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26/03/2010

L’Ethiopie retire les autorisations de neuf organisations caritatives

logo Afrique Avenir.jpg

 

L’Ethiopie a révoqué les licences de neuf orphelinats qu’elle accuse d’être mêlés dans des activités ‘illégales’ de violations des droits de l’enfant, a appris APA mercredi à Addis-​Abeba, la capitale.
Ces neuf organisations de bienfaisance travaillent de puis quelques années à l’adoption d’enfants par des familles en Europe et en Amérique.



Mais le bureau qui est en charge de l’enregistrement des organisations caritatives au ministère éthiopien de la Justice a refusé de fournir des détails sur les activités ‘illégales’ dans les quelles ces organisations seraient impliquées, et qui porteraient sur des violations des droits des enfants.


Le trafic d’enfants est très répandu en Ethiopie, où chaque année, un grand nombre d’enfants serait adopté illégalement.


La décision d’annuler les licences des neuf œuvres de bien faisance a été prise, alors qu’au même moment, le gouvernement procédait au renouvellement de l’enregistrement des organisations de charité et d’autres ONG présentes en Ethiopie.


Source: Afrique Avenir | 25 mars 2010.


Trafic d’enfants éthiopiens : la main qui anime le berceau brisé

Trafic d enfants ethiopiens la main qui anime le berceau brisee.jpgL’Ethiopie est le lieu d’un scandaleux trafic d’enfants, note Alemayehu G. Mariam. Une pratique dans laquelle les agences et les autorités éthiopiennes conspirent afin de rassembler des enfants autochtones destinés à l’adoption à l’étranger. Les conditions dans lesquelles ces enfants sont «récoltés» en masse et soumis à la marchandisation font qu’ils sont des millions à travers le monde à pleurer d’avoir été arrachés à leurs familles et à leur pays, dénonce Mariam.

Source: Pambazuka News

 

 

Ethiopia: The Hand That Rocks the Broken Cradle, Part II

When I wrote Part I of "The Hand That Rocks the Cradle" nearly a year and eight months ago[1], the heartbreaking and outrageous scandal in the broken adoption system in Ethiopia was a shocking molestation crime committed against two recently adopted Ethiopian children -- one barely 2 and the other 4 years old -- by their French parents. The father was jailed for rape and violence, and the mother for failure to report a crime. The attitude of the Ethiopian adoption officials interviewed in that case was a nauseatingly indifferent, "S_ _ t happens!"

Suite sur le site The Huffington Post.

23/03/2010

Une bonne nouvelle pour les enfants. Les adoptions internationales sont en déclin.

L'adoption internationale est de plus en plus difficile à mesure que les pays ratifient la Convention de La Haye, qui incite à faire adopter les enfants dans leur pays d'origine.

 


Après une forte hausse durant les trente dernières années, l’adoption internationale est en déclin aujourd’hui. Cela peut s’expliquer par le fait que la plupart des pays susceptibles de confier des enfants en vue d’une adoption sont signataires de la Convention de La Haye.
Cette convention prévoit une priorité au maintien dans le pays et la culture d’origine.

De nombreux pays ont aussi leur situation géographique et sociale qui se modifie et de ce fait, s’ouvrent moins à l’adoption. C’est le cas par exemple du Brésil, ou de la Chine.

 

Extraits de "La situation toujours plus tendue de l’adoption internationale".

...

Il apparaît clairement que les demandes d’adoption des pays d’accueil  sont de plus en plus difficiles à satisfaire. Les restrictions imposées par des pays d’origine importants en termes de nombre d’adoptions internationales annuelles poussent les candidats à rechercher ailleurs des possibilités d’adoption. Or, l’histoire contemporaine de l’adoption montre que ces mouvements induisent systématiquement le même phénomène: lorsqu’un pays s’ouvre à l’adoption internationale, il est rapidement submergé par les dossiers de candidats étrangers, beaucoup trop nombreux par rapport aux besoins de ses enfants adoptables.

...


Il apparaît donc essentiel que les pays d’accueil consacrent plus d’efforts à sensibiliser leur population à cette réalité, en soulignant le sens réel de l’adoption internationale telle que consacrée par les textes internationaux. Il est urgent que les pays d’accueil prennent des mesures pour gérer le flux de leurs candidats adoptants.

...


L’adoption internationale ne trouvera son équilibre que si chaque acteur fait sa part du chemin. Nous sommes conscients qu’initier de telles démarches demande un réel courage politique, ainsi qu’un véritable effort didactique de la part de chaque intervenant. Si les professionnels de l’adoption sont souvent conscients de ce phénomène, il devient de plus en plus urgent d’en informer le public et de lui proposer d’autres moyens de soutenir l’enfance en détresse.


Source : Stéphanie Romanens et Pythoud Cécile-Maurin - SSI/CIR.

 

 

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18/03/2010

Des enfants ou des matières premières ?

Children or commodities.jpgAnisha Mortel, 18 ans, vit toute seule en Allemagne. Abandonnée par ses parents adoptifs après leur  séparation, Anisha est venue en Inde à la recherche de sa mère biologique qui prétend que sa fille a été vendue par un home d'enfant qui l'avait volée.


Children or commodities?

 

18 year old Anisha Mortel lives all alone in Germany. Abandoned by her foster parents after they separated, Anisha came to India in search of her biological mother who claims her daughter was sold off by a children's home who had stolen her.

 

TIMES NOW investigates the reasons why children like Anisha Mortel are forever searching answers to who really is responsible for what they are.

Anisha was born in 1992 and was entrusted to 'Tender Loving Care Home'. All that Fathima wanted for her daughter was a better life. She says a children's home promised her exactly that. Fathima did not see her child for the next 28 years.

Fathima, Anisha's biological mother, said, "I went back to ask for my kid. She said don't ask for the child. You gave her off to us. I protested. But she said give money for taking care of the child. I didn't have any. She sold off the kid for 6 lakh."

Fatima had handed over her baby to Sister Teresa who counters the claim.

Sister Teresa said, "What money is Anisha's mother talking about, she wanted to sell the child. She threw the child here. The baby was sick. I was taking care of her."

Tender Loving Care Home is under the scanner in adoption racket.

There are no papers to prove either party wrong or right but what has put the scanner on Sister Teresa's home is that in 2005 TLC Home was found guilty and the home's license cancelled.

