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26/05/2011

Reportage de l'UNICEF sur les dangers du trafic d'enfants en Haïti

haïti,unicefUne grande partie de la frontière entre Haïti et la République Dominicaine n’est pas surveillée. Le trafic d’enfants y est une réalité, exacerbée depuis le séisme de janvier 2010. Pour enrayer ce phénomène, des éducateurs soutenus par l’Unicef vont à la rencontre des familles, pour les alerter sur les dangers qu'il y a à confier leurs enfants à des étrangers : l’espoir d’une vie meilleure pour eux de l’autre côté n’est qu’un mirage… Reportage.

Source: unicef.fr | 25 mai 2001

 

07:54 Écrit par collectif a & a dans Avis d'expert, Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haïti, unicef | |  del.icio.us

17/05/2011

Familles d'accueil : l'étude tant attendue

Alter Echos.jpgL'étude de la Fondation Roi Baudouin sur les familles d'accueil est finalement sortie, après de longs mois de travail. Elle a pour titre "A la rencontres des familles d'accueil, profils, attentes, vécus."

 

Cette étude, lancée par la Fondation Roi Baudouin, avec le soutien de la ministre de l'Aide à la jeunesse, Evelyne Huytebroeck, a été réalisée par le Panel démographie familiale de l'institut des sciences humaines et sociales de l'université de Liège.

Il s'agit d'un état des lieux des familles d'accueil en Communauté française. Pour rappel, des mineurs peuvent être placés par une autorité mandante (Conseiller ou délégué de l'aide à la jeunesse ou juge de la jeunesse) dans une famille d'accueil. Il faut pour cela que l'enfant soit en danger.

On constate depuis longtemps qu'il est difficile d'attirer de nouvelles familles d'accueil et que celles-ci vivent des difficultés au quotidien (administrative, financières, organisationnelles, relationnelles, avec la famille d'origine par exemple). Alors que la ministre doit procéder à des arbitrages pour son plan d'action pour les mineurs en danger, cette étude intervient à point nommé pour l'aider à faire des choix.

Le long document de la Fondation Roi Baudouin présente quelques données chiffrées. On y découvre les points de vue des familles d'accueil (450 ont été entendues), des familles d'origine et des professionnels de la jeunesse.

Des recommandations sont émises sous forme de "pistes de réflexion" avec un volet administratif et un volet organisationnel. Enfin, une recommandation importante sur l'accompagnement est mise en évidence. "Tous les intervenants rencontrés ont souligné l'importance d'un encadrement par une équipe pluridisciplinaire", peut-on lire dans l'étude. Le non-encadrement des familles d'accueil par des services de placement familial est un problème important dont Alter s'était déjà fait l'écho dans son numéro 313.

La ministre de l'Aide à la jeunesse, Evelyne Huytebroeck, interviewée dans "La Libre Belgique" du 12 mai estime que des pistes seront tracées d'ici juin, qui seront présentées en septembre. A l'heure actuelle, elle envisage un renforcement des moyens alloués aux services de placement familiaux ainsi que le lancement d'une campagne de recrutement des familles d'accueil.

Pour lire l'étude : http://www.kbs-frb.be/publication.aspx?id=279052&Lang...

Source: Alter Echos

Faire une place à un enfant qui n’est pas le sien

En Communauté française, 3 000 enfants vivent dans une famille d’accueil. La Fondation Roi Baudouin est partie à leur rencontre : profils, vécus, attentes…

Un enfant sur cent ne vit pas dans sa famille biologique en Communauté française. Autrement dit, sur les 600 000 mineurs francophones, 6 000 grandissent hors de leur foyer d’origine, dont la moitié dans des institutions (pouponnières, institutions publiques de protection de la jeunesse, internats, homes ) et l’autre moitié dans des familles d’accueil.

Dans le cadre de l’Aide à la jeunesse, les parents d’accueil assument volontairement la garde d’un enfant dont ils ne sont ni le père ni la mère. Le mineur leur a été confié dans le cadre de l’aide consentie (à la demande des parents de naissance) ou contrainte.

