de montagne, cherchant des couches-culottes sur les cordes à linge et écoutant le cri d'un nouveau-né affamé. Un jour , au printemps de 2004, il se présenta aux portes de Yang Shuiying et ordonna: "Fais sortir le bébé».  ...


Article source : Chinese babies stolen by officials for foreign adoption. Los Angeles Times. September 20, 2009.
Cet article a été entièrement traduit en français par Kim Myung-Sook et publié sur son blog Fabriquée en Corée : Bébés chinois volés par les fonctionnaires pour l'adoption internationale.

 

Le système d'adoption de la Chine inquiète une maman canadienne.

 

Une mère qui a adopté un bébé de la Chine dit qu'elle est hantée par des questions de savoir si sa petite fille - et d'autres adoptés chinois au Canada - pourrait avoir été enlevée de ses parents de naissance, ou vendue pour l'argent.
Article source : China’s adoption system worries Canadian mom. Canada.com September 25,2009.
Traduction en français par Kim Myung-Sook et publié sur son blog Fabriquée en Corée.

 

Repères

 

- Child Trafficking Folo
For the last few nights, we've been telling you about the problems with international adoptions in China. You've heard stories of Chinese parents who had their children taken from them by corrupt officials, out to profit from the money paid up by foreigners wanting to adopt. And you've heard about adoptive parents who are often unaware that the babies they take home may have been stolen.
But this issue isn't unique to China. Roelie Post monitors the international adoption business for the non-profit group Against Child Trafficking. We reached her in Brussels.
CBC Radio - Canada.
You can listen to it here - starting at around 8.30 minutes

 

- Adoptions en Chine. Les autorités enlèveraient...
ChristenUnie veut un débat urgent avec le ministre Hirsch Ballin de la Justice au sujet de cette affaire et estime que les adoptions venant de la Chine [...] Les organisations d'adoptions aux Pays-Bas sont préoccupées depuis plusieurs années [...]
Lire la suite


- A propos de la politique de l'enfant unique ...
A propos de la politique de l'enfant unique Le Monde consacre un article à la question des retraites en Chine, [...] affirme que "la Chine va avoir un problème pour financer sa transition démographique" : d'ici à 2050, [...]
Lire la suite


- Bébés de la Chine vendus pour l'adoption
Des dizaines de bébés-filles dans le sud de la Chine auraient été enlevés de leurs parents qui avaient enfreint les lois de la [...] Un orphelinat au sud-ouest de la Chine a été accusé de retirer des enfants de leurs [...]
Lire la suite


- Chine: L'industrie de l'abandon des nourrissons
Décrit la façon dont le programme d'adoption internationale est détourné par les autorités locales qui arrachent à leurs parents des nouveaux-nés à la [...] Research-China.Org translated an article, Manufacturing abandon infants, [...]
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23/09/2009

Terre des hommes s’oppose à l’ordonnance fédérale sur l’adoption en Suisse. Crainte de trafic d’enfants.

Logo TDH.jpg

L’organisation non gouvernementale "Terre des hommes" s’élève contre l’ordonnance fédérale sur l’adoption. Elle craint que la diminution des exigences concernant l’activité d’intermédiaires ne conduise à un trafic d’enfants.



La mise en consultation de l’ordonnance fédérale suisse qui règle le placement d’enfants à des fins d’entretien et en vue d’adoption fait craindre à Terre des hommes (Tdh) que l’on ne respecte plus l’intérêt supérieur de l’enfant et les principes éthiques". La nouvelle ordonnance se contenterait, selon l’organisation, d’exiger des connaissances suffisantes du contexte culturel et social des pays d’origine de la part des parents adoptants."


Avis Tdh sur l’avant-projet d’ordonnance sur l’adoption. 14/09/2009.


Source: apic-kipa

20:14 Écrit par collectif a & a dans Avis d'expert | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : suisse, adoption, terre des hommes | |  del.icio.us

18/09/2009

Pays-Bas. "Enfants du Monde" arrête immédiatement les adoptions de l'Ethiopie, suite à un nouveau scandale.

Ethiopie Netwerk.jpgL'organisme d'adoption le plus important aux Pays-Bas, Enfants du Monde, arrête immédiatement l'adoption d'enfants de l'Ethiopie à la suite d'un nouveau scandale.