Fathima could not find her daughter at the orphanage because the child was not even in the country. Her daughter was given up for adoption and taken in by a couple in Germany.
Fathima's daughter lived with her foster parents unaware of her mother's struggle in India.

Anisha said, "I believe that adopted children are always somehow connected to their country. No matter what happened, no matter how old you were, you always feel it's a part of you and you can't cut it out."

In January 2010 Anisha Moertel returned to India, met the woman who gave her birth.

Anisha said, "In Germany I have no home since I left my parent's house. I have no place to breath out. It's so good to find my mother in India."

This reunion might have happened but questions are being raised about the 26 lives that are still at the home run by Sister Teresa.

Children at the home voice their concern:

1. I want to go to Spain. My Mummy calls on Saturday.
Q: Where does she live? Where does she call you from?
A: From Spain.
Q: Do you want to meet her?
A: Yes, I want to meet her. I want to go there because Mummy, daddy are there.
2. child at the home - "If I go to Germany, I will be happy. They will care for me."

What is confounding is that despite a high court order allowing the home to hold in-country adoptions, Sister Teresa refussees to give these children to prospective Indian parents.

Sister Teresa speaking on children being given for adoption to Indian families said, "Why should they go to Indian families? Many Indian families only make them work as maids."

Over 600 children are sold to foreigners every year, not always to happier homes.
For these young lives it is a constant search for answers and who really is responsible for what they are - too young to know how papers exchanged and changed their destinies - too young to matter as votebanks and too young for anyone to care enough to change their lives.


Source: Times Now | 17 mars 2010

 

17/03/2010

Protection de l'enfance. Nos enfants en otages. Françoise Rodary

Nos enfants en otage Francoise Rodary.jpgLa perte d’un enfant, son vol, sa captation.
L’enfant comme enjeu d’un conflit entre adultes



 
 
Une mise en garde pleine de tact des récits vécus proposés par Françoise Rodary, Co-auteur du Sang des Femmes : la sage-femme, Prix Pergaud 2008.
Frédérique Ferrand, professeur à la Faculté de droit de l’Université Jean Moulin Lyon 3,  membre de la commission européenne de droit de la famille (CEFL) en a rédigé la préface.


Résumé

Neuf récits qui ont pour thème directeur la perte d'un enfant, son vol, ou sa captation. L'enfant est alors l'enjeu d'un conflit entre les adultes. Que celui-ci soit utilisé comme instrument de vengeance lors d'une séparation ; qu'il soit l'objet d'un enjeu narcissique de la part d'un des membres de la famille ; qu'il soit traité comme une marchandise ; qu'il constitue une réserve d'organes à même de régénérer le corps d'un père-ogre, comme le rendra possible la biologie dans un futur proche. Il n'y a pas de psychologie lourdement intrusive dans ces neufs récits (huit sont fidèlement inspirés de faits réels). L'auteur-passeur témoigne et encourage le lecteur à la réflexion, devant ces histoires étonnantes. Ces récits illustrent, chacun à leur manière, l'égoïsme sans scrupule de ceux qui se servent d'un enfant pour arriver à leurs fins. Françoise Rodary nous fait entrer dans le monde cruel de l'enfance trahie, blessée, sacrifiée. Sacrifiée à l'égoïsme des adultes ; à des calculs personnels qui entraînent l'enfant dans une situation chaotique, au détriment de son épanouissement psychologique.


Critique

« Le sens n’est jamais donné ni disponible, il s’agit de se rendre disponible pour lui, et cette disponibilité se nomme liberté. »

Jean-Luc Nancy, Hegel, l’inquiétude du négatif, Hachette, 1997.

Les nouvelles de Françoise Rodary, écrites dans un style limpide et incisif, on les dira volontiers réalistes, mais qu’est-ce que le réalisme ? C’est de leur nudité même que ces nouvelles crues et cruelles tirent toute leur force. Elles rappellent l’art de Maupassant, pour leur côté incisif et concis.

 

L’auteur, toute jeune encore, a été très marqué par la lecture de la nouvelle « Aux champs », qui met en scène un enfant vendu par ses parents à de riches bourgeois. Maupassant met les enfants des deux familles paysannes en scène, leurs sentiments et leurs pensées, il nous les livre, tandis que Françoise Rodary évite soigneusement de mettre en scène les enfants, qui sont les grands absents de ses nouvelles, tout en en étant le motif central. Elle ne plonge pas le lecteur dans une ambiance avec force détails, elle centre son écriture sur le drame, rien que le drame.

 

Quels sont les moyens littéraires mis en jeu par l’auteur et quel dessein poursuit-il ?

 

On l’a vu : les procédés littéraires mis en jeu dans ses nouvelles sont divers. On y trouve des dialogues, des lettres, un article de journal, un forum de discussions sur Internet et même des rapports médicaux ainsi que des notes de synthèse.

 

Les dialogues abondent, toujours justes, toujours amenés par la situation exposée avec force en quelques phrases. Ils nous plongent au cœur des drames humains qu’elle met en scène. Jamais l’auteur ne se permet aucun commentaire, jamais il ne juge.

 

Nul hiatus entre l’auteur et le narrateur. Françoise Rodary fait parler des personnages qui sont des personnes, elle leur donne la parole qu’on ne leur a jamais donnée, que les drames vécus par eux leur a interdite. C’est le seul parti pris de l’auteur.

 

Les histoires parlent d’elles-mêmes, c’est la seule manière de rendre à leur humanité, toute leur humanité - par-delà bien et mal - les personnes qui ont été comme balayées par l’histoire dont ils ont été les acteurs impuissants.

 

Françoise Rodary nous montre que des décisions et des actes conduisent inéluctablement au drame : la perte d’un enfant, dans des circonstances, des contextes géographiques et historiques chaque fois différents.

 

Elle n’a pas fait des enfants des personnages. Les enfants ne parlent pas et ils n’ont pas la parole. Ils n’existent dans ses nouvelles qu’à titre de « référents », pourtant c’est eux qui, à leur manière, sont à l’origine des drames. Chaque enfant est l’enjeu muet d’un jeu de pouvoirs exercé par les adultes qui se servent des enfants pour arriver à leurs fins.

