Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2011-05 | Page d'accueil | 2011-07 »

30/06/2011

Interview avec une mère coréenne qui avait donné son bébé à une agence d'adoption.

A l'automne dernier, en Corée, j'ai rencontré une personne à qui je pense beaucoup encore. Souvent des histoires pas jolies à l'origine d'adoptions me font penser à elle. D'ailleurs je vous l'ai déjà un peu présentée quand j'ai rapporté une de ces histoires "Enfants volés en Espagne". C'est  une jeune femme que la famille a poussé à donner son enfant pour l'adoption, un bébé qui a été vite envoyé à l'étranger ( La Corée du Sud est actuellement le pays qui donne les enfants les plus jeunes pour l'adoption internationale, des enfants tous âgés de moins d'un an pratiquement .) un bébé qu'elle a voulu reprendre à l'agence d'adoption très peu de temps après de l'avoir donné... en vain. Elle n'a obtenu aucune information sur son enfant, un enfant qui doit avoir plus de six ans maintenant.


 
Dernièrement, il a été diffusé dans un reportage à la télévision française intitulé "Adoption: blessures secrètes" . On n'a pas parlé de blessures du côté des "mères de naissance". Par contre, on parlait souvent d'un spécialiste de l'adoption, "le guide de l'adoption" ( suivre son livre qui s'intitule ainsi),qui parlait de pays fiable au niveau des dossiers pour la Colombie, un des pays au monde au top des indices de corruption administrative... qui parlait d'Ethiopie comme un pays dont les enfants destinés pour l'adoption internationale étaient de vrais orphelins, et qui se révélaient être parmi les moins problématiques côté éducation adoptive, un pays dont des cas de trafic d'enfants pour l'adoption se révèlent tous les mois pratiquement... 
 

On se penche souvent par ici sur les personnes qui adoptent, un peu moins sur les personnes adoptées, et pratiquement jamais sur les personnes qui donnent leurs enfants pour l'adoption: des mères célibataires dans l'immense majorité, partout au monde.  On découvre souvent par là,si on si penche, une grande injustice sociale où un "droit à avoir des enfants" créé chez des riches devance de façon très prioritaire une solidarité sociale (parrainage dans des pays pauvres, protection sociale dans des pays riches comme la Corée maintenant.).

 
Il y a un peu moins de deux ans une petite association coréenne de mères célibataires  avait attiré l'attention du New York Times : "Group Resists Korean Stigma for Unwed Mothers"  
Elles s'entraident pour pouvoir garder et élever leurs enfants, et elles militent pour une plus juste reconnaissance dans la société coréenne.

 
Le mois dernier, on m'a communiqué le petit film d'une interview en coréen. On y questionne amicalement Hyung Sook Choi, leader de cette association coréenne des familles de mères célibataires: Miss Mamma Mia. Cela a été réalisé par Yeon-Ah Paik  qui prépare un film-reportage sur l'histoire de Hyung Sook Choi (Sortie prévue à l'automne prochain sous le titre de "A Bittersweet Joke" ). Cette interview a été présentée début mai dans une conférence à l'université du Minnesota, état des Etats-Unis où se trouve un nombre important d'adoptés originaires de Corée. J'ai souhaité que ce soit sous-titré en français... On l'a fait (La personne qui l'a fait ne maîtrise pas très bien le français. Pardon de sa part.) 

 
Ce n'est pas le discours d'un sociologue, ni celui d'un psychologue, ni celui d'un pédiatre... Ce n'est pas le témoignage d'un éducateur spécialisé plus ou moins bon, ni celui d'un parent adoptif plus ou moins bon, ni celui d'une personne qui a été adoptée plus ou moins bien... C'est le simple témoignage d'une mère qui a failli devenir une "mère de naissance", comme on dit communément en anglais (birthmother). C'est le simple témoignage d'une mère qui a donné, il y a quelques années seulement, son bébé au plus rodé des systèmes d'adoption internationale au monde, comprendre "le meilleur" donc, celui de Corée du Sud. C'est le simple témoignage d'une mère qui a donné son enfant à une agence d'adoption... et qui a eu beaucoup de mal à le récupérer par la suite. C'est le simple témoignage d'une personne qui dévoile quel genre de personne peut souvent se trouver derrière une "mère de naissance", derrière une mère qui doit avoir souvent bien du mal à témoigner... pas une" mauvaise personne".