 

Des recherches menées par l'organisation montre que les données sur les origines des enfants adoptés ne correspondent pas avec les données reprises dans les dossiers.

 

Ainsi dans plusieurs cas, il est apparut que les mères des enfants étaient vivantes alors qu'elles ont été déclarées mortes dans le dossier.

 

Ceci est encore un scandale de plus dans le monde de l'adoption. Récemment, Ina Hut, l'ancienne directrice d'Enfants du Monde avait démissionné après des intimidations du Ministre de la Justice suite aux enquêtes concernant les abus d'adoption en Chine.


Source : Wereldkinderen stopt per direct met adoptie vanuit Ethiopië. Netwerk.

 

Two Dutch Adoption Agencies Stop with Adoptions from Ethiopia

Adoption Agency, WERELDKINDEREN and STICHTING AFRIKA cancel adoptions from Ethiopia.



Newspaper TROUW published this weekend that the biggest Adoption Agency WERELDKINDEREN (Children of the World) and a small one will (temporarily) stops adoptions from Ethiopia.

Field research and analysis of relinquishment and adoption files in Ethiopia and in the Netherlands did show great concern about the practices of adoption and the legitimacy of adoptions from this country.

It has taken several years in the Netherlands since the closing of the Austrian Adoption Agency Family for You (an Euradopt member) was summoned by the Austrian government to close their doors due childtrafficking and childtrade for adoption from Ethiopia to Austria.

Euradopt partner Wereldkinderen was alert since this news and started their own investigation. An task which the Dutch government should have done as member of the Hague Treaty for Adoption. Now another adoption agency closed since the news of Wereldkinderen also their adoption channel from Ethiopia.

The Dutch government said not to do anything against this situation. At least not before Wereldkinderen finalised their investigation regarding the adoptions from Ethiopia. A remarkable comment from the Dutch Authorities since they prohibited the proposal for investigation in China recently. One of the reasons why former director of this agency decided to resign. It might be, that the interest for trade and diplomatic relationships with Ethiopia is less important for the Dutch government as with China.

This weekend 3-5 couples where preparing to depart to Ethiopia but have been informed not to go.


Source : UAI NEWS.

 

Repères

 

- La vraie face de l'adoption éthiopienne
Fly Away Children, un documentaire d'Andrew Geogheganqui, que tout le monde devrait regarder, particulièrement les personnes qui envisagent d'adopter un enfant de l'Éthiopie ou de tout autre pays en voie de développement.
Lire la suite


- L'Autriche arrête les adoptions provenant de...
au système de l'adoption aujourd'hui, l'Ethiopie semble rencontrer le même [...] Traduction non officielle, l'article original peut être lu sur TT.com En savoir plus - Adoption agency in child kidnap probe The Vienna-based organisation, [...]

- Des éthiopiens condamnent la vente d'enfants...
2009-03-23 Ethiopians condemn the sale of children for adoption [...] La semaine dernière la CBC canadienne a donné la parole à des parents adoptifs [...]


- L'association ”Family for you” à Vienne est...
2008-01-14 Adoption illégale: enquête du parquet L'association Family [...] dont la mère naturelle affirme qu'un collaborateur de Family for you est venu en Ethiopie et l'a persuadée de lui remettre sa fille moyennant de l'argent.


- Adoption in Ethiopia
Capsule overview of adoption issues
News reports of adoption irregularities

17/09/2009

Ces femmes qui risquent leur vie pour devenir mères.

Femmes d ailleurs.jpg

 

[Via Femmes d'ailleurs. Le blog de Anne Collet.]


Sammy Lee, un des spécialistes du traitement de la stérilité les plus reconnus au Royaume uni a décidé de mettre en garde les femmes contre les dangers potentiels de la fécondation in Vitro (FIV). Certaines d'entre elles vendraient tout ce qu'elles possèdent afin de financer leur traitement contre la stérilité tout en sachant que leur vie est en danger,  explique le professeur Lee qui participe le 18 septembre à l'université de Londres, à une conférence sur le thème "La Maternité au XXIème siècle".