 

Les enfants à l’origine de ces drames entre adultes sont évidemment innocents. Ils ne savent pas, ils ne décident de rien, ils n’ont pas voix au chapitre. Ils subissent la perte irrémédiable d’un de leurs parents par la volonté de l’autre parent, pour des motifs variés que le lecteur découvre au fur et à mesure de sa lecture. L’auteur n’en fait pas des victimes au sens coutumier de ce terme : aucun ressentiment et aucune revendication ne trouvent à s’exprimer dans ses nouvelles. L’auteur, paradoxalement, donne la parole à ces enfants en les laissant à leur mutisme.

 

L’auteur n’entre pas non plus dans la psychologie des parents. Françoise Rodary les montre à l’œuvre, elle met en scène un enchaînement inéluctable, en montrant les conséquences de certains choix de vie ou de certains actes qui retentissent longtemps après coup, sans jamais prononcer, comme nous l’avons souligné, quelque jugement de valeur que ce soit. Le parti pris comportementaliste de l’auteur ne livre que des faits et leur enchaînement auxquels sont enchaînés les acteurs du drame.

 

Le lecteur assiste impuissant au déroulement des drames, et c’est en cela qu’il s’identifie aux enfants absents de ses nouvelles, mais si présents, si l’on songe au fait qu’ils sont au cœur des drames évoqués. Oui, la force incroyable de ces nouvelles est là : l’impuissance ressentie par le lecteur est bien la même que celle qui fut celles des enfants au moment du drame. A la fin de notre lecture, nous restons sans voix, mais la pensée est à l’œuvre qui nous enjoint de nous demander d’agir au mieux dans notre propre vie pour que de tels drames ne se produisent pas dans « notre cercle de vie ». Si morale de l’auteur il y a, elle est là et rien que là…

 

Aucun « je » dans ces contes cruels modernes, aucun au-delà salvateur qui laisserait entrevoir une transcendance qui s’érigerait en instance appelée à prononcer des jugements moraux ni à proposer des exercices expiatoires.

 

La justice, parfois, se mêle au drame, mais la justice des hommes agit exclusivement dans l’intérêt des enfants, elle fait partie intégrante du drame, dont elle n’atténue nullement la cruauté, mais qu’elle clôt sur lui-même.

 

« Nos enfants en otages  » procure un bonheur de lecture rare et très singulier.

 

Ce livre est beau, malgré sa cruauté. Sa hauteur morale tient toute entière dans le tour de force littéraire qu’il est dénué de toute moralisme. Qu’on ne s’y trompe pas : l’auteur n’est pas relativiste, encore moins nihiliste. Elle ne prône pas la loi du plus fort, elle ne fait pas implicitement l’apologie du fait accompli, du coup de force. Il traduit un respect absolu des personnes en ne prononçant aucune condamnation, cette facilité des bien-pensants.

 

Dans ces récits, personne n’est ni tout blanc ni tout noir, les personnages évoluent dans un monde gris. La position de l’auteur rappelle le froid réalisme hégélien. Ce que Jean-Luc Nancy dit du geste philosophique de Hegel, nous pourrions le dire du geste littéraire de Françoise Rodary :

 

« Ce monde se perçoit comme le monde gris des intérêts, des oppositions, des particularités et des instrumentalités. Il se perçoit ainsi comme un monde dont l’histoire est une succession d’atrocités et dont la conscience est la conscience d’un malheur constitutif. C’est à tous égards le monde de l’extériorité d’où la vie se retire au profit d’un déplacement sans fin d’un terme à un autre, sans soutien ni recueillement dans une identité de sens. Jamais plus ce déplacement ne rejoint le mouvement d’une transcendance qui le soulèvera vers une signification suprême. Il connaît la possibilité « de la mort privée de signification », c’est-à-dire de la mort de la signification même. »

Ce livre, à tous égards, est un livre athée, écrit par-delà bien et mal, mais il ne se réclame explicitement d’aucune obédience philosophique, il évite cet écueil.

 

Par-delà leur valeur littéraire intrinsèque, les nouvelles de Françoise Rodary nous livrent une leçon de vie et de philosophie sans concepts ni jugements assénés au lecteur. C’est une leçon de liberté, donnée avec une infinie pudeur, la seule qui vaille en la matière.

 

Source: Portail du Chasseur abstrait.
 


Nos enfants en otage
·  Broché: 226 pages
·  Editeur : Editions Pascal (18 février 2010)
·  Langue : Français
·  ISBN-10: 2350190765
·  ISBN-13: 978-2350190761

 

 

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16/03/2010

Australie. Des familles prises dans le cauchemar de l'adoption éthiopienne.

Australians caught in Ethiopian adoption nightmare - ABC News.jpgAustralians caught in Ethiopian adoption nightmare.
Australian families have made serious allegations of corruption within Australia's inter-country adoption program with Ethiopia.

 

The ABC has spoken to several families who claim they have been lied to in the course of their adoption process.

They have told heartbreaking stories of their time in Ethiopia - from witnessing their new baby choking on vomit, to a young boy being kept in a bucket to stop him from moving about. One family had to pay a bribe and others found their paperwork falsified with their child's age dramatically altered.

The families say the Federal Government has been slow to act and has not fully investigated the allegations.

When Jody was holding her baby son in her arms, she was distraught to witness an Ethiopian mother discover she had lost hers forever.

"When I was walking [out of the women's centre] a lady screamed and yelled and cried and fell to the ground," she said.

"This mother had come back to the women's shelter [where] she'd placed her baby for adoption. She changed her mind and came back to get it within a couple of days - but it was already gone.

"That was just heart-wrenching and I felt sick."

She added that she thought the process was far too quick to have gone through the proper channels.

Last year Foreign Correspondent revealed corruption within US-Ethiopia adoptions, and more families have spoken out as a result.

It seems some Australians are not protected from corruption despite it being an Australian Government-run program.

The person in charge of the program is Ato Lakew Gebeyehu. ABC News Online made a number of attempts to contact Mr Gebeyehu, but was unable to do so.

Mr Gebeyehu is responsible for Koala House, a transition home for children going to be adopted by Australian families. This home, which is part of the Australian government program, is accused of not properly feeding the children and maintaining their health.

The office of Attorney-General Robert McClelland says a recent review found issues of concern within the program and is working to restructure the program.

