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31/01/2010

Adoptions privées et illégales d'enfants - Dix Américains arrêtés en Haïti

33 enfants haitiens.jpgLa police haïtienne a arrêté dix Américains en train d'évacuer du pays 33 enfants dans le cadre d'un programme d'adoption illicite. Cet incident ravive la hantise des autorités haïtiennes qui craignent que des malfaiteurs ne profitent du chaos consécutif au séisme pour se livrer au trafic d’enfants.

 

Dix Américains, cinq hommes et cinq femmes, ont été arrêtés vendredi par un commissaire de police haïtien, alors qu'ils allaient traverser la frontière dominicaine. Avec eux, 31 enfants âgés de 2 mois à 12 ans qu’ils sont soupçonnés d’avoir “volé”, pour les proposer illégalement à l’adoption.

 

Les Américains arrêtés ont été présentés comme faisant partie d'une organisation caritative baptisée “Le Refuge pour une nouvelle vie des enfants”, basée dans l'Etat de l'Idaho. Deux pasteurs, l'un en Haïti, l'autre à Atlanta, aux Etats-Unis, pourraient également être impliqués dans cette affaire.

 

“Ils ont perdu leurs maisons, leurs familles et ils ont si profondément besoin de l'amour de Dieu et de sa compassion”, assure Laura Silsby, présentée comme la responsable du groupe d’Américains, sur ces images d’AP.


Les suspects ont été interpellés à Malpasse, principal poste-frontière entre Haïti et la République dominicaine, à la suite d'une fouille routinière de leur véhicule.

"C'est totalement illégal", a déclaré Yves Cristalin, ministre haïtien des Affaires sociales. "Aucun enfant ne peut quitter Haïti sans l'autorisation adéquate et ces gens-là n'avaient aucune autorisation".

 

Le Monde | Le Temps | 31 janvier 2010.

 


- Americans arrested taking children out of Haiti


PORT-AU-PRINCE (Reuters) – Haitian police have arrested 10 U.S. citizens caught trying to take 33 children out of the earthquake-stricken country in a suspected illicit adoption scheme, authorities said on Saturday.

The five men and five women were in custody in the capital, Port-au-Prince after their arrests on Friday night. There are fears that traffickers could try to exploit the chaos and turmoil following Haiti's January 12 earthquake quake to engage in illegal adoptions.

One of the suspects, who says she is leader of an Idaho-based charity called New Life Children's Refuge, denied they had done anything wrong.

The suspects were detained at Malpasse, Haiti's main border crossing with the Dominican Republic, after Haitian police conducted a routine search of their vehicle.

Authorities said the Americans had no documents to prove they had cleared the adoption of the 33 children -- aged 2 months to 12 years -- through any embassy and no papers showing they were made orphans by the quake in the impoverished Caribbean country.

"This is totally illegal," said Yves Cristalin, Haiti's social affairs minister. "No children can leave Haiti without proper authorization and these people did not have that authorization."

U.S. authorities could not be reached for immediate comment on the arrests.

But Laura Sillsby from the Idaho group told Reuters from a jail cell at Haiti's Judicial Police headquarters, "We had permission from the Dominican Republic government to bring the children to an orphanage that we have there."

"We have a Baptist minister here (in Port-au-Prince) whose orphanage totally collapsed and he asked us to take the children to the orphanage in the Dominican Republic," Sillsby added.

"I was going to come back here to do the paperwork," Sillsby said. "They accuse us of children trafficking. This is something I would never do. We were not trying to do something wrong."

In addition to outright trafficking in children, authorities have voiced fears since the quake that legitimate aid groups may have flown earthquake orphans out of the country for adoption before efforts to find their parents had been exhausted.

As a result, the Haitian government halted many types of adoptions earlier this month.

There are no reliable estimates of the number of parentless and lost children at risk in Haiti's quake-shattered capital.

Pound Pup Legacy |  30 janvier 2010

 

- Vol présumé d’enfants haïtiens par des missionnaires américains : Arche de Zoé bis ?
...
La charité paternaliste, les "je te sauve car je sais ce qui est mieux pour toi", ont semble-t-il, encore de beaux jours devant eux.
Et si, comme nous le répétons souvent à Culturefemme, toutes ces bonnes âmes si soucieuses du sort des enfants des pays pauvres, se contentaient de faire pression sur leurs dirigeants afin que les rapports Nord-Sud soient moins inégalitaires ? Mieux, et si au fond, ces bonnes âmes si promptes à jouer avec les lois au motif de sauver les pauvres enfants du Sud, gardaient leur générosité pour eux car, au vu du résultat qu’elle produit, ça craint !
Culturefemme.com | 5.02.2010.

 

- Interview de Marlène Hofstetter, responsable du secteur adoption à Terre des hommes

Comment expliquez-vous ces enlèvements?
Ces institutions religieuses américaines profitent de la situation. Elles ramassent les gamins dans la rue et se dirigent ensuite à l'aéroport en disant qu'ils ont besoin d'être évacués. L'aéroport étant contrôlé par les Américains, les enfants passent sans problème. Une fois aux Etats-Unis, ils n'ont même pas de famille d'accueil.

Cela veut dire que l'Etat haïtien ferme les yeux?
Il ne s'agit pas de procédure d'adoption. A l'aéroport, on ne vérifie ni l'identité ni le statut de ces petits. Personne ne se soucie de savoir s'ils sont vraiment orphelins.

Ce trafic a donc lieu avec la complicité des autorités américaines...
A priori. Les Etats-Unis ont une tout autre perception de l'adoption et les autorités se soucient très peu de savoir d'où viennent les enfants. L'Etat a par exemple longtemps fermé les yeux sur le trafic dont étaient victimes les enfants du Guatemala, alors que la plupart des pays avaient interdit l'adoption. Car ce qui compte pour les Américains, c'est le sauvetage de l'enfant. Se demander si c'est la bonne solution est déjà la question de trop.

Sauver les petits Haïtiens est le nouveau trend?
Oui, aujourd'hui chacun veut son petit Haïtien pour contribuer à la bonne cause. Les parents qui cherchent à les adopter se disent qu'ils seront de toute façon mieux chez eux qu'en Haïti. C'est ce qui explique cet engouement des organisations chrétiennes. Mais c'est totalement criminel car, pour l'instant, la situation de ces enfants n'a absolument pas été évaluée!

Et sont-ils monnayés?
Il y a de fortes chances que les familles qui désirent les accueillir doivent débourser quelques milliers de dollars. Les frais de voyage, administratifs et autres figureront dans la facture. Je doute aussi qu'ils soient tous orphelins. En Haïti, il y en a très peu.

Mais le séisme a fait de nombreux orphelins...
C'est possible, mais il faut savoir que 80 à 90% des Haïtiens adoptés ont en réalité de la famille. C'est pourquoi je suis très réservée. Beaucoup de familles vivent à la campagne et placent leurs enfants momentanément dans des institutions à Port-au-Prince car elles n'ont pas l'argent pour les nourrir. En général, on abuse de la situation en faisant signer aux parents un papier qui donne la garde de l'enfant à l'orphelinat.

Ce type de trafic va donc s'amplifier.
Il est difficile d'évaluer précisément la situation. Mais des filières doivent exister. Tout le monde va essayer de tirer profit de la situation, c'est logique.

Des règles strictes ont pourtant été édictées. Seul le président haïtien peut autoriser une adoption depuis le séisme.
Oui. Toutefois, il ne faut pas oublier que parmi la population haïtienne les gens sont nombreux à approuver le fait que les enfants quittent le pays. Ils se disent qu'ils sont sauvés, qu'ils reviendront avec une bonne éducation et une solide formation, alors qu'en réalité personne n'en entend plus jamais parler.

Le Matin | 1 février 2010.

