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23/04/2010

Le Président roumain: la loi sur l'adoption en Roumanie ne changera pas durant mon mandat

Romanian President Traian Basescu.jpgLe Président roumain Traian Basescu a déclaré ce jeudi à Bruxelles que la loi sur l’adoption de son pays ne changera pas, "au moins" pas pendant son mandat, quel que soit le lobby en faveur de la modification apportée "à Bruxelles et ailleurs."


Une pétition pour la réouverture des adoptions internationales en Roumanie a été rejetée le 23 Mars 2010 à la demande de l'eurodéputé roumain Victor Bostinaru, unanimement soutenu par le Comité des Pétitions du Parlement Européen.

 

Bostinaru a dit qu'à l'époque, avant son adhésion à l'UE, l'Union européenne elle-même avait demandé que la Roumanie interdise les adoptions internationales et que cette decision a bien été  accueillie par le Parlement Européen et la Commission Européenne. Il a ajouté que toute tentative de remettre ce sujet à l'agenda des institutions de l'UE, ou de pressions sur la Roumanie, doit être rapidement et fermement réfutée.

 


Source : Mediafax, Romania For Export Only

16:00 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roumanie, europe, lobby adoption | |  del.icio.us

22/04/2010

Adoption ou vente. L'influence de l'industrie de l'adoption dans l'Union Européenne

adoption oder verkauf.jpgADOPTION OR SALE. The influence of the adoption industry in the EU

The welfare of the child concerned is in the subject of international adoption not always at the center of the decision. And: Behind it an industry operates with tangible economic interests. Which is also very active in the EU.


An Internet video of the Italian adoption agency Amici dei Bambini. Several African children stand in front a few huts and look confused at the camera. In the background, CEO Marco Griffini warns: These Congolese children desperately need our help, their own parents have failed them. Here at latest Roelie post hears all the alarm bells. This Dutch woman worked until recently for the EU Commission in the area of child protection.

 

"They go into the poor areas and villages, and look where there are poor families or single mothers, or families in crisis, and then say we have a better solution: Your child can get into a home and get a good education. And in the end the child then goes abroad. "

Roelie Post knows many of these cases and fights for a global ban on international adoptions - also here in Europe. In the late 90s, they had discovered in Romania a systematic trade in children in care. At that time she was responsible for the allocation of EU funds to the Romanian child protection and unveiled a sophisticated system.

 

"Foreign adoption agencies give money for child protection in Romania and got points for it. And the adoption agencies which had the most points got also most children."

The more money a foreign adoption agency donated to a home, the more children it received for foreign adoptions. Hence the interest of the agencies to get the highest possible amount of EU aid and money children’s homes. In this way, more than 30,000 Romanian children have been taught in other countries - often without the knowledge of parents. Roelie Post turned to her highest boss: Günter Verheugen, Enlargement Commissioner at that time. He demanded an immediate stop of Romanian adoptions. Verheugen recently confirmed for the first time publicly that the case of the imminent adoption ban in Romania reached at that time, the political level:

 

"The political pressure came again and agaain from the same countries: From France, from Italy, Spain, Israel and the United States. I remember a conversation with the Romanian Prime Minister, to whom I said: My patience is at an end, now you allow no more adoptions or I can not help as far as the accession to the European Union. So sharp it has been. "

As a result, Romania decided in 2004 generally againstinternational adoption and now supports families in need directly, so they are no longer dependent on homes. For the adoption industry that was a shock, as will be seen. Romania has since been under enormous pressure from lobbyists.

 

"It is the first large country, which has really stopped: no more adoptions abroad. The lobby is afraid that other countries would follow suit, and that's what happened: That means there are currently much less children than before. So the pressure is huge. "

So also in the EU Parliament.

 

Marco Griffini, the head of the Italian adoption agency used the recent Petition Committee of the Parliament to nail Romania. Griffini claims Romania of violating human rights:

"I do not understand why Romania, this country that we have always loved, has banned international adoption, and denied poor children the right to a family. Finally, tens of thousands of Romanian children wait for adoptive families."

The Romanian authorities relativate Griffini’ss statistics and talk of around eight hundred children waiting for adoption.

 

In the EU Parliament, the Head of the Italian adoption agency gets support of the Italian Member of Parliament Patricia Toia: Romania could have a bilateral adoption agreement with Italy, she suggests. Also the relevant EU official, the Italian Patrizia de Luca finds: the request could perhaps move Romania to "rethink". Although it is her duty to be neutral. Indignation at the Romanian MEPs. Victor Bostinaru, whose country had imposed an adoption stop indeed at the insistence of the EU:

 

"In my country, senior politicians were implicated in child trafficking, including the judiciary and the adoption authorities. To demand now here in the EU Parliament that my country is to allow international adoption again - is not only dangerous but also morally and politically unacceptable! "

 

At the end the request falls through, the parliament votes against the request, that Romania might loosen its adoption ban. In the backrooms the lobbying of adoption agencies, however, continues.


Unofficial translation - original text: Adoption oder Verkauf. Der Einfluss der Adoptionsbranche auf die EU.

Source: Pound Pup Legacy.

 

11:06 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, adoption, roumanie, italie | |  del.icio.us

20/04/2010

Je n'ai pas aimé mon enfant adopté. La douloureuse vérité de l'adoption.

Logo Slate.fr.jpgI Did Not Love My Adopted Child. The painful truth about adoption.
By KJ Dell'Antonia.