Il arrive souvent que la famille d’accueil soit constituée par des membres de la famille élargie de l’enfant (une tante, des grands-parents ) ou une connaissance de la famille d’origine. Au départ, l’accueil se fait dans l’urgence, pour éviter le placement dans une institution ; l’entourage de l’enfant réagit à une situation de crise. Ces familles d’accueil non-encadrées par un service de placement familial (SPF) relèvent du Service d’aide à la jeunesse (SAJ) ou du Service de protection judiciaire (SPJ). Quand la situation s’installe dans la durée et que la famille est ensuite encadrée par un service de placement, on parle de "reprises de guidance". Depuis plus de dix ans, c’est le cas de 80 % des nouvelles situations suivies par les services de placement familial. Dans les autres cas, l’enfant est placé dans une famille "sélectionnée" et encadrée par un service de placement familial.

Mais que sait-on de ces familles qui accueillent au total 3 000 enfants ? Quels sont leurs profils, leurs vécus, leurs difficultés, leurs attentes ?

Pour objectiver cette problématique, la Fondation Roi Baudouin a lancé une étude quantitative et qualitative sur l’accueil familial qui a été confiée au panel démographie familiale de l’université de Liège, sous la direction de Marie-Thérèse Casman. Un questionnaire a été envoyé à 1 100 familles d’accueil ; 450 d’entre elles y ont répondu. Des entretiens ont aussi été menés avec des accueillants et des professionnels du placement familial.

Qu’en ressort-il ? "Selon les professionnels, il y a une forte augmentation de la charge de travail liée aux situations à encadrer, principalement due à l’état de santé physique et psychique des enfants à placer, décrits comme abîmés, expose Marie-Thérèse Casman. Ils posent des questions comme : est-on obligé d’aimer ses parents ? Pourquoi je suis né ? A quoi je sers ?"

Les familles d’accueil, tous types confondus, ont décrit une série de difficultés rencontrées au cours du placement. Qui sont parfois très pragmatiques, comme les trajets liés à l’enfant accueilli, qui doit être conduit à des consultations médicales, psychologiques, sociales Une petite aide logistique soulagerait les familles d’accueil.

Idem pour les lourdeurs administratives : pour quitter le territoire belge, les accueillants doivent obtenir la signature des parents biologiques, même pour un week-end à la Côte-d’Opale. Cela complique l’organisation de la vie quotidienne, surtout quand les parents biologiques ont disparu dans la nature ou que les relations avec eux sont tendues (lire ci-dessous).

Les parents d’accueil se plaignent aussi de devoir avancer des sommes parfois considérables pour des soins ou des services et de perdre beaucoup de temps et d’énergie à en obtenir le remboursement. Piste avancée dans l’étude : élaborer un système s’inspirant du tiers-payant.

Autre sujet sensible : la révision annuelle de la décision de placement, qui génère beaucoup de stress, tant pour l’enfant placé que pour les familles. Pourquoi ne pas envisager que cette révision corresponde mieux aux étapes de vie de l’enfant (rentrée à l’école primaire, passage en secondaire ) ? - ce que suggèrent plusieurs acteurs.

Le fait que l’accueil soit administrativement terminé à 18 ans pose aussi douloureusement problème aux familles d’accueil qui ont parfois suivi l’enfant depuis ses premiers mois. A la majorité, tous les subsides et tous les encadrements s’arrêtent, alors que le jeune a rarement fini sa scolarité.

Voilà donc le rapport sur le bureau de la ministre en charge de l’Aide à la Jeunesse, Evelyne Huytebroeck (Ecolo), qui a soutenu l’étude. "D’ici la fin juin, on va tracer des pistes, qui seront présentées en septembre, réagit, à chaud, la ministre. Je vois au moins deux choses sur lesquelles on peut avancer. Un : une partie du budget prévu pour le plan d’action pour les mineurs en danger et en difficultés sera attribuée aux services de placement familial. Deux : prévoir une campagne de recrutement de familles d’accueil."

Parce que les services de placement familial galèrent pour trouver des familles candidates. Il y a régulièrement pénurie et des dizaines d’enfants en bas âge sont coincés dans les pouponnières en attendant une famille d’accueil. "La mission des parents d’accueil est peu visible, mal connue et donc mal reconnue", relève Mme Casman. L’étude montre pourtant que l’expérience est enrichissante pour les familles d’accueil : 61 % de celles qui ont réalisé un projet d’accueil conseilleraient cet investissement.


Source: La Libre Belgique


Familles d'accueil et adoption : les liaisons dangereuses

Adopter un enfant et en accueillir un sont deux choses bien différentes. Pourtant, chaque année, des familles d'accueil adoptent l'enfant dont ils ont la garde quotidienne. Ces parents sont-ils tous bien informés de leur rôle ? Les relations avec les parents d'origine sont-elles toujours bien respectées ? Plongée dans un univers où les réactions émotionnelles sont prégnantes.