ABC News Online has been told by a spokesman for Mr McClelland that Australia will sign a new agreement with Ethiopia, however whether Mr Gebeyehu remains in his position is still to be decided.

But the ABC has obtained documents showing the Howard government knew of serious concerns about the program in 2005 and that the Rudd government was warned again in 2008 by Brussels-based human rights organisation Against Child Trafficking.

 

Koala House

The families interviewed by the ABC have had their names changed because of fears they may lose their children and concerns that life will be made hard for surviving biological relatives in Ethiopia.

Australian parents pay thousands of dollars in fees, donations and aid for the care of their children in Koala House.

But all three families say their children were handed to them with a range of problems including severe malnutrition and pneumonia.

Sarah, who has adopted three Ethiopian children, believes the money she paid to care for her children never reached them.

"In our first adoption we took over about 80 kilos of aid. The majority of that was formula, and because we had a baby we also paid the formula fee for her," she said.

"We were also asked to replace all of the formula she would have consumed during her time she was at Koala House ... and it turned out she was actually fed cow's milk and was lactose intolerant.

"She was massively malnourished when we got her. She had full-blown pneumonia because she'd been swallowing her own vomit."

Sarah's older daughter later explained that she was hardly fed.

"She'd get given rice and carrot mixed together as a meal of porridge for breakfast. Except for when the Australian families came ... [they] would put on a big party ... and when that happened, there would be so much food. But when those families went, then it'd be carrot and rice," she said.

Jody says it was a similar story when she and her husband were in Ethiopia to collect their son from Koala House.

"Our son has attachment issues, but he was never held or cuddled until we got him. He was just picked up to be changed or had a bottle propped up on a pillow," she said.

"We were told when we picked him up that they used to sit him in a bucket so he couldn't learn to move around much. He'd worn all the hair off the back of his head from it rubbing against the bucket.

"A friend of ours had an older child who says they only get one meal a day, which was concerning because the amount of money that we raised for the centre. I raised thousands and thousands."

 

Program reinstated

 

Earlier this month Mr McClelland announced he will lift a temporary suspension of the adoption program, after concerns of possible breaches of the Hague Convention on inter-country adoption.

The convention is in place to ensure the welfare of children is the priority and that international adoptions are used only as a last resort. Australia is a signatory to the convention but Ethiopia is not.

It will resume operating on April 6 with some changes made, but it appears Mr Gebeyehu will stay in charge.

Against Child Trafficking spokeswoman Roelie Post says Mr Gebeyehu was arrested in Ethiopia and held for 12 days on suspicion of trafficking children to Austria in 2008.

Ms Post says her organisation received little response from the Australian Government after alerting it to this and other alleged concerning practices.

"The children are not orphans. The paperwork is often faked. Parents are declared dead who are not dead and children are given the wrong ages," she said.

"Our organisation sent a letter to the Australian Government with 1,600 pages attached to it with evidence of trafficking in adoptions relating to Australia and India.

"Also we alerted the Australian authorities to Ethiopia, especially to the Ethiopian representative whose name was mentioned in a trafficking case in Austria."

Ms Post does not accept the Australian Government's explanation that Mr Gebeyehu's arrest was just a case of mistaken identity. She thinks there are serious issues that need to be investigated and that the case was mishandled.

"The children come from the same pool, therefore the situation [in Australia] is comparable to adoptions in the US or the Netherlands or any other country."

Sarah says she is aware of older adoptive children recognising each other from Ethiopia and while she stops short of calling it child trafficking, she says it is "on the fringes".

"I have heard that has happened in Australia, where children have known each other prior to coming under Lakew's care - that's a very big coincidence," she said.

 

Blocked

 

All families interviewed by the ABC claim they were not supplied with paperwork and vital information about their children and were blocked by officials from finding information on biological families.

When Anne and her husband adopted their daughter, they say almost all the information about their child's origin was falsified.

They were told she was abandoned, but when through their own search they tracked down the biological parents, they discovered this was a lie.

"The [birth parents] were both devastated, particularly the father. They were so sad to think that their child would have grown up thinking she had been abandoned by them.

"They told us that they could never have done such a thing to their child. They agonised over the decision to relinquish their daughter and they did it legitimately.

"What makes us angry is that our daughter was stripped of her history and there seems to be no valid reason for this to have happened.

"Our child was given a new name and a new birth date and was passed off as having been abandoned."

Sarah adopted two sisters in 2002. She and her husband were told the "orphaned" children were four years old and nine months, with no living relatives.

They later found the eldest daughter was not four, but closer to eight. They also discovered the girls had a mother and that the eldest had two brothers whom she was allegedly warned never to mention.

"She told us exactly where they were and we located them two days later and the brothers told us at the time that she was eight years old," she said.

Jody was also told that her son was abandoned and there was no information about his mother. But years later when her family returned to Ethiopia for their second adoption, they discovered this was not the case.

"With a bit of what we call African persuasion, which is $500, we managed to get a photograph, full name and full details of his birth mother," she said.

"The whole place revolves around money under the table."

 

Source: ABC News | 16 mars 2010.

 

Trafic d’enfants éthiopiens : la main qui anime le berceau brisé

L’Ethiopie est le lieu d’un scandaleux trafic d’enfants, note Alemayehu G. Mariam. Une pratique dans laquelle les agences et les autorités éthiopiennes conspirent afin de rassembler des enfants autochtones destinés à l’adoption à l’étranger. Les conditions dans lesquelles ces enfants sont «récoltés» en masse et soumis à la marchandisation font qu’ils sont des millions à travers le monde à pleurer d’avoir été arrachés à leurs familles et à leur pays, dénonce Mariam.

Source: Pambazuka News, 14 mars 2010, Numéro 138.

16:05 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : australie, éthiopie | |  del.icio.us

15/03/2010

Suisse. Les portes de l’adoption internationale se ferment.

Mince! «Voilà ce qu’on se dit. Mais c’est indiscutablement la meilleure chose qui puisse arriver à l’enfant», relate Béatrice, en évoquant le jour où elle et son époux se sont entendus dire que la tendance était aux adoptions nationales. Autrement dit à la mise en place de solutions dans le pays d’origine plutôt qu’à l’étranger.