 


«Je ne désire plus être la mère de cet enfant.» Ces mots ne sont pas moi. Ils ont été écrits par Torry Hansen, infirmière du Tennessee de 33 ans, dans une lettre qu'elle a envoyée par avion en Russie avec le fils de 7 ans qu'elle avait adopté en septembre dernier. Pourtant, cet été, quand nous avons ramené de Chine notre petite de 3 ans fraîchement adoptée, j'aurais très bien pu les écrire. Cette phrase incarne parfaitement l'état dans lequel j'étais au cours des semaines qui ont suivi notre retour de ce voyage d'adoption (bien que ma version aurait contenu davantage de gros mots). Je n'aimais pas cette enfant. Et cette enfant ne m'aimait pas -même si, lorsqu'elle ne me hurlait pas dessus, elle s'agrippait à moi comme si j'avais été le dernier arbre debout au milieu d'une tornade. Je ne voulais pas être la mère de cette enfant, et je doutais de jamais y parvenir.

 

Évidemment, j'ai fini par y arriver, car sinon la tempête qui fait rage autour de Torry Hansen se déchaînerait aujourd'hui contre moi. Mais sans mettre en doute, en aucune manière, la souffrance de son fils adoptif, je comprends, du fond de mes tripes, ce par quoi Torry Hansen est passée quand elle a fait l'impasse sur toutes les autres solutions d'urgence et mis cet enfant dans un avion. De même que les femmes qui ont connu la dépression post-partum comprennent celles qui se tuent avec leurs bébés, je le comprends. Rendons Grâce à [remplir avec la divinité de votre choix], j'y ai échappé. Mais cela aurait pu être moi.

 

Tout comme moi, Hansen a dû se dire qu'elle était prête. Elle a été passée au crible, questionnée et évaluée. Elle a assisté aux cours obligatoires «d'éducation à l'adoption» sur les enfants en orphelinat, décrivant toutes sortes de sévices, sexuels et autres, les colères violentes et les retards procéduraux imprévisibles. Elle a rempli des formulaires, elle a été évaluée par des assistantes sociales, et, à cause des conditions strictes des voyages en Russie, elle s'y est rendue à deux reprises -la première pour rencontrer l'enfant qu'elle allait adopter, et puis de nouveau, après une période d'attente, pour confirmer sa volonté de devenir sa mère et d'officialiser leur relation. Mais les parents désireux d'adopter sont soit d'incorrigibles optimistes (moi par exemple), soit des gens à la foi profonde et inconditionnelle, et la plupart d'entre eux ne se rendent compte que les choses peuvent mal tourner -mais vraiment très mal- que lorsqu'il est trop tard.


D'autres enfants ont déjà été renvoyés

L'histoire de Torry Hansen n'est pas la première à se terminer ainsi. Elle n'est même pas la première mère à renvoyer son enfant en Russie, un couple de Géorgiens a ramené une fillette de 9 ans en 2000, en disant qu'ils n'arrivaient pas à l'aider. La Russie est connue pour avoir des enfants adoptifs difficiles -son système d'assistance publique est plus rigide que celui d'autres pays et offre souvent moins d'opportunités aux jeunes enfants de nouer des liens avec un adulte référent, ce qui est considéré comme crucial pour pouvoir, plus tard, transférer sa confiance et son affection à un parent adoptif. Mais il existe des histoires d'adoption tragiques dans toutes les régions du monde. Une femme de Floride a abandonné le petit Guatémaltèque de moins de 6 ans à l'aéroport juste après l'avoir ramené au États-Unis (il est resté dans une famille d'accueil jusqu'à ce qu'elle réclame, et obtienne à nouveau, sa garde seize mois plus tard). Tous les cas difficiles ne s'achèvent pas sur une tragédie ou un rejet, mais de nombreux parents adoptants (y compris certains de mes plus proches amis) s'accrochent à un quelconque «plan B» pour survivre aux premiers mois à la maison avec celui ou celle qui n'est finalement qu'un étranger, un étranger perturbé et en colère que vous avez promis d'aimer sans conditions jusqu'à la fin de vos jours.

 

Hansen a adopté un petit garçon de 7 ans, qui vient d'un pays marqué par une longue histoire de difficiles adoptions d'enfants en orphelinat. Moi, j'ai adopté une enfant de 3 ans élevée dans les meilleures conditions imaginables pour une petite fille abandonnée bébé en Chine -une famille d'accueil, avec un couple aimant qu'elle appelait Maman et Baba, et qui s'était occupé d'elle depuis qu'elle avait 2 mois. Grâce à leur aide, elle nous a été confiée avec le maximum de soins et de tendresse permis par le gouvernement chinois. Et pourtant, nous avons eu du mal. Ma fille a hurlé pendant des heures en réclamant sa Maman, et nous savions toutes les deux que je n'étais pas la mère qu'elle voulait. Elle donnait des coups de pied, criait et me désobéissait; elle frappait comme une brute ses nouveaux frères et sœurs quand ils essayaient, toujours au pire moment possible, de lui faire un câlin. Elle nous disait qu'elle ne nous aimait pas; elle suppliait qu'on la renvoie à Baba Mike. Le puits sans fond de ses besoins signifiait qu'il me fallait souvent négliger l'un de mes trois autres enfants. J'étais certaine que j'avais mis toutes nos vies en l'air, pour toujours.


Recoller les morceaux

Ça s'est arrangé, et ça continue de s'améliorer; nous œuvrons quotidiennement pour notre happy ending. Bien intentionné est une expression facile à critiquer, mais il est évident qu'Hansen (tout comme moi) avait de bonnes intentions. À quelques folles exceptions près, peu de parents adoptants s'infligent ces procédures dans l'idée de faire le mal. Le problème est que le mal est déjà fait. Même le meilleur parent adoptant ne peut jamais faire mieux que de recoller les morceaux.


