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13/11/2009

L'attachement si difficile des enfants adoptés.

attachement si diffcile.jpgDes parents à la recherche de soins pour leurs enfants se réunissent régulièrement à Vannes (France) à l'initiative de l'association Pétales.

 


Samedi 16 janvier 2009, à 14 h 30. Réunion à Saint-Vincent Ferrier, église de Kercado à Vannes.
Renseignements complémentaires auprès de Marie-France Gicquel au 18, rue Abbé-de-La-Valière, Carentoir.
Tél. 02 99 08 93 13 ou 06 07 75 11 34.

 

L'association Pétales réunit régulièrement un groupe de paroles destiné à des parents d'enfants présentant des troubles de l'attachement. Ces enfants sont principalement adoptés mais peuvent aussi avoir été prématurés, hospitalisés à quelques mois, ou avoir souffert d'une dépression profonde de leur mère.


Ces troubles empoisonnent la vie des enfants qui en souffrent : impulsifs, manipulateurs, parfois violents, il supportent mal l'intimité, ne font confiance à personne, cherchent continuellement une place de chef ou de victime.


D'une manière générale, ces jeunes ont vécu des traumatismes liés à la négligence ou à une rupture brutale des liens avec leurs parents biologiques ou l'adulte en charge de veiller sur eux. Ils n'ont pu créer un attachement sain.


«Les amis, même notre propre famille, ne comprennent pas ce que nous vivons, pour eux il s'agit de troubles de l'adolescence. Ces enfants sont souvent adorables à l'extérieur», ajoute Marie-France Gicquel, de l'association Pétales, qui sait combien la culpabilisation est fréquente chez les parents.


Des troubles bien identifiés


La théorie de l'attachement a été développée par le pédopsychiatre anglais John Bowlby. Si les liens entre l'enfant et la mère ne sont pas construits durant les douze premiers mois de la vie de l'enfant, «son développement et son humanisation sont en péril.» écrivait-il.


Ces troubles ont été particulièrement étudiés au Québec ou en Belgique, mais pas en France.


« Les médecins ou psychologues qui prennent en compte ces troubles sont rares », souligne Marie-France Gicquel. « On nous a renvoyé au complexe d'OEdipe et proposé une thérapie familiale au risque de mettre toute la famille en danger », ajoute une dame . « On culpabilise les parents. C'est comme si pour une appendicite on décidait d'opérer toute la famille. »


Ce père adoptif lance : « Quand vous êtes amputé d'un bras, vous êtes handicapé, et tout le monde le comprend. Ces enfants sont réellement amputés d'une capacité affective, ils ne savent pas s'attacher. »


Source : Ouest-France.

 

- C'est vraiment cela le but de l'adoption ?
Le travail d'association de parents (Petales) nous amène à rencontrer, depuis 9 ans maintenant et quasi quotidiennement, des familles d'enfants présentant des troubles de l'attachement. Un gros pourcentage de ceux-ci sont des enfants adoptés. Cela fait des centaines de familles adoptives entendues nous exposer les mêmes problèmes.
Ils sont très lourds. Et il est impossible d'y aller par quatre chemins pour les exposer. Dans les familles adoptives que nous rencontrons régulièrement, il y a actuellement: plusieurs enfants en institutions psychiatriques, certains probablement pour toujours; plusieurs enfants en défense sociale; plusieurs "enfants" en prison, beaucoup à la rue ou dans toutes sortes d'errances; énormément de jeunes dans les services des SAJ; un grand nombre suivi par les juges de la jeunesse; un nombre important en risque ou tentatives de suicide; ceux qui se trouvent en échec scolaire avant une déscolarisation souvent définitive; des jeunes femmes qui font des enfants avec n'importe qui et les oublient plus ou moins en cours de route, perpétuant le cycle de l'abandon; de nombreux jeunes qui agressent physiquement leurs parents; tous ceux qui choisissent la délinquance, la drogue. Et puis, ceux qui vivent gentiment, sans déranger personne, les "résilients"qui parviennent parfois à venir jusqu'à nous, expliquer leurs souffrances.
C'est vraiment cela le but de l'adoption?
Non, ce ne sont pas "des cas particuliers et tous les autres vont bien". Non.
C'est au contraire un très gros pourcentage des enfants adoptés et c'est même tout à fait normal.
Extrait de l'éditorial de l'asbl Petales Belgique - Bulletin de liaison n°85 - décembre 2009.

 

- Témoignages. Les troubles de l’attachement : « enfant velcro », « enfant sumo », « enfant solo » : quel devenir à l’âge adulte ?
Psytoyens asbl.

Commentaires

L'adoption et l'attachement.

Sans vouloir culpabiliser les parents adoptifs, ceux-ci devraient admettre, reconnaître qu'ils sont sans doute aussi en partie responsable de la souffrance de leurs enfants adoptés.

Écrit par : Barbara | 11/01/2010

Quand le lien parent et enfant ne se fait pas.

Enfance et Familles d'adoption (Efa 53) va projeter un film consacré au manque « d'attachement », un sujet mal connu.

Trois questions à Valérie Etienne, de l'association Enfance et familles d'adoption (Efa 53)

Quel est le but de l'association « Enfance et familles d'adoption » ?

C'est l'accueil et l'information des postulants à l'agrément. On ne confie pas d'enfants, on est là pour accompagner des familles adoptives et des adoptés. Pour cela, nous organisons des conférences, des soirées témoignages ou des films... Nous sommes une association loi 1901 dont la philosophie est que le choix d'une famille doit se faire dans l'intérêt premier de l'enfant.

Justement, quel est le sujet du film « De l'enfant rêvé à l'enfant réel... L'attachement et ses troubles » ?

C'est un film d'Andréa Negrelli qui a eu le courage d'aborder ce sujet mal connu qu'est l'attachement, ce manque de liens entre l'enfant et le parent. Ce problème touche les parents adoptifs d'abord mais aussi tous les autres. Andréa, maman d'une petite fille adoptée, a été elle-même, pendant dix ans, confrontée à ces problèmes d'attachement. Mais, à l'époque, il n'y avait pas d'association pour rassurer et aider les parents.

Comment se passent les adoptions en Mayenne ?

En 2009, dix enfants ont été adoptés. Un chiffre en baisse car, il y en a de moins en moins à adopter, soit parce que certains pays sont devenus plus riches soit parce qu'ils développent une adoption nationale chez eux.


Vendredi 29 janvier, à 20 h 30
« De l'enfant rêvé à l'enfant réel », à la Fal, rue du Vieux-Saint-Louis à Laval. Gratuit. Des spécialistes seront présents pour discuter avec le public.

Écrit par : Ouest France | 01/02/2010