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30/12/2010

Le Népal autorise l'adoption d'enfants handicapés par des parents étrangers

Le Népal a modifié sa législation pour permettre à des enfants handicapés d'être adoptés par des parents étrangers, a indiqué un responsable gouvernemental mardi, deux ans après le scandale des faux orphelins.

"Il y a des demandes de parents adoptants pour recueillir des enfants handicapés", a indiqué à l'AFP Sherjung Karki, sous-secrétaire du ministère de l'Enfance. "Nous avons donc modifié la législation pour autoriser l'adoption internationale d'enfants ayant un handicap mental ou physique. Nous espérons que ces enfants seront adoptés et pourront ainsi accéder aux soins les meilleurs en Occident", a-t-il dit.

Le royaume himalayen est l'un des pays les plus pauvres du monde.
En 2008, il a instauré de nouvelles règles dans ce domaine après des rapports évoquant de nombreuses infractions commises par des intermédiaires sans scrupules, tirant profit du trafic d'enfants et faisant payer des milliers de dollars aux parents adoptants.

De nombreux pays estiment toutefois que les contrôles restent défaillants et les Etats-Unis comme le Canada ont préféré suspendre les adoptions d'enfants du Népal début 2010.L'Unicef estimait il y a deux ans qu'environ 60% des enfants proposés pour l'adoption au Népal n'étaient pas véritablement orphelins.

 

Source : Aujourd'hui l'Inde.

17:45 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : népal | |  del.icio.us

27/12/2010

France. Politique de l’immigration. Des enfants bloqués en Haïti

Ligues des Droits de l Homme France.jpgLes associations se réjouissent d’apprendre que des avions vont être dépêchés en Haïti pour ramener enfin plus d’une centaine d’orphelins à leurs parents adoptifs.

 
Sans vouloir opposer les uns aux autres, nous ne pouvons que relayer la douleur des familles d’origine haïtienne qui, elles, attendent toujours leurs propres enfants : beaucoup se trouvent toujours isolés en Haïti depuis le séisme où ils ont perdu la personne qui s’occupait d’eux.

Les proches qui leur restent en France se désespèrent devant les obstacles insurmontables qui leur sont opposés notamment par l’Ambassade de France en Haïti ou l’Office des Migrations : des papiers impossibles à trouver leur sont sans arrêt demandés.

Nombreux sont ceux qui n’ont pas eu la chance d’être pris en charge et sont confiés à des voisins ou vivent seuls sous la responsabilité du plus âgé, dans des conditions très précaires, sans accès aux soins, sans école.

En Guyane des centaines d’enfants sont attendus par leurs parents qui ont pourtant obtenu le regroupement familial mais n’arrivent pas à obtenir le visa.

Nous manifestons notre incompréhension devant cette politique qui prive des enfants déjà très éprouvés, d’un de leurs droits fondamentaux : vivre en famille ! « Faciliter le regroupement des familles » avait été une promesse prise publiquement au lendemain du séisme par le Ministre de l’Immigration de l’époque. Pour de trop nombreuses familles, il s’agit une fois de plus, d’une promesse non tenue.

Nous exigeons un traitement égalitaire dans l’intérêt des enfants et des familles.

Signataires (par ordre alphabétique) :

· Centre Anacaona Droits Humains Haïti, anacaona_droitshumains_haiti@yahoo.fr
· Collectif Haïti de France, www.collectif-haiti.fr
· France Amérique Latine, www.franceameriquelatine.org
· Ligue des Droits de l’Homme, www.ldh-france.org
· Plateforme d’Associations Franco-haïtiennes, www.pafha.fr
· Réseau Education Sans Frontières www.educationsansfrontieres.org

contact@collectif-haiti.fr
www.collectif-haiti.fr

Source: Ligue des Droits de l'Homme. 21.12.2010

10:06 Écrit par collectif a & a dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haïti, france, adoption internationale | |  del.icio.us

24/12/2010

Adoption en Haïti. «Ce que la France a fait est scandaleux»

Le Temps Monde ch.jpg

Terre des hommes dénonce le récent transfert en France de 300 enfants haïtiens. Entretien avec de la responsable adoption de Terre des hommes, Marlène Hofstetter

 



Terre des hommes, qui collabore avec huit institutions en Haïti, s’insurge contre le transfert d’urgence du 21 décembre, qui a vu 300 enfants remis à leurs parents adoptifs français. Explications de la responsable adoption de l’ONG suisse, Marlène Hofstetter.

Le Temps: En quoi ce transfert n’est-il pas conforme?