Source: Alter Echo

10:05 Écrit par collectif a & a dans Avis d'expert, Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us

11/05/2011

Ces enfants volés par les autorités chinoises et placés pour adoption

chine-ces-enfants-voles-par-les-autorites-et-places-pour-adoption.jpg(De Pékin) Un magazine chinois révèle comment, dans la province du Hunan, dans le Sud de la Chine, les autorités « enlèvent des enfants » au nom de la mise en œuvre de la politique de l'enfant unique, et les placent dans des circuits internationaux d'adoption.

La fille de Yang Libing devrait aujourd'hui avoir sept ans. Mais ce travailleur migrant du compté de Longhui, dans la province du Hunan, ne l'a pas vue depuis 2005, date à laquelle les autorités de sa région l'ont enlevée, puis placée dans un orphelinat. Tout ça parce que les parents n'avaient pas pu payer l'amende de 6 000 yuans (640 euros) qu'ils devaient à l'Etat pour avoir enfreint la loi sur l'enfant unique.

A l'époque, Yang Libing et sa femme avaient laissé leur fille à leurs proches ; eux travaillaient dans une autre ville. Quand ils sont revenus, la petite Yang Libing avait disparu. Et le temps qu'ils retrouvent sa trace dans un orphelinat de la région, elle avait été adoptée par des parents américains.


Lire la suite sur Rue89 & Aujourd'hui la Chine |11.05.2011

 

CHINE. Trafic d’enfants au Hunan


Des enfants ont fait l'objet d'un trafic dans une préfecture pauvre du Hunan où des fonctionnaires chargés du planning familial les enlevaient de force à leurs parents pour les placer dans un orphelinat. C'est ce qui ressort d'une enquête du très sérieux magazine économique Xinshiji Zhoukan, à la suite de recherches menées par des parents de ces enfants. Les faits se sont déroulés entre 2002 et 2005. Afin de faire pression sur leurs familles pour récolter des amendes, les fonctionnaires en charge du planning familial de la préfecture de Longhui, à Shaoyang, dans le Hunan, ont emmené de force près d'une vingtaine d'enfants. Contre la somme de 1000 yuans chacun [environ 100 euros], ils les ont placé à l'orphelinat de Shaoyang,  en leur donnant à tous le nom de famille "Shao". Une partie de ces enfants auraient été adoptés, dont certains aux Etats-Unis et aux Pays-Bas. Les 3000 dollars américains payés par les familles adoptantes revenaient à l'orphelinat. L'affaire a pris place dans une préfecture très pauvre où la politique de l'enfant unique a été appliquée de manière très brutale au cours des années 80 et 90. Au passage, certains enfants "saisis" n'auraient même pas été des enfants nés "hors quota", souligne le magazine.

Courrier International | 11.05.2011

 


Suivi de l'article de Caixin sur le traffic d'enfants par les responsables de la planification familiale

Caixin Magazine, Beijing, has published another article about the family planning officials taking over-quota children with more details about the case of Yang Ling, whose father Yang Libing is still looking for her, showing fabricated and forged documents created by the family planning officials to justify taking the baby to the orphanage.

 

Août 2009,  Ina HUT, la directrice de l'organisme d'adoption "Wereldkinderen" au Pays-Bas démissionnait après des pressions du gouvernement néerlandais l'ordonnant de se tenir à l'écart des scandales d'adoptions en Chine.
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La Chine reste connue pour la brutalité sans pitié de sa politique anti-nataliste et de ses dérives, avec de nombreux cas recensés de destruction des habitations des familles ayant plus d’un enfant, de refus de réception de plaintes pour des cas similaires, de pression sur l’emploi, voire de stérilisations et d’avortements forcés. Pour avoir notamment dénoncé ces dernières pratiques dans sa province du Shandong, l'avocat Chen Guangcheng aura ainsi passé quatre années en prison, avant d’être à présent assigné à résidence.


Pour un couple, l’infertilité et l’absence d’enfants sont une épreuve, un deuil à vivre, avant de pouvoir le transformer en d’autres formes de fécondité

couple infertilite.jpg«Et vous avez des enfants?» Cette question banale, qui sert souvent d’entrée en matière à la conversation, dans les rencontres amicales, est «la» bête noire de ceux qui n’en ont pas. Pas seulement pour ceux qui vivent une vaine attente, mais aussi pour ceux qui doivent à chaque fois sec justifier de leur vie, de leurs choix, ou de leurs échecs. Et se taisent le plus souvent.

