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20/02/2011

L'Académie de médecine veut faciliter l'adoption nationale en France

Dans un rapport, qui doit être adopté mardi 22 févier en séance plénière, l’institution dénonce les failles du dispositif français qui laisse des enfants en souffrance, délaissés par leurs parents sans pour autant être adoptables



Le constat est sévère. Dans un rapport voté mardi 22 février en séance plénière, l’Académie de médecine lance un appel à réformer l’adoption nationale en France, qui concerne aujourd’hui quelque 800 enfants par an, soit une adoption pour cinq adoptions internationales.

Complexité du dispositif, dilution des responsabilités, lenteur des procédures : pour son rapporteur, le professeur Jean-Marie Mantz, qui a présenté les conclusions de ses travaux la semaine dernière, les conséquences sont graves.

Même lorsque le délaissement parental est avéré ou que des maltraitances sont constatées, les enfants ne sont pas pour autant adoptables. Un grand nombre, estime-t-il, passe donc de famille d’accueil en famille d’accueil sans pouvoir établir un lien affectif stable et construire leur avenir (30 % des sans-abri ont été placés dans leur enfance, rappelle le rapporteur).

Dans sa présentation, ce professeur émérite de réanimation médicale a notamment mis en exergue deux chiffres éloquents : alors que 20 000 enfants maltraités sont signalés chaque année, seuls 132 enfants « en danger » ont été adoptés en 2008.

Certaines associations invitent cependant à la prudence


La question du délaissement parental n’est pas nouvelle et pas simple à évaluer. Il y a trois ans, Jean-Marie Colombani, l’ancien directeur du quotidien Le Monde, déplorait déjà dans un rapport le faible usage de l’article 350 du code civil qui permet d’engager une « demande en déclaration judiciaire d’abandon », lorsque les parents d’un enfant placé s’en « sont manifestement désintéressés » l’année précédente.

En 2009, Nadine Morano, alors secrétaire d’État à la famille, présentait en conseil des ministres un projet de loi comportant deux dispositions importantes : il prévoit d’une part que les travailleurs sociaux évaluent, dès la première année de placement, puis une fois par an, s’il y a ou non désintérêt « manifeste » des parents ; d’autre part, que le parquet puisse saisir le tribunal d’une demande de déclaration d’abandon, préalable à l’adoption de l’enfant.

Cependant, remaniement oblige, Nadine Morano n’a jamais défendu son texte au Parlement, qui reste à ce jour dans les cartons.

Certaines associations invitent cependant à la prudence. C’est le cas d’ATD Quart Monde, qui rappelle combien il peut être difficile d’évaluer le délaissement parental.

«Nous suivons des familles dans des situations de détresse telles qu’il leur est parfois difficile de maintenir le lien avec leur enfant placé, explique Maryvonne Caillaux, l’une des permanentes de l’association. Je connais des mères qui aiment leurs enfants mais ne savent pas faire, se sentent dévalorisées ; certaines ont des troubles psychiatriques avec lesquelles elles se débattent. Hier encore, l’une d’elles, qui disait qu’elle ne voulait plus voir ses adolescents car les relations étaient très difficiles, m’a confié : “Ce n’est pas que je ne veux plus les voir, mais je souffre trop” », raconte la responsable associative, sans nier la nécessité, dans des cas extrêmes, de couper le lien.

"L’enfant se construit s’il comprend son histoire"

Maryvonne Caillaux est toutefois convaincue que les cas de délaissement avéré sont « extrêmement rares » et ont donc peu d’incidences sur l’adoption nationale, contrairement à l’analyse de l’Académie de médecine. En revanche, le rapporteur et la militante se retrouvent sur un point : l’intérêt, dans un grand nombre de cas, de passer par l’adoption simple, permettant de maintenir un lien avec le parent biologique.