Les enfants qui ne sont plus des bébés et qui attendent d'être adoptés aux États-Unis ou ailleurs ont déjà été abandonnés ou victimes de sévices. Les parents désireux d'adopter sont prévenus, mais il existe aussi une mythologie parallèle qui a émergé autour de l'adoption, que l'on peut rapprocher de celle de l'accouchement avant qu'Anne Lamott et ses héritiers spirituels ne fassent exploser la bulle. Les histoires que les agences d'adoption intègrent à leur matériel, les livres, les blogs -même les signatures des parents sur les forums d'adoption («heureuse maman de DD Mei Mei, à la maison depuis 2007») évoquent tous une expérience censément merveilleuse. Votre enfant est «à la maison», sa vie d'orphelin est révolue, vos voyages respectifs sont terminés, et vous êtes unis pour la vie dans une grande et belle famille. Même la terminologie politiquement correcte de l'adoption insiste sur le fait qu'une fois que c'est officiel, c'est bon-votre enfant «a été» adopté (et non pas «est adopté»), maintenant vous êtes sa mère, amen. Nous refusons que l'adoption soit un processus; nous voulons qu'elle soit une destination, ce qui ne fait qu'aggraver notre colère quand les choses ne tournent pas comme prévu. Torry Hansen a trahi son fils, et elle a trahi notre système de croyances. Pour nous, il était son enfant, mais pas pour elle, ce qui fait d'elle la méchante de l'histoire.

 

En réalité, ce n'est la faute de personne. Les humains semblent éprouver un besoin écrasant d'entendre des histoires bien proprettes, besoin qui, dans le cas de l'adoption, vient presque toujours se heurter à une réalité bien plus laide. La loi le comprend et c'est pourquoi, si moralement inacceptable que puisse nous paraître le geste de cette femme, avoir mis son fils adoptif dans un avion pour le renvoyer en Russie n'est pas illégal. Irréfléchi, d'accord, et moche, mais pas contraire à la loi. La loi reconnaît encore qu'adopter des enfants d'un certain âge n'est pas la même chose que d'être des parents biologiques. Il nous revient maintenant, à nous les parents adoptants, éreintés mais expérimentés et aux professionnels de l'adoption qui nous entourent (souvent des adoptants eux-mêmes) de cesser de nous reposer sur la pédagogie de l'adoption et sur les assistantes sociales pour parler des réalités plus sombres des troubles de l'attachement, des retards administratifs, de la dépression post-adoption et de commencer à en parler nous-mêmes.


Préparer différemment l'adoption

Tant que nous persisterons à faire croire que l'histoire de l'adoption est celle d'une famille qui rentre à la maison du bonheur et devant qui se déroule un avenir rose bonbon, les affaires comme celle de Hansen donneront du grain à moudre aux alarmistes qui ne démordent pas de leur théorie selon laquelle tous les parents adoptants sont naïfs et mal préparés. La menace de la Russie de suspendre temporairement toutes les adoptions américaines paraîtra mesurée plutôt que vengeresse. Mais c'est une réaction primaire qui aura pour conséquence de faire attendre des centaines d'enfants, dont beaucoup ont déjà rencontré les familles qui projettent de les adopter, pendant des mois ou même des années dans des institutions pendant que des «précautions supplémentaires» (qui n'affecteront sans doute que très peu d'adoptions) seront mises en place. Cette famille attend à Saint-Pétersbourg de finaliser son adoption. Celle-ci vient juste d'y parvenir. Le geste de Hansen -ou plutôt, la réaction disproportionnée de la Russie- risque de mettre en péril leurs adoptions, en admettant qu'elles y parviennent: plus un enfant est resté longtemps dans un orphelinat ou plus il est âgé au moment de l'adoption, plus l'adaptation sera difficile à la fois pour l'enfant et pour la famille.

 

Pour notre famille, l'adoption n'a pas été parfaite, et de loin, même si pour le moment elle semble mieux se dérouler que celle de Torry Hansen. Évidemment, nous ne savons pas encore comment elle se terminera. Même si ma fille adoptive finit par aller bien, il faut prendre en compte mes autres enfants -mon fils biologique de 3 ans passera peut-être des années sur le divan pour avoir été supplanté par ma fille; mon fils ou ma fille aînés rechercheront peut-être l'affection perdue cette année dans une secte ou en se jetant dans une série de relations sans lendemain destructrices. On ne peut pas savoir tant que ça n'est pas arrivé (et nous ne saurons jamais ce qui aurait pu être différent).

 

Étant donné le battage autour de son retour, le fils adoptif de Hansen sera sûrement recueilli par une famille russe, et quoi qu'on en dira, sa vie alors n'aura rien d'un long fleuve tranquille. Il est fort probable que rien ne se déroulera comme prévu. D'ailleurs, par définition, c'est déjà ce qu'il s'est passé. Dans un monde idéal, chaque enfant recevrait les soins dont il a besoin de sa mère biologique. Mais nous ne vivons pas dans ce monde-là. Une histoire d'adoption «réussie» est celle où vous pouvez vous dire que la situation est meilleure que si l'autre solution avait été adoptée. Il faut s'en contenter.

 

Article original  "I Did Not Love My Adopted ChildThe painful truth about adoption" by KJ Dell'Antonia

KJ Dell'Antonia un auteur vivant dans le New Hampshire. Elle rédige la chronique EcoLiving du magazine Kiwi et est co-auteur de Reading With Babies, Toddlers and Twos: Choosing, Reading and Loving Books Together.


Source : Slate | 19 avril 2010.