 


Ce serait donc le revers de notre société française, qui affiche avec fierté une fécondité de deux enfants par femme, parmi les records d’Europe. Stigmatisant du même coup les quelque 10% d’adultes qui ne seront jamais parents; leur donnant l’impression d’être marginalisés, considérés comme des adultes inaccomplis.

Selon Laurent Toulemon, chercheur à l’Institut national d’études démographiques (Ined), ce chiffre devrait même atteindre 15 à 16% de la génération née en 1980.

Quelle est la part, parmi ces couples inféconds, de ceux qui sont physiologiquement stériles, de ceux pour qui la vie ne s’est pas ordonnée de la bonne façon au bon moment, et de ceux qui affirment ne pas vouloir d’enfants, catégorie nouvelle apparue dans nos sociétés contemporaines?

Il n’existe pas de chiffres, et pour cause: «La frontière est très floue entre le désir d’enfant et celui de se conformer à la norme sociale ; entre le désir conscient et tout ce qu’il réveille dans l’inconscient, en particulier dans les relations précoces avec ses propres parents», souligne Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste et spécialiste des questions de filiation.

« On est dans une conception très mécaniste de la procréation»

Et elle ajoute: «On est aujourd’hui dans une conception très mécaniste de la procréation, les femmes prennent la décision de ne pas avoir d’enfants grâce à la contraception. Lorsqu’elles “ouvrent le robinet”, elles s’attendent à ce que cela marche. Or, mettre au monde un enfant, c’est un acte de folie ordinaire qui est tout sauf rationnel!»

Joëlle Desjardins-Simon, psychanalyste également, qui travaille depuis quinze ans dans un service d’AMP (assistance médicale à la procréation) et vient d’écrire un livre sur le sujet, constate elle aussi que la fécondité échappe encore et toujours à la maîtrise humaine.

«On ne sait pas pourquoi certaines grossesses surgissent, dit-elle, ou s’interrompent, ou bien, malgré un désir affiché, ne se produisent pas. De nombreuses infécondités, à la croisée de l’histoire conjuguée du couple, et parfois aussi de plusieurs générations, relèvent de verrous inconscients; lorsqu’il y a écart entre le désir conscient et inconscient, c’est toujours ce dernier qui gagne.»

Elle dénonce aussi cette « médiatisation radieuse de la procréation assistée, qui induit que c’est la réponse à tous les problèmes». Et de rappeler que les taux de réussite varient autour de 20% par tentative. «Si un enfant ne vient pas tout seul, c’est qu’il ne veut pas venir ; à quoi bon se violenter, le violenter…»

« Notre société idéalise beaucoup la maternité »

Reste la souffrance, que les hommes et les femmes décrivent de façon différente. « Une forte souffrance », précisent sobrement Béatrice et Antoine. «N’importe qui peut faire un enfant sans se poser de questions, sauf moi ! » se révolte Anne. « C’est une vraie blessure que de ne pouvoir donner la vie, souligne Geneviève Delaisi, pour compren­dre, il faut se référer à l’expérience du deuil.»

Isabelle Tilmant, psychothérapeute, accompagne des femmes sur ce chemin difficile : «La maternité est très idéalisée dans notre société; toute petite fille grandit avec l’idée qu’elle aura des enfants un jour. Mais toutes les femmes n’en ont pas le même désir: cela peut être le désir d’aimer et d’être aimée, celui d’être reconnue socialement, d’éduquer un enfant au quotidien… Il n’y a pas de jugement à porter là-dessus. Mais le savoir permet de faire des choix de vie.»

Pour celles qui éprouvent un grand désir d’enfant, et qui n’y arrivent pas, c’est extrêmement douloureux: «Elles passent souvent d’abord par une phase d’activisme forcené, de consultations de médecins divers aux tentatives de PMA. Se soumettant à tout, vivant dans l’obsession, au rythme des déceptions régulières.

Avec un vrai risque de dépression ; plus que les hommes, car cela passe par leur corps. Quand vient le moment où on leur dit: “Il n’y a plus rien à faire”, le désespoir est immense: la vie n’a plus de sens, comme si tout s’arrêtait. Elles se sentent à la fois exclues de la vie sociale, de la complicité féminine, de leur propre famille.