« L’enfant se construit s’il comprend son histoire, note ainsi Maryvonne Caillaux. S’il n’a que des bribes, si on efface délibérément ses parents biologiques, il risque d’en souffrir. » Afin de ménager la place de chacun, tout en sécurisant l’adoption simple, Jean-Marie Mantz suggère donc de rendre cette dernière irrévocable, tout comme l’adoption plénière, une proposition que la permanente d’ATD Quart Monde  juge intéressante.

Le rapporteur émet d’autres recommandations, dont il a fait part la semaine dernière, en présentant des dessins d’enfants poignants. Il propose de rendre obligatoire le signalement de maltraitance par le médecin, qui se retranche parfois derrière le secret médical pour ne pas le faire.

Il suggère aussi la création d’une filière de familles d’accueil bénévoles, choisies parmi les candidates à l’adoption, en parallèle avec les familles d’accueil rémunérées, et de simplifier les processus administratifs et judiciaires de prise en charge des enfants en danger. Quant au désintérêt parental, il estime qu’il pourrait être évalué en six mois et non un an comme le prévoit actuellement le code civil.

Selon Geneviève Miral, présidente de l'association Enfance et Famille d'adoption, favorable à cette évolution, «il faut faire très attention à la manière dont on avance sur ce sujet douloureux et complexe». Pour cela, elle préconise de modifier les pratiques. «Notamment, les services sociaux disposent de très peu d'outils pour évaluer le délaissement parental.»


Source: La Croix, Le Figaro | 22.02.2011.

 

"Responsabilisation des médecins à signaler les sévices avérés sur les enfants"

Traduction: les médecins deviennent des flics obligés de signaler les "mauvais parents". A qui? à la Justice ?  Ce faisant, ils sortent donc clairement de leur rôle de soignant. De surcroît, cette recommandation est préconisée par la Haute Académie française de Médecine! Appel à la délation?
Manque pas de culot cette académie.

Petit débat sur le blog de Jean-Vital de Montléon, pédiatre, à propos de l'enfance maltraitée, hors sujet sur l'adoption.

17/02/2011

Interdire TOUTES les adoptions indépendantes! Un modèle pour les États-Unis et le Monde!

Finland set to ban independent adoptions



A Finnish justice ministry working group proposed Friday that the government should propose legislation to ban independent cross-border adoptions and introduce adoption age limits.

Under current legislation international adoptions are subject to permits granted by the Board of Inter-Country Adoption Affairs, a health and social affairs ministry body, but a number of loopholes mean that independent adoptions have been possible.

Most people wishing to adopt from abroad have however gone through the board, with up to 20 independent adoptions a year.

The working group also proposed that all adoptions, including those within the country, would have to be cleared by the board.

The working group wants a minimum age of 25 and a maximum of 50 for adopting parents as well as minimum and maximum age differences of 18 and 42 years, respectively, between adopting parents and the adopted child.


Via Family Preservation Adovcate






15/02/2011

Internet est le meilleur moyen d’acheter un enfant en Chine

chineDepuis l’instauration de la politique de l’enfant unique en 1979, la vente d’enfants n’a cessé d’augmenter : aujourd’hui, internet est au cœur de ce marché.
Ce n’est pas un phénomène récent en Chine et des sursauts dans les médias rappellent le problème qui sévit aussi bien dans les campagnes que dans les grandes villes. Le vol, la vente et l’achat d’enfants est courant, et ce malgré un risque d’emprisonnement de 10 ans pour les trafiquants. Pourquoi ?


Parents en détresse

Certains couples achètent des enfants, souvent des garçons, pour assurer que la lignée ne se termine pas avec eux. Cela peut être des couples stériles qui sont désespérés de ne pas avoir un héritier. Seulement, passer par une agence peut prendre beaucoup de temps.

Par ailleurs, il arrive que des jeunes mères non mariées n’aient malheureusement pas les moyens d’élever leur bébé et même si elles souhaiteraient le garder, ce n’est souvent pas une option envisageable.

C’est pour cela que, sur le net, les propositions défilent, que ce soit des gens qui veulent un enfant ou d’autres qui cherchent une famille correcte pour que leur enfant soit élevé dans de meilleures conditions.

