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« Operation Babylift or Babyabduction? Kathleen Ja Sook Bergquist. | Page d'accueil | Haïti. Adoption: une quinzaine d'enfants ont "disparu" d'hôpitaux (Unicef) »

19/01/2010

L'adoption n'est pas de l'aide humanitaire. Opération "Baby Lift" à Haiti.

Via United Adoptees International - News.

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THE NETHERLANDS, Amsterdam, January 18, 2010 - Following the humanitarian disaster in Haiti, humanitarian aid is on its way, but also; expedited adoptions, possible abduction of children and forced relinquishment for intercountry adoptions to the West. The removal of children in times of disasters and wars under the guise of adoption, according to the vision of United Adoptees International (UAI), is not the right form of humanitarian aid. Concerning Haiti, the reaction of the Dutch government is an irresponsible response to the situation in Haiti where currently monitoring and surveillance cannot even be maintained. However, the Dutch government has decided that adoption will be the first priority and already agreed to 110 adoptions from Haiti. Of these,  56 adoptions were approved by the Ministry of Justice in an accelerated manner, arguing that these were already in the 'pipeline'. Due to this, the Nederlandse Adoptie Stichting (NAS) and the largest Dutch agency Wereldkinderen, under pressure from prospective adoptive parents, took their chance to put pressure to get even more (risky) adoptions from Haiti.

Adoption is a last resort, not first aid

Lire la suite sur UAI.

 

- Newslist Haïti & Adoption Radio & TV
Via United Adoptees International - News.

 

- Tremblement de terre à Haïti. Appel: fausses déclarations frauduleuses sur "un million d'orphelins"
See Haiti Earthquake Orphan Appeal and Sponsor an Earthquake Orphan
Claims of a million earthquake orphans are clearly false and those making them are being irresponsible.
SOS Children's Villages. 19.01.2010



- Adoptants veulent se montrer commes des victimes d'Haïti. Les enfantillages d'adoptants irritent les Adoptés.
Adopters want themself to be shown as victims of Haiti. Childish behaviour of adopters irritate Adoptees.
Lire la suite.

 

- «L’adoption ne doit pas être une réponse à la catastrophe»
Paris et La Haye accélèrent les procédures alors que les ONG appellent à éviter toute «précipitation». Directeur du Centre international de référence pour les droits de l’enfant privé de famille (SSI/CIR), Hervé Boéchat revient sur la problématique de l’adoption internationale
Le Temps. 3 pages. 19.01.2010. 18h27.

 

- L'Unicef appelle à «ne pas se précipiter» pour l'adoption d'enfants haïtiens
L'Unicef a appelé lundi à éviter toute «précipitation» concernant les adoptions d'enfants haïtiens par des familles françaises et a évalué à «environ deux millions» le nombre d'enfants touchés, directement ou indirectement, par le séisme. Le gouvernement français a été interpellé par des familles adoptantes qui veulent une accélération des procédures afin d'épargner aux enfants en cours d'adoption les souffrances consécutives au séisme dévastateur de mardi dernier.
«La position de l'Unicef, c'est de dire +pas de précipitation+ : on est dans une phase de réponse à une urgence qui est absolument catastrophique et qui a déstabilisé, destructuré toutes les autorités du pays», a expliqué sa porte-parole Bénédicte Jeannerod sur France Info. «Prenons le temps - même si c'est extrêmement difficile pour les familles qui sont en attente - d'avoir une meilleure vision de ce qui se passe pour ces enfants là-bas», a ajouté Mme Jeannerod, appelant à «ne pas agir dans la précipitation car ce serait absolument catastrophique» s'il y avait des «confusions» sur l'identité des petits.
Quant aux enfants qui ont perdu leurs parents dans le séisme, «ils ne sont pas forcément adoptables», a prévenu Mme Jeannerod.
Ouest-France.fr 18.01.2010


- Tremblement de terre à Haïti. Dossier adoption internationale.
Service Social International (SSI). Centre International de Référence pour les droits de l'enfant privé de famille (CIR).
Lire la suite.

- UNICEF. Rapport 2005 sur "L’adoption internationale en Haiti"
Executive Summary (informal translation)
The presented analysis concerns intercountry aodption in Haiti and contains concrete recommendations that could help to improve the situation. Lire la suite.