- Haiti: SOS Children's Villages takes care of those 33 children who possibly became victims of child trafficking
31/01/2010 - Late evening on 29 January, the Haitian police have arrested ten U.S. citizens caught trying to take 33 children out of Haiti to the Dominican Republic in a suspected illicit adoption scheme, authorities said on Saturday. The suspects could neither show official papers confirming the identity of the children nor any official permission for bringing the children out of the country. On 30 January in the evening, the Haitian Social Ministry entrusted those 33 children (aged three months to twelve years) to the care of SOS Children's Villages.
SOS Children's Villages International.

 

- Lost children: Why they should stay in Haiti
The high price of foreign adoption is corrupting – meaning parents may be getting `paper orphans'
There is no fool like the one who wants to be fooled.
Professor David Smolin wrote those words in 2005 referring to adoptive parents in the Western world. Eager to believe they are saving orphaned children from poverty, he wrote, they are easily fooled into accepting laundered children from the developing world.
He knows first-hand how such a thing could happen.
thestar.com | 31 janvier 2010.

 

- Arrêtons de parler d'adoption pour les enfants d'Haïti
Ce qui devait arriver est arrivé. Des personnes - américaines en l’espèce - viennent d’être interpellées pour avoir voulu faire sortir une dizaine d’enfants d’Haïti aux fins de les adopter. Nul doute qu’ils aient eu les meilleures intentions du monde. On conçoit même qu'ils aient été choqués de ce que malgré tout ce qui a été et est déployé par les autorités locales et par la communauté internationale,  l’effort ne soit pas à la hauteur du problème posé.  ... ...
Pour autant la fin ne saurait justifier tous les moyens.
Les droits des enfants vus par un juge des enfatnts, Jean-Pierre Rosenczveig | 31 janvier 2010

27/01/2010

Quitter Haïti en catastrophe ne peut être qu’un traumatisme surajouté pour des enfants qui ont vu leur pays s’effondrer

Via Osi Bouaké
Logo OSI bouake.jpg




Le point de vue de Bernard Golse, pédopsychiatre

Quitter Haïti... oui, mais comment ? (ou d’un tremblement de terre à l’autre)



Une fois de plus, hélas, l’amour risque de faire ses ravages, ou plutôt l’amour mal compris ! Quitter Haïti en catastrophe, ne peut être qu’un traumatisme surajouté pour des enfants qui ont vu leur pays s’effondrer - dans toutes les acceptions du terme.


Quitter son pays, soudainement, quand celui-ci se trouve en plein désastre, ne va de soi – bien évidemment – pour personne. Quitter son pays en plein désastre pour être accueilli par sa future famille d’adoption, à l’autre bout du monde, pose encore davantage de problèmes, et ceci même en cas de « dossiers déjà finalisés », selon le terme que nous ressassent à l’envi les media dégoulinants de bons sentiments dont on sait à quel point ceux-ci peuvent se révéler à double tranchant !


Faire le voyage tout seul, transiter par des aéroports étranges et surtout inconnus, être empêché de s’exprimer authentiquement du fait d’une gangue de pseudo-bonté « politically correct », être accueilli entre deux portes par des parents angoissés, tout ceci ne peut que venir aggraver le fait central qui tient en ceci, que mal quitter son pays d’origine, ne prépare en rien à bien arriver dans son pays d’accueil.


Qui peut dire si ces enfants ne s’en voudront pas toute leur vie d’avoir abandonné leurs familles d’origine ou les adultes qui prenaient soin d’eux, dans des souffrances qui leur auront été, à eux évitées, mais au risque de se sentir coupables d’être rescapés et survivants ? Que l’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas, puisque, bien sûr, je me réjouis, comme tout un chacun, que ces adoptions aient pu, en dépit de tout, être menées à bien.


Je dis seulement que les circonstances exceptionnelles - et extraordinairement douloureuses - qui viennent de survenir, devraient nous amener, vis-à-vis de ces enfants en instance d’adoption, à laisser, paradoxalement ( ?), un petit peu plus de temps au temps afin qu’ils aient le temps de penser, de parler et d’écouter, urgence absolue, à mes yeux, avant même que de partir.


Tout enfant, quel que soit son âge, a le droit de comprendre ce qui arrive, ce qui lui arrive. Les mots, mais aussi les gestes de tous les jours, sont le vocabulaire d’un texte qui ne peut être compris dans l’instant, et qui a besoin de temps pour faire son chemin dans l’esprit de ces enfants gravement traumatisés.


Comment quitter son pays dévasté, comment quitter ceux qui ont veillé sur soi avant et pendant la catastrophe qui est venue redoubler la catastrophe première de l’abandon, sans savoir ce qu’il en est vraiment, et ce qu’il advient de ce pays et de ces personnes ? Les souvenirs futurs ne peuvent jamais être apaisés qu’en prenant le temps, maintenant, d’inscrire dans sa mémoire ce qui vient de se passer et à quoi on ne peut rien.


Vouloir absolument protéger les enfants de cette étape, ne traduit, à mon sens, que la peur des adultes des enfants qu’ils craignent eux-mêmes d’avoir été et dont ils se disent, souvent à tort, qu’ils n’auraient peut-être pas su vivre et supporter l’insupportable. Telle est cette peur tenace de l’enfant qu’on craint soi-même d’avoir été, qui nous empêche de renoncer à notre pouvoir sur les enfants, sous le prétexte fallacieux qu’ils n’auraient pas les ressources personnelles suffisantes pour faire face, pour faire face d’abord et toujours. Cet impossible renoncement à notre pouvoir sur les enfants ne fait, au fond, que traduire cette part d’agressivité et d’ambivalence foncière envers l’enfance qu’on prive si souvent d’actualiser ses compétences en proclamant sa vulnérabilité, et en se précipitant de vouloir toujours la protéger de tout danger externe, au risque d’intensifier, du même coup, les menaces et les insécurités internes. Il n’ y a jamais d’urgence à partir.


L’urgence est d’avoir le temps de voir, et de savoir… afin de savoir ensuite qu’on n’est pas coupable de ce qui a eu lieu, ni coupable de partir. Il me semble que si l’on parvient à envoyer plus de 15000 soldats pour maintenir un semblant d’ordre social, on aurait pu, peut-être, trouver quelques centaines de personnes aptes à parler aux enfants, à mettre des mots sur les images, et à offrir les gestes susceptibles de restaurer leur confiance dans la relation. Mais peut-être est-ce là trop demander … La précipitation, par essence, arrive toujours la première ! D’un tremblement de terre à l’autre, c’est toujours de la Terre-Mère dont il s’agit, c’est-à-dire des images parentales qu’il est, finalement, si difficile de quitter, si facile de perdre, mais aussi si délicat de construire ou d’édifier.


Bernard GOLSE
Pédopsychiatre-Psychanalyste / Chef du service de Pédopsychiatrie de l’Hôpital Necker-Enfants Malades (Paris) / Professeur de Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’Université René Descartes (Paris 5) / Inserm, U669, Paris, France / Université Paris-Sud et Université Paris Descartes, UMR-S0669, Paris, France / LPCP, EA 4056, Université Paris Descartes / CRPM, EA 3522, Université Paris Diderot / Membre du Conseil Supérieur de l’Adoption (CSA) / Ancien Président du Conseil National pour l’Accès aux Origines Personnelles (CNAOP) / Président de l’Association Pikler Loczy – France / Président de l’Association pour la Formation des Psychothérapeutes Psychanalytiques de l’Enfant et de l’Adolescent (AFPPEA).



Publié sur OSI Bouké 27.01.2010.

 

- Commentaires intéressants de Sandrine Dekens, psychologue spécialisée en ethnopsypsychiatrie
[“Agir dans la précipitation serait absolument catastrophique” - Blog Le Monde - Haïti après le séisme - 18 janvier 2010]


"Hervé Boéchat du SSI est quelqu’un de toujours très intéressant et pertinent. Pour avoir bien suivi l’affaire de l’arche de Zoé (et pris la parole à cette occasion), j’ai l’impression qu’il y a cette fois, davantage de prises de position de la part des professionnels du champ et également de la part de parents adoptants, que nous sommes de plus en plus nombreux à exprimer nos réserves face à l’adoption comme "compulsion" au sauvetage d’enfants."