 

I'm tired of adoptive parent confessionals
...
Where is the acknowledgment of the adoptee's perspective? Why do these articles merely continue to pathologize adopted children without really recognizing the trauma of the adoption experience itself? Lots of attention seems to be spent on the pre-adoption trauma - the triple bad boys of pre-adoption experiences (abandonment, institutional life, pre-abandonment abuse or neglect). What about the trauma of ripping a child away from the only people this child knew and placing them in a foreign country? What would Dell'Antonia have wanted for her biological son if he had to have been taken away from her and sent to China to an adoptive family who wanted to "grow their family?" Would she have recognized the trauma her son would have felt in that scenario? My guess is yes. My guess is she never recognized that the fact her adopted child was so attached to her foster parents was in many ways a good thing - it meant her daughter had the capacity to love someone. My guess is that it didn't really matter. It was more about her daughter's lack of attachment to her. Which is ridiculous, right? I mean, you don't expect to go on a first date with someone and immediately fall in love. Why would you expect that from a child?
Harlow's Monkey | 16 avril 2010

 

Consumer warning labels
Warning: Hand made. Each one is different, therefore no two will be alike. Actual product may differ from the one shown in advertisement. NO RETURNS.
Harlow's Monkey | 13 avril 2010

 

- - -

 

En France, la Direction générale à l'action sociale (DGAS) et le Ministère de la Santé avaient décidés en septembre 2004 de "quantifier" les échecs de l'adoption. Une étude avait été commandée à la psychosociologue Catherine Sellenet.
Pour x et y raisons, cette recherche a été suspendue. Néanmoins, en 2009, Catherine Sellenet publiait son ouvrage "Souffrances dans l'adoption"
Lire aussi ce billet sur le blog de Kakrine.

 

 

 

 

19/04/2010

France. Pupilles de l’État et adoption.

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Les connaît-on vraiment ? Les pupilles de l’État – à ne pas confondre avec les pupilles de la Nation (victimes de guerre) – sont des mineurs adoptables parce qu’orphelins ou abandonnés. Mais beaucoup d’entre eux ne sont pas adoptés…

 

Récemment, l’observatoire national de l’enfance en danger (Oned) a enquêté sur les pupilles de l’État. Dans le cadre du dispositif de protection de l’enfance, cette appellation concerne les mineurs n’ayant pas de famille en mesure de les élever. Les causes de leur admission sont multiples : absence de filiation, retrait d’autorité parentale, condition d’orphelin, déclaration judiciaire d’abandon ou attente d’adoption… Pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, ils sont, selon les cas, hébergés en famille d’accueil, en famille adoptive, chez un membre de leur famille ou dans une famille de parrainage. Les deux tiers de ces admissions concernent des enfants dits sans filiation, c’est-à-dire nés sous le secret, alors que 16 % ont fait l’objet d’une déclaration judiciaire d’abandon. À peine 3 % des pupilles sont admis suite à un retrait total de l’autorité parentale. À noter tout de même que pour la deuxième année consécutive, le nombre de naissances suite à un accouchement avec demande de secret a augmenté de 3 %… Les garçons sont légèrement plus nombreux que les filles (53 %) et la tranche d’âge la plus représentée est comprise entre deux et douze ans.


Le nombre des pupilles ne cesse de baisser (-3,5 % en 2008)


Le rapport est composé de trois parties : d’une part la situation des enfants ayant le statut de pupille fin 2008 ; d’autre part les mouvements d’enfants (admissions, sorties) pour la même année ; enfin, les naissances sous le secret, les échecs d’adoption et le fonctionnement des conseils de famille. Ces derniers – 116 suivent la situation de 2 231 enfants, soit une moyenne de 19 par conseil – valident l’orientation de chacun d’eux, mais on estimait, pour 2008, que 8 % des pupilles n’avaient pas été examinées… Au 31 décembre 2008, ils étaient 2 231 pupilles à avoir le statut, soit un peu moins de seize mineurs pour 100 000. Parmi eux, 23 % avaient moins d’un an. Un peu plus du tiers vivaient dans une famille se proposant de les adopter, alors que selon le code de l’action sociale et des familles (CASF), « ils doivent faire l’objet d’un projet d’adoption dans les meilleurs délais ». En effet, l’absence de projet d’adoption a plusieurs causes : recours de la famille d’origine, statut provisoire, « caractéristiques spécifiques » (âge trop élevé, état de santé préoccupant, fratrie inséparable…), bonne insertion dans la famille d’accueil, échec d’adoption antérieur et séquelles psychologiques, liens conservés avec la famille d’origine… Ces enfants dits « à particularité » représentent 42,5 % des pupilles de l’État. Tout de même.


Autre constat : le nombre des pupilles de l’État ne cesse de baisser (-3,5 % en 2008 par rapport à l’année précédente). Ainsi, en 2008, ils étaient 932 enfants à avoir obtenu, définitivement ou provisoirement, le statut de pupille. Mais pour la même année, 1 086 enfants avaient quitté le même statut – soit une légère hausse par rapport à l’année précédente – suite à un jugement d’adoption (70 %), à l’arrivée à leur majorité (18 %) ou à un retour chez les parents d’origine (10 %). Par ailleurs, la durée de présence à l’aide sociale à l’enfance (ASE) dépend des conditions dans lesquelles ils ont été admis comme pupilles : ceux dont la filiation n’est pas établie ou est inconnue, par exemple, arrivent beaucoup plus jeunes que les autres, trois enfants sur cinq ayant moins d’un an. Au final, résume clairement l’Oned, « la majorité des enfants pupilles présents au 31 décembre 2008 sont des enfants sans filiation ou admis suite à une déclaration judiciaire d’abandon ; un peu plus du tiers d’entre eux vivaient dans une famille ayant pour projet de les adopter. »


Source: Lien Social |  N° 969 du 15 avril 2010.