En allant sur le site internet Baidu Tieba, les annonces pour ‘donner’ son enfant sont très nombreuses. « Je ne suis pas mariée et je suis enceinte de 8 mois. Je ne sais pas si c’est une fille ou un garçon, mais j’aimerais que le bébé soit élevé par des intellectuels. Je ne souhaite recevoir que 10 000 yuan (1 110 euros) » explique une internaute, anonymement, ne laissant pour contact qu’une simple adresse de messagerie instantanée.

A contrario, une femme de 34 ans, qui cherche à adopter un enfant, explique anonymement au Global Times : « j’ai visité des orphelinats, mais les seuls enfants qui restaient étaient handicapés. Si je dois payer 20 000 yuan (soit 2 220 euros) à une agence, pourquoi ne pas payer 30 000 yuan (soit 3 330 euros) directement à une famille ? C’est l’enfant qui compte avant tout ! ».

La double action d’internet

Il est également possible d’obtenir des certificats de naissance avec les informations souhaitées. Les sites internet proposent un service après-vente pour une somme qui oscille entre 3 000 et 6 000 yuan (entre 330 et 660 euros) : date de naissance, nom des parents…, tout ce qui donnera une nouvelle identité à l’enfant.

Par ailleurs, la faible fiabilité d’internet permet aux trafiquants d’enfants de se faire passer pour des parents : ils volent ensuite des enfants qui correspondent aux attentes d’un couple qui attend d’adopter.

Le problème que rencontrent les parents qui souhaitent adopter par voie légale est le nombre de papiers requis pour la procédure : par exemple, des preuves de stérilité et des états de finances et souvent, une longue file d’attente une fois les papiers procurés.

Zhang Zhiwei, une consultante de l’association « Baby Come Home » qui aide à retrouver les enfants qui ont été kidnappés, explique qu’au-delà de la pauvreté et les faiblesses d’un planning familial, c’est l’absence de voies officielles et légales de transfert d’enfant qui mène aux problèmes liés au commerce sur internet.

Mais il faut souligner par ailleurs qu’internet peut jouer un rôle positif lorsqu’il s’agit de retrouver un enfant. C’est le cas pour Peng Gaofeng dont le fils avait disparu il y a trois ans. Nous l’avions d’ailleurs filmé dans ses recherches : retrouvez ici notre reportage.

Le père avait ouvert 13 blogs en mettant des photos de son fils. Il a fini par recevoir un message anonyme incluant une photo de son enfant. Il a retrouvé son fils avant-hier et c’est sans doute la première fois que ce genre de retrouvailles a lieu grâce au microblogging.


Source : Aujourdhui la Chine | 10.02.2011

09:57 Écrit par collectif a & a dans Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chine | |  del.icio.us

13/02/2011

Fruits de l'Ethiopie - Une étude sur l'adoption internationale en Ethiopie

En 2009, l'agence d'adoption hollandaise Wereldkinderen a passé un contrat avec Against Child Trafficking pour conduire une recherche sur l'exactitude des dossiers d'adoption d'enfants adoptés en Ethiopie.
Un rapport a été finalisé en octobre 2009. Il résume les enquêtes dans 25 dossiers d'adoption sélectionné aléatoirement d'enfants adoptés en Ethiopie entre 2004 et 2009. 19 de ces 25 cas, qui sont analysés dans le rapport, présentent au moins des irrégularités.


Fruits of Ethiopia - A study on intercountry adoption in Ethiopia

In 2009, Dutch adoption agency Wereldkinderen contracted  to conduct research into the correctness of adoption files of children adopted from Ethiopia. In October 2009, a report was finished, which summarized investigations into 25 randomly selected adoption files of children adopted from Ethiopia between 2004 and 2009. 19 of these 25 cases contained at least some irregularities, which are analyzed in the report.