Depuis, Priya, une adorable fillette indienne, a franchi la porte de leur maison de Muraz (VS). Mais nombreux sont les couples à voir leurs espoirs bousculés par cette réalité, qui prend de l’ampleur. «En Colombie, par exemple, le nombre d’adoptions nationales a augmenté de manière significative, passant de 5% à 30% environ ces dernières années», indique Ricardo Graells, président de l’association Adopte. ch, qui organise le 24 mars une conférence sur l’adoption(lire ci-dessous).


Moins de déracinement


«Plusieurs pays privilégient des pistes multiples, comme le placement en famille d’accueil ou parmi les proches. » Le phénomène s’explique par l’entrée en vigueur de la Convention de La Haye sur l’adoption – depuis 2003 en Suisse –, qui favorise ces alternatives au nom du bien de l’enfant, qui n’a ainsi pas à subir de «déracinement». Ricardo Graells l’attribue également à «l’émergence d’une classe moyenne» dans certains pays, en dehors de l’Afrique.


C’est la perception même de l’adoption qui évolue. Si elle a pu passer pour «rose» autrefois, elle est à considérer aujourd’hui comme «une intervention de dernier recours». «Il y a de moins en moins d’enfants adoptables», atteste Marlène Hofstetter, présidente de la Conférence suisse des organismes intermédiaires en adoption. Elle cite le cas de l’Inde, où 75% à 80% des enfants adoptés sont au bénéfice d’une solution trouvée sur place. Les couples désirant accueillir un enfant en bas âge – un critère récurrent – voient bien souvent leurs attentes déçues, certains pays réservant les poupons au réseau national. «C’est le cas de la Russie, par exemple, où il est impossible d’adopter des enfants de moins de 8 mois», relève Ricardo Graells.


La tentation de l’illégalité


Une diminution de l’«offre» qui se traduit par une érosion continue du nombre d’adoptions en Suisse: quelque 740 en 1980, 500 en 2000, 400 en 2005 et à peine plus de 300 en 2008. «La tendance n’est pas spécifique à la Suisse. Tous les pays occidentaux, en particulier la France et l’Espagne, qui sont très actifs en matière d’adoption, la connaissent. »


«On ne peut être que satisfait de cette évolution, estime Dominique Morgen, forte de son expérience de mère adoptive et qui témoignera lors de la soirée du 24 mars. Cela dit, il y a tant d’enfants qui vivent dans des conditions indécentes. Il vaudrait peut-être mieux assouplir les lois pour leur permettre de grandir dans une famille, je pense aux couples stériles en particulier, plutôt que dans un orphelinat. »
De quoi tenter certains candidats à emprunter des voies illégales, ou du moins un peu moins encadrées, comme celle que peut représenter une adoption privée (sans recours à un intermédiaire agréé), soit environ 30% des cas.


Le risque n’est pas à exclure. D’autant que la loi suisse est déjà réputée contraignante, en exigeant des futurs parents adoptifs un âge minimal de 35 ans. Difficile d’évaluer l’ampleur de ce marché gris. «Au final, les enfants quittent le pays avec une procédure d’adoption», note Marlène Hofstetter.


Béatrice a vu son vœu exaucé après trois ans et demi d’une attente faite de doutes et d’espoirs. La patience, voilà sans doute le prix de ce sourire venu d’ailleurs, qui porte la certitude de ne pas avoir été enlevé de force à sa maman biologique.


Source: 24heures.ch 11.03.2010

 

 

Dominique Nachury : « L’adoption internationale est en baisse aujourd’hui »



Aujourd’hui le nombre de pupilles est assez limité en France donc l’adoption nationale est compliquée et répond à des règles particulières.

Après une forte hausse durant les trente dernières années, l’adoption internationale est en baisse aujourd’hui. Cela peut s’expliquer par le fait que la plupart des pays susceptibles de confier des enfants en vue d’une adoption sont signataires de la convention de La Haye.
Cette convention prévoit une priorité au maintien dans le pays et la culture d’origine.

De nombreux pays ont aussi leur situation géographique et sociale qui se modifie et de ce fait, s’ouvrent moins à l’adoption. C’est le cas par exemple du Brésil, ou de la Chine.



Source : Lyonmag. 11 juin 2009.

14/03/2010

La Slovaquie prévoit d’enlever des enfants roms à leur famille

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Amnesty International estime que le fait de créer des internats pour les enfants roms et de « les détacher progressivement de leur mode de vie actuel dans les campements » serait discriminatoire et constituerait une atteinte flagrante au mode de vie des Roms.


Ce 8 mars 2010, le Premier ministre slovaque, Robert Fico, a annoncé que le gouvernement proposait un système dans lequel les enfants roms vivant dans des campements seraient placés dans des internats.



« L’idée que les enfants roms doivent être enlevés de leur famille et placés dans des internats, alors qu’ils pourraient être scolarisés dans des écoles classiques près de leur domicile, est de toute évidence contraire au principe de l’intérêt supérieur de l’enfant. C’est une atteinte à leur identité de les déraciner de leur environnement et de les enlever à leur famille », a déclaré Halya Gowan, directrice du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.



Les difficultés que rencontrent certaines familles roms vivant dans des campements – comme d’autres familles en Slovaquie – pour assurer l’éducation de leurs enfants en raison de la pauvreté, des barrières linguistiques et d’autres facteurs mettent en évidence la nécessité que le gouvernement apporte à tous son soutien et son assistance pour surmonter ces obstacles.



« Isolés du monde extérieur, les enfants roms auront plus de mal à participer pleinement à la société slovaque. La proposition du gouvernement perpétuera la ségrégation qu’ils subissent actuellement. En fait, elle va même l’officialiser, a souligné Halya Gowan.



« La proposition du gouvernement est complètement inadaptée aux évolutions de l’Union européenne. Si elle est adoptée, elle sera absolument contraire au droit slovaque et aux engagements internationaux en matière de droits humains sur la non-discrimination auxquels la Slovaquie est tenue. »



Amnesty International a déjà fait part à plusieurs reprises de ses graves préoccupations face à la discrimination et la ségrégation que subissent les enfants roms dans les écoles slovaques, notamment par le biais de leur placement dans des établissements spéciaux et des classes destinées aux élèves atteints de handicap mental.