 

- Trop tôt pour commencer à adopter des enfants haïtiens
Guardian UK Article - Too early to begin adopting Haitian children
Too early to begin adopting Haitian children, would-be parents told
Children's groups in the US have warned that mass adoptions could open the door to 'fraud, abuse and trafficking.
Lire la suite.

- Le Gouvernement hollandais accepte des dessous de table pour obtenir des enfants haïtiens.
Dutch Government accept bribes to get Haitian Children.
Euphemistic word use to cover Payments.
Lire la suite.

 

- Haïti. Attention aux enlèvements d'enfants, dit l'ONU.
Le comité des droits de l'enfant des Nations unies a mis en garde lundi contre les enlèvements d'enfants sous couvert d'adoption en Haïti, se déclarant «alarmé» de la situation dans ce pays dont près de la moitié de la population est mineure.
Le comité, «alarmé par les récentes informations faisant état de pillages et de violences», a réclamé dans un communiqué «des mesures efficaces pour protéger les enfants contre toutes les formes de violence et d'exploitation, y compris la violence sexuelle et les enlèvements sous couvert d'adoption». Le comité, qui est actuellement réuni à Genève, s'est également dit «préoccupé par les milliers d'enfants séparés de leurs familles». «Un nombre important d'enfants ont été blessés et ont un besoin urgent de soins médicaux», a-t-il souligné.
Pendant les distributions alimentaires, il faut «veiller à ce que la nourriture parvienne aux plus démunis, et pas seulement à ceux qui sont les mieux placés pour la recevoir, c'est-à-dire le plus souvent les adultes», insiste par ailleurs le comité.
Agence France-Presse


-  Terre des Hommes: Dangers d'enlèvements d'enfants à Haïti.
Kinderen in Haïti dreigen nu een makkelijke prooi voor ontvoerders te worden, zo waarschuwt Terre des Hommes.
De hulporganisatie Terre des Hommes heeft in het West-Duitse Osnabrück gewaarschuwd voor het gevaar dat ontvoerders van kinderen vat krijgen op kinderen in het rampgebied in Haïti.
Lire la suite sur Trouw.

 

15:11 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : haïti, humanitaire | |  del.icio.us

Commentaires

Haïti: l'UNICEF met en garde contre les adoptions

L'adoption des enfants abandonnés ou séparés par la catastrophe en Haïti n'est pas une option dans l'immédiat, a affirmé mardi l'UNICEF. Il faut d'abord tout faire pour retrouver des membres de la famille des enfants victimes du séisme.
Selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), 48% de la population de Haïti a moins de 18 ans. Plus de deux millions de personnes ont été directement touchées par le séisme, soit environ un million d'enfants. Sur place, la situation restait assez chaotique mardi.
"Les enfants sont les plus vulnérables, les plus fragiles lors d'une catastrophe. Des cas de violences nous ont déjà été rapportés", a déclaré la porte-parole de l'UNICEF à Genève Véronique Taveau.

Des enfants abandonnés et affamés errent dans les rues de Port-au-Prince, selon les organisations humanitaires. La priorité est de les nourrir, de leur procurer une aide psychologique et surtout de les identifier.
Risque d'explosion du trafic d'enfants
L'UNICEF, Terre des Hommes, Save the Children notamment ont annoncé qu'ils renforcent leur personnel spécialisé en Haïti. L'agence de l'ONU redoute que des réseaux criminels profitent de la situation pour organiser un trafic d'enfants.

L'enlèvement d'enfants était une pratique courante à Haïti avant le séisme, avec des dizaines de cas signalés. L'UNICEF privilégie la réunification dans leur pays des enfants séparés ou orphelins avec leur famille, y compris la famille élargie, a expliqué sa porte-parole.

"L'adoption est seulement une option après que toutes les autres possibilités aient été épuisées", a souligné Véronique Taveau. Il faut d'abord identifier les enfants séparés ou orphelins, les enregistrer, essayer de retrouver des membres de leur famille, et s'en occuper.
Gouvernements occidentaux entre deux eaux
Plusieurs gouvernements occidentaux ont indiqué qu'ils vont s'efforcer de faciliter le transfert des enfants haïtiens déjà en cours d'adoption par des familles. Le gouvernement français, notamment, a été interpellé par des familles adoptantes dans l'angoisse qui souhaitent une accélération des procédures.