Le rapport complet

Read more  Pound Pup Legacy

 

12/02/2011

Réponse à Christian Flavigny en réaction à l’article « L’accouchement sous X est dans l’intérêt de l’enfant » [Le Monde]

logo CADCO asso.jpgDe la dignité dans l’adoption
Par Corinne Daubigny
Psychanalyste



Que m’évoque le plaidoyer de Mr Flavigny pour « l’accouchement sous X dans l’intérêt de l’enfant » ?

Primo, l’image d'une psychanalyse rétrograde qui commencerait par stigmatiser comme névrose et pathologie les revendications citoyennes d'un dialogue sur la pertinence des lois françaises au regard du droit international, des droits de l’Homme (donc aussi bien des femmes et des enfants), des acquis des sciences sociales ; et donc surtout finalement au regard des voix de toutes les personnes concernées par la loi (parents de naissance, personnes adoptées et parents adoptifs).

Envoyer sur le divan toute personne adoptée s’interrogeant sur le bien fondé des lois sur l’adoption et l’accouchement sous X, est-ce que ça concerne « l’intérêt de l’enfant » ou prioritairement les intérêts (mal compris) des psys ?

Ca me renvoie l’image d'une psychanalyse aliénante qui chercherait systématiquement la source de la souffrance du sujet dans un sentiment de culpabilité présumé chez le patient que le thérapeute se chargerait d'absoudre. On y apprend d’ailleurs que si l’accouchement sous X a constitué une « fracture », il suffit d’aider l’enfant à « tourner la page » (la page de son sentiment de culpabilité, pour l’auteur), et la fracture se révèle utile à l’ »épanouissement « de l’enfant. Ce qui défie toute clinique du traumatisme !
Enfin l’image inquiétante d'une psychanalyse qui, dans le débat politique, veut occuper la place de l'expertise en rejetant la voix de ceux qui s'expriment, tout en parlant en place de ceux qui se taisent.

Mais de quelle expertise s'agirait-il ?

L'expertise d'une psychanalyse occupée à nier ses fondements, interprétant désormais le silence comme un signe de bonne santé et la parole comme le signe d'égarement ? « Qui ne dit mot consent », dit l’adage populaire. Mais doit-on confondre résignation et santé ? Tout tient donc à la nature du consentement ! dans l’adoption encore plus qu’ailleurs.

L'expertise d'une psychanalyse aliénante qui voudrait donner à croire que l'identité du sujet se soutient du seul désir de ses parents ? Comme si jamais le désir des parents n’allait à l’encontre de la construction du sujet ...

L'expertise d'une psychanalyse qui tiendrait pour négligeable au regard de la parenté et de la filiation le fait de mettre au monde les enfants, et qui nierait globalement la dette de vie de tout un chacun ?

L'expertise antisociale d'une psychanalyse qui voudrait faire reposer l'adoption plénière sur l'accouchement sous X : on ne saurait donc (plus) adopter plénièrement des enfants qui auraient le malheur de connaître leurs parents de naissance et d'avoir été d'abord reconnus par ces derniers ? !

L'expertise d'une psychanalyse obscurantiste et rétrograde qui semble ignorer le vrai ressort des conventions internationales ? Pour mieux en contester la pertinence ?

Pourtant ces conventions ne visent nullement à réduire la parenté au génétique - sans quoi elles ne viseraient probablement pas à organiser l'adoption. Elles visent à prévenir les trafics d'enfants favorisés par la réduction au silence des parents de naissance, et à organiser le transfert de droits sur lequel l'adoption plénière repose fondamentalement : même si la loi française a, en effet, bien du mal à le reconnaître.

Que cette image de la psychanalyse puisse trouver la caution de la psychiatrie est d'autant plus alarmant. Heureusement, la psychiatrie sait montrer un autre visage, et la psychanalyse aussi : un visage plus respectueux de la parole et du droit des gens.
Oui, la psychanalyse, comme bien d'autres champs du savoir (et même tous), est traversée par des idéologies, et ces idéologies n'existeraient pas sans ceux qui pensent pouvoir y trouver leur bonheur. Le vrai et le juste peinent à se faire entendre et supposent en tout cas d'entendre toutes les parties en pesant sérieusement leurs arguments.