"J'ai traité des femmes cancéreuses qui refusaient de soigner leur cancer tant qu'elles n'étaient pas enceintes ou n'avaient pas accouché. Certaines meurent de leur cancer mais s'en vont heureuses, en sachant que d'une certaine manière leur vie continue", a-t-il expliqué au quotidien britannique The Guardian. L'énergie incroyable dépensée par certains jeunes couples est un cercle vicieux car les avancées de la science sont telles qu'elles leur donnent un espoir sans limite. Or, Estime le professeur Lee, il faudrait refuser de suivre ces personnes dans leur combat contre la stérilité d'autant plus que le traitement a très peu de chances de donner un résultat. Mais si vous dites à ces femmes que vous n'allez rien faire, elles iront directement voir un autre praticien.


Ces femmes sont souvent des personnes sérieuses, des cadres qui connaissent les dangers du traitement mais qui sont prêtes à prendre les risques les plus fous pour avoir un enfant. Au Royaume uni, la stérilité concerne un couple sur sept, soit environ 3,5 millions de personnes. Chaque année, 44 000 femmes entreprennent un traitement et 11 000 bébés naissent grâce à la fécondation in vitro.

16:05 Écrit par collectif a & a dans Avis d'expert | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : stérilité, fiv, sammy lee, anne collet | |  del.icio.us

12/09/2009

Guatemala. L'armée a volé des enfants et les a vendus pour adoption, conclut un rapport du gouvernement.

Guatemalan army stole children for adoption, report says.JPGBeaucoup de ces enfants volés, puis adoptés, ont été retrouvé aux États-Unis, en Suède, en Italie et en France, a déclaré l'auteur du rapport et chercheur principal, Marco Tulio Alvarez.
Dans certains cas, "les parents ont été tués pour leur prendre leurs enfants et permettre aux agences gouvernementales de les faire adopter à l'étranger". Dans d'autres, "les enfants ont été enlevés sans faire de mal aux parents".




The Guatemalan army stole at least 333 children and sold them for adoption in other countries during the Central American nation's 36-year civil war, a government report has concluded.



Around 45,000 people are believed to have disappeared during Guatemala's civil war, 5000 of them were children.



Many of those children ended up in the United States, as well as Sweden, Italy and France, said the report's author and lead investigator, Marco Tulio Alvarez.



In some cases, the report said, parents were killed so the children could be taken and given to government-operated agencies to be adopted abroad. In other instances, the children were abducted without physical harm to the parents.



"This was a great abuse by the state," Alvarez told CNN on Friday.



Investigators started examining records in May 2008 for a period that spanned from 1977-89, said Alvarez, the director of the Guatemalan Peace Archive, a commission established by President Alvaro Colom.



Of 672 records investigators looked at, Alvarez said, they determined that 333 children had been stolen. The children were taken for financial and political reasons, he said.



Alvarez acknowledges that many more children possibly were taken. Investigators zeroed in on the 1977-89 period because peak adoptions occurred during that time frame, particularly in 1986. They will investigate through 1995 and hope to have another report ready by early next year, he said.



A presidential ministry has determined that about 45,000 people disappeared during the nation's civil war, which lasted from 1960 to 1996. About 5,000 of those were children, the ministry said. Another 200,000 people died in the conflict between the leftist guerrillas and right-wing governments.



The nation's public ministry and attorney general's office will determine whether anyone is prosecuted over the abductions, Alvarez said.



Asked if he would like to see prosecutions, Alvarez answered, "I hope so."



Alvarez said he has attended several reunions of abducted children -- now adults -- and family members.



"I can't tell you how happy that makes me," he said.



Adoption has served as a source of income in Guatemala for decades. The war just made it easier for abuses at the hands of soldiers to occur.



Guatemala has the world's highest per capita rate of adoption and is one of the leading providers of adoptive children for the United States. Nearly one in 100 babies born in Guatemala end up with adoptive parents in the United States, according to the U.S. consulate in Guatemala.



Adoptions can cost up to $30,000, providing a large financial incentive in a country where the World Bank says about 75 percent of the people live below the poverty level. Officials fear that often times mothers are paid -- or coerced -- into giving up their children.



Some unscrupulous lawyers and notaries, who have greater power in Guatemala than they do in the United States, have taken advantage of the extreme poverty and limited government oversight over adoptions to enrich themselves. Alvarez said corrupt lawyers and notaries were the driving force behind many of the army abductions of children.



The problem is confounded because many Guatemalan parents can't provide for their children. The United Nations' World Food Programme says Guatemala has the fourth highest rate of chronic malnutrition in the world and the highest in Latin America and the Caribbean. Chronic undernutrition affects about half of the nation's children under the age of 5, the U.N. agency said.