"Je reviens sur l’article du SSI particulièrement censé et intéressant [L’adoption ne doit pas être une réponse émotionnelle à la catastrophe]
Boéchat y formule une inquiétude que je partage quant à l’état psychologique dans lequel seront les enfants haïtiens adoptés à leur arrivée en France. Ce sont des enfants en état de fort stress post-traumatique lié à la catastrophe et aux conditions de survie, qui vont se trouver propulsés dans un autre monde, alors que la plupart d’entre eux n’ont jamais approché physiquement une personne blanche. En tant que psychologue, je m’interroge sur leurs capacités psychiques à surmonter cette accumulation de traumatismes, et affirme qu’il est indispensable que ces enfants soient vus par des professionnels dès leur arrivée, qui les aideront à surmonter ces épreuves. Certains parents ne tarderont pas à s’en apercevoir car l’enfant traumatisé montrera qu’il va mal (plaintes et atteintes somatiques, cauchemars et terreurs nocturnes, problèmes cognitifs et affectifs, dépression, agitation etc.). D’autres ne manifesteront pas toujours de réaction au trauma, mais le traumatisme créé une fragilité psychique susceptible d’être violemment réactivée des années plus tard, au détour d’un événement qui peut paraitre anodin. Nous savons combien la capacité à dépasser un état post-traumatique et pour grande partie liée à l’inscription dans un groupe, un collectif social (cf Cyrulnik, Moro, Feldman, etc), qui donne sens aux événements, et où l’individu partage le même destin social que ses semblables. Les enfants haitiens traumatisés vont se retrouvés isolés, éloignés de leurs semblables, et donc privés de certaines capacités de récupération. Ils auront sans conteste, besoin de soins."


Source : OSI Bouaké. 21.01.2010.

 

- Traumatisme et adoption, un regard clinique. Sandrine Dekens.
Les événements récents survenus en Haïti amènent aujourd’hui des enfants de ce pays à arriver en urgence en France pour y être adoptés. Cette succession d’épisodes bouleversants dans la vie d’un enfant conduit à un cumul de risques traumatiques, non équivalents entre eux, très fortement susceptibles de produire une importante blessure psychique, qui peut rester invisible et qui nécessite une prise en charge professionnelle sans délai. Après la publication du texte de Bernard Golse sur ce sujet (Lire son article du 25/01/10), j’ai souhaité lui emboiter le pas et revenir sur les conséquences cliniques d’un tel cumul.
La suite sur OSI Bouaké | 29 janvier 2010


Haiti Position Unicef 2010.jpg- Adoption et protection de l'enfance en Haïti : la position de l'Unicef

La protection des enfants d’Haïti est une priorité de l’Unicef. La situation à Port-au-Prince et dans les environs rend les enfants restés sans soutien parental ni familial particulièrement vulnérables.
Ce contexte favorise l’activité des trafiquants, ceux qui facilitent l’adoption illégale ou ceux qui essaient d’exploiter la situation et de contourner les standards nationaux et internationaux de façon à sortir pour leur seul profit les enfants du territoire haïtien.
Des informations sur de telles pratiques sont déjà en cours d’investigation.
Communiqué Unicef France | 28.01.2010

 

- Communiqué de SOS Villages d’Enfants quant à l’adoption internationale à la suite du tremblement de terre en Haïti
Lors d’une urgence catastrophique comme celle du tremblement de terre en Haïti, des images d’enfants blessés et vulnérables, affamés et traumatisés, éveillent de grandes émotions. Nombreux sont ceux qui réagissent et souhaitent donner instinctivement à ces enfants ce qu’ils ont perdu en apparence : la sécurité, l’amour et une famille aimante. Dans de telles circonstances, les demandes urgentes et les offres d’adoption sont nombreuses et compréhensibles.
SOS Villages d'Enfants International | 25/01/2010


- Tremblement de terre en Haïti :  Le cas de l'adoption internationale.

Position du Centre international de référence pour les droits de l’enfant privé de famille (SSI/CIR). 18 janvier 2010.

 

- Adoption is a last resort. L’adoption ne doit être que la dernière chance, le dernier recours.
Marlène Hofstetter, Terre des hommes
La priorité est la protection des enfants.

 

- Amnesty International sur Haïti : Les droits humains doivent être au coeur des efforts de reconstruction
...
Amnesty International a dressé une liste de points sur lesquels tous les acteurs concernés devront être particulièrement vigilants au cours de la phase de distribution de l'aide d'urgence et des premiers stades de la reconstruction :

Protection des enfants contre les violences, l'exploitation et la traite
Les enfants sont parmi les membres les plus vulnérables de la société et, lors d'une crise humanitaire, leur vulnérabilité augmente de façon significative en raison de la violence, des exactions, de la séparation des familles ou du handicap. La séparation des familles et la destruction des écoles et des villages ont laissé des milliers d'enfants privés de leur environnement protecteur. Sans lui, ils risquent de devenir la proie de réseaux de trafiquants et d'exploiteurs qui opéraient déjà en Haïti avant le tremblement de terre.
Des enfants séparés de leurs familles pourraient être considérés à tort comme orphelins et faire l'objet de procédures irrégulières d'adoption. Selon la Convention de La Haye sur les adoptions internationales, l'adoption internationale ne doit être envisagée qu'en dernier ressort, lorsque toutes les alternatives à l'intérieur du pays ont été épuisées et seulement après constat par les autorités compétentes de l'absence de parent ou de tuteur pour s'occuper des enfants. Le risque existait déjà avant le tremblement de terre mais il pourrait être amplifié maintenant, étant donné l'intérêt manifesté par les familles d'autres pays qui souhaitent répondre à la détresse des enfants orphelins d'Haïti en les adoptant. Les institutions haïtiennes n'étant pas en mesure dans la plupart des cas de déterminer si l'adoption est la solution la mieux adaptée et de veiller au respect des droits des enfants, des réseaux d'adoption illégaux pourraient se développer. Les autorités haïtiennes, avec le soutien de la MINUSTAH (Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti), doivent s'assurer que des mécanismes et des garanties appropriés sont mis en place pour empêcher que des enfants ne soient emmenés hors de leur pays sans passer par une procédure légale complète d'adoption internationale.
News Press | 28.01.2010

 

- Le Conseil des droits de l'homme débat de l'importance d'une approche fondée sur les droits de l'homme après le séisme en Haïti
...
M. DERMOT CARTY (Fonds des Nations Unies pour l'enfance - UNICEF) a fait remarquer que l'ampleur du séisme à Haïti a eu un impact extrêmement important sur les enfants haïtiens, dans un contexte où la réalisation des droits de l'enfant était déjà compliquée. Ces enfants font aujourd'hui face à des risques accrus de malnutrition et de maladie, ils sont vulnérables à la traite et à l'exploitation sexuelle. Le représentant de l'UNICEF a attiré l'attention sur la situation particulière d'enfants qui se retrouvent aujourd'hui sans parents, sans famille, des enfants qui sont plus que jamais vulnérables au trafic ou à l'adoption illégale. Avant le séisme, un nombre alarmant d'enfants étaient orphelins ou abandonnés, surtout pour des raisons économiques, a-t-il rappelé. Les enfants des rues, ainsi que ceux travaillant comme domestiques, étaient également nombreux. La vente et le trafic d'enfants faisaient malheureusement partie de la réalité. Avec le séisme, les préoccupations d'UNICEF pour tous ces enfants se sont accrues.

Le représentant de l'UNICEF a souligné l'importance de répondre rapidement à cette situation. Il faut enregistrer ces enfants et promouvoir la réunification avec leur famille. Il est impératif d'interdire que des enfants haïtiens soient sortis illégalement du pays. Cette préoccupation, déjà soulevée par l'UNICEF avant la catastrophe, est aujourd'hui plus forte que jamais. Il faut empêcher les séparations non nécessaires avec les familles. Il faut nourrir les enfants, les loger et leur offrir un soutien émotionnel. L'UNICEF s'engage dans ces efforts.
Source: United Nations Office of the High Commissioner for Human Rights (OHCHR)
ReliefWeb | 27 Jan 2010


- L'adoption n'est pas de l'aide humanitaire. Opération "Baby Lift" à Haiti.
Via United Adoptees International - News.