08:31 Écrit par collectif a & a dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : france, pupilles de l'etat, adoption | |  del.icio.us

16/04/2010

Un nouveau scandale d'adoption éclate concernant un garçon russe laissé aux Caraïbes.

New adoption scandal blows up over Russian boy left in Caribbean

Russian diplomats and special services are trying to return to Russia a 12-year-old boy who has been living for several years in the Dominican Republic, presumably after being abandoned by his Russian adoptive parents.

 

"Officers of Russian security agencies, along with Interior Ministry officials, are now charged with returning a 12-year-old Russian to his homeland," a high-ranking source in a Russian security service told RIA Novosti.

 

There is no official word on how the child, born in 1998, managed to find his way to the Caribbean nation some 9,000 km (5,500 miles) from his homeland. He was adopted in 2003 and has been in the Dominican Republic since 2005.

 

The security source said that according to unconfirmed reports "the boy was sold by a drug lord," and his adoptive parents are now in custody in Russia pending an investigation into cocaine trafficking.

 

"Unfortunately, the absence of direct diplomatic relations with the Dominican Republic hampers this process [of returning the boy to Russia]. However, several Russian representatives managed to talk with the boy," he added.

 

"The boy's condition is excellent, I visit him quite often," Virginia Velasquez de Simo, Russia's honorary consul in the Dominican Republic, said in translated comments on Russia's Channel One.

 

Russia's ombudsman for children's rights Pavel Astakhov told RIA Novosti that he was ready to “personally” take the child to his home country. However, he said, Russia’s child protection services had not prepared the documents requested by the Dominican side.

 

“Regional child protection bodies have failed to prepare the necessary documents, which specify where he is being taken and in what conditions [he will live]. Without such papers the Dominican Republic has full authority to keep the child,” he said.

 

Vesti FM radio said the boy, identified as Diego Sollogub, was adopted from a southern Russian city of Kalach-on-Don. Later the adoptive family took the child to the Dominican Republic and returned to Russia, where they were detained by Russian police on suspicion of drug trafficking. After a while, a Dominican family caring for Diego took him to a local orphanage.

 

"In January 2009 they [the adoptive parents] were deprived of parental rights, the adoption was canceled and the boy received the status of a child without parental care. He is currently in an orphanage in the Dominican Republic and our vice consul in Venezuela keeps in touch with him," Astakhov said on Vesti FM.

 

Investigators said the adoptive parents did not transfer the boy to a Dominican family, but sold him for drugs. Channel One reported he was taken to an orphanage by local authorities shortly after they discovered that he was being beaten.

 

"The child was given in payment for drugs, which were smuggled from over there," said Yelena Kiselyova, a senior Federal Drug Control Service investigator.

 

The latest scandal over the adoption of a Russian child abroad comes as the Foreign Ministry announced that all adoptions of Russian children by U.S. parents had been halted until a bilateral agreement on the practice was signed.

 

The suspension was prompted by the case of a 7-year-old Russian boy who was put on a plane to Russia last week by his adoptive family in the United States.

 

Source: Ria Novosti | 15 avril 2010

 

15:36 Écrit par collectif a & a dans Abandon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : russie, enfant abandonné, enfant adopté | |  del.icio.us

14/04/2010

Troubles de l'attachement et états limites

[Via Blogosapiens]

blogosapiens_isabelle_de_penfentenyo.jpg

 

Dans le cadre de la spécialisation de ma pratique de thérapeute vers l'accompagnement de l'adoption, je suis plongée dans un livre très intéressant sur les troubles de l'attachement des enfants abandonnés. Par ailleurs, je traduisais récemment un document sur les personnalités borderline.

 

La lecture de ces textes montrent clairement le lien entre troubles de l'attachement et structure borderline (états limites). Cela paraît évident a priori, pourtant c'est une piste extrêmement intéressante en termes d'accompagnement car ce qui est préconisé pour l'enfant peut relativement facilement s'adapter à l'adulte.

 

La personne ayant une structure borderline a souffert d'un attachement insécurisant: manque d'attention, de contact, violence y compris sexuelle. L'enfant, au moment où il commence son processus d'individuation au travers de ses premiers pas vers l'autonomie se retrouve face à un ou des parents qui ne répondent que par leur propre problème de symbiose/autonomie non résolu (à moins que l'origine du trouble ne soit dans une difficulté physiologique de l'enfant à entrer en contact, ce qui pourrait aussi poser question en termes transgénérationnels). Comme quoi, si accompagner un enfant est très important, l'accompagnement des parents l'est au moins autant.

 

La difficulté avec une personne ayant une structure borderline est de pouvoir entrer dans une relation authentique avec elle. L'enfant souffrant de troubles de l'attachement ne connaît pas cette relation authentique et a besoin, plus que tout, que le contact avec l'adulte, le parent, la mère au sens archétypal, reprenne sa place. Le fil du contact doit être repris en douceur, avec beaucoup de patience, en laissant la plupart du temps l'initiative à l'enfant. Il en est de même avec l'adulte qui fera lui aussi des allers et retours dans la relation thérapeutique.

 

Le point où je veux en venir est que plutôt que de regarder une personne uniquement au travers du filtre d'une dite structure borderline, qui revient à poser une étiquette, il semble plus thérapeutique de s'intéresser à ses troubles de l'attachement.


Source : Blogosapiens | 12.04.2010

10/04/2010

Adoption internationale en Russie. Retour à l'expéditeur

Russian Boy Artiom Savaliev.jpgLa Russie souhaite geler l'adoption d'enfants russes par des citoyens américains après qu'une famille du Tennessee eut renvoyé à Moscou par avion l'enfant qu'elle avait adopté.
Le petit Russe de 7 ans est arrivé à Moscou tout seul, avec une lettre qui aurait été écrite par sa mère adoptive.