Marlène Hofstetter: Tous les dossiers doivent être approuvés par le service social étatique IBESR, qui, comme tout le reste, ne fonctionne quasiment pas depuis le séisme [du 12 janvier 2010] et sans lequel un jugement d’adoption ne peut être rendu.

– Selon Paris, les dossiers ont été déposés avant le séisme.

– Les procédures doivent reconfirmer l’adaptabilité des enfants, ce qui n’a pas été le cas. Ce que la France vient de se permettre de faire est scandaleux.

– La France avait pourtant été accusée de ne pas agir?

– Je rappelle qu’elle a fait venir 700 enfants peu après le séisme. C’est ensuite que Bernard Kouchner [ndlr: ministre des Affaires étrangères remplacé par Michèle Alliot-Marie] a adopté la politique de l’attente. Comme les Etats-Unis, qui avaient mis en place un programme spécial d’évacuation, la France a été vivement critiquée lors de la Commission spéciale à La Haye en juin. Aux Etats-Unis, c’est le chaos complet, des enfants sont en institution, selon une enquête du New York Times parue en août.

– La situation n’autorise-t-elle pas une certaine souplesse?

– On confond humanitaire et adoption. C’est maintenant le choléra qui est mis en avant, alors qu’il n’y a pas d’urgence pour les enfants.

– Et ceux dont l’adoption était pendante et qui sont morts en Haïti?

– Ils seraient cinq sur un millier. Ils auraient pu mourir dans d’autres circonstances.

– Y a-t-il des adoptants suisses en attente d’un enfant haïtien?

– Pas à ma connaissance, mais la Suisse n’a pas officiellement interdit le dépôt de dossiers. Les couples peuvent donc déposer une demande directement auprès d’une crèche. C’est la preuve qu’il est absolument impossible de vérifier les dossiers. Le système était déjà largement corrompu avant. C’est bien pire aujourd’hui.



Source: Le Temps. Albertine Bourget. 24.12.2010

 

Repères


- L'adoption n'est pas de l'aide humanitaire. Opération "Baby Lift" à Haiti.
Via United Adoptees International - News. 19.01.2010


- L’adoption n’est pas une action humanitaire d’urgence
Chronique de l'Abrincate. Bernard Boeton. 17.02.2010


- L'adoption n'est pas une action humanitaire
Titulaire d’un doctorat d’études arabes et islamiques de l’université de la Sorbonne, Mohamed Al-Haddad est maître de conférences à la faculté des lettres et sciences humaines de Tunis. Il est aussi chroniqueur à Tayyarat, le supplément politique du quotidien panarabe ­Al-Hayat, et est considéré comme l’un des meilleurs connaisseurs arabes de la vie politique française.
Courrier International.com 14.11.2007

22/12/2010

Haïti. Terre des hommes dénonce une procédure d’adoption illégale

Haiti_Terre des Hommes.jpgHaïti : Un enfant pour Noël?

Le 21 décembre 2010, deux avions français ont été affrétés pour transférer en urgence 318 enfants haïtiens et les remettre à des parents adoptifs. Cependant la majeure partie de ces enfants n’a pas eu de jugement d’adoption: ils ne peuvent légalement pas être adoptés, et surtout, leur situation familiale n’a pas été vérifiée par les autorités haïtiennes. Ces enfants ont peut-être encore leur famille et n’ont pas été préparés à quitter leur pays.



La France justifie l’urgence de ces transferts en prétextant que ces enfants risqueraient d’être contaminés par le choléra. Terre des hommes travaille auprès de 8 institutions (700 enfants) dans le département de Léogâne (zone du séisme) et n’y a pas détecté de cas de choléra depuis le début de l’épidémie. Les institutions accueillant des enfants (crèches, orphelinats) ont été les premières à bénéficier d’un matériel d’hygiène suffisant, comme mesure de prévention.


“Cette décision contredit totalement la prise de position du Bureau Permanent de La Haye et des organisations internationales qui déclaraient, lors de la première vague d’adoptions après le séisme, que l’adoption internationale n’est pas une solution d’urgence”, réprouve Marlène Hofstetter, responsable du service adoption à Tdh. “Tdh dénonce donc fermement l’évacuation en masse de ces enfants.”


Après avoir subi de fortes critiques par les pays partis à la Convention de la Haye lors de la Commission spéciale de juin 2010 sur les adoptions accélérées d’enfants haïtiens, la France avait pourtant décidé de mieux réguler ces adoptions et de respecter les procédures légales, dans l’intérêt de l’enfant. Pourtant, sous le prétexte de «sauver» des enfants de la maladie ou la mort, les autorités françaises cachent une action très égoïste. En effet, qu’en est-il des autres 200’000 à 300’000 enfants qui ne bénéficient pas de la même attention et qui continuent à vivre dans des institutions en Haïti?