 
L'interview est visible par le lien suivant vidéo de Jane Jeong Trenka dans Youtube, Coréenne adoptée au Minnesota , écrivain et présidente d'une association (TRACK) qui milite notamment en Corée pour mettre fin au système coréen d'adoptions internationales :  

 
Greg  
 

11:18 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : corée, mère de naissance | |  del.icio.us

24/06/2011

Le Président Martelly annonce la fin prochaine des adoptions privées ou individuelles à Haïti

haïtiDes représentants de dix pays adoptants, dont la France, premier pays d'accueil d'enfants haïtiens en 2010, étaient réunis ce jeudi matin, en colloque, à l’hôtel le Plaza de Port-au-Prince, en présence du Président Michel Martelly, pour faire le point sur l'adoption en Haïti.

Lors de ce colloque, organisé par un groupe de Montréal sur l’adoption internationale, dont le but est d'envisager la reprise des adoptions «gelées», le Président Michel Martelly s'est engagé devant les participants à ratifier, au cours de son mandat, la Convention de la Haye sur les adoptions, qui empêche les adoptions dites « privées ou individuelles ».

« Dans l’attente du vote de cette loi, dans des délais que je souhaite aussi rapprochés que possible, j’entends prendre un arrêté présidentiel, rendant obligatoire le passage des demandes d’adoption devant des organismes agréés, comme le prévoit la Convention de La Haye » a déclaré le Chef de l’État.

Cette mesure empêchera de facto, toutes les procédures d'adoption individuelle d’enfants haïtiens.


Source: Haiti Libre | 23.06.2011

 

haïtiHaïti veut interdire les adoptions individuelles - un premier pas selon Tdh

Communiqué de presse Terre des Hommes – 27.06.2011

 


Terre des hommes – aide à l’enfance (Tdh) félicite le président d’Haïti Michel Martelly de son intention d’organiser les demandes d’adoption à travers des organismes agréés. Tdh appelle à la fin des trafics d’enfants, en demandant l’approbation d’une loi nouvelle sans tarder et en renonçant aux adoptions individuelles dans les faits.

Responsable du service adoption de Tdh, Marlène Hofstetter a accompli plusieurs missions ces dernières années en Haïti, notamment sur mandat de l’Unicef, pour que les autorités mettent un terme aux trafics d’enfants. “ll faut que soit approuvée une nouvelle loi d’adoption, qui reste en souffrance au sénat haïtien”, souligne-t-elle. “Les organismes agréés doivent respecter la Convention de la Haye, notamment la priorité à l’adoption dans le pays d’origine. Quand les enfants ne sont pas orphelins, les parents biologiques doivent avoir donné leur consentement, sur la base d’une information complète. La pauvreté ne saurait être une raison suffisante pour une adoption.”

Lire aussi la réaction de Tdh lors du transfert de 318 enfants haïtiens à des parents français avant Noël dernier.

10:42 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haïti | |  del.icio.us

23/06/2011

Un slam sur les Nés sous X

Nes sous X.jpgJe suis né sous X
C'est juste un chromosome de trop
délaissé sur un bout de papier
qui donne son droit de véto
à mon désir d'exister

Juste une lettre, qui vous censure la vie
Juste un nombre
qui vous encombre
et, vous détruit

une équation non résolue
une ultime quête de l'inconnue
un emplacement de trésor
ou la boîte de Pandore.

J'ai soulevé les grains de sable
à la recherche d'une piste
mais rien de bien palpable
ni même de réaliste

je suis né en rade, HS ou en X
sans aucun jus ni sève,
sans trace d'initialité fixe
dans les regards qui nous élèvent.