26/01/2010

Séïsme Haïti: Positions et Déclarations des Adoptés Adultes.

Via United Adoptees International - News.

Logo-UAI-News.jpg

 

- Adoptees of Color Roundtable.
Statement on Haiti

This statement reflects the position of an international community of adoptees of color who wish to pose a critical intervention in the discourse and actions affecting the child victims of the recent earthquake in Haiti. We are domestic and international adoptees with many years of research and both personal and professional experience in adoption studies and activism. We are a community of scholars, activists, professors, artists, lawyers, social workers and health care workers who speak with the knowledge that North Americans and Europeans are lining up to adopt the “orphaned children” of the Haitian earthquake, and who feel compelled to voice our opinion about what it means to be “saved” or “rescued” through adoption.

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- New Statement by Adoptees of Color on Haiti

Please read this powerful Statement on Haiti released by the Adoptees of Color Roundtable:

We are domestic and international adoptees with many years of research and both personal and professional experience in adoption studies and activism. We are a community of scholars, activists, professors, artists, lawyers, social workers and health care workers who speak with the knowledge that North Americans and Europeans are lining up to adopt the “orphaned children” of the Haitian earthquake, and who feel compelled to voice our opinion about what it means to be “saved” or “rescued” through adoption.

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- Statement from Bastard Nation: The Adoptee Rights Organization on Haitian Adoption and Babylifting

For the last week, Bastard Nation: the Adoptee Rights Organization, like the rest of the world, has been watching the devastation in Haiti. The images are frightening, sad, and heartrending, especially those of the children.
We have also watched the rush to rescue Haitian children by adoption. Within three days of the earthquake, Catholic Charities of Miami had set up a scheme modeled on Operation Pedro Pan, a joint State Department-CIA-Miami Diocese project from the early 1960s to separate children from their parents, creating young pawns in the US war against the Castro government. Although “Operation Pierre Pan” in Haiti is on hold, at least for now, numerous evangelical churches and ministries, adoption agencies, secular organizations, unfinalized adoptive parents and other individuals--many with conflicts of interest--have joined the rescue mission call to remove children immediately, no matter what their family status, to the US for the purpose of adoption.

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- Les médias aiment les parents adoptants. La voix des adoptants prévaut.
Media love adoptive parents. The voice of adopters prevail.
United Adoptees International - News. 20 janvier 2010.



- Position de l’association française "La Voix des Adoptés"
"L’adoption d’aujourd’hui a changé. Désormais, en plus des parents qui témoignent de cette aventure, en plus de l’expertise et de la compétence des professionnels, s’ajoute la voix des principaux intéressés, les adoptés : au centre de la discussion et pourtant si peu entendus. Notre association, elle-même fondée et tenue par des adoptés adultes, a d’abord pour vocation d’être un lieu pour eux, pensé pour eux : d’une rencontre ponctuelle à l’investissement personnel, d’une simple question à la participation aux activités proposées, le choix est large et doit convenir à tout adopté, quelle que soit son histoire, son âge ou son pays d’origine. Etre écouté sans être jugé, telle est la philosophie de l’association !
Et enfin, La Voix des Adoptés a l’ambition d’entrer dans le débat de la problématique de l’adoption sur la scène nationale et internationale, pour rendre celui-ci plus constructif et plus dans l’ère du temps.
Nous sommes persuadés que c’est ensemble, avec tous les acteurs du monde de l’adoption, que nous construisons l’adoption de demain."
Haïti. Maintenant. Et après ? 19 janvier 2010.

 

23/01/2010

"Adoption is a last resort" L'adoption est le dernier recours. La priorité, sur place, est donnée au regroupement familial, retrouver un oncle, une tante, des cousins.

adoption is a last resort.JPGFlying planeloads of newly orphaned children out of Haiti is “reprehensible”, an adoption expert tells swissinfo.ch.

"L'adoption ne doit être que la dernière chance"


Marlène Hofstetter, head of international adoption at Lausanne-based organisation Terre des Hommes – Child Relief, warns of the dangers of rushing adoption procedures and says Swiss regulations are unsatisfactory.



The 7.0-magnitude earthquake that struck Haiti on January 12 may have killed 200,000 people, with aid agencies estimating that tens of thousands of children had been orphaned.



Even before the quake, Haiti - one of the world’s poorest countries - had 380,000 orphans, according to the United Nations Children’s Fund (Unicef).



Some children lost their parents in previous disasters, including tropical storms and hurricanes that hit in 2004, 2005 and 2008.



Others were abandoned amid the Caribbean nation’s long-running political strife, which has led thousands to seek asylum in the United States – without their children – or by parents who were simply too poor to care for them.



swissinfo.ch: Is the adoption of Haitian children now going to boom?



Marlène Hofstetter: People are making enquiries into how they can adopt a child from Haiti – especially from countries where adoptions from Haiti had already been made.



swissinfo.ch: Wouldn’t it be a good thing for Haitian orphans to be able to escape poverty, homelessness and violence and come to a Swiss family?



M.H.: First of all you have to clarify that they are in fact orphans and don’t have other family members – uncles, aunts and so on – who could look after them.

You also have to check what condition the children are in. If they’re traumatised, it’s not necessarily advisable to whisk them out of the country and place them with a new family.



swissinfo.ch: On Thursday a Dutch adoption agency flew more than 100 children out of Haiti to start new lives in the Netherlands.



M.H.: I find it reprehensible when planes full of children fly out of Haiti. From what I’ve heard, only 55 of these children have been involved in an adoption proceeding. For some of the others, adoptive families haven’t even been proposed.



swissinfo.ch: Belgium wants to facilitate the adoption of Haitian children for families who had begun proceedings before the earthquake. Switzerland is also prepared to speed up adoption processes already in motion. Is that a good idea?



M.H.: It always depends on what you mean by speed up. In any case the situation of every individual child must be thoroughly examined – including now, after the earthquake.



There must be cooperation with the Haitian authorities. We can’t go about things like the Dutch, simply removing children from Haiti. The authorities must approve every adoption, so that children have the necessary papers for their adoption.



swissinfo.ch: The French foreign minister has warned rash adoptions could lead to accusations of “abduction”.



M.H.: In France there is talk of more than 1,000 children being involved in adoption processes – and it’s clear that such a number can’t leave Haiti all at once. The French authorities have also explicitly stated that they want to work with the Haitian authorities. The process will thus last a while.



French families wanting to adopt are certainly exerting a lot of pressure on the government to enable the children to leave Haiti. Paris initially said that for the time being all adoptions had been stopped – they’ve now changed their stance a bit.



swissinfo.ch: Haitian children are as a rule black. Does this create problems in Switzerland?



M.H.: I don’t think so. When they grow up it’s another story. It’s obviously not written on their forehead that they’re adopted and Swiss.



Of course they’ll have to reckon with xenophobic comments, but that comes from the fact that they are different, which can apply to any child whether they’re from Nepal, India or Thailand. It needn’t necessarily be a question of skin colour. But sure, anyone who looks different will encounter racism, be they adopted, an immigrant or an asylum seeker.



swissinfo.ch: In that case should we not refrain from adopting children with different colour skin or from other cultures?



M.H.: Adoption is a good solution and should in principle be employed to protect a child when there really is no other solution in his or her country – when the only alternative is growing up in an orphanage. In that case international adoption is a good solution, but only as a last resort.



You also have to bear in mind the age of the child and whether he or she is traumatised. It’s not advisable to remove traumatised children from their homeland and bring them to “well-ordered” Switzerland, where no one can imagine what they have gone through.



swissinfo.ch: Are Swiss requirements sufficient for potential adoptive parents?



M.H.: No. In many European countries parents have to attend preparatory courses, which can last several months, where it is explained in detail what adoption is and what they can expect to face.