Source : Terre des hommes. 22.12.2010

Haïti & France. Ces adoptions sont "précipitées et éthiquement condamnables", selon Pierre Lévy-Soussan, pédopsychiatre

Pierre Levy-Soussan.jpgAlors que 300 enfants haïtiens en cours d’adoption sont attendus à Paris d’ici à vendredi, Pierre Lévy-Soussan, pédopsychiatre et psychanalyste, était l’invité de France Info ce matin.
Lui s’inquiète de l’accélération du processus d’adoption de ces enfants. "Attention à ne pas confondre temps de l’adoption et urgence humanitaire, prévient-il. Il faut du temps pour construire une famille".

L’opération menée depuis hier par le Quai d’Orsay est pour Pierre Lévy-Soussan, " précipité et condamnable au regard d’une certaine éthique de l’adoption".

Pour le pédopsychiatre, "toute accélération du processus juridique est préjudiciable aux enfants". Il estime à l’inverse des parents que Bernard Kouchner a eu raison de prendre le temps nécessaire à l’examen des dossiers. Il a mis en place "une logique adoptive et non une logique humanitaire", justifie-t-il, avant d’expliquer : "l’adoption n’est pas faite pour sauver des vies mais pour construire des familles".

Le spécialiste de l’adoption rappelle en outre que Haïti fait partie des pays qui n’ont pas signé la convention de la Haye et que ces enfants sont donc à haut risque de trafic d’enfants, ce qu’on appelle le blanchiment, c’est-à-dire rendre adoptable des enfants qui ne le sont pas en payant des familles.

Pierre Lévy-Soussan rappelle en outre que, dans le cas présent, il s’agit d’adoptions simples, c’est-à-dire d’adoption alors que les parents sont connus et que les enfants ont des liens avec eux. Dans ce cas précis, "accélérer la procédure met en péril la qualité de la séparation et l’équilibre psychique de l’enfant".

Enfin, le spécialiste, devant les images d’embrassades, prévient qu’il faut pour les parents " respecter le temps de l’enfant, ne pas se précipiter sur lui". Dans l’idéal, il eut fallu que les familles passent du temps avec l’enfant sur place, avant de le ramener. Au Brésil, les parents adoptifs sont tenus de passer trois mois, au Vietnam aussi. Ici, ils auront passé quelques heures.

Source : France-Info. 22.12.2010.

 

Un conte de Noël

Ce que BK, le méchant-homme-sans-coeur n'a pas pu faire, c'est MAM, la mère Noël tombée du ciel qui le fait (dans un style quasi militaire): en deux rotations, amener en France, 318 enfants haïtiens dépourvus de passeport mais bénéficiant d'un laisser-passer consulaire exceptionnel. Quel beau cadeau de Noël avant l'heure!

Pour ceux qui seraient naïfs, Fillon et Sarkozy sont déjà en campagne électorale...

D'ici peu, on en fera un film...

Et les acteurs se bousculeront: JVM , EFA , LDH, ...

 

Rétrospectif

- Pierre Lévy-Soussan, psychiatre et...
2010-04-04 Le collectif "SOS Haïti enfants adoptés" dénonce l [...] Quand ce texte est appliqué, les Etats vérifient scrupuleusement les conditions de l’abandon, s’assurent que l’intérêt de l’enfant est vraiment la priorité [...]

- Pierre Lévy-Soussan : ”On n'adopte pas pour... 
2010-11-11 Julien Arnaud reçoit Pierre Lévy-Soussan, pédopsychiatre spécialisé dans l'adoption. Dans son dernier ouvrage, "Destins de l'adoption" aux éditions Fayard, il répond à bon nombre d'idées reçues. [...] Interview-vidéo du 2 novembre 2010.

- France. Quand l'adoption tourne à l'enfer   2010-07-13 Environ 4 000 enfants sont adoptés chaque année en France.Des milliers de belles histoi
res d'amour familial, [...] Forum de la CADCO Les enfants adoptés sont-ils plus fragiles que les autres ?Si la plupart vont bien, [...]

- Les chiffres sont secrets et tabous en France :...    
devraient être refusés » Le Dr. Pierre Lévy-Soussan est pédopsychiatre, médecin directeur Consultation filiations à Paris. [...] Les plus graves sont ceux qui se traduisent par une maltraitance, avec abandon et remise de l’enfant à l’ASE (Aide [...]