Le jeune garçon de 7 ans, Artiom Saveliev, appelé Justin Artyom Hansen aux États-Unis, est arrivé dans la capitale russe, tout seul, avec une lettre qui aurait été écrite par sa mère adoptive, ont rapporté les médias russes. La missive est signée Torry Hansen.



L'enfant est mentalement instable. Il est violent et souffre de problèmes psychotiques sévères. L'orphelinat russe m'a menti et trompée. [...] Après avoir donné le meilleur de moi-même à cet enfant, je suis désolée de dire que pour la sécurité de ma famille, de mes amis et la mienne, je ne veux plus m'en occuper.

— Torry Hansen, mère adoptive américaine



Les autorités russes ont indiqué qu'un homme avait conduit le garçonnet au ministère de l'Éducation. Peu après son arrivée, l'enfant a été emmené à l'hôpital pour être examiné. Selon la Commission russe des droits des enfants, il a soutenu que sa mère adoptive était « méchante » et qu'elle « ne l'aimait pas ». Il avait été adopté à l'orphelinat de Partizansk, dans l'est de la Russie en septembre, selon diverses agences.



L'affaire, largement traitée dans les médias russes, a scandalisé la population et les autorités. « La façon dont il a été traité est immorale », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Serguëi Lavrov.



Les adoptions sur la glace


Le ministre Lavrov a précisé que son ministère prônait la suspension des adoptions par des Américains jusqu'à ce que les deux pays concluent un accord, qui établirait « les conditions sous lesquelles l'adoption peut avoir lieu » et « les engagements » des familles adoptives.



Washington a déjà refusé de négocier une entente en ce sens auparavant, mais cet événement est « la goutte qui fait déborder le vase », a ajouté le ministre Lavrov.



Le porte-parole du département américain d'État, Philip Crowley, a admis que cette affaire était « troublante ». « Nous aimerions voir ces adoptions se poursuivre, mais nous comprenons les inquiétudes de la Russie, et nous continuerons à travailler avec la Russie pour résoudre ces problèmes », a déclaré M. Crowley.



Les autorités américaines ont assuré qu'elles collaboreraient avec leurs homologues russes et avec les agences d'adoption internationale pour mieux protéger les enfants adoptés.



Moscou a dit vérifier si des lois avaient été brisées. Un porte-parole du ministère russe de l'Éducation a en outre indiqué à l'agence RIA Novosti que le gouvernement avait suspendu la licence de l'agence américaine World Association for Children and Parents, qui avait aidé à l'adoption du garçon.



Le shérif du comté de Bedford, au Tennessee, a de son côté indiqué Torry Hansen fait par ailleurs l'objet d'une enquête.



Selon Associated Press, c'est la grand-mère adoptive, Nancy Hansen, qui a conduit le garçon à l'aéroport de Washington. Elle a nié qu'il ait été abandonné, disant qu'un agent de bord s'en était occupé jusqu'à son arrivée en Russie. La famille a en outre versé 200 $ à un homme en Russie pour qu'il vienne l'accueillir à l'aéroport.



Elle a affirmé que son petit-fils avait des problèmes de comportement, qu'il donnait des coups de pied et de poing et qu'il proférait des menaces.



La Russie a resserré son processus d'adoption après la mort d'enfants russes, tués par leurs parents adoptifs américains.

* En 2006, une femme de Virginie a été condamnée à une peine d'emprisonnement pour avoir battu à mort sa fillette de 2 ans, adoptée en Sibérie quelques mois plus tôt.
* Deux ans plus tard, une femme de l'Utah était condamnée à purger une peine d'emprisonnement de 15 ans pour avoir tué un enfant russe qu'elle gardait.
* Plus tôt cette année, un couple de Pennsylvanie a été accusé d'avoir tué le garçon russe de 7 ans qu'il avait adopté.



Quelques chiffres

- En 2009, 1586 enfants russes ont été adoptés par des Américains. (Source : National Council for Adoption)

- En tout, les Américains ont adopté plus de 60 000 enfants originaires de Russie. (National Council for Adoption)

- La Russie occupe le 3e rang des pays où des citoyens américains adoptent des enfants. (Département d'État américain)

- 740 000 enfants sont sans autorité parentale en Russie, c'est-à-dire orphelins ou confiés à des organismes par des parents qui ne veulent ou ne peuvent pas les élever (UNICEF)

- Le problème de l'alcoolisme foetal de plusieurs enfants russes, notamment ceux confiés en adoption, est un phénomène connu. En 2003, le pédiatre Jean-François Chicoine, l'infirmière Patricia germain et la travailleuse sociale Johanne Lemieux, spécialisée en adoption internationale, écrivaient dans le livre L'enfant adopté dans le monde en quinze chapitres et demi: « À titre de comparaison, on diagnostiquera environ 20 syndromes d'alcoolisation foetale aux États-Unis pour 10 000 naissances, et on en repérera en Russie, 1000 à 2000 pour 10 000 naissances. Pas surprenant avec de tels chiffres que s'y compliquent donc et l'avenir de leur progéniture et celui de plusieurs enfants qui y sont adoptés. »



Source: Radio Canada | 10 avril 2009



US Mother Returns Adopted Russian Boy like Pair of Shoes


A seven-year-old boy arrived at Moscow’s Domodedovo Airport on April 8 in the morning. The skinny boy had no luggage with him – he was only holding a letter in his hands.


“I am Artyom,” he only said.

He did not have any adults with him. He was wandering over the airport alone until customs officers paid attention to the exhausted child. The boy could not explain anything properly. He only handed them a letter. Employees of the airport were shocked when the letter was translated from English into Russian. Torry Hansen, a US citizen, wrote in the letter that she adopted the child on September 29, 2009. The woman wrote that she did not like the boy, he did not fit her, and she decided to return him like a pair of shoes. The woman sent the child back to Russia.