That’s not the case in Switzerland. Yes, there’s a bit or preparation during the clarification process carried out by the cantons, but this varies greatly. Detailed preparation isn’t really carried out here.



Jean-Michel Berthoud, swissinfo.ch (Adapted from German by Thomas Stephens)


swissinfo.ch | 23.01.2010

 

- Séisme Haïti. Le point sur l'adoption avec La Voix de l'enfant.
Martine Brousse. Directrice de La Voix de l'Enfant.
aufeminin.com 25.01.2010

 

- Haïti : l’adoption, une question publique et pas seulement privée
Trouver le ton juste s’agissant du sort à réserver aux enfants orphelins d’Haïti n’est pas chose aisée. Il semble que les pouvoirs publics y parviennent. On s’en réjouira.
Bien évidemment chacun a été littéralement sidéré par l’ampleur du drame supporté par une grande partie du peuple haïtien qui n’avait pas besoin de cela pour avoir déjà eu son lot de catastrophes en tous genres dans le passé venues en rajouter aux accidents politiques qui ont fait de ce pays une des zones les plus pauvres du monde. Comment ne pas être sensible au sort des enfants de Port au Prince, mais aussi des villes plus éloignées de la capitale quand tant d’orphelinats ont été frappés, et tout simplement quand tant d’enfants qui ont survécus après la formidable secousse sont désormais orphelins. Il faut s’en préoccuper.
Pour autant l’adoption est-elle la réponse adaptée ? Même si on peut y aspirer pour ne pas se prendre la tête, il est impossible de répondre par un simple mot à cette délicate question.
L’adoption n’est qu’une réponse parmi d’autres, elle a sa place pour les enfants sans parents ; elle n’est pas LA réponse.
Lire la suite sur "Les droits des enfants vus par un juge des enfants", le blog de Jean-Pierre ROSENCZVEIG. 24.01.2010.

 

- Haïti. Pour un progrès durable
La réponse à la situation en Haïti développée par Women’s Health & Justice Initiative (WHJI) et INCITE! Women of Color Against Violence. Elles posent la question: "Comment pouvons-nous soutenir intentionnellement la viabilité à long terme et l'autodétermination du peuple haïtien?"  [Outlandish Adoption doesn't help]
Donner à Haïti du secours et lui permettre un progrès durable ne se fera pas en «important» ses enfants et ses forces vives. Mais en y exportant de la logistique, du capital et ce qui sera bientôt tout aussi essentiel: des emplois. [Mario Roy, La Presse]
Via Fabriquée en Corée. 24.01.2010

 

- The Dangerous Desire to Adopt Haitian Babies.
I'm a foster care adoptive parent. I can't speak for all of us, since we're a diverse bunch. Some of us have also adopted internationally and support international adoption strongly. Others despise the institution, and are angry about what the perceived hypocrisy of parents who walk past the foster kids in their own cities and states so that they can adopt from a far-away country. I'm somewhere in the middle, but definitely leaning more towards the anti side, especially after this week.
Upside-down Adoption | 23.01.2010

 

- La meilleure place pour les enfants d'Haïti est dans leurs familles et pas dans un autre pays.
Children are best left with their families.
The Sydney Morning Herald. 21 janvier 2010.

 

- Il y a 5 ans : Les orphelins du tsunami.
Témoignages. 11 janvier 2005

22/01/2010

Haïti. Adoption: une quinzaine d'enfants ont "disparu" d'hôpitaux (Unicef)

Haitian orphans who are about to be transported to France for adoption are seen at a French military field hospital.jpgUne quinzaine d'enfants ont disparu d'hôpitaux après le séisme qui a frappé Haïti, a annoncé vendredi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui prévient que les réseaux de traite des enfants en lien avec "le marché de l'adoption" s'activent après les catastrophes.

 

"Nous avons pour l'instant des informations sur, disons, à peu près 15 enfants ayant disparu d'hôpitaux et cela avec des personnes qui ne sont pas de leur famille", a indiqué Jean-Luc Legrand, conseiller régional de l'Unicef, lors d'un point de presse à Genève.

"La situation de la traite des enfants en Haïti existait déjà avant la catastrophe et malheureusement, les réseaux de traite ont des liens avec le marché de l'adoption internationale", a-t-il expliqué.

"Nous avions déjà fait cette expérience lors du tsunami : ces réseaux s'activent immédiatement lors d'une catastrophe et utilisent la faiblesse de l'Etat, la faiblesse de la coordination des acteurs sur le terrain pour enlever des enfants et les faire sortir du pays", a ajouté M. Legrand.

Le Point. Tribune de Genève. Le Soir. 22.01.2010.

 

Children missing from Haiti hospitals: UNICEF

 

GENEVA -- Children have gone missing from hospitals in Haiti since the devastating earthquake struck, raising fears of trafficking for adoption abroad, the UN Children's Fund (UNICEF) said Friday.

"We have documented let's say around 15 cases of children disappearing from hospitals and not with their own family at the time," said UNICEF adviser Jean Luc Legrand.

"UNICEF has been working in Haiti for many years and we knew the problem with the trade of children in Haiti which existed already beforehand, and unfortunately many of these trade networks have links with the international adoption ‘market'," Mr. Legrand explained.

The agency underlined that it had warned countries during the past week not to step up adoptions from Haiti in the immediate wake of the quake.

Several are fast-tracking adoption procedures already under way, including Belgium, Canada, France, Germany, the Netherlands, Spain and the United States.

Mr. Legrand said the situation was similar to the aftermath of the tsunami in Asia five years ago.

Trafficking networks were springing into action immediately after the disaster and taking advantage of the weakness of local authorities and relief coordination "to kidnap children and get them out of the country," Mr. Legrand told journalists.

Rupert Colville, a spokesman for the office of the UN High Commissioner for Human Rights, said that child enslavement and trafficking in Haiti was "an existing problem and could easily emerge as a serious issue over the coming weeks and months."

The UN mission in Haiti has stepped up surveillance of roads, UNICEF officials said.

Mr. Legrand said there was separate but only anecdotal evidence of people taking children by road to the neighbouring Dominican Republic and planes loading children before they left the airport.

"We have seen over the last years many children being taken out of the country without any legal procedure. This is going on, this is happening now, and we are starting to have the first evidence of that, this is unquestionable," he claimed.

He was unable to give details on the 15 missing children or their condition, or clearly connect the anecdotal observations in Haiti's chaos with trafficking.

The cases were documented by social workers and by partner non-governmental organisations working for UNICEF in hospitals.

National Post Canada. 22.01.2010.

 

- Orphelins haïtiens : priorité à la protection des enfants plutôt qu'à leur adoption
| 21.10.10
| 21.01.10
| 22.01.10

 

- Haïti:  'Adoption Not the Best Choice for Quake Orphans'
Thirty-three children from Haiti arrived in France to adoptive parents Friday evening, as charities and international organisations differed on whether adoptions should be speeded up or halted while the search for relatives continues.
IPS | 23.01.2010.

 

- Haiti earthquake: charities warn against rush to speed adoptions
Children's charities have voiced fears for the safety of thousands of orphans after Western nations began speeding up adoption procedures in the wake of the Haiti earthquake.
Telegraph.co.uk | 22.01.2010


- Débat sur l'adoption des orphelins en Haïti
Article traduit en français par Kim Myung-Sook publié sur Fabriquée en Corée



- Haïti, adoption, la vieille histoire se répète
Plusieurs articles traduits en français par Kim Myung-Sook sur Fabriquée en Corée

19/01/2010

L'adoption n'est pas de l'aide humanitaire. Opération "Baby Lift" à Haiti.

Via United Adoptees International - News.