« Au lieu de créer un nouveau système parallèle d’éducation distincte pour les enfants en fonction de leur origine ethnique, il faut que le gouvernement slovaque concentre ses efforts sur l’objectif d’intégrer tous les enfants dans l’enseignement général, quelles que soient leur origine sociale, leur langue ou leurs aptitudes », a insisté Halya Gowan.



Amnesty International engage le gouvernement slovaque à traiter le fond du problème : la ségrégation persistante dont sont victimes les enfants roms dans l’éducation, qui devrait être vaincue par des réformes du système scolaire afin de garantir un enseignement réellement ouvert à tous les enfants. Le gouvernement doit apporter un soutien adapté aux familles et aux élèves qui en ont besoin, pour que ces enfants puissent s’intégrer pleinement dans les écoles élémentaires classiques et y développer au mieux leurs capacités.



Pour voir le document Slovakia : Roma Children Still Lose Out : Segregation persists in Slovak schools despite new law - Campaign Digest, cliquez ici.


Source: Amnesty International.be | 8 mars 2010


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Les Roms, abandonnés comme jamais



Citoyens européens, les Roms sont de plus en plus institutionnellement maltraités. La non-scolarisation de milliers d’enfants est un scandale criant, dénoncé aujourd’hui par certains parlementaires



Nous sommes en 2010, aux portes de Paris. Le 7 février, deux enfants roms de trois ans et quinze mois mouraient dans l’incendie de leur cabane, située sur un terrain d’Orly (94). Censées avoir les mêmes droits que tous les citoyens, les familles roms continuent de subir les discriminations les plus violentes. Quelques jours après, les 11 et 12 février, le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, se rendait en Roumanie pour « renforcer la coopération bilatérale en matière de répression des trafics et d’insertion sociale » [on notera l’ordre des priorités, ndlr]. Il s’agira clairement de limiter la libre circulation, dont le principe, déclare le ministre, « ne doit pas servir d’alibi au trafic d’êtres humains ». Trop de « rapatriés » (8000 personnes l’an dernier) – avec une aide au retour de 300 Ä par adulte et 100 Ä par enfant – seraient revenus en France, et un fichier avec empreintes digitales, comme au bon vieux temps, doit être mis en place d’ici quelques mois. Il s’agit, rappelons-le, de citoyens européens. Mais visiblement de seconde zone. De fait, originaires de différents pays européens mais à 90 % Roumains, ils sont à distinguer des gens du voyage qui, eux, sont citoyens français. Les Roms bénéficient en principe des mêmes droits que les autres communautaires… excepté l’accès au salariat pour une période transitoire censée s’achever fin 2011.
Le volet insertion est incontestablement plus compliqué. D’ailleurs l’office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) prévoit en principe une aide de 4000 Ä aux Roms initiant un projet professionnel. Qu’y aura-t-il de plus ? On ne sait. Les collectivités locales de chaque pays pourraient, au mieux, coopérer pour présenter un projet. Une conférence européenne sur les Roms doit avoir lieu à Cordoue au mois d’avril.


Une quarantaine de camions d’enseignement en France



Dans le contexte actuel de cette improbable insertion, il existe un élément clé, pivot d’avenir : la scolarisation. Entre cinq et sept mille enfants roms sont, en France, directement concernés, selon le réseau Romeurope. Pourtant, « l’exclusion de l’école constitue presque la norme pour les enfants roms présents en France, plus encore qu’en Roumanie » : le 10 février, quelques députés et sénateurs (Verts, PCF, PS) ont reçu les associations de soutien et quelques enfants roms à l’Assemblée nationale. Il y a été dit qu’environ 2200 habitants de bidonvilles avaient été expulsés dans les deux derniers mois de 2009 ; deux éducatrices spécialisées ont témoigné des obstacles administratifs érigés par les communes pour l’inscription des enfants à l’école. À cette discrimination sociale, ethnique, Romeurope répond, dans une étude de 78 pages, par quelques propositions, dont certaines sont un rappel du droit commun : recensement par les communes des enfants en âge d’être scolarisés, respect du principe de leur affectation dans l’école du secteur, contrôle par l’inspection académique… Le fait, par exemple, qu’il existe une quarantaine de camions d’enseignement en France ne doit pas dédouaner les élus de scolariser les enfants dans leurs communes. En outre, les classes d’initiation (CLIN) et d’accueil (CLA) doivent enfin bénéficier de moyens suffisants, et la scolarisation dès la maternelle favorisée. Les conseils généraux devraient prévoir aussi des aides incitatives (cantine, transport, fournitures…), et les professionnels de l’Éducation nationale disposer de formations adaptées [1].
Évidemment intolérable, cette situation contrevient aux engagements du pays pour les droits de l’enfant.



Source: Lien Social N° 962 du 25 février 2010

07:09 Écrit par collectif a & a dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : slovaquie, roms, amnesty international | |  del.icio.us

11/03/2010

Les souffrances nées de l'exil

Exil Diaspora.jpgHier,  Libération dressait le portrait de la pédopsychiatre Marie-Rose Moro qui consacre son travail aux souffrances nées de l'exil. Elle accompagne les enfants nés ailleurs dans leur parcours d'adaptation, enfants de migrants et enfants de l'adoption internationale.


La valorisation de la langue maternelle (pendant les consultations les enfants et les parents parlent dans leur langue maternelle) fait partie de ses méthodes de travail. Pour aider les enfants à se construire et à vivre heureux en France, elle se rattache donc à leurs racines et à leur culture d'origine, ce qui me semble être une approche très intéressante en ces temps de peur du communautarisme.
Et comme la vie fait parfois bien les choses, le portrait de Libération sort exactement au moment où je voulais parler d'Edward W. Said.

 

Edward W. Said, intellectuel palestinien de citoyenneté américaine, a lui aussi beaucoup travaillé sur l'exil et ses douleurs. Il parle de l'exil comme d'une "fissure à jamais creusée entre l'être humain et sa terre natale", une expérience d'une douleur insurmontable, source de rancoeur et de regrets, mais aussi d'un certain regard sur le monde.

 

Parce qu'ils sont déracinés, qu'ils ont l'expérience de plusieurs langues et de plusieurs cultures, les exilés sont dans une situation de décalage et de solitude qui les rendrait plus à même de créer, de penser le monde, etc. Edward W. Said considère qu'une partie importante de la culture occidentale moderne est l'oeuvre d'exilés, d'émigrés, de réfugiés. Mais il ajoute également, qu'à trop vouloir valoriser cette richesse de l'exil pour l'humanité, il y a un risque de banalisation des douleurs du déracinement.