On est peut-être du même monde
mais pas de la même terre
et si toi t'as connu ton frère
moi j'ai vécu dans l'ombre

Un rebut de la société
qu'on nomme Personne
ce Zéro tourmenté
qui n'intéresse personne

Jésus porta sa croix
en bon chrétien
moi je porte ce poids
en bon crétin

Certains ont cherché leur terre
voguant sur la mer
moi j'ai cherché ma mère
en errant sur la terre

Chaque matin dans la glace
un nez, un regard vide
un né sans aucune place.
et à qui ces yeux livides?

Pétain , putain ou encore pétrin
juste un enfant de salaud
extirpé d'un ventre chaud
Une vie de merde en plein déclin

Un coup d'éclat d'un soir
d'un gamin sans histoire
qui voulait tout connaitre
avant de disparaitre.

Lucas Beaumain

Source: Forum de la CADCO

07:54 Écrit par collectif a & a dans Nés sous X | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nés sous x, identité, recherche | |  del.icio.us

20/06/2011

L'Espagne enquête sur 849 cas présumé de trafic de bébés.

MADRID - Des procureurs espagnols enquêtent sur 849 cas de nouveau-nés qui auraient été volés à leur mère et vendus à d'autres familles dans le seul but d'en tirer un profit, a annoncé le procureur général du pays vendredi.

Candido Conde-Pumpido a indiqué que 162 dossiers avaient déjà été déférés devant la justice, et que seulement 38 autres avaient été abandonnés par manque de preuves.

Le vol de bébés durant la guerre civile de 1936-1939 en Espagne est déjà bien documenté, mais certains cas de trafic d'enfants seraient survenus jusqu'au milieu des années 1990.

De nombreux Espagnols ont été affectés par ce scandale, qui s'est déroulé «sur une période prolongée», a affirmé M. Conde-Pumpido lors d'une conférence de presse.

Le bureau du procureur général a été alerté par ANADIR, une association qui recherche des enfants ou des parents disparus.

Enrique Vila, un avocat qui représente ANADIR, a déclaré que ce qui avait commencé comme une punition politique contre les sympathisants républicains durant la guerre civile s'était transformé en combine lucrative qui a persisté illégalement bien après le retour de la démocratie en Espagne, en 1978.

Le juge d'instruction Baltasar Garzon a calculé qu'il pourrait y avoir eu jusqu'à 30 000 vols de bébés en Espagne dans la foulée de la guerre civile.

Me Vila a affirmé qu'il y avait, derrière ce trafic de bébés, un vaste réseau impliquant des médecins, des infirmières, des sages-femmes, des religieuses et des intermédiaires qui trouvaient des enfants aux couples qui en voulaient. Les mères des bébés se faisaient dire que leur enfant était mort-né.

«On ne peut pas attribuer cela à une seule organisation», a dit M. Conde-Pumpido.

 

Spain probes 849 cases of alleged baby trafficking


MADRID -- Spanish prosecutors are investigating 849 cases of newborn children stolen from their mothers and sold to other families for profit, the country's attorney general said Friday.

Candido Conde-Pumpido said 162 cases had already been referred for trial and only 38 have been dropped for a lack of evidence.

It is well documented that babies were taken from women who had supported the defeated Republican side after Spain's 1936-39 civil war. However, some of the baby trafficking cases are as recent as the mid-1990s.

"A great many Spaniards" had been affected by the scandal, which took place "over a prolonged period of time," Conde-Pumpido said at a news conference.

His office was alerted to the cases by ANADIR, an association of people searching for lost children or parents.

Enrique Vila, a lawyer representing ANADIR, said what had begun as a politically motivated punishment for Republican sympathizers eventually became a purely moneymaking scheme that persisted illegally well past Spain's return to democracy in 1978.

Investigating magistrate Baltasar Garzon has calculated there could have been 30,000 baby thefts in Spain in the wake of the civil war.