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THE NETHERLANDS, Amsterdam, January 18, 2010 - Following the humanitarian disaster in Haiti, humanitarian aid is on its way, but also; expedited adoptions, possible abduction of children and forced relinquishment for intercountry adoptions to the West. The removal of children in times of disasters and wars under the guise of adoption, according to the vision of United Adoptees International (UAI), is not the right form of humanitarian aid. Concerning Haiti, the reaction of the Dutch government is an irresponsible response to the situation in Haiti where currently monitoring and surveillance cannot even be maintained. However, the Dutch government has decided that adoption will be the first priority and already agreed to 110 adoptions from Haiti. Of these,  56 adoptions were approved by the Ministry of Justice in an accelerated manner, arguing that these were already in the 'pipeline'. Due to this, the Nederlandse Adoptie Stichting (NAS) and the largest Dutch agency Wereldkinderen, under pressure from prospective adoptive parents, took their chance to put pressure to get even more (risky) adoptions from Haiti.

Adoption is a last resort, not first aid

Lire la suite sur UAI.

 

- Newslist Haïti & Adoption Radio & TV
Via United Adoptees International - News.

 

- Tremblement de terre à Haïti. Appel: fausses déclarations frauduleuses sur "un million d'orphelins"
See Haiti Earthquake Orphan Appeal and Sponsor an Earthquake Orphan
Claims of a million earthquake orphans are clearly false and those making them are being irresponsible.
SOS Children's Villages. 19.01.2010



- Adoptants veulent se montrer commes des victimes d'Haïti. Les enfantillages d'adoptants irritent les Adoptés.
Adopters want themself to be shown as victims of Haiti. Childish behaviour of adopters irritate Adoptees.
Lire la suite.

 

- «L’adoption ne doit pas être une réponse à la catastrophe»
Paris et La Haye accélèrent les procédures alors que les ONG appellent à éviter toute «précipitation». Directeur du Centre international de référence pour les droits de l’enfant privé de famille (SSI/CIR), Hervé Boéchat revient sur la problématique de l’adoption internationale
Le Temps. 3 pages. 19.01.2010. 18h27.

 

- L'Unicef appelle à «ne pas se précipiter» pour l'adoption d'enfants haïtiens
L'Unicef a appelé lundi à éviter toute «précipitation» concernant les adoptions d'enfants haïtiens par des familles françaises et a évalué à «environ deux millions» le nombre d'enfants touchés, directement ou indirectement, par le séisme. Le gouvernement français a été interpellé par des familles adoptantes qui veulent une accélération des procédures afin d'épargner aux enfants en cours d'adoption les souffrances consécutives au séisme dévastateur de mardi dernier.
«La position de l'Unicef, c'est de dire +pas de précipitation+ : on est dans une phase de réponse à une urgence qui est absolument catastrophique et qui a déstabilisé, destructuré toutes les autorités du pays», a expliqué sa porte-parole Bénédicte Jeannerod sur France Info. «Prenons le temps - même si c'est extrêmement difficile pour les familles qui sont en attente - d'avoir une meilleure vision de ce qui se passe pour ces enfants là-bas», a ajouté Mme Jeannerod, appelant à «ne pas agir dans la précipitation car ce serait absolument catastrophique» s'il y avait des «confusions» sur l'identité des petits.
Quant aux enfants qui ont perdu leurs parents dans le séisme, «ils ne sont pas forcément adoptables», a prévenu Mme Jeannerod.
Ouest-France.fr 18.01.2010


- Tremblement de terre à Haïti. Dossier adoption internationale.
Service Social International (SSI). Centre International de Référence pour les droits de l'enfant privé de famille (CIR).
Lire la suite.

- UNICEF. Rapport 2005 sur "L’adoption internationale en Haiti"
Executive Summary (informal translation)
The presented analysis concerns intercountry aodption in Haiti and contains concrete recommendations that could help to improve the situation. Lire la suite.

 

- Trop tôt pour commencer à adopter des enfants haïtiens
Guardian UK Article - Too early to begin adopting Haitian children
Too early to begin adopting Haitian children, would-be parents told
Children's groups in the US have warned that mass adoptions could open the door to 'fraud, abuse and trafficking.
Lire la suite.

- Le Gouvernement hollandais accepte des dessous de table pour obtenir des enfants haïtiens.
Dutch Government accept bribes to get Haitian Children.
Euphemistic word use to cover Payments.
Lire la suite.

 

- Haïti. Attention aux enlèvements d'enfants, dit l'ONU.
Le comité des droits de l'enfant des Nations unies a mis en garde lundi contre les enlèvements d'enfants sous couvert d'adoption en Haïti, se déclarant «alarmé» de la situation dans ce pays dont près de la moitié de la population est mineure.
Le comité, «alarmé par les récentes informations faisant état de pillages et de violences», a réclamé dans un communiqué «des mesures efficaces pour protéger les enfants contre toutes les formes de violence et d'exploitation, y compris la violence sexuelle et les enlèvements sous couvert d'adoption». Le comité, qui est actuellement réuni à Genève, s'est également dit «préoccupé par les milliers d'enfants séparés de leurs familles». «Un nombre important d'enfants ont été blessés et ont un besoin urgent de soins médicaux», a-t-il souligné.
Pendant les distributions alimentaires, il faut «veiller à ce que la nourriture parvienne aux plus démunis, et pas seulement à ceux qui sont les mieux placés pour la recevoir, c'est-à-dire le plus souvent les adultes», insiste par ailleurs le comité.
Agence France-Presse


-  Terre des Hommes: Dangers d'enlèvements d'enfants à Haïti.
Kinderen in Haïti dreigen nu een makkelijke prooi voor ontvoerders te worden, zo waarschuwt Terre des Hommes.
De hulporganisatie Terre des Hommes heeft in het West-Duitse Osnabrück gewaarschuwd voor het gevaar dat ontvoerders van kinderen vat krijgen op kinderen in het rampgebied in Haïti.
Lire la suite sur Trouw.

 

15:11 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : haïti, humanitaire | |  del.icio.us

18/01/2010

Operation Babylift or Babyabduction? Kathleen Ja Sook Bergquist.

Via United Adoptees International - News.

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Implications of the Hague Convention on the humanitarian evacuation and ‘rescue’ of children


Kathleen Ja Sook Bergquist
School of Social Work, University of Nevada Las Vegas, Box 455032, 4505 Maryland Parkway, Las Vegas, NV 89154-5032, USA, kathleen.bergquist@unlv.edu



English

The Hague Convention on the Protection of Children and Co-operation in Respect of Intercountry Adoption does not fully protect children from the purportedly well-intended, but illegal, humanitarian impulses to evacuate children in times of crisis, as evidenced by Operation Babylift and the attempt to airlift children from Chad.



French

La Convention de la Haye sur la Protection des Enfants et la Coopération relative à l’adoption internationale ne protègent pas entièrement les enfants des impulsions humanitaires soi-disant bien intentionnées, mais illégales, d’évacuer des enfants par temps de crise comme en a fait la preuve l’affaire de l’Arche de Zoé et la tentative d’enlever par pont aérien des enfants du Tchad.



Spanish

La Convención de La Haya para la Protección de Niños y Cooperación en Respeto de la Adopción entre Países no protege demasiado a los niños de la acción bienintencionada de impulso humanitario, pero ilegal, para evacuar a los niños en tiempos de crisis como fue evidenciado por la Operación Recogida de Niños y el intento de sacar niños de Chad.


International Social Work, Vol. 52, No. 5, 621-633 (2009)
DOI: 10.1177/0020872809337677

 

Repères


- Haïti. La Communauté de l'Adoption Internationale appelle à une "Opération Babylift" massive.
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- Adoption d’un orphelin après une catastrophe: les leçons du tsunami.
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- Dutch Government allows new 'Babylift' operation to get children for adoption from Haiti.
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03:56 Écrit par collectif a & a dans Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : adoption internationale, haïti | |  del.icio.us

16/01/2010

Haïti. La Communauté de l'Adoption Internationale appelle à une "Opération Babylift" massive.

Via United Adoptees International - News.

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International Adoption Community Calls for massive 'Babylift' Operations from Haiti.

 

The history shows, in times of crisis, especially during situations like now in Haiti, that calls for Intercountry Adoption creates huge mazes to steal, trade and exchange children for abuses and also childtrafficking for Intercountry adoption.