- L’adoption n’est pas une action humanitaire...   
accompagné une convoi d’enfants adoptés en provenance d’Haïti et ayant transité par la Guadeloupe. [...] Dr Pierre Lévy-Soussan psychiatre, psychanalyste Mme Sophie Marinopoulos psychologue, psychanalyste -- Témoignage du Dr Bydlowski.

 

21/12/2010

Espagne. Niños robados. Enfants volés

Espana_ninos_robados_vidas_ficcion.jpgHistoriquement, je croyais la Corée du Sud championne du monde dans le domaine des adoptions pas très nettes. A présent, je crois que c'est peut-être l'Espagne. Bon, il y a de grandes différences:  il s'agit là d'une histoire intranationale ... et ces adoptés, en se construisant durant leur l'enfance n'ont pas, je pense souffert psychologiquement d'un déracinement total et/ou d'un sentiment d'étrangeté permanent.  Ils ignoraient qu'ils étaient volés, et même souvent qu'ils avaient été adoptés.
 
Je crois néanmoins intéressant de présenter ce qui suit car je pense qu'on peut trouver beaucoup de choses similaires dans d'autres pays, notamment comment peut se développer un sacré sale système à partir de quelque chose qui doit en principe aider, protéger des enfants. Je crois aussi intéressant de présenter ce qui suit car celà présente une réaction civile intéressante. 
 
Il y a plus d'un an un juge espagnol, Baltasar GARZON (très connu pour avoir ouvert plusieurs enquêtes internationales en tapant très haut au niveau des droits de l'homme. Il a coincé quelques temps Pinochet à Londres notamment.), se pencha sur des enfants volés aux républicains par les nationalistes après la guerre civile espagnole (1936-1939). Aujourd'hui, El Mundo, l'un des quotidiens espagnol le plus important du pays, vient en aide à l'association ANADIR (Association Nationale des Victimes d'Adoptions Illégales) 

Greg

Avec son aimable autorisation, voici la traduction non officielle en français de "Familias ficticias; vidas robadas"

 
Des vies de fiction. (1er onglet)
Des familles fictives; Des vies volées.

par Raquel Quílez
 
"Mes parents m'ont confessé qu'ils m'avaient acheté"; "Ils ont payé pour moi davantage que pour un appartement"; "Un religieux leur a permis de choisir entre un petit garçon ou une petite fille", "Ils ont eu à employer une mère porteuse"... Ces témoignages n'appartiennent pas des scénarios de film. Ce sont des histoires réelles de personnes qui, devenues adultes, ont découvert que leur vie est un mensonge. Dans l'hôpital des nouveaux-nés ont changé de mains avec au préalable un paiement de leurs parents adoptifs. Qui est leur vraie mère ? Qui s'est enrichi avec leur vente ? Énormément de questions se bousculent sans réponse dans leurs têtes.
 

Selon l'avocat Enrique Vila, entre 200.000 et 300.000 personnes  pourraient être concernés. Des cas qui trouvent leurs racines à l'époque du franquisme  apparaissent maintenant à la lumière avec des protagonistes qui découvrent que leur famille n'est pas celle qu'ils croyaient. Leurs histoires rappellent des scénarios de film : des enfants en échange d'argent en plein jour, des bébés qui sortaient de salles d'accouchements en étant déclarés morts, des sages femmes qui falsifiaient des documents...
[ Lien au deuxième onglet : "Ainsi se déroulaient leurs histoires."]
 
Juan Luis Moreno a su qu'ils l'avaient acheté pour 150.000 pesetas quand son père le lui a confessé dans son lit de mort [ LIEN A SON HISTOIRE (en espagnol) ]; Maria Labarga a découvert que son acte de naissance était falsifié et que celle qu'elle croyait être sa mère  ne l'est pas [ LIEN A SON HISTOIRE (en espagnol) ]; Paloma Mosset cherche sa fille, déclarée morte après être née [ LIEN A SON HISTOIRE (en espagnol) ]... Elles sont nombreuses les personnes, après des années de soupçons, qui ont décidé d'enquêter sur leur cas. Une centaine d'entre elles se sont associés dans ANADIR (lien) [ l'Association Nationale de Victimes d' Adoptions Illégales] avec la volonté qu'on les écoutent dans les tribunaux, quelque chose de compliqué jusqu'à présent, puisque les demandes devant divers tribunaux provinciaux ont été mésestimées. Une seule donne lieu à une enquête par le Ministère public d'Algésiras-. " On nous dit que ce sont des délits prescrits parce qu'ils ont déjà plus de 40 ans. Mais il n'y a pas prescription sur la disparition de personnes jusqu'à ce que celles-ci apparaissent et de plus, ce type de cas est fréquent ", affirme Vila, avocat au service d'ANADIR qui prépare une plainte collective devant le Ministère Public Général de l'État pour les mois suivants.
 