Mr Flavigny reprend les siens à des auteurs que nous connaissons depuis quarante ans. Ils n'ouvrent aucune perspective nouvelle et s'appuient sur une déformation grossière des arguments des tenants d'une plus grande transparence des processus d'adoption au regard des désirs et des droits de chacun. Car nulle part l'adoption ne peut se réduire à des "protocoles".
Rien dans l'attention portée à l'éthique de ce processus n'indique un culte quelconque du "génétique".

Par contre l'idéologie raciale la plus meurtrière de tous les temps a fondé sa conception de l'adoption (plénière parce que substitutive) sur le déni de la maternité des mères d'origine et leur silence organisé : ça s'appelait des Lebensborn. Et l'actualité récente, en Espagne, nous rappelle à ses conséquences. Ces Lebensborn ont probablement fondé aussi des familles heureuses, et sans aucun doute des familles globalement silencieuses : osons penser que ça n'ôte rien à l'indignité du "protocole" en question !
Cela nous rappelle en tout cas que l'idolâtrie du tout-génétique n'est pas forcément là où veut le croire.

Pour conclure en deux mots :

- Parler de l’unité psycho-somatique dans la construction de l’identité de l’enfant demande de dépasser l’opposition grossière entre filiation génétique et filiation symbolique.
- Assurer à chacun de pouvoir d’agir dans la dignité, c’est ce que devrait garantir tous les protocoles qui autorisent l’adoption, c’est à dire un processus, appuyé sur des actes juridiques, qui engage tout le reste de la vie psychique et sociale de toutes les personnes concernées.

Paris, le 10 février 2011
Psychanalyse au singulier
http://www.corinne-daubigny.com


Source : Forum CADCO | Pierre Verdier | 11.02.2011

 

Origines personnelles : entre mémoire, solidarité et avenir. Corinne Daubigny.

« Je voudrais bien être le confesseur de la vérité, non pas le martyr. » Montesquieu
Brève histoire, en forme de témoignage, des mouvements sociaux qui ont récemment accompagné l’évolution des représentations collectives et de la législation en matière de « droit » à la connaissance des origines personnelles1. Porte étroite ouvrant sur des questions de choix éthiques...
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09/02/2011

Un peuple qui prend ses enfants par la main est un peuple qui vivra longtemps

 

Extrait du film documentaire L'Enfant et la pirogue
[Alain Gilot]

 

10:19 Écrit par collectif a & a dans Droits de l'enfant, Film, Opinion | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

08/02/2011

Espagne. Trafic de bébés, l’autre visage du franquisme

Ninos Robados Espagne.jpgL’Espagne a bien du mal à regarder en face son passé. Le ministère public espagnol a rejeté début février la demande d’une association qui demandait l’ouverture au niveau national d’une enquête sur le vol organisé à grande échelle d’enfants. Initié sous la dictature de Franco le sinistre trafic aurait perduré jusqu’à la fin des années 1980.

 

 

C’est tellement gros qu’on se demande naturellement dans un premier temps s’il ne s’agit pas d’un canular. Et pourtant non. L’association Anadir (association nationale des victimes d’adoptions illégales) appuie ses affirmations sur un décret datant de 1940, qui permettait au régime franquiste de placer les enfants sous sa garde si leur “éducation morale” était en danger.



Mediapart | La Mouette |  Henry Moreigne 7 février 2011

07/02/2011

Messages de mères inconnues. Xinran

Messages de meres inconnues.jpgDes mères chinoises racontent l'abandon de leurs filles.
La journaliste et romancière chinoise Xinran retrace les histoires jamais encore racontées de ces mères chinoises qui ont perdu leurs filles et donne la parole à quelques mères adoptives dans différentes parties du monde. Ces récits, Xinran  n'avait jusqu'à présent jamais pu se résoudre à les rapporter - ils étaient trop douloureux et la touchaient de trop près.