Guatemalan President Alvaro Colom Caballeros declared a state of national calamity this week because so many citizens do not have food or proper nutrition.



Despite the nation's problems, Alvarez hopes some good will come of the report, which was released Thursday.



"We have to tell the truth about what happened," he said. "Guatemalan society must know what happened and must never allow it to happen again."



Source : Guatemalan army stole children for adoption, report says. CNN.

 

Guatemala: des enfants volés puis vendus à l'étranger par des soldats.

Publié et traduit en français par Kim Myung-Sook sur le blog Fabriquée en Corée.

05/09/2009

Cherche un enfant, paie cash. Le lobby de l'adoption.

Marineta Ciofu.jpgUn film de Golineh Atai sur la WDR.
Lundi 7 septembre 2009. 22h.
Jeudi 10 septembre 2009. 14h15.
Samedi 12 septembre 2009. 22h. ARD Digital TV.

 

 

 

Marineta Ciofu a perdu toute trace de son enfant. Il y a presque 10 années, la femme roumaine issue d'un milieu pauvre avait laissé sa fille illégitime dans une pouponnière - avec la ferme intention de la ramener dès que elle-même serait dans une meilleure situation. Mais soudainement, la jeune fille avait disparu. Presque dix ans plus tard, Marineta apprend la vérité. Son enfant avait été adoptée. En faveur d'une famille américaine.



L'histoire avait commencé, en fait, en 1989. A cette époque, les premières images de la Roumanie - les photos provenaient  des maisons d’enfants, qui étaient comme des chambres de torture. Famélique, des enfants souffrant de troubles mentaux. L'Occident était en état de choc, et voulait aider - peu importe comment. Des dizaines de milliers d'enfants roumains ont été donnés en adoption à l'étranger. Le monde de la charité internationale des enfants a créé le mythe des enfants perdus, qui n'ont personne dans leur patrie.



La Roumanie en 1989 fut le début de "l'industrie de l'adoption" des pays riches occidentaux et des cas comme celui de Marineta Ciofu dont l'enfant a disparu sans son consentement. Elle n'a même pas le droit de savoir où elle est allée.



L'histoire retrace la manière dont le système de l'adoption internationale fonctionne, et la façon dont la pression politique est exercée en vue de faciliter la marchandise avec les enfants.

Le film-documentaire est visible à cette page.


Source : „Suche Kind, zahle bar - Die Adoptionslobby“. Ein Film von Golineh Atai. WDR.

 

Zoek een kind, betaal contant: de adoptielobby, een film van Golineh Atai



Maandag, 07 september 2009, 22.00 - 22.45 uur WDR.
Donderdag, 10 September 2009, 14.15 - 15.00 uur (Wdh.)
Zaterdag, 12 september 2009, 22:00 - 22h45 uur   ARD Digital TV



Marineta Ciofu heeft elk spoor van haar kind verloren. Zo’n 10 jaar geleden moest de roemeense uit arme familie haar kind in een kindertehuis achterlaten, met de vaste overtuiging haar terug te halen als het haar beter ging. Maar plotseling was het meisje verdwenen.  Bijna 10 jaar later ervaart Marineta de waarheid. Haar kind werd geadopteerd door een amerkaanse familie.



Roemenie was in 1989 het begin van de „Adoptie industrie“ van rijke westerse landen en waarbij vrouwen zoals Marineta Ciofu hun kinderen zonder hun toestoemming verdwenen. Ze  heeft nog niet het recht te weten waar het naar toe ging.



Die story laat zien hoe het systeem van internationale adoptie functioneert, en hoe politieke druk wordt uitgeoefend om de business met kinderen te vergemakkelijken.



Bron : Better Care Network.

 

When Children Become a Commodity

"Search a child - pay cash. The Adoption Lobby" - report about so-called humanitarian foreign adoptions.

 

Cologne, "They should make their own children, as I have done it, just as my mother has made us. Have they not the same body
as us? "Marineta Ciofu is outraged. They just explained the woman from the North-eastern Romania that her daughter Mihaela was adopted by Americans. Ten years before Marineta brought the girl into a children's home because at that time she could not care for her. When her situation improved, she wanted to get her back, but the girl had disappeared. Without her consent, Mihaela had been given to an American family.