Cet avocat enquête depuis 10 ans sur ce genre de cas. Il a commencé par représenter des adoptés à la recherche de leurs origines et il a ainsi découvert que plusieurs figurent comme des enfants naturels dans leur acte de naissance, malgré le fait que leurs propres familles leurs ont racontés qu'ils ne le sont pas. Qui a falsifié leurs papiers ? Qui se cache derrière ces inexactitudes ? Il assure qu'entre 10 et 15 % de ceux qu'il représente se trouve dans cette situation. Selon ses calculs, en Espagne il y aurait environ 2.000.000 d' adoptés nationaux, ce qui, en extrapolant cette donnée, ferait qu' entre 200.000 et 300.000 cas seraient illégaux. Après avoir vérifié que leurs albums de familles reflétaient une fausse réalité, les victimes de ces histoires rompent leur silence et réclament justice.
 
 
Ainsi se déroulaient leurs histoires. (2ème onglet)
Des réseaux de religieux, de médecins et de fonctionnaires 

 
L'histoire des enfants "appropriés" - ainsi préfèrent-ils que l'on les appelle - plonge ses racines dans le franquisme. Bien que dans les premières années elle a été chargée d'idéologie - On volaient les enfants de prisonniers politiques et de femmes républicaines pour les donner aux familles conservatrices - rapidement celà s'est converti en des histoires purement économiques qui ont étendu leurs tentacules au-delà de la dictature. De cela témoigne Francisco Tena, sociologue et expert dans le domaine  qui suit depuis des années les traces de l'origine de certaines de ces personnes. "Les cas plus nombreux se trouvent entre 1963 et 1970, bien que je m'occupe de cas allant de 1943 à 1995. En 50 ans: imagine-toi toutes les victimes qui ont pu exister !",  s'exclame-t-il. L'avocat Enrique Vila représente des "appropriés" de jusqu'à 1979.
 
En étudiant les cas, on découvre un "modus operandi " qui revient souvent. "Des couples mariés qui ne pouvaient avoir des enfants, souvent bien agés, se mettaient en rapport au moyen de connaissances avec des personnes qui pouvaient leur en fournir. Dans une première rencontre on leur disait dans quelle ville ils auraient à aller et l'argent qu'ils devaient payer pour [ lien : CE FUT LE CAS JUAN LUIS ET D'ANTONIO (en espagnol)] et le jour indiqué, ils se déplaçaient là où l'échange était fait, généralement dans des maisons ou des parcs. Après ils ordonnaient à une matrone ou à une infirmière de leur propre ville de falsifier, avec aussi un paiement préalable, le certificat de naissance, puis avec celui-là ils se présentaient à l'état civil où ils inscrivaient le bébé comme propre à eux. Tous emportaient de l'argent",  décrit Vila.
 
Le centre de l'affaire se situait entre les murs des hôpitaux où était vécu des situations bien différentes. Il y avait des mères qui voulaient donner l'enfant pour l' adoption, de jeunes femmes ou des mères célibataires qui, pressées par leurs familles et la morale de l'époque, décidaient de ne pas poursuivre leur maternité, des prostituées qui ne pouvaient pas avoir le bébé... Mais il y avait aussi des cas plus tragiques. "Il y avait des femmes sans histoires avec des accouchements sans problèmes à qui on retirait le nouveau né en leur disant qu'il était mort. Plusieurs ne virent jamais voir le corps du bébé, ni le certificat de décès, ni rien de rien", affirme Francisco Tena. Cet enfant sortait de la clinique avec pour destination un autre foyer et dans la majorité des cas, comme dans celui d'Antonio Barroso  ou de Maria Labarga (liens- en espagnol), on modifiait les historiques médicaux et les actes de naissance pour effacer toute trace de ce qu'on avait fait.
 