 

« Pourquoi ma maman chinoise n’a pas voulu de moi ? ». C’est, je pense une question qui hante tous les enfants adoptés du monde. Faute de pouvoir un jour poser la question à sa mère biologique, on se retrouve face à son imaginaire, qui ne peut trouver la réponsemadmoiZelle

 

Journaliste et animatrice radio célèbre à Pékin, aujourd’hui installée à Londres, Xinran a recueilli les témoignages tragiques de mères obligées de se séparer de leur fille. La faute à la politique de l’enfant unique qui a longtemps poussé les parents à vouloir absolument un fils? Ce n’est pas la seule raison. La loi chinoise interdit l’abandon ou la maltraitance des bébés filles. Mais en raison de croyances et de superstitions ancestrales restées vivaces dans les villages les plus pauvres, les épouses ont le devoir sacré de donner naissance à un premier-né de sexe masculin. Les bébés filles sont encore souvent étouffées à la naissance. Les plus chanceuses sont emportées à la ville par leur mère qui les dépose, la mort dans l’âme, sur un quai de gare ou à la porte d’un orphelinat.

Dix chapitres, dix femmes et autant d'histoires d'immenses chagrins, y compris le sien. Une fois de plus, Xinran nous emmène au coeur de la vie des femmes chinoises - étudiantes, femmes d'affaires, sages-femmes, paysannes - toutes hantées par des souvenirs qui ont marqué leur vie d'une empreinte indélébile. Que ce soit à cause de la politique de l'enfant unique, de traditions séculaires destructrices ou de terribles nécessités économiques, des femmes ont été contraintes de donner leur fille en adoption, d'autres ont dû les abandonner - dans la rue, aux portes des hôpitaux, dans les orphelinats ou sur des quais de gare -, à d'autres encore, on a enlevé leurs petites filles à peine nées pour les noyer.


La première phrase
A la fin de l'année 2007, le nombre des orphelins chinois adoptés dans le monde entier s'élevait à cent vingt mille.

La dernière phrase
Petite Neige, ma fille, où que tu sois, tu manques à ta mère !

Source : evene.fr

06/02/2011

Les mères de naissance / les premières mères ont-elles le droit de rechercher (leurs enfants) ?

Logo Birthmother First Mother.jpgDo birth mothers/first mothers have the right to search?


Should first/birth mothers search for the children they gave up for adoption? Or should I say: Surrendered to forces greater than one's ability to resist--maybe we should start substituting that every time someone uses the damn phrase "made an adoption plan."

But the question remains: Do first mothers, or birth mothers, or whatever we are called have the "right" to search for our children?

Yes. We have the right to know our own children. We have the innate right to know what happened to them after they were surrendered to adoption. Neither law, nor custom, can violate this sacred bond, despite law and custom. The right remains.


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Mères d’origine, les oubliées de l’adoption internationale

L'éditorial du bulletin mensuel n° 9/2010 du Service Social International (SSI/CIR) offre une place spéciale aux mères d’origine, en se penchant sur leur vécu difficile et en ouvrant la réflexion sur le chemin qui reste à parcourir pour leur offrir un accompagnement de qualité.

 

 

05/02/2011

Népal : Que valent ces enfants?

NépalLe commerce des adoptions internationales représente une industrie de plusieurs millions de dollars, de plus en plus de familles occidentales adoptant des bébés venant des pays en développement. Le Népal ne semble pas vouloir échapper au phénomène.



En 2007, les adoptions au Népal ont été confrontées à une grande pression et de sévères critiques de la part de médias nationaux et internationaux sur des allégations de corruption et d’enfants vendus. Le rapport “Adopter les droits d’un enfant”, signé par l’UNICEF et Terre des hommes, dévoilait au même moment des cas d’enfants et de bébés proposés à l’adoption sans le consentement de leurs parents. Comme conséquence, nombre de pays européens prohibaient alors les adoptions au Népal (Royaume-Uni, Danemark, France, Norvège, Espagne, Canada, Italie, Suisse et Allemagne).