It seems that the public closes its eyes for the reality of the intentions of adoption agencies and NGO's. Adoption is used as a replacement for safety features which should be placed first before children leave devastated countries for adoption.



Adoption is not a measure of rescuing children never the less the media and the adoption lobby wants us to believe. But every time when something happens in none western countries, the western cultures show no hesitation to fly out the most healthy and young children for intercountry adoption.



Even when children are located and in process of adoption, the measures to fly these located children for adoption out of the country should raise discussion based on the practise and history of such adoptions. At least, adoptive parents (most times board members of adoption agencies and in many cases owners of adoption agencies) should not be in charge of such operations.



Their interest is not to safe the children because of their lives but to safe the children to 'own' them. And that is not a reality which should be answered by hasty and unregulated operations like the new Airlifts for adoptions from Haiti.

Even the Joint Council (Umbrella of American agencies) is of the opinion that adoption is not the first thing to do:

 

Tom DiFilipo, president of the Joint Council on International Children's Services, said his group has set up a Web-based registry through which families can try to get information about the Haitian children they hope to adopt.

But the immediate focus is on the safety of the children and providing emergency relief, he said. Adoption is "part of the plan, but it's not the priority today," DiFilipo said. "The devastation is just phenomenal. We have a lot of work to do before we can move forward with the adoptions."


But the issue is, that the power of the Adoption Lobby sells its success during situations like these while they should know better. Any professional perspective is lacking and long term consequences are lost in the act of emotion. And this is a danger.



Lets be honest. When natural disasters struck western countries, these countries would not allow Airlifts from Asia or Africa to get white children out as first for intercountry adoption in these countries. Even when the paper process was already started. The first thing you learn in First Aid situation is, stabilize first before any further action. One should think before act. But it seems that the international community lost its mind.

 

- Les enfants d’Haïti : entre l’angoisse des adoptants et le risque du trafic
Haïti est le premier pays d’adoption en France. Des familles françaises ont créé un collectif pour demander le rapatriement d’urgence des enfants haïtiens sur le point d’être adoptés. Mais Terre des Hommes s’inquiètent de la possible relance du trafic d’enfants.
France Info. 17 janvier 2008.

 

- Earthquake orphan appeal: Do not adopt earthquake orphans
Reasons why adopting an earthquake option may not be the best thing to do
SOS Children's Villages | 16.01.2010.


- France. Pas de rapatriement collectif pour les enfants haïtiens en cours d'adoption en France, selon le Quai d'Orsay

Après le séisme en Haïti, le rapatriement de l'ensemble des enfants haïtiens pour lesquels une procédure d'adoption est engagée par des ressortissants français "n'est pas envisagé", a annoncé samedi le ministère des Affaires étrangères.

La "priorité absolue" est aux secours d'urgence, précise le Quai d'Orsay, répondant à l'inquiétude des familles adoptantes.

En revanche, "dès que la situation le permettra et en accord avec les autorités haïtiennes, le service de l'adoption internationale (...) procédera à un examen attentif de l'ensemble des demandes, en fonction de leur état d'avancement et de l'intérêt supérieur de l'enfant", ajoute le ministère.

Haïti est devenu le premier pays d'adoption en France, avec 731 adoptions en 2008, en forte hausse par rapport à 2007 (403), selon le site du Quai d'Orsay. AP

Source: nouvel Obs.com | 16.01.2010

16:40 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haïti, uai | |  del.icio.us

Adoption d’un orphelin après une catastrophe: les leçons du tsunami

Enfants blessés, couverts de poussière, les yeux vitreux… L’élan de générosité devant une telle catastrophe étant ce qu’il est, de nombreuses personnes se disent aujourd’hui prêtes à adopter un enfant haïtien à qui le tremblement de terre aura volé sa famille.



Mais les organismes d’aide à l’enfance, dont l’UNICEF, servent une mise en garde: déraciner un enfant orphelin à la suite d’une catastrophe n’est pas nécessairement une bonne idée.



«On ne peut tenir pour acquis que ces enfants n’ont plus aucun proche ni parent vivant, écrit l’UNICEF sur son site internet. Même si leurs père et mère sont décédés, il se peut qu’ils soient en mesure de trouver des proches encore en vie, ainsi qu’une communauté et un foyer où ils pourront retourner à la fin du conflit. Ces enfants ne devraient donc pas être pris en considération pour l’adoption internationale et la priorité devrait être donnée à la recherche de leur famille. C’est une position que partagent l’UNICEF, le HCR, la Confédération internationale de la Croix Rouge et des ONG internationales telles que l’Alliance Save the Children.»



À la suite du tsunami de 2004 en Asie, l’UNICEF avait dit craindre le commerce d’enfants orphelins, qui peuvent être «victimes de réseaux de prostitution, de travail forcé ou d’adoption au prix fort», selon un article publié en 2005 sur Radio France Internationale. «Il est facile de dire: c’est mon petit neveu», y disait Marc Vergara, porte-parole de l’organisme à Genève. «Les mineurs isolés, surtout les jeunes filles, peuvent être poussés vers la prostitution par besoin de survivre et parce qu’ils n’ont rien d’autre à offrir.»



L’insularité d’Haïti préservera peut-être les orphelins du trafic d’enfants. N’empêche: les organismes humanitaires sont d’avis que les orphelins devraient rester dans leur pays et être recueillis d’abord par la famille élargie, la communauté ou leur village.



Toujours dans l’article de RFI, Christiane Sébenne, de l’Association Enfance et Famille d’adoption (EFA) préconisait le parrainage : «Il ne faut pas confondre adoption et humanitaire. La première urgence c’est secourir ces enfants, envoyer de l’argent, des vivres, reconstruire des lieux de vie pour que ce enfants puissent rester dans leur environnement».


Source: Le Devoir.

 

- Séisme à Haïti : Protection et secours aux enfants séparés de leurs parents et de leur "famille. Mise en garde.
À la suite du tremblement de terre qui a fortement secoué Haïti en fin d’après-midi, le 12 janvier, les personnes préoccupées par le sort des enfants qui se retrouvent séparés de leurs parents et de leur famille peuvent en savoir plus sur les mesures prévues par la communauté internationale en de telles circonstances sur notre page "Protection des enfants lors de conflits armés ou de catastrophes naturelles".
Le Secrétariat à l’adoption internationale rappelle qu’il adhère aux lignes directrices établies par la communauté internationale quant à l’aide devant être fournie aux enfants en cas de catastrophe naturelle. Ces règles prévoient, notamment, qu’avant de penser à la solution qu’est l’adoption internationale, il faut tout mettre en œuvre pour retrouver les familles des enfants qui en ont été séparés. L’expérience démontre, qu’après une catastrophe naturelle, il se passe des mois, sinon une année ou deux, avant que la situation de chaque enfant soit parfaitement clarifiée. Bon nombre d’entre eux retrouvent leurs parents ou, encore, sont pris en charge par leur famille élargie ou leur communauté.
Secrétariat à l'adoption internationale. Québec. 13.01.2010.

 

- Child Trafficking Major Concern After Quake
Thousands Of Children Left Without Parents
By Mike Paluska, CBS Atlanta Reporter. January 14, 2010.

 

- Québec. L'adoption suspendue.
Tous les dossiers d'adoption d'enfants haïtiens sont sur la glace. Aucune nouvelle demande n'est acceptée pour l'instant, et le gouvernement du Québec n'envisage pas d'accélérer le processus permettant à des parents d'ici d'accueillir un orphelin du tremblement de terre.
Cyberpresse.ca | 16 janvier 2010.

 

- Haïti. Tremblement de terre

Le terrible séisme qui a frappé ce mardi 12 janvier la ville de Port-au-Prince et les images de dévastation ne laissent personne indifférent

La Direction de l'Adoption - ACC rappelle qu'elle adhère strictement aux recommandations des principales organisations internationales (UNICEF, Service social international, Comité international de la Croix-Rouge, Save the Children, Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés,...) quant à l'aide devant être fournie aux enfants en cas de catastrophe naturelle. Ces règles prévoient notamment qu'avant de penser à l'adoption internationale, il faut tout mettre en oeuvre pour retrouver les familles des enfants qui en ont été  séparés. L'expérience a démontré qu'après une catastrophe naturelle plusieurs mois sont nécessaires aux services sociaux et aux autorités compétentes locales pour clarifier la situation de chaque enfant, et que la plupart de ces enfants retrouvent leurs parents ou sont pris en charge par d'autres membres de leur famille.