"Il y avait pratiquement toujours des personnes religieuses impliquées dans ces histoires. Elles se croyaient dotées d'un pouvoir moral leur permettant de retirer des bébés à des mères sans ressources pour les donner à des familles conventionnelles. Mais elles figurent là parce qu'en ces années elles travaillaient comme infirmières dans les hôpitaux, et non parce que c'était une affaire institutionnelle de l'Église", explique Vila. La dimension du scandale est arrivée à atteindre de grandes proportions. "Il y a eu de nombreuses familles à qui on a enlevé des enfants. Les mères étaient pauvres culturellement et écomiquement. Il s'agissait de célibataires, de jeunes sans défense qui se résignaient quand on leur disait que l'enfant était mort. Certaines sont encore aujourd'hui en cours de traitement psychologique", dénonce Francisco Tena, qui relève que "la majorité des adoptants l'ont fait de bonne foi" et qu'on ne peut pas les accuser d'un délit parce que, bien qu'ils ont payé pour les enfants, "on leur disaient que c'était pour des frais médicaux, des frais administratifs, etc.". " Les intermédiaires en ont la responsabilité et il y a eu beaucoup de gens qui se sont enrichis avec cela. Le Ministère Public devrait intervenir et étudier à quel niveau celà se trouve dans les atteintes à l'humanité . Celà est d'une dimension terrible ", juge-t-il.

 
La carte de la tragédie. (3ème onglet)
Des hôpitaux dans le colimateur


 
Selon les études du sociologue Francisco Tena, la majorité des adoptions irrégulières se sont produites à Madrid et à Bilbao. Mais à ANADIR on a associé des personnes de Saragosse, de Malaga, de Barcelone, de Cadix, d'Alicante, de Valence, d'Almería ... [ voir la carte à droite de cette page] "Il y a des noms de cliniques qui se répètent fréquemment dans les histoires. Où l'on trouve le plus de personnes touchées c'est à Madrid, et souvent par la maternité O'Donnell; à Cadix par l'hôpital Zacamola, le Miguel Servet à Saragosse", on raconte à l'association. Il y a aussi Santa Isabel à Valence, et Santa Cristina ou le déjà fermé Saint Raymond dans la capitale.
 
Tena, lui-même, a réalisé une étude sur la maternité O'Donnell qui est rapportée dans son livre "Enfants invisibles dans la chambre obscure", dans lequel il enquête sur une étrange épidémie d'otite qui a provoqué, selon les archives de l'hôpital, de nombreuses morts de bébés en 1964, quand il n'était pas habituel de décéder à cause de çà. On avait soumis cette clinique à une rénovation profonde après.
 
Cependant, l'avocat Enrique Vila relève qu'il s'agissait davantage d'histoires personnelles que de celles de centres hospitaliers. "Dans presque toutes villes il y avait un centre dans lequel plus de cas se produisaient, mais je crois qu'on avait affaire à des réseaux extérieurs aux hôpitaux. Le problème pour les victimes se présente quand elles rendent à ces centres hospitaliers à la recherche de leurs historiques ou de ceux de leurs mères pour retrouver leurs origines." Il y a beaucoup de personnes à qui l'hôpital refuse l'accès à ses rapports, on leur dit qu'ils ont disparu ", dénonce Francisco Tena. On a répondu à Juan Luis et Antonio (lien- en espagnol) qu'ils ne figurent pas comme nés en ces centres, comme non plus leurs mères en tant que personnes admises pour y accoucher . David Rodríguez et Marie Labarga  (lien- en espagnol) ne savent même pas où chercher leurs dossiers. Comme ceux-là, des centaines de victimes essaient ces jours-ci d'éclairer leurs vies. Un objectif pour lequel Internet s'est mis à leur service au moyen de forums et d'adresses "virtuels" comme http://www.buscapersonas.org/  ou http://www.quiensabedonde.es/  où presque chaque jour s'ajoutent de nouveaux noms à la recherche de leurs parents perdus.
 

Que faire ? ( 4ème onglet)
Que doit-on faire si on soupçonne que l'on est un "enfant volé" ?

 
La publication de ces histoires a fait réveiller de nombreux soupçons. Des dizaines de personnes ont contacté le quotidien ELMUNDO à elmundo.es [ENVOYEZ VOTRE HISTOIRE (lien)] pour raconter leurs cas et pour demander une aide devant ce qu'ils considèrent comme pouvant être une irrégularité. Des femmes pour qui on a déclaré un bébé comme mort dans l'hôpital, des personnes qui se sont vu forcées par leurs familles à donner un enfant pour être adopter, des enfants qui croient ne pas avoir grandi dans la famille correcte...
 
Après avoir lu les histoires de Juan Luis Moreno, d'Antonio Barroso, de Maria Labarga, de David Rodríguez ou Paloma Mosset (liens)  ces personnes ont eu l'inquiétude que leurs cas soient similaires, mais elles n'ont pas de preuves qui soutiennent leurs intuitions. Que peuvent- elles faire dans ces cas ? Quels pas doivent-elles faire pour éclaircir leurs histoires ? Les fondateurs d'ANADIR (lien) [l'Association Nationale de Victimes des Adoptions Illégales] et un avocat, Enrique Vila, ont élaboré cette liste d'indications:
 
- Dans le cas des enfants qui soupçonnent qu'ils n'ont pas vécu avec leurs vrais parents...
 