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a toutefois mis en garde mardi contre des adoptions précipitées d'enfants haïtiens, jugeant que les autorités françaises ne doivent pas être "accusées d'enlèvement", même sous un "bon prétexte".

Les Etats-Unis ont annoncé lundi qu'ils allaient assouplir les procédures d'adoption pour les orphelins haïtiens en autorisant leur transfert sur le sol américain sans qu'ils aient besoin de passeport ou de l'ensemble des pièces administratives délivrées par Haïti.

Janet Napolitano, la ministre à la Sécurité intérieure a invoqué la catastrophe humanitaire provoquée par le séisme de mardi dernier pour expliquer le geste de Washington. Concrètement, les familles américaines candidates à l'adoption d'un orphelin haïtien n'auront plus à attendre que le gouvernement haïtien ait délivré tous les papiers et autorisations nécessaires pour que l'enfant soit transféré vers les Etats-Unis.

La Belgique a annoncé des mesures allant dans le même sens pour les familles belges qui ont lancé la procédure avant le séisme, même si la procédure n'est pas terminée. Quatorze enfants sont concernés.

Le gouvernement espagnol va aussi accélérer le transfert en Espagne des enfants haïtiens en cours d'adoption dans des familles espagnoles, a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Madrid explique que les "adoptions avec Haïti sont actuellement suspendues de la part de l'Espagne" en raison de la situation dans l'île, mais que pour les adoptions déjà conclues, le transfert des enfants concernés vers l'Espagne sera facilité.

Écrit par : TSR info | 19/01/2010

Les familles adoptives se pressent au chevet des «orphelins»


Plusieurs Etats ont décidé d’accélérer les procédures d’adoption sous la pression des futurs parents. Mais cette attitude revient à délester les autorités haïtiennes de leur responsabilité et ce n’est pas forcément dans l’intérêt des enfants

D’un côté, des images insoutenables. Gamins errants, petites mains sortant des décombres, bébés au regard vide. De l’autre, des familles désireuses de porter secours, parfois des parents en mal de descendance. Près de 2 millions d’enfants ont été touchés par le séisme qui a ravagé Haïti il y a une semaine. Parmi eux, plusieurs centaines étaient en cours d’adoption de par le monde. Déjà, la France, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas et les Etats-Unis ont annoncé qu’ils allaient accélérer les procédures, sous la pression des futurs parents.

Mardi soir, Berne a franchi le pas pour les quelques cas dont l’adoption avait été approuvée avant le tremblement de terre: ceux-là seront amenés en Suisse au plus vite. «Pour les autres, nous sommes en train d’évaluer les procédures existantes afin de décider de l’opportunité des démarches à suivre dans chaque dossier. Au total, la Suisse compte une dizaine de demandes en cours. En outre, il n’est actuellement pas question d’adopter des petits qui seraient devenus orphelins à cause du séisme», indique David Urwyler, chef de l’autorité centrale fédérale.
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Lundi, un avion affrété par La Haye a rallié Port-au-Prince avec l’objectif de ramener 109 bambins sur le sol néerlandais. Neuf n’ont pas encore de famille d’accueil. «Je comprends l’angoisse des parents qui se trouvent dans l’attente de leurs petits, mais cette attitude revient à délester les autorités haïtiennes de leur responsabilité. Ce n’est pas dans l’intérêt des enfants; un tel traumatisme nécessite un travail de réparation sur place, avec d’autres personnes ayant vécu la même chose», dénonce Marlène Hofstetter, responsable du secteur adoption de Terre des hommes, présidente de la Conférence suisse des organismes intermédiaires en adoption et chargée de plusieurs mandats en Haïti pour l’Unicef.

«Démarche complexe»

«Dans ce genre de circonstances, déraciner un enfant est un traumatisme de plus, renchérit Véronique Taveau, porte-parole de l’Unicef. Mieux vaut essayer de le maintenir le plus possible dans sa culture, sa communauté, sa langue.» Après les premiers soins, l’Unicef s’active ainsi à identifier les petits Haïtiens et à retrouver des membres de leur famille, proches ou éloignés. Selon la pédopsychiatre Saskia Von Overbeck Ottino, l’adoption est par ailleurs une démarche complexe – pour les parents et les enfants – qui ne devrait pas être décidée dans l’urgence: «C’est une procédure définitive. Dans la situation actuelle, un accueil temporaire serait peut-être plus adapté.»