 

Ce que je retiens de Marie-Rose Moro et d'Edward W. Said, c'est qu'il ne faut pas oublier l'émigré dans l'immigré, celui qui est parti avant d'arriver.
Edward W. Said illustre ses propos en citant un autre exilé palestinien, le poète Mahmoud Darwich, auteur des lignes qui suivent.

Mais je suis l’exilé
Prends-moi sous tes yeux
Où que tu sois, prends-moi
Rends-moi la couleur du visage et du corps
La lumière du cœur et des yeux
Le sel du pain et de la mélodie
Rends-moi le goût de la terre et de la patrie !
Prends-moi sous tes yeux
Prends-moi comme une peinture sous la chaumière des soupirs
Prends-moi comme un verset dans le livre de ma tragédie
Prends-moi comme un jouet, une pierre de la maison
Afin que la génération future
Sache reconnaître
Le chemin de la maison !

- Rien qu’une autre année -


Edward W. Said, Réflexions sur l'exil et autres essais, Actes Sud, 2008 (pour la traduction française).
Mahmoud Darwich, Rien qu'une autre année, Anthologie poétique (1966-1982), Les Editions de minuit, 1983.


Source: Diaspora | 11 mars 2010

09/03/2010

Les enfants adoptés en Ethiopie finalement abandonnés

Ils venaient d'Éthiopie. Très vite, leurs parents adoptifs s'étaient sentis dépassés. Jusqu'à l'abandon. Le couple était poursuivi, hier, à Nantes, pour soustraction à ses obligations légales.
Les mots du procureur de Nantes sonnent comme une gifle : « Ils resteront parents de ces enfants qu'ils le veulent ou non, jusqu'au bout de leur vie ». Mais ils ne veulent plus. La mère, enseignante en collège, le père, administrateur de société, refusent tout contact avec leurs deux garçons, aujourd'hui sur le banc des victimes.


Ils ont entre 12 et 13 ans. Abandonnés en Éthiopie, ils l'ont été une seconde fois par ce couple adoptif. « On a voulu créer un lien affectif, mais on a été submergés par les difficultés matérielles », explique posément la mère. Son mari : « La première semaine s'est bien passée puis les relations se sont dégradées. » Le couple décrit des enfants difficiles, violents, qui font pipi partout. « Une demi-heure avant d'aller au travail, fallait nettoyer. » La présidente s'étonne : « Vous avez voulu un enfant absolument. Cela n'a pas marché. Un peu comme dans une démarche de consommation, on rejette le produit pas conforme. »


« La moins pire des solutions ! »


Les parents ressassent leurs difficultés. « Très rapidement, on a demandé un soutien psychologique pour les enfants. » Mais la musique est différente à l'école, chez l'assistante sociale, la puéricultrice... L'institutrice s'inquiète d' « une absence de tendresse des parents, d'un mode éducatif rigide ». Malgré tout, l'adoption plénière est prononcée sans réserve.


En 2003, le couple donne naissance à une petite fille. La vie de famille se complique un peu plus. « Ils dégradaient tout à la maison. » Les deux garçons sont placés. Trois mois plus tard, les parents sollicitent leur abandon. Refus. « On était au bout du rouleau. On a donné pendant quatre ans, on n'a rien reçu. C'était la moins pire des solutions ! » Ils coupent donc les ponts. « On savait qu'ils ne grandiraient pas à la maison. Pourquoi recréer un lien artificiel ? »


Depuis, ils versent 400 € pour l'éducation des enfants mais n'exercent pas leur droit de visite. C'est pour cela qu'ils sont jugés. Les enfants les écoutent, sursautent, ravalent leur colère. Le plus grand veut dire quelques mots. S'il faisait pipi, c'était parce qu'il était enfermé dans sa chambre. Le procureur tonne : « Ils se sont soustraits à leurs obligations légales. C'est inadmissible. » Il requiert un an avec sursis.


« La loi n'est pas la morale », plaide Me Boog, l'avocat des parents, qui se place sur le terrain juridique. Selon lui, les parents ont rempli leurs obligations légales, c'est-à-dire l'autorité parentale et les frais d'entretien. C'est tout. Le reste ? « Sans doute pas moral », mais pas
« sanctionnable ». Relaxe, plaide-t-il. Le jugement est mis en délibéré au 29 mars.


Source: Ouest-France | 09 mars 2010

 

- Adoption éthiopienne tourne mal
Un couple d'Australiens a abandonné leurs enfants adoptés éthiopiens aux mains des autorités après avoir été incapable de surmonter le fait que ces enfants étaient plus âgés que ne prétendaient les officiels africains.
Les deux enfants, qui ne peuvent pas être identifiés pour des raisons juridiques, étaient âgés d'environ deux et quatre ans de plus que ce qui est indiqué sur leurs documents et ils ont été adoptés par une autre famille australienne. Les parents qui ont renoncé à l'adoption ont dit qu'ils n'avaient pas les compétences pour traiter des enfants plus âgés et lesdites autorités devraient avoir vérifié les âges. Les enfants leur ont aussi dit qu'ils avaient un frère (ou soeur) plus âgé - un fait non déclaré dans la documentation sur leurs origines.
Détails dans l'article en anglais Ethiopian adoption went awry dans The Australian | 10 mars 2010
Via Fabriquée en Corée.



- Royaume-Uni. Un enfant sur 15 ne réussit pas à créer des liens avec sa famille adoptive.
Le nombre d'enfants adoptés dont les nouvelles familles se décomposent ont doublé au cours des cinq dernières années, [...] Ils suggèrent que près d'un enfant sur 15 qui sont adoptés par les nouveaux parents ne parviennent [...]
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- Elle a abandonné son fils adoptif, qui ne "s'attachait pas". Pendant 18 mois, une mère a lutté pour se relier avant la renonciation de son enfant.
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- Un diplomate néerlandais accusé d'abandonner sa fille adoptée
L’opinion lui reproche d’avoir abandonné Jade, sa fille adoptive de 8 ans. Cette petite Sud-Coréenne a été adoptée à l’âge de 4 mois, alors que Meta Poeteray, la femme du diplomate, se croyait stérile. Après l’adoption, elle a mis deux garçons au [...]
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- Enfants adoptés, l'envers du décor
Ministère de la Santé se sont décidés à "quantifier" les échecs de l'adoption, ils n'imaginaient pas un tel résultat. [...] l'abandon." Franck se raccroche à l'association d'aide aux enfants adoptés qu'il veut fonder pour faire comprendre aux [...]
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05/03/2010

Mise en garde concernant la poursuite des adoptions au Népal

Order 2010 No. 951Order 2010 No. 951Adoption Alert Nepal.jpgAdoption Alert. Caution About Pursuing an Adoption in Nepal.