Custody officers picked the boy from the airport and took him to a police station in the Moscow center.

“The boy had a Russian passport with the US visa and a birth certificate. He also had a boarding ticket. He arrived on board a plane of United Airlines. The boarding ticket said that the child was not accompanied by adults,” Pavel Astakhov, the Kremlin’s commissioner for children’s rights said.

One may only guess how the boy managed to pass through customs in the USA and board the plane without adults. However, as soon as the boy found himself at the police station, officials of the US embassy showed up very quickly.

Russia Today: American parents send adopted boy back to Russia by himself

“They wanted to take the child away, and we had to take quite an effort to leave him here. US officials were trying to assure us that he was a US citizen, but the boy had the Russian passport with a visa. They said that it would be much better for the boy to go to the US embassy,” Astakhov said.

The boy was later hospitalized with exhaustion. Afterwards, he will be accommodated in a Moscow orphanage.

The saddest thing in this story is the fact that the adoption agency, which was in charge of the questions of Artyom’s living in the US foster family, said two weeks before that the boy was doing just fine. Photographs of the happy family and the happy boy were attached to the report, officials of the Russian ministry for education and science said.

The boy could hardly speak after he arrived in Moscow. The people who worked with him in Moscow said that he had so much sorrow and sadness in his eyes. Artyom said that he had not been eating anything for several days. He only had several sweets.

 

Source : Pravda.

 

UPDATES: Atryem/Artyom Savilliev and his Abandoner Torry Hansen
Family Preservation Advocate | 10 avril 2010

 

- La Russie bannit 113 agences d'adoption...
régions russes d'accepter les demandes d'adoption transmises par 113 organisations américaines non accréditées en Russie, [...] Les personnes ayant adopté un enfant en Russie doivent envoyer des rapports cinq, 11, 23 et 26 mois après l [...]
Lire la suite

 

- Les sénateurs de Russie appellent à suspendre...
suspendre l'adoption d'enfants russes par des [...] La Russie renforce les règles de l'adoption pour les Etats-Unis suite à l'acquitement de Harrison. [...] Suite à cet acquittement, la Russie a décidé de renforcer les règles d'adoption pour les [...]
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- L'adoption internationale se plie de plus en...
En Russie par exemple, il existe des « facilitateurs » qui font payer des honoraires parfois exorbitants pour mettre en relation une famille avec un [...] on est en train de créer un appel d'air et d'inciter les familles à l'abandon.
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09/04/2010

Julien Sanchez, habitant de Vedène (France) cherche ses parents biologiques

Julien Sanchez ne sous x.jpgSon dossier ne contient que quelques vagues informations. Né sous X, le 24 octobre 1986 au centre hospitalier d'Orange, le bébé est appelé Fabien, Thomas, Benoît.



Il pèse 3,2kg pour 47,5cm. Sa génitrice se prénomme Catherine. Âgée alors de 30 ans, elle a des cheveux châtain clair, mesure 1,56 m, a un niveau scolaire BEPC, souffre d'anémie et signale des antécédents cardiaques familiaux. Son géniteur, 32 ans, grand brun, a, lui, arrêté l'école très jeune, il exerce un métier dit "normal". Autres éléments : s'il a vu le jour en plein divorce, le petit Fabien, Thomas, Benoît est le troisième enfant de la fratrie. Sa naissance est alors déclarée par la surveillante en chef de la maternité de l'époque.



Voilà ce que Julien Sanchez découvre à l'âge de 18 ans. "Tout juste majeur, j'ai eu envie de savoir, assure-t-il. Avec ma mère adoptive, nous nous sommes rendus à la DDASS. J'ai photocopié tous les papiers, je les ai décortiqués, mais rien ne m'a encore permis de remonter jusqu'à mes parents biologiques".



À quatre jours, le nouveau né est placé à la pouponnière d'Avignon. Il prend le nom de Julien Fouchère. À 4 mois et demi, il est confié à la famille Sanchez, à Vedène. C'est ainsi que le 6 mars 1987, il intègre son nouveau foyer et s'approprie sa nouvelle identité.



Très jeune, ses parents lui expliquent clairement qu'il est un enfant adopté. "Il n'y a jamais eu de tabou, confie ce fils unique. Et nous avons toujours parlé du fait que je veuille, un jour, enquêter sur mon histoire personnelle. Si mon père reste distant de mes recherches, en me répondant " tu es mon fils, point barre!", ma mère m'a toujours soutenu. Elle est autant curieuse que moi. Cela m'a toujours paru normal, je pense que c'est mieux de connaître son véritable statut", dit-il.



Outre "un vide qu'il essaie de combler" selon Cécile sa petite amie, on peut lire dans les yeux de Julien, 23 ans, une immense détermination. "Je veux voir à qui je ressemble...… D'où je viens".



En médiatisant ses recherches, il espère que ses "frères, soeurs ou parents feront un signe. Je rêve constamment mille scénarios. Peut-être qu'il m'arrive de les croiser. Peut-être que j'ai déjà affronté un de mes frères au foot", imagine le Vedénais.



"J'aimerais les connaître ; au moins entrer en contact avec eux une fois.… Je n'ai pas l'intention de leur faire des reproches. Si je les rencontre, bien sûr, je leur demanderai pourquoi ?… S'ils ne souhaitent pas garder de liens, c'est certain, je ne les embêterai pas…..." .



Pour ce futur sapeur-pompier professionnel, retrouver ses parents biologiques, c'est comme construire une marche manquante, qui le fera évoluer dans la vie. "Je me suis toujours dit que tant que je ne les aurai pas retrouvés, je ne me marierai pas".