 

Marineta's child is just one of some 30,000 Romanian children that were 'mediated' abroad over the past 20 years. Why do international adoption have such influential advocates, what does it mean to those concerned, and who benefits from it? Golineh Atai looks for answers to these questions in her report "Search a Child - pay cash - The adoption lobby" which the WDR television broadcasts on Monday, September 7, at 22 clock.

 

For over four years, journalist Atai deals with the subject. She had noticed that the reports of international adoption are usually about the adoptive parents, who ardently wish for a child. But hardly anyone asked about the feelings of biological mothers or the children involved. In 2005 she received for the subject "International adoptions in the global children market", a research grant from the Otto-Brenner Prize, which allowed detailed investigations in India.

 

Behind the help for poor children in reality there are selfish businesses and motives,that also the Dutch Roelie Post knows. Whether it would not be better to help poor parents to help themselves, she wants to know. Roelie Post was from 1999 to 2005 responsible for children’s rights for the European Commission. She should see to it that the international adoptions in Romania would be discontinued. This was one of the conditions for the admission of Romania into the EU.

 

What Golineh Atai hears from Roelie Post and her former boss Guenter Verheugen, in interviews, is outrageous. Influential lobbyists practice high-level pressure. In particular, the Americans see their "right to adopt" threatened. In the eye of prospective adoptive parents the EU’s policy prevented that "thousands of Romanian children could come home'. That home, of course, was at the other side of the Atlantic.

 

Together with Roelie Post, Atai was on the road in Romania and visited, apart from Marineta Ciofu, two Romanian families, who adopted children from their own country. But this was a difficult battle, because the authorities and adoption agencies did not want them as parents. Money from abroad, often disguised as donations, were better for them. Police and prosecutors were under one blanket with the Mafia, says a father, who had to fight for five years for Ioana. Three weeks the family hid themselves because the child was already "booked". Roelie Post considers such international adoptions as legalized child trafficking. Golineh Atai’s film shows forcefully that much of what seems humanitarian, ultimately is just an inhumane business.


Monika Herrmann-Schiel (CBA) Monday, 7 September, 22 clock, WDR


Source : Wenn Kinder zur Ware werden.

 

01/09/2009

3 Jours pour 3 Filles. Une grève internationale de la faim pour ramener les filles au Guatemala.

Olga Lopez.jpgImaginez que votre enfant a été enlevé.

Imaginez lorsque vous avez rapporté ce fait aux autorités, vous avez été ignorée, malmenée et rejetée.

Imaginez en pensant que vous ne verrez plus jamais à nouveau votre enfant.
Et que vous ne pouvez rien faire à ce sujet.

 

Trois Jours pour Trois Filles est une grève internationale de la faim qui se tiendra les 1, 2 et 3 septembre.
La grève est nommée d'après le nom des trois filles qui ont été enlevées au Guatemala à leur trois mères. Ces mères, comme des centaines d'autres mères et pères dans les pays en voie de développement, attendent sans réponses, de l'aide ou de la justice.

 

Dans le prolongement de la grève de la faim qui a été lancée le 15 juillet par Norma Cruz et la Fundacion Sobrevivientes au Guatemala, nous sommes en grève pour trois jours, une journée pour chaque fille, pour  demander justice pour les mères au Guatemala, et pour attirer l'attention sur le problème du trafic d'enfants en adoption internationale.

 

 

Imagine if your child was kidnapped.

Imagine when you reported this to authorities, you were ignored, bullied and dismissed.

Imagine thinking you would never see your child again. And that you could do nothing about it.

 

Three Days for Three Daughters is an international hunger strike to be held on September first, second and third. The strike is named after three girls who were kidnapped from their three mothers in Guatemala. These mothers, like hundreds of other mothers and fathers in developing nations, wait without answers, help or justice.


In continuation of the hunger strike that was started by Norma Cruz and Fundacion Sobrevivientes in Guatemala on July 15, we are striking for three days, one day for each daughter, to seek justice for the mothers in Guatemala, and to bring attention to the problem of child trafficking in international adoption.

 

End !!! Thank You !!!
Thank you to all of the participants in the fast for the three daughters that were stolen in Guatemala.


Voir aussi le blog de Roelie Post.

 

Repère

- Pour satisfaire la demande d'adoption, le Guatemala exporte ses enfants.
Le Courrier. 17 novembre 2007.