Vila has argued that there was more or less a nationwide network behind it, involving doctors, nurses, midwives, nuns and intermediaries that would find children for couples that wanted them. Mothers were told that their babies were stillborn.

"It is not possible to attribute this to a single organization," said Conde-Pumpido, speaking in the eastern city of Valencia following a meeting with prosecutors general from Spain's 17 autonomous regions.

Source: The Sacramento bee , Pound Pup Legacy

 

 

11:42 Écrit par collectif a & a | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : espagne, bébés volés, trafic d'enfants | |  del.icio.us

13/06/2011

Chine. Les « donations » pour adoption favorisent des comportements criminels

donation chine adoption.jpgLes familles étrangères qui souhaitent adopter un enfant chinois font presque toujours un don à l'institution d'adoption, ce qui pousse ces institutions à proposer davantage d'enfants à l'adoption et à recourir à des pratiques illégales pour trouver plus d'enfants, d'après les experts du secteur.

Un accord préparé par le Centre d'adoption de Nanchang, capitale de la Province du Jiangxi, dans l'Est du pays, comporte ainsi une clause mentionnant les donations volontaires.

Le montant suggéré est de 35 000 Yuans (5 405 Dollars US), a dit hier une personne bien informée au Beijing News.

Fu Yuechan, Directeur du Centre d'adoption, a reconnu la mention d'une donation, mais ajouté que le montant « pouvait en être négociable ».

Il a précisé que la donation fait partie de la Convention de La Haye sur l'Adoption Internationale, un accord international entre les pays participants sur les meilleures procédures.

A la question le Centre « vend »-il des enfants pour faire des bénéfices, M. Fu a répondu que les donations étaient utilisées pour couvrir les frais d'éducation de ces enfants.

Aux termes de la Convention de La Haye et de la Loi chinoise sur l'adoption, les parents adoptifs ne sont pas tenus à faire une donation et il est strictement interdit à quiconque d'exploiter ce processus pour en tirer profit, a dit l'article.

Tan Mingzhu, Secrétaire du Parti de la Maison de Bienfaisance de Nanchang, a dit au Beijing News qu'elle ne tirait aucun profit des donations, qui sont versées sur un compte spécial géré par le Bureau des Finances de Nanchang.

Mais le journal a découvert que certaines de ces institutions, avides de gagner de l'argent, recouraient à des méthodes illégales pour chercher des enfants qui seront ensuite proposés pour l'adoption.

Ainsi, une institution de la ville de Hengyang, dans la Province du Hunan, dans le Centre du pays, avait naguère ordonné à chaque employé de trouver trois enfants par an susceptibles d'être adoptés. Ils ne recevaient leur salaire et leur bonus que quand ils avaient rempli leur quota, avait rapporté antérieurement le Southern Metropolis Daily.

En 1996, le Ministère de la Sécurité Publique a publié une note imposant des mesures strictes pour examiner l'identité de chaque enfant avant de lui délivrer un passeport, a précisé l'article.

Cela n'a pas empêché certaines institutions de fabriquer de faux certificats pour faire passer les enfants ayant fait l'objet d'un trafic pour des enfants légalement disponibles à l'adoption, a dit l'article.

C'est ainsi qu'en 2005, six institutions de Hengyang ont fabriqué de faux documents pour des enfants ayant fait l'objet de trafic et prétendu qu'ils avaient été abandonnés, a dit le Phoenix Weekly de Hong Kong.

Et d'après une personne bien informée qui a souhaité rester anonyme et qui en a parlé au Beijing News, les gouvernements de certaines zones touchées par la pauvreté voient dans les donations une source majeure de revenus, et encouragent donc les institutions à proposer davantage d'enfants à l'adoption internationale.

D'après le New Century Weekly qui avait annoncé l'information en mai, des fonctionnaires des autorités chargées du planning familial du Hunan auraient enlévé des bébés à des familles n'ayant pas respecté les règles du planning familial et les auraient proposés à l'adoption.