En 2008, le Népal rouvrait pourtant les adoptions internationales et signait en 2009 la Convention de La Haye sur la Protection des enfants et la Coopération en matière d’adoption internationale. En décembre 2010, de nouvelles politiques étaient enfin introduites pour faciliter le processus des adoptions internationales. “Une équipe part en Italie en mars pour discuter des adoptions entre pays, tous les pays européens sont attendus à ce séminaire et seront certainement tous d’accord pour adopter des enfants du Népal”, déclaire Sher Jung Karki, sous-secrétaire du Ministère de la femme, des enfants et du bien-être social.

L’optimisme et la rapidité à oublier ce qu’il s’est passé sont surprenants. Si seulement une telle promptitude et un tel engagement étaient dévoués à trouver des solutions plus réelles que celles qui ont presque conduit le Népal à bloquer les adoptions… Ce qui est étrange, c’est qu’alors que le gouvernement voit les choses en grand pour encourager les adoptions internationales, peu a été fait pour faciliter les adoptions au niveau national, à travers le Népal.

“Le gouvernement se concentre plus sur les adoptions internationales. Il introduit de nouvelles lois et régulations et néglige complètement les adoptions nationales. Plusieurs éléments justifient de vouloir favoriser les adoptions internationales mais le ‘capital’ est le facteur principal, car des pays étrangers sont prêts à payer très cher pour adopter des enfants népalais. Même avec les nouvelles politiques, il y a toujours des failles pour les irrégularités”, dénonce une source dans le même Ministère.

Chose intéressante, il n’y a aucune donnée ou information sur les adoptions nationales au Ministère. “Nous félicitons les améliorations annoncées par le gouvernement mais elles ne portent que sur l’adoption internationale. Des solutions locales doivent être développées en priorité pour pouvoir répondre aux engagements internationaux du pays”, déclare Joseph Aguettant, délégué de Terre des hommes au Népal, précisant que ces solutions locales incluent le respect des liens de parenté, les familles d’accueil et les adoptions nationales. Récemment, Terre des hommes a été impliquée dans la promotion des adoptions nationales, en collaboration avec le Conseil du bien-être social, plusieurs administrations locales et différentes ONG. En plus de changer les mentalités, la tâche implique de décrypter les lois existantes, manquant de précision et devant être rapidement simplifiées.

Lorsqu’un pays néglige l’adoption nationale et se concentre seulement sur les adoptions internationales, les questions se soulèvent. Que peut être un “Nouveau Népal” où nos orphelins n’ont pas ni de place ni de droits alors qu’il s’agit de leur propre pays? Pour un pays sortant d’une guerre civile et sur la voie de la réconciliation, notre société n’est-elle pas ouverte à aider elle-même les orphelins? Est-ce que les orphelins du Népal ne valent-ils pas plus que ce qu’ils rapportent grâce aux échanges internationaux? Qu’en est-il exactement de l’engagement du gouvernement et des dispositions en faveur des orphelins dans ce pays?

Pour l’instant, ces engagements ne sont pas visibles. Les orphelins sont logés dans des foyers spéciaux jusqu’à ce qu’ils soient exportés vers des familles occidentales. Ces foyers ne reçoivent aucun soutien financier et sont très peu surveillés par le gouvernement. Plus de 198 de ces foyers sont loin de respecter les standards minimaux. “Les foyers qui ne répondent pas aux standards minimaux établis par le gouvernement devraient être fermés pour assurer les droits et l’intérêt supérieur de l’enfant”, dénonce Gauri Pradhan, membre de la Commission nationale des droits de l’homme au Népal.



Source : Terre des hommes | Darcissac, Marion | 02.02.2011

 

Nobody’s child
By Prakriti Pathak
The Himalayan Times | 30.01.2011