1 º. Contacter des amis, des voisins, des proches, des collègues... de vos supposés parents qui peuvent vous raconter si votre mère a été ou non une femme enceinte ou s'il y a eu quelque chose de bizarre dans votre famille autour de la date de votre naissance.
 
2 º. Faire des tests ADN avec la mère. Le moins cher - pour environ 200 euros - est de se présenter à une pharmacie où on emporte de suite les échantillons de salive à un laboratoire pour les analyser. Ces tests n'ont pas de validité juridique, mais ils serviraient à sortir de doutes. Pour obtenir une preuve valide il faudrait directement faire ces tests dans des centres homologués, où un technicien ou un avocat certifient l'origine des échantillons. Enrique Vila travaille avec l'Université du Pays Basque. Le prix est de 400 euros et en 15 jours les résultats sont obtenus.
3 º. Vérifier l'acte de naissance (état civil ) et l'acte d'accouchement (archives de l'hopital). Si vous figurez comme des enfants naturels, il est clair qu'ils ont été manipulés et qu'il y aurait quelques personnes impliquées dans çà.
 
4 º. Se présenter à la clinique dans laquelle vous êtes supposément nés et demander votre historique clinique, celui de l'accouchement et celui de l' admission de votre mère. On ne peut pas vous le refuser, bien que dans la majorité des cas on vous dira qu'ils ont disparu ou qu'on ne garde pas de si vieux documents . "Souvent la mère adoptive ne rentrait même pas dans le centre hospitalier. On sortait l'enfant et on lui donnait dans un autre lieu, bien que parfois on faisait de faux actes. Le plus probable c'est qu'il n'y est pas de documents et que l'enfant ait été inscrit dans un autre hôpital ou même dans une autre ville", explique Vila.
 
5 º. Contacter ANADIR où il y a déjà 110 membres qui peuvent vous assister légalement et juridiquement, ou un avocat particulier pour étudier les actions légales pertinentes.
 
- Si c'est est la mère qui a un soupçon :
 
1 º. Se présenter à l'hôpital auquel vous êtes rentré pour accoucher et demander votre historique clinique dans lequel les conditions de l'accouchement devraient être établies. La mort d'un bébé doit être inscrite.
 
2 º. Se présenter au cimetière auquel on a supposément emporté le corps de l'enfant et demander à connaitre les entrées en provenances de votre hôpital autour des jours de l'accouchement.
 
3 º. S'il n' y a dans aucun de ces endroits de données fiables, c'est alors le plus probablement que quelque chose se cache derrière. Dans ce cas, contacter ANADIR ou un avocat pour étudier le cas.

Racket d'adoption découvert à New Delhi. Quatre arrestations.

Adoption racket unearthed in Delhi; four arrested.
Delhi Police today claimed to have blown the lid off an adoption racket in the capital with the arrest of four persons, including a doctor and two women, and rescue of an 11-day-old girl and an eight-month-old boy.


The gang allegedly used to prepare forged documents showing that the woman who bought the child was admitted to a hospital and delivered the baby. The women were running NGOs and allegedly indulging in selling infants to couples.

"The gang used to charge around Rs 1.8 lakh for a child out of which Rs 30,000 were given to the parents," Ashok Chand, Deputy Commissioner of Police (Crime), said.
Pawan Sharma (38), Ranjeeta Bhasin (48), Shobha Gupta and Dr Atul Kumar were arrested from various parts of the city after investigations following a tip-off.

The first to be arrested were Sharma and Bhasin from Shivaji Vihar when the former came to hand over an eight- month-old boy. Their interrogation led to Gupta while Kumar who allegedly helped forge some documents was also arrested.

"Sharma told us that two months ago, a man from West Bengal had given him the boy which he gave to Bhasin for finding a customer. He also told us that he procured an infant girl from East Delhi for Rs 30,000," Chand said.

Bhasin has been running two NGOs 'Nav Roshini Chetna Mahilla Samiti' and 'Nav Jyoti Anathalaya' in Raghubir Nagar from 1998. She told police that ten days ago she gave an infant girl to Gupta.

Gupta was apprehended from Dwarka. She was running an NGO 'Child Care' in Vashistha Park from 2004.

"She told us that she was introduced by one Anupama Lal to a young woman who wanted a child. Gupta told her that she could arrange her a girl for Rs 1.80 lakh.
"The reasons given for the demand of money was that it would be required for completion of legal formalities. The money was paid and Gupta gave the girl to the woman. The girl has been recovered," Chand said.