En plus, il y a la culpabilité de l’un envers l’autre, si les deux conjoints ont le même désir d’enfant. Une souffrance insuffisamment reconnue par l’entourage, car elle ne se voit pas.» Béatrice et Antoine ont vécu cela: «Nous n’avons jamais souhaité en discuter…»

«Transformer la souffrance en une autre forme de fécondité psychique »

«Nos enfants ne nous ont jamais parlé de leurs difficultés, nous ne savons pas où ils en sont, quelle attitude avoir…», explique Laurence, mère et belle-mère. Pourquoi ce silence ? « Il s’agit du plus intime de l’intime, comme tout ce qui touche à la sexualité ; et les couples, d’une sensibilité exacerbée, préfèrent en dire le moins possible plutôt que d’affronter des paroles qui blessent »  , reconnaît Isabelle Tilmant. 

Elle poursuit :  « Ce n’est pas seulement d’un désir d’enfant qu’il faut faire le deuil, mais aussi de tout l’investissement, de tous les rêves faits autour de cet enfant. Cela prend beaucoup, beaucoup de temps, des vagues de douleur reviennent régulièrement, donnant l’impression décourageante de régression. Mais accepter ce processus de deuil, avec toutes les émotions violentes qu’il soulève, permet de le dépasser.» 

Le risque serait, en enfermant tout cela en soi, que l’amertume prenne le dessus. Et l’enjeu est ainsi résumé par Joëlle Desjardins-Simon: «Sans passer par la paternité ou la maternité, réussir à rester vivants, à garder une identité sexuelle, à construire un couple humain, à faire sa place dans la société, et… à vivre heureux.» 

«Il faut transformer toute cette souffrance en une autre forme de fécondité, une fécondité psychique, poursuit Isabelle Tilmant. Tout manque crée un creux; où l’on peut percevoir, plutôt que du vide, un espace d’abondance. Les femmes peuvent alors prendre conscience que la maternité n’est qu’une composante de leur féminité, qu’elles disposent d’un espace, en temps et en énergie, pour faire ce que d’autres ne pourraient faire.

Chacune l’occupe à sa manière, création artistique, investissement dans une maison… Celles qui veulent développer la dimension maternelle de leur personnalité peuvent alors choisir de s’investir auprès d’enfants: par l’adoption, bien sûr, mais aussi dans leur métier, une association. Les besoins sont très grands dans notre société, et elles ont un rôle à y jouer.» Reconnues, respectées et heureuses, au côté de leur compagnon.

Source: La Croix | Guillemette de la Borie | 11.05.2011

  

09:48 Écrit par collectif a & a dans Entretien | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

10/05/2011

"Ce mois-ci il y a une promo sur les garçons."

adoption - ce mois-ci il y une promo sur les garcons.jpg

09:02 Écrit par collectif a & a dans Ethique, People | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

03/05/2011

Colloque sur l’attachement et les troubles de l’attachement "Pour construire la sécurité interne : l’indispensable alliance parents/professionnels".

Logo CODE.jpgEn 2008, lors de la création de PETALES International, ses membres fondateurs, PETALES asbl et PETALES Québec, ont senti la nécessité de réunir parents, intervenants, thérapeutes et chercheurs à un grand rassemblement international sur la question de l’attachement et de ses troubles pour mettre en commun les questions de chacun et échanger sur les réponses possibles aux troubles de l’attachement.

Dix ans de rencontres, depuis la création de la première association PETALES à Namur en 2001, dix ans d’écoute des parents, des professionnels et d’observation et d’écoute des enfants ont amené PETALES à faire le constat suivant : l’essentiel pour nos enfants est la construction de leur sécurité interne et pour construire celle-ci, une alliance parents/professionnels est indispensable, cette alliance étant le premier lieu de sécurisation et de socialisation.

Le discours autour de l’attachement motive de plus en plus l’action préventive, clinique et thérapeutique. La recherche ouvre des voies précisant davantage les directions à prendre. Ce colloque est une première occasion de se rencontrer, de partager expériences, savoirs, expertises, et... divergences.

Le colloque se tiendra les vendredi 6 et samedi 7 mai 2011, en Belgique, à Charleroi (Espace Meeting Européen - CEME ASBL, Rue des Français, 147).

Accès : voir sur le site du CEME

Informations : secretariat@petalesquebec.org ou infos@petales.org

Inscription : site Internet de PETALES.

Via La CODE