A l'exception des demandes actuellement encadrées par les organismes agréés autorisés à collaborer avec Haïti, aucune nouvelle demande d'adoption d'un enfant haïtien ne sera donc prise en considération.

www.adoptions.be 15.01.10

11:47 Écrit par collectif a & a dans Avis d'expert | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : haïti, adoption internationale, unicef, efa | |  del.icio.us

Dutch Government allows new 'Babylift' operation to get children for adoption from Haiti.

 

Like many adoption agencies and related organisations are preparing airlifts from Haiti, the Dutch Adoption Agency NAS and also the biggest adoption agency in the Netherlands, Wereldkinderen, is organising an joint private flight for getting children from Haiti in a fast track procedure. Ministry of Justice agreed upon this request and allows 56 children to be adopted in a situation of crisis in Haiti.



The adoptions from Haiti shows a long history of misfortune and problems for and with children and (birth) parents from Haiti. Earlier adoption agency Flash (which was merged with NAS last year) was accused earlier of uncontrolled adoptions from Haiti a few years ago. But already in 2003 the Youth inspectorate called for a strict control about adoptions from Haiti. And Flash had to close the earlier adoption channel from Haiti. But soon they restarted with another mediator from Haiti.



It seems that Adoption agencies worldwide act fast and with(out) consent of governments of both sides to get the children out of countries strucked by war or natural disasters. Earlier airlifts (babylift operations) for adoption is seen in Vietnam, Korea, Cambodia and the Tsunami region. Also who does not know the recent Arc de Zoe case where a so called rescue operation was a cover up for childtrafficking for 'illegal adoptions' to the west with consent of te French government. NGO's like the Red Cross always called for a halt or careful approach of adoption as a solution during time of crisis. Children might have family left or at least the time should be awaited to find relatives and families.



Earlier situations like during the Tsunami crisis, show that Adoption Agencies are landing quickly in areas of uncontrolled administrations. Even if adoptionprocedures have been started, still all precautions should be taken to prevent fast track adoptions like now seems to be happening again. The history repeats itself. And no one is asking what the consequences will be in the future for the country and their inhibitants nor for the adoptees who will grow older one day.



The reality shows that even now, adult adoptees from Haiti are worried about the situation in Haiti and regarding their (located) families (found or not). These markings in the adoptee history shows us, that adoption is not the first solution for children in need.



Again the adoption-industry sells their product on fear and emotions of others. The Dutch Adoption agency already claimed the Haitian children as theirs stating in their communication that they gonna fly THEIR children out of Haiti. A continued misconception and wrong word use is showing and reveals the real interest of these agencies. No word about the possible Haitian parents or families. This is an clear example of neo-colonial thinking and no one protests.



Earlier this week the Dutch Ministry of Justice said to halt risky adoptions. But with accepting this initiative of adoption parents and adoption agencies running against international guidelines during times of crisis, shows that the intention of the Dutch Ministry was just a case of continuing their earlier policies regarding intercountry adoption. Adoptive parents can do what they want. Certainly when they have the chance when public media is trowing emotional fragments from the strucked country like Haiti.



The question in which interest these adoption really are is answered during the decades of intercountry adoption. How long will this go on ? One should end the Adoptionindustry, the adoption agencies wont ! At least this all reaches the shore of Child or Human Trafficking.

 

Source : United Adoptees International - News.

 

- Nederland. Adoptievlucht naar Haïti gepland


EINDHOVEN -  Twee adoptieorganisaties hebben voor maandag een vliegtuig gecharterd dat honderd adoptiekinderen uit Haïti gaat ophalen. Dat hebben Wereldkinderen en de Nederlandse Adoptie Stichting (NAS) zondag gemeld.

De vlucht is gecharterd in samenwerking met de ministeries van Buitenlandse Zaken en Justitie. Minister Ernst Hirsch Ballin (Justitie) besloot vrijdag en zaterdag dat honderd adoptiekinderen versneld naar Nederland mogen komen. Normaal gesproken zou het nog jaren kunnen duren voordat de Haïtiaanse autoriteiten al het papierwerk zouden hebben geregeld.

Het gaat om kinderen bij wie de procedure met de aanstaande adoptieouders al rond is en waarover de rechter in Haïti al uitspraak heeft gedaan. Het vliegtuig dat maandagmiddag vanaf Schiphol vertrekt, neemt tientallen traumachirurgen, artsen en verpleegkundigen mee van diverse hulporganisaties die in Haïti gaan helpen.

Het is nog niet duidelijk of de vlucht direct naar Haïti vliegt of een tussenlanding maakt op Curaçao. Hirsch Ballin maakte zondag bekend toestemming te hebben gegeven om een extra groepje van negen Haïtiaanse kinderen naar Nederland te halen. Het is de bedoeling dat deze negen kinderen ook mee reizen met de geplande vlucht van Wereldkinderen en NAS.

Een woordvoerder van Buitenlandse Zaken wees erop dat het om een grote, ingewikkelde logistieke operatie gaat. „Het streven is om maandag in Haïti aan te komen, maar of dat lukt, valt nog te bezien.” Onzeker is nog of het toestel wel kan landen als het eenmaal bij het getroffen land is. Als dat is gelukt, moeten de medewerkers van de adoptieorganisaties en Buitenlandse Zaken de kinderen opzoeken, identificeren en zorgen dat het papierwerk voor elkaar komt.

Om dat zo snel mogelijk te bereiken, stuurt het departement drie consulair medewerkers en de plaatsvervangend secretaris-generaal mee. Ook reist een medewerker van de Immigratie- en Naturalisatiedienst mee. Buitenlandse Zaken streeft er volgens de zegsman naar de kinderen nog de komende week mee te nemen naar Nederland. „Maar alles gaat met een slag om de arm.”

Bron: Telegraaf | Zondag 17 jan 2010.



- Adoptiekinderen Haïti snel naar Nederland


Minister Hirsch Ballin van Justitie Minister Hirsch Ballin van Justitie ANP

56 adoptiekinderen uit Haïti mogen al naar Nederland komen, hoewel ze nog niet over de juiste papieren beschikken. Dat heeft minister Hirsch Ballin van Justitie besloten, naar aanleiding van de rampzalig aardbeving in het land.

Papierwerk
Het gaat om kinderen van wie al is vastgesteld in welk Nederlands gezin ze komen en waarover de rechter in Haïti een positieve uitspraak heeft gedaan. Normaal gesproken kan het jaren duren voor het papierwerk in Haïti rond is. Vanwege de situatie in het land na de aardbeving wil Hirsch Ballin daar nu niet op wachten.

Bron: NOS. vrijdag 15 jan 2010.

 

- Pays-Bas. Procédure d'adoption accélérée pour 56 enfants Haïtiens.

La procédure d’adoption de 56 enfants haïtiens par des familles néerlandaises va être accélérée après le séisme qui a dévasté Haïti mardi, a annoncé vendredi le ministère néerlandais de la Justice. Le ministre de la Justice, Ernst Hirsch Ballin, « permet à 56 enfants haïtiens en cours d’adoption de venir plus rapidement aux Pays-Bas », a indiqué le ministère dans un communiqué. « En temps normal, la procédure d’adoption peut prendre plusieurs années », explique le ministère, mais « en raison de la situation inquiétante en Haïti, le ministre Hirsch Ballin a décidé d’admettre les enfants sans qu’ils disposent de documents de voyage en règle ».

Sources : La Meuse, Le Soir.
Update : maintenant 109 enfants en cours d'adoption.

11:37 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haïti, nederland, enfant adopté, uai | |  del.icio.us