A travers le monde pourtant, les appels de parents désireux d’adopter un orphelin caribéen se multiplient. «Nous sommes très sollicités, y compris par des gens qui n’avaient jamais imaginé adopter avant de voir les images du séisme à la télévision, note Christine Piffaretti, fondatrice de l’Espace adoption, à Genève. Il ne faut pourtant pas perdre l’idée que l’adoption est une filiation, non un acte humanitaire.» Les propositions avaient également afflué après le tsunami de 2004, mais les petites victimes du raz-de-marée ont finalement toutes retrouvé un foyer dans leur pays.

Au-delà de la pertinence ou non de sortir un gosse de son pays après une catastrophe se pose le risque de trafic de mineurs, déjà très présent en Haïti. La capitale compte une cinquantaine de crèches, toutes pourvoyeuses de minots à l’adoption. Certaines sont moins regardantes que d’autres sur les principes et Port-au-Prince n’a pas ratifié la Convention de La Haye, référence en termes d’adoption. Entre 1500 et 1800 bambins quittent l’île chaque année – la moitié environ pour la France; neuf sur dix ne sont pas orphelins mais confiés par leurs familles dans l’espoir d’un revenu régulier de l’étranger. Avocats et pouponnières tiennent le système, les autorités sont en général consultées une fois les enfants attribués. Elles n’ont plus qu’à signer les bons de sortie et le font souvent sans davantage de vérifications.
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«Il y a un risque accru dans les circonstances actuelles, redoute Christine Piffaretti. Des petits pourront être déclarés adoptables sans qu’il n’y ait eu la moindre enquête sur le terrain car personne n’aura les moyens de la faire. Actuellement déjà, nous savons que nombre de dossiers sont falsifiés.» Une foule de documents a été perdue dans le séisme. L’administration publique, elle, est laminée.

Surveillance à l’aéroport

«Depuis une semaine, nous voyons des enfants errants, perdus, désespérés. C’est la porte ouverte à toutes sortes d’abus, violences physiques, sexuelles, trafic… Nous sommes en alerte et très vigilants. Tous les adultes tentant de quitter l’île avec des gosses seront interrogés par les Casques bleus postés à l’aéroport», relève Véronique Taveau. L’affaire de L’Arche de Zoé est encore dans toutes les têtes et l’adoption ne peut se résumer à un bienfait humanitaire.

Écrit par : Le Temps | 20/01/2010

‘Versnelde adoptie is verkeerd signaal’


SOEST - Het versnellen van de adoptie van kinderen uit Haïti is een verkeerd signaal. Zowel naar dat land als naar de adoptieouders toe. Beide krijgen de indruk dat het simpel en snel kan. Dat stelt René Hoksbergen, emeritus hoogleraar adoptie.

Hij vindt dat de ouders die deze kinderen zonder uitgebreide procedure adopteren, verplichte begeleiding moeten krijgen van deskundigen. Hoksbergen vindt dat adoptie zo niet moet gebeuren. ,,Je ziet dat wanneer een land in grote moeilijkheden verkeert, mensen vreselijk graag een kind willen adopteren om het daar weg te halen. Het lijkt een fraai gebaar van minister Ernst Hirsch Ballin om een aantal kinderen versneld toe te laten, maar dat is het niet. Het is zeer riskant.''

De emeritus hoogleraar doelt daarbij op de kinderen die in feite nog niet in een adoptieprocedure waren opgenomen. De versnelde adoptie van kinderen van wie de procedure bijna helemaal was afgerond, vindt hij wel goed. ,,Het Westen moet niet arrogant zijn en niet denken dat de kinderen beter af zijn bij ons'', zei Hoksbergen maandag.
Verwaarlozing

Hoksbergen voorspelt dat de chaos in Haïti door overvallen en ander geweld nog veel erger zal worden en dat een heleboel kinderen daarbij zullen omkomen. Desondanks houdt hij vast aan zijn standpunt dat versnelde adoptie een verkeerd initiatief is, omdat heel veel kinderen zwaar beschadigd zijn. Niet alleen door de verwoestende aardbeving, maar waarschijnlijk al eerder door verwaarlozing en mishandeling.