The U.S. Department of State strongly discourages prospective adoptive parents from choosing Nepal as a country from which to adopt due to grave concerns about the reliability of Nepal’s adoption system and the accuracy of the information in children’s official files.  The Department also strongly discourages adoption service providers from accepting new applications for adoption from Nepal until reforms are made, and to be vigilant about operating in an ethical manner under the current adoption system.



The Hague Conference on Private International Law recently released a report on its Intercountry Adoption Technical Assistance Program, based on a visit by a delegate from the Hague Conference’s Permanent Bureau to Nepal in November 2009 (http://www.hcch.net/upload/wop/nepal_rpt09.pdf). This report is the result of an independent analysis of Nepal’s intercountry adoption system under the new Terms and Conditions put in place in 2008. The report details a number of weaknesses in Nepal’s current adoption system, including the falsification of documents, improper financial gain, and lack of a child protection system.



Based on our own observations and experience with adoption cases in Nepal, the U.S. Department of State shares many of the concerns outlined in the Hague report. In one of the first cases processed by the Government of Nepal after the revision of the Terms and Conditions, the U.S. Embassy in Kathmandu found that the adopted child was not a true orphan and that his birth parents were actively searching for her.



We encourage parents who have filed an application with the Ministry of Women, Children and Social Welfare (MWCSW) in Nepal, but have not yet been matched with a child or received an Adoption Decree issued by the Government of Nepal, to consider a change of countries. The Department of Homeland Security, United States Citizenship and Immigration Services (USCIS), allow one change of country to be made in connection with one’s I-600A application without fee.  A request to change countries should be made in writing to the USCIS Field Office where the I-600A was originally filed.  (Any subsequent request for a change of country would require a fee.)



Hague-accredited U.S. adoption services providers, and adoption service providers that may apply for Hague accreditation in the future, are reminded that their actions in facilitating and/or processing adoptions in any country (whether Hague or non-Hague) will be evaluated during the Hague accreditation or accreditation renewal processes, in accordance with the accreditation regulations (22 CFR Part 96), including whether, among other things, the provider has established and rigorously followed ethical adoption practices and operates in the best interest of prospective adoptive children.



Prospective adoptive parents who currently have active files at the Ministry of Women, Children and Social Welfare and who may already have an approved I-600 Petition to Classify an Orphan as an Immediate Relative from a USCIS domestic Field Office are reminded that consular officers are required by law to conduct an I-604 orphan investigation to verify the child's orphan status in order to the issuance of an IR-3 or IR-4 immigrant visa.  Depending on the circumstances of a case, this investigation may take up to several months to complete, even if the I-600 Petition is already approved.  In every country, we rely on the host government’s diligence to protect the safety and interests of their own children through careful administration of their national adoption process.  In the absence of a reliably diligent partner, it can be very difficult to confirm that a child is truly an orphan.  Cases in which a child’s orphan status cannot be confirmed will be forwarded to USCIS for review and final determination. We strongly recommend that adoptive parents not travel to Nepal until the Embassy has confirmed that the I-604 has been completed.  Under current procedures, prospective adoptive parents may file their I-600 petition with USCIS in the United States, which then triggers the I-604 investigation in Nepal. Adoptive parents may contact the Embassy at adoptionsnepal@state.gov should they have questions about the status of their case.



The U.S. Embassy in Kathmandu continues to meet with officials within the Government of Nepal and with other foreign missions concerning the current status of adoptions in Nepal.  The joint statement issued by the International Adoption Working Group on February 25, 2010 may be found at http://nepal.usembassy.gov/pr-2-24-2010.html.



Please continue to monitor adoption.state.gov for updated information as it becomes available.

 


Source: U.S. DEPARTMENT OF STATE - Bureau of Consular Affairs - Office of Children’s Issues | 4 mars 2010.

 

- United-KIngdom halts adoption from Nepal because of entrenched corruption
The Special Restrictions on Adoptions from Abroad (Nepal) Order 2010 No. 951 imposes a statutory suspension on the adoption of children from Nepal by British residents.

 

- Flawed Adoption System Highlighted by Nepal's Stolen Children
Illiteracy has allowed kids to be stolen in Nepal in what is surely shocking news.
Rajan Kumar Nepali did not know he was giving up his two young children when he put his thumbprint on a document handing custody to an orphanage in the Nepalese capital Kathmandu.
The owners of the children's home had promised to take care of his son and daughter while the 28-year-old labourer, who cannot read or write, tried to get his life back on track after he became addicted to drugs.
Instead, the children were put up for adoption abroad -- a highly lucrative business in impoverished Nepal, where campaigners say orphanages can make up to 10,000 dollars from each child.
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- Le Népal épinglé sur l'adoption internationale
Des diplomates de quatorze pays ont demandé dans un communiqué publié mercredi par l'ambassade américaine que le Népal renforce les contrôles sur l'adoption internationale, après la découverte d'un dossier lancé sans l'autorisation des parents biologiques.

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- Trafic d'enfants au Népal
Selon Madhav Pradhan, "la majorité des adoptions internationales au Népal sont irrégulières". [...] peuvent kidnapper 103 gosses sans risquer grand-chose." - NÉPAL: Inquiétude grandissante face aux adoptions illégales.
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- Népal. Etude sur les adoptions internationales
2008-09-03 10:10:00 Non pas le profit mais les droits de l'enfant doivent guider les adoptions au Népal. [...] L'étude "Adopting the rights of the child: a study on intercountry adoption and its influence on child protection in Nepal" (60 pages) [...]
Lire la suite


 

 

09:44 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : népal, usa | |  del.icio.us