Ce beau jeune homme brun, les yeux marron, se souvient d'une petite tache claire qu'il avait sur le bas-ventre étant enfant. Un autre maigre indice. Une autre caractéristique susceptible d'aider à le reconnaître.

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Pour tout élément qui pourrait le rapprocher de sa famille biologique, contacter Julien Sanchez
au 06 15 68 18 78 ou par E-mail: sanchoju8413@hotmail.fr




Source: La Provence |  9 mai 2010

16:01 Écrit par collectif a & a dans Nés sous X | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : adopté, né sous x, france | |  del.icio.us

06/04/2010

Nouveau mémoire rédigé par un adopté

Harlow s Monkey.jpgNew memoir by an adoptee

 

This book (along with the one by Korean birth mothers) arrived in my mail box this weekend. I read a draft of the other book but my friend, Sarah Park, a Professor of Library Science, gave me the heads up on this one! I'm very excited since there are so few books written by Native adoptees about their experiences. And, in a happy coincidence, I've been doing research lately in the Social Welfare History Archives, looking through the Child Welfare League of America collection, and had just read through the Indian Adoption Project documents. The Indian Adoption Project was a joint program by the CWLA and the Bureau of Indian Affairs that specifically promoted the adoption of Indian children to white families from 1958-1967.

 

One Small Sacrifice: Lost Children of the Indian Adoption Projects.
Trace A. DeMeyer (Author)

 

Source : Harlow's Monkey | 29.03.2010

 

14:53 Écrit par collectif a & a dans Livre - Revue | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adopté, témoignage | |  del.icio.us

04/04/2010

Pierre Lévy-Soussan, psychiatre et psychanalyste, met en relief les difficultés de l’adoption internationale. Il préconise d’arrêter les adoptions dans les pays n’ayant pas signé la convention de La Haye.

L-echec-des-parents-adoptifs-est-un-sujet-tabou.jpgLe collectif "SOS Haïti enfants adoptés" dénonce l’indifférence du gouvernement face au sort d’enfants adoptables en Haïti. Qu’en pensez-vous?


Lors d’une catastrophe, la logique humanitaire doit prévaloir et il faut interrompre tout le processus adoptif (moratoire sur les adoptions des enfants venant des pays vicitimes du tsunami). Les adoptions réalisées ou finalisées en urgence peuvent avoir des effets traumatiques sur les enfants et aussi sur les familles. Le moment de la séparation avec le pays d’origine est fondamental pour la réussite du projet adoptif. L’adoption est une mécanique très fragile qui demande du temps.



Quelles sont les difficultés de l’adoption internationale?



Un cadre juridique vulnérable qui peut voler en éclats, des adoptions individuelles en dehors des organismes autorisés pour l’adoption, l’absence de rencontres préalables au jugement d’adoption entre adoptants et enfants… Certains pays, comme Haïti, n’ont pas ratifié la Convention de La Haye qui réglemente l’adoption internationale et prévient le trafic d’enfants. Quand ce texte est appliqué, les Etats vérifient scrupuleusement les conditions de l’abandon, s’assurent que l’intérêt de l’enfant est vraiment la priorité et qu’il n’y a pas de corruption des filières d’obtention des enfants. C’est positif pour tout le monde. Une famille classique a trois piliers: le biologique, le juridique et le psychique. L’adoption, elle, ne repose que sur deux piliers: le juridique et le psychique. S’ils sont fragiles, c’est tout l’édifice qui est menacé.


"Arrêter les adoptions dans les pays qui n'ont pas signé la convention"



Les échecs sont-ils nombreux?



On les évalue officiellement à 1 à 2% du total des adoptions, mais ce chiffre est largement sous-estimé. Comme de nombreux spécialistes, je constate que dans 10 à 15% des cas, les parents adoptifs n’ont pu créer des liens filiatifs avec l’enfant. Cela peut se traduire par des retours dans les services sociaux, des mises à distance (pensionnat à l’année ou enfant confié à un tiers). Mais aucune étude n’existe sur ce sujet. En France, c’est une question taboue. Pourtant, plus on connaît les risques d’échec, plus on a de chance que cela marche.



Comment réduire ces risques?



Il faudrait commencer par arrêter les adoptions dans les pays qui n’ont pas signé la Convention de La Haye. Ce serait un excellent signal pour montrer au monde entier que la France se préoccupe d’abord de l’intérêt des enfants et non de celui des parents en demande d’enfants. On pourrait également réformer la procédure d’agrément. Les conseils généraux chargés de les délivrer sont très peu sélectifs. Un département devrait refuser de 30 à 40% des dossiers. En réalité, le taux de refus moyen est de 10% dans les deux tiers des départements, de 1% à Paris. Les pays d’origine le savent bien: en France, "pour avoir l’agrément, il suffit d’attendre".



La Convention de La Haye prévoit que les enfants soient adoptés en priorité dans leur propre pays. L’adoption internationale a-t-elle vécu?



Tous les pays ne pourront pas, faute de moyens, prendre en charge les enfants délaissés ou abandonnés vivant sur leurs territoires. Mais il est vrai que le visage de l’adoption change. Dans les années 70, les couples adoptaient un bébé. Aujourd’hui, les nourrissons sont plus rares et les parents se lancent dans des projets plus complexes : ils font venir des fratries, des enfants au passé très traumatique et carentiel, des enfants grands. Il est urgent de ne pas les laisser se débrouiller seuls et de créer dans toutes les régions des consultations spécialisées dans les enjeux psychiques de l’adoption.


Source :   Le Journal du Dimanche | 4 Avril 2010