Hoksbergen waarschuwt al tientallen jaren voor adoptie uit landen waar chaos heerst. Hij noemt als voorbeelden Vietnam en Bosnië. Hij noemt Haïti een middelgroot adoptieland, waaruit sinds 1983 kinderen naar Nederland komen. Het begon in dat jaar met één kind. De jaren daarop, tot en met 1998, kwamen er in totaal enkele tientallen adoptiekinderen vandaan. Sinds 1999 zijn het er meer geworden, tot ongeveer zestig per jaar.

Tot de aardbeving waren er in totaal ongeveer duizend Haïtiaanse adoptiekinderen in Nederland. Deze kinderen kwamen allemaal naar Nederland via de Nederlandse Adoptie Stichting (NAS) en de vereniging Wereldkinderen.

Écrit par : Nederlands Dagblad | 20/01/2010

Haïti : éviter les départs illégaux d’enfants

Depuis Haïti, Tamar Hahn, porte-parole de l’Unicef, complète quotidiennement son journal de bord et nous raconte aujourd’hui les mesures prises sur place pour protéger les enfants.

19 janvier 2010. « Aujourd’hui, nous sommes sortis pour essayer d’établir la situation des enfants séparés et isolés qui vont être pris en charge dans des centres provisoires installés par l’Unicef. C’est une tâche qui prend beaucoup de temps alors qu’il faut déjà des heures pour traverser la ville. (…) Dans ces centres, 900 enfants qui se sont retrouvés tous seuls, isolés au milieu de cette urgence seront abrités, nourris et pris en charge.

Le premier endroit où nous sommes allés maintenant que les centres provisoires ont été mis en place est la tente-hôpital. Nous y avions rencontré Sean et « Baby girl ». J’y suis retournée avec une chargée de protection de l’enfant de l’Unicef, Nadine Perault, pour amener dans le centre provisoire ces deux enfants ainsi que Sandie, 9 ans, et Medoshe, 6 ans. »

Son premier sourire

« Mais les médecins nous ont prévenu que Sean et Medoshe n’étaient pas prêts à quitter l’hôpital, leurs blessures n’étant pas suffisamment soignées. Ils risquent une infection. Sean et Sandie sont vite devenus amis. Nous avons senti qu’il serait cruel de les séparer et nous avons donc décidé qu’il serait mieux de les emmener tous les deux en même temps au centre.

Une femme dont le fils de 15 ans se reposait près de « Baby girl » est devenue la mère de substitution de la fillette isolée. Elle la nourrit, la berce, la chatouille. « Baby girl » a souri pour la première fois depuis son arrivée.

Jusqu’à ce qu’ils soient tous prêts à quitter l’hôpital, les enfants sont tous ensemble à un bout de la tente. Près de la zone de repos des médecins et des infirmières. Cela permet au personnel médical de garder un œil sur eux en permanence. Plusieurs personnes ont en effet tenté de sortir des enfants du pays ces derniers jours. »

Adoptions illégales

« L’adoption illégale était un sujet de préoccupation ici avant le séisme. Dans le chaos qui a suivi, c’est un sujet encore plus important. Beaucoup d’enfants ont en effet été emmenés hors du pays sans que la procédure légale soit respectée.

Alors que l’adoption peut être à terme une option viable pour des enfants qui ont perdu leurs parents, il est raisonnable de penser que sept jours après le séisme, de nombreuses personnes sont encore en train de chercher leurs enfants ou les enfants de leurs proches. Pour éviter les départs illégaux d’enfants, l’Unicef a déployé deux agents spécialisés pour contrôler les papiers à l’aéroport.»

Écrit par : unicef | 21/01/2010

Orphelins haïtiens : priorité à la protection des enfants plutôt qu'à leur adoption

La sécurité des enfants avant tout : aux associations de familles qui, depuis le début de la semaine, sollicitent le rapatriement immédiat en France de tous ceux pour lesquels une procédure d'adoption était en cours avec Haïti, les autorités françaises ont répondu, mercredi 20 janvier, par la plus grande prudence. Assortie d'une mesure d'assouplissement.

La France, a déclaré le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, lors de la séance des questions à l'Assemblée nationale, entend accueillir "le plus vite possible" les 276 enfants haïtiens pour lesquels un jugement d'adoption a été prononcé. Avec ou sans visa, par dérogation aux procédures.

En ce qui concerne les autres cas, soit 628 enfants dont la procédure était en cours avant le séisme sans que le jugement ait encore été prononcé, la France, a précisé le porte-parole duQuai d'Orsay, étudiera avec les autorités haïtiennes "toutes les solutions envisageables pour parvenir à leur aboutissement avec les meilleures garanties possibles et dans le strict intérêt supérieur de l'enfant". Le premier ministre, François Fillon, a exprimé la même position : il convient, pour ces enfants,"d'assurer leur sécurité et d'assurer leur survie, le temps que les autorités haïtiennes puissent se réorganiser et que nous puissions dialoguer avec elles de façon responsable".

Au coeur du problème : le risque que surviennent des adoptions illégales dictées par l'émotion. Le précédent de L'Arche de Zoé, dont plusieurs membres furent arrêtés en octobre 2007 par la police du Tchad alors qu'ils s'apprêtaient à embarquer illégalement 103 enfants vers l'Europe, est dans toutes les mémoires. Au Royaume-Uni, trois ONG, dont Save The Children, ont demandé la suspension de nouvelles adoptions d'enfants haïtiens,"jusqu'à ce que des efforts importants soient faits pour retrouver des membres de leur famille".

"Garde-fous essentiels"

A l'association telle que Adoption sans frontières (ASF), qui demande "le rapatriement de l'ensemble des enfants apparentés" quelle que soit l'avancée de leur dossier d'adoption, comme à ce collectif de "parents adoptants" qui dénonce, dans un communiqué, "l'intransigeance bureaucratique" de la France, l'Unicef répond que "toute précipitation pourrait être dommageable".

Dans une note adressée, mercredi 20 janvier, "aux Etats et aux autorités centrales", le Bureau permanent de la Conférence de La Haye de droit international privé a également pris position sur ce dossier sensible. "Un désastre humanitaire comme le séisme d'Haïti ne doit pas être une raison pour s'affranchir des garde-fous essentiels à la sécurité d'une adoption", a-t-il déclaré.

Rappelant combien il peut être dommageable pour un orphelin d'être placé dans une famille d'adoption, puis d'en être retiré du fait d'obstacles légaux ou d'irrégularités, il estime prioritaire de se préoccuper de la protection des enfants plutôt que de leur adoption. Considérant que faire venir des enfants sans décision judiciaire et sans l'accord explicite des autorités haïtiennes reviendrait à se mettre en situation de non-droit, la France s'en tient donc au garde-fou que représente le jugement d'homologation, tout en accélérant, une fois l'étape franchie, les procédures (visa, etc.).

C'est la position que semblent avoir prise la plupart des pays qui se sont prononcés à ce jour (Belgique, Espagne, Etats-Unis). A l'exception, notable, des Pays-Bas : un avion devait atterrir à Port-au-Prince, mercredi, afin d'embarquer les 109 petits Haïtiens en cours d'adoption par des familles néerlandaises. Parmi eux, 44 enfants pour lesquels la justice haïtienne n'a pas formellement donné son accord.

Écrit par : Le Monde | 21/01/2010

La France affrète deux avions pour transférer des enfants adoptés en Haïti

Deux avions ont été affrétés dans le but d'assurer le transfert en France depuis Haïti des enfants en cours d'adoption par des familles françaises, a annoncé samedi 18 décembre la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie. "Pour permettre aux familles françaises d'aller chercher en Haïti les enfants en cours d'adoption, et compte tenu de l'incertitude pesant sur les vols commerciaux, deux avions ont été spécialement affrétés. Ils quitteront Paris pour Port-au-Prince les 21 et 23 décembre", a déclaré la ministre dans un communiqué.

Au total, 318 enfants, dépourvus de passeport mais bénéficiant d'un laisser-passer consulaire exceptionnel, devraient être concernés par cette venue en France. Ce laisser-passer a été rendu possible par un échange de lettres gouvernementales entre la France et Haïti. "Les enfants seront acheminés par notre ambassade, avec le soutien des autorités haïtiennes et de la Mission des Nations unies en Haïti (Minustah), dans des conditions sécurisées jusqu'à un point de regroupement où les attendront les familles". Tous rejoindront ensuite l'aéroport de Port-au-Prince, a précisé Michèle Alliot-Marie.

Difficile reconstruction

"Durant le retour vers la France, les enfants et leurs familles d'accueil seront accompagnés de membres du Centre de Crise du MAEE, du Service de l'Adoption Internationale (SAI) et d'un encadrement médico-psychologique adapté à la situation et à l'âge des enfants". "A l'arrivée à Paris, familles et enfants seront accueillis par un dispositif de personnels médicaux et de représentants des différentes administrations qui faciliteront les premières formalités des familles adoptantes sur le territoire national", a-t-elle ajouté.

Jeudi, le collectif SOS Haïti enfants adoptés avait demandé à la France d'affréter des avions pour évacuer en urgence des enfants, en faisant valoir que l'épidémie de choléra continuait de progresser en Haïti où une crise politique s'est ajoutée à la difficile reconstruction du pays meurtri par le séisme du 12 janvier.

Écrit par : Les Echos | 18/12/2010

Haïti : une centaine de Français sont partis chercher leurs enfants adoptifs

21 décembre 2010

Une centaine de parents ont décollé mardi de l’aéroport parisien de Roissy à bord d’un avion affrété par la France pour aller chercher leurs enfants adoptifs en Haïti et devraient être de retour à temps pour Noël.Les procédures d’adoption avaient été interrompues le 12 janvier par le séisme qui a fait plus de 250.000 victimes, les jugements et autres pièces administratives ayant disparu sous les décombres."Un avion, affrété par le ministère des Affaires étrangères et européennes, a quitté Paris ce matin à destination de Port-au-Prince afin de ramener en France un premier groupe d’enfants haïtiens en cours d’adoption par des familles françaises", a indiqué un communiqué du Quai d’Orsay mardi matin.Lundi soir, la porte-parole du collectif SOS-Haïti-Enfants-Adoptés Emmanuelle Guerry avait indiqué à l’AFP qu’"environ 120 parents" devaient prendre place à bord afin de récupérer autant d’enfants.L’avion devrait revenir mercredi. Les enfants seront examinés par des médecins, en particulier en raison de l’épidémie de choléra qui a fait plus de 2.500 morts dans l’île. Une équipe médicale est d’ailleurs également à bord.Un autre vol effectuera une rotation au départ de la capitale française jeudi. Au total, 318 enfants haïtiens sont attendus en France cette semaine. Dépourvus de passeport, ils bénéficient d’un laisser-passer consulaire exceptionnel après accord entre autorités françaises et haïtiennes.Après de longs mois d’attente, les choses se sont un peu précipitées pour Nadia Boulkessof, maman adoptante de Rose-Dania, deux ans. "Je suis contente mais je suis un peu déboussolée parce que cela tombe brutalement, on n’a pas eu le temps de se préparer, c’est pour cela que je suis chez Ikea, pour préparer la chambre", a-t-elle raconté à l’AFP quelques heures avant le départ. "Je n’avais rien préparé, la dernière fois que j’ai acheté un jouet, c’était en décembre 2009 et avec le séisme qui a ravagé tous nos espoirs, et ceux des Haïtiens, par superstition, je n’ai plus rien acheté", a-t-elle poursuivi.Valérie Damilleville a elle aussi un peu été prise au dépourvu mais la chambre de Jean, 19 mois, est "prête". "J’ai dû monter son lit qui m’a été prêté par des amis, dimanche entre minuit et une heure du matin", a-t-elle raconté à l’AFP. "J’ai préparé des vêtements chauds, une doudoune, des chaussettes en laine, des petites chaussures, une petite salopette, des petits jeux, des biscuits, un biberon (...), j’ai mis tout ça dans un mini sac-à-dos".Mais les deux mamans ne cachent par leur colère d’avoir dû attendre si longtemps et fustigent la gestion de la crise par l’ex-ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.Le collectif de parents a bataillé pendant des mois auprès des autorités pour faire revenir les enfants au plus vite. Sur le millier de bambins en cours d’adoption par des Français au moment du séisme, environ 700 ont déjà rejoint l’Hexagone. D’après les parents, les choses se sont soudainement débloquées avec l’arrivée au Quai d’Orsay de Michèle Alliot-Marie."Il y a eu un changement évident, elle s’est engagée dès qu’elle a pris son poste, alors qu’il y avait une non-volonté de Bernard Kouchner depuis le départ" d’aider les parents, assène Nadia Boulkessof.Même son de cloche pour Mme Damilleville, Mme Alliot-Marie "l’a dit elle-même, elle a passé un coup de fil au Premier ministre haïtien, coup de fil qui n’avait jamais été passé pendant près d’un an", selon elle, par son prédécesseur.

Écrit par : Radio Caraïbes | 21/12/2010