Gupta then took the woman to a medical centre in Prashant Vihar where Kumar got prepared certain "forged" documents, Chand said.

"Kumar was also contacted by Bhasin and Gupta for preparing false documents regarding the infant girl. He showed the lady as admitted in his medical centre on December 11 and discharged next day and that she delivered the girl," Chand said. Kumar was allegedly paid Rs 20,000 in this case.

Out of the Rs 1.80 lakh they get from the buyer, Sharma used to take Rs 25,000 while Bhasin's share was Rs 10,000, Gupta's Rs 75,000, Anupama Lal's (of Bal Vihar) Rs 20,000 and the doctor's Rs 20,000. Lal is yet to be apprehended.

Both the infants have been handed over to SOS Upvan Home in Safdarjung Enclave for their care.

The four arrested were produced before a court here which sent the doctor to 14 days judicial custody and other three to police remand till December 23 for further interrogation.


Source: Times of India. 20 décembre 2010.

09:53 Écrit par collectif a & a dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inde, adoption illégale | |  del.icio.us

18/12/2010

La Finlande obtient une nouvelle loi sur l'adoption et arrête les adoptions individuelles

Finland gets new adoption law and stops 'private adoptions''


Source :  United Adoptees International.

18:21 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : finlande, adoption | |  del.icio.us

17/12/2010

UAI News. European Commission wanted a close meeting - we know now why - last year 2009

Logo_UAI_News.jpg2009 CLOSED MEETINGS HELD IN STRASBOURG

Earlier this year, the UAI and her partners, intercepted invitations for particpants for the EU conference on intercountry adoption. The UAI responded on this inviation. Also did her contacts. None of us was invited nor received any reponse. From trustworthy sources we where informed, that other people received a nice response from the European Commission.

With this action, the EU shows again, that an open and democratic Europe is far away from the reality and the adoptionlobby is allowed to participate in their conferences.

    Ms. Patricia De Luca

    Teamleader/Chef d'equipe
    European Commission
    DG JLS Justice, Liberte et Securite
    Unite E.2 - Justice Civile
    MO 59 2/002
    Phone: +32-2-29-60 829
    Fax: +32--2-29-96 457
    Mail : patricia.de-luca@ec.europa.ea
    www.ec.europa.eu/civiljustice


Source: United Adoptees International

14:49 Écrit par collectif a & a dans Colloque, Ethique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, adoption, politique | |  del.icio.us

14/12/2010

Les Pays-Bas suspendent officiellement les adoptions en provenance d'Haïti.

THE HAGUE : Dutch State Secretary for Public Safety and Justice Fred Teeven on Monday announced his decision to temporarily halt all adoptions from disaster-struck Haiti.¨


Haiti is still trying to recover from a powerful 7.0-magnitude earthquake which struck close to Port-au-Prince on January 12, killing more than 230,000 people.

Additionally, large parts of Haiti are trying to cope with a cholera outbreak that has already claimed more than 2,100 lives since October.

Teeven said the reason for the suspension is the current situation in Haiti. "Due to the limited capacity of the Haitian government, a careful adoption process can not be guaranteed at this time," the Dutch government said in a statement.

International adoptions from Haiti have to comply with the laws of the Netherlands but also the so-called Hague Convention on Protection of Children and Co-operation in Respect of Intercountry Adoption. This international convention, which went into force in 1995, calls for safeguards to ensure that adoptions take place in the best interest of the child. It also seeks to prevent child trafficking.

"Considering the conflicting reports on the functioning of the authorities and the risk of corruption and child trafficking as indicated in reports by UNICEF and the International Social Service, the State Secretary decided to suspend adoptions," the statement added. It follows similar decisions in France and Belgium.

Shortly after the devastating earthquake in January, the Dutch government decided to allow 109 Haitian foster children into the Netherlands. These children were already in an adoption process.

"On the list of 109 children there were also three missing children who were later found to have been killed along with their Dutch adoptive parents. In addition, at the last moment, the mother of two children decided to keep her children and one child was added," the government explained on Monday. A total of 105 children eventually came to the Netherlands.

 

In March 2011, a Dutch official delegation will visit Haiti to asses whether the government should reconsider the decision to suspend adoptions. The suspension also means that Haitian children who were currently in an adoption process will not be allowed into the Netherlands. 

 

Source: New Kerala

Haïtikanaal opgeschort
De Wereld is van Iedereen 

 

13:54 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nederland, haïti | |  del.icio.us