C'est ainsi qu'à la fin de 2005, au moins seize enfants ont été arrachés à leur famille par des fonctionnaires de la ville de Gaoping, dans le Hunan. Les bébés furent ensuite envoyés dans des institutions qui pouvaient gagner beaucoup d'argent grâce aux adoptions, a dit le magazine.

La Chine est l'une des plus grandes sources de l'adoption internationale. Ses procédures relativement souples ont attiré de nombreuses familles étrangères.

Quelque 120 000 enfants chinois ont été adoptés par des familles aux Etats-Unis depuis 1992.



Source: le Quotidien du Peuple en ligne | ShanghaiDaily | 10.06.2011

18:00 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chine | |  del.icio.us

10/06/2011

Québec. Pour une adoption sans rupture du lien de filiation d'origine.

vers l adoption ouverte au Quebec.jpgSelon la DPJ, la réforme de la loi ne sera pas complète tant que Québec n'aura pas revu sa politique en matière d'adoption, attendue ce printemps, et maintenant espérée pour l'automne. La DPJ souhaite que l'on autorise l'adoption ouverte, par laquelle des enfants pourraient être adoptés de façon permanente sans pour autant perdre contact avec leurs parents biologiques. La question est cependant loin de faire l'unanimité.

Nathalie a goûté à ce que cela pourrait donner. Elle a adopté deux enfants. Dans le cas de l'aîné, la mère biologique a consenti à l'adoption, mais non dans celui de la benjamine. Aussi Nathalie a-t-elle dû se rendre régulièrement à des visites supervisées. Elle y laissait l'enfant avec sa mère en présence d'une travailleuse sociale. «La mère était elle-même un produit des centres d'accueil, elle avait été elle-même abandonnée. À lire le dossier, on avait presque le goût d'adopter la mère tellement sa vie avait été misérable.»

Les visites se passaient mal. La petite, qui connaissait à peine sa mère biologique, pleurait sans cesse. La mère, elle, a perdu progressivement tout intérêt. Les visites se sont faites plus courtes, puis plus rares, et l'adoption a pu être prononcée.

Même si, légalement, tout est encore fait pour maintenir les liens biologiques, Nathalie a eu le sentiment que les travailleurs sociaux étaient conscients qu'il était dans l'intérêt de l'enfant d'être avec sa famille d'accueil. «Ils redoutaient les juges et ils disaient que, dans leurs dossiers, ils espéraient souvent tomber sur celui qui n'en a pas que pour les liens du sang.»

Si l'adoption devenait ouverte au Québec et que les enfants adoptés gardaient néanmoins contact avec leurs parents biologiques, les juges seraient peut-être plus enclins à consentir à l'adoption.

Aussi, fait observer Sylvie Desmarais, directrice-conseil à la Protection de la jeunesse, «les parents accepteraient peut-être plus facilement de confier leur enfant à l'adoption s'ils savaient qu'ils pourront toujours recevoir des photos ou des nouvelles d'eux. Je ne dis pas que l'adoption ouverte serait une panacée, mais ça pourrait aider dans certains dossiers».

En même temps, croit Josée, travailleuse sociale de la DPJ à la retraite depuis peu, «des couples auraient-ils vraiment envie d'adopter s'ils étaient obligés, pendant des années, de garder contact avec des parents biologiques qui ne sont pas faciles?»

Presque tous les parents adoptifs sont stériles, rappelle Josée, et cela suppose de faire le deuil de la grossesse. S'ils décident d'adopter un enfant et qu'ils doivent maintenir des contacts avec les parents biologiques, «cela leur rappellera sans cesse que cet enfant n'est pas le leur, et ce n'est pas facile».

Le Dr Yvon Gauthier, qui a été pédopsychiatre à l'hôpital Sainte-Justine jusqu'à sa retraite et qui a tenu une clinique de l'attachement, n'est pas contre l'idée de permettre l'adoption ouverte avec maintien du lien biologique, mais il relève que cela n'est pas simple. «C'est bien beau, la génétique, mais le danger, c'est de mêler l'enfant. Si l'adoption devenait ouverte, je suis d'avis que, avant l'âge de 8 ou 10 ans, il ne devrait pas y avoir plus d'une visite par an avec les parents biologiques. Avant cela, c'est dur pour un enfant de comprendre ce qui se passe.»

Source : Cyberpresse Québec Canada

06/06/2011

Profit, pas de soins. Le côté sombre des adoptions à l'étranger

Profit-not-care-the-ugly-side-of-overseas-adoptions.jpgRéglementation laxiste et demande sans fin des couples sans enfants de l'Ouest ont souvent créé un marché d'exploitation de bébés nés dans les pays en voie de développement.

Profit, not care: The ugly side of overseas adoptions

Lax regulation and an endless demand by childless couples in the West has created an often exploitative market in babies born in the developing world.

 

In rural Nepal, where the going rate for a healthy orphan is $5,000 (£3,000), some 600 children are missing. They were taken by agents who came to the villages promising that they would educate the children and give them a better life in the capital, sometimes for a steep fee. The children never returned.

Between 2001 and 2007, hundreds of Nepali children with living parents were falsely listed as orphans and adopted by high-paying Westerners thousands of miles away. One widow, according to the child protection charity Terre des Hommes, was unable to feed her seven children and sent them to an urban "child centre", where three were quickly adopted without her consent by rich Westerners. Another, Sunita, was told by sneering authorities that she would never see her child again. She doused herself in kerosene and struck a match.

Tens of thousands of babies, toddlers and young children are now adopted across international borders every year, according to Unicef. There has been a decline since 2004, but in 2009, the last year for which reliable figures are available, the top five adopting countries alone took in 24,839 children from overseas. Half of these, some 12,753, went to the US, with Italy taking 3,964, Spain and France around 3,000 each, and Canada 2,122. Britain, where very strict rules apply, has very few overseas adoptions.

The Nepali adoption industry is part of a broader child-trafficking trend which saw some "orphans" from the rural provinces of Humla and Jumla sold to circuses. Western prospective parents, however, are the preferred revenue stream. Adoption alone brought $2m per year into the country before 2007, when the programme was suspended pending an international inquiry which uncovered many cases of child abduction and improper financial gain.

Nepal is far from the only country where international conventions on the rights of children have been breached as unscrupulous middlemen trade toddlers like livestock to desperate Western couples. The process is simple: parents in Europe and America contact an adoption agency in the country of their choice, either privately or via a home agency. Money changes hands, and their papers and the papers of the child are checked, the latter being easy to falsify. More money changes hands, and the child goes home with new parents.

Many of these adoptions are legitimate, beneficial, and bring nothing but joy to the new parents and hope to the child. But there is another side. The possibilities for corruption and back-hand profit are immense, because the emotional stakes are so high. "When people want something so very much, like a baby, the amount of money they are prepared to throw at it can be limitless," said Andy Elvin of Children and Families Across Borders. "In some countries, those amounts of money on offer mean that people do things they wouldn't otherwise do, and that's the problem."

According to Terre des Hommes, there is now, in many cases, "an industry around adoption in which profit, rather than the best interests of the child, takes centre stage". The business is a seller's market, because there are far fewer orphans in need of adoption than Western prospective parents wishing to adopt. Although many children adopted in this way do enjoy loving, stable homes with their new families, the number of truly "adoptable children" in overseas orphanages is smaller than the number of prospective parents.

Even in the aftermath of wars and natural disasters, those without a single relative to provide proper care is insufficient to meet the current demand for exotic orphans. After the tsunami in Japan, many Westerners inquired as to when and how they would be able to adopt a tsunami orphan, only to be told that any child left parentless by the flood waters would be rehoused with extended family.

There is sometimes a distinct missionary element to this charity. Christian lobby groups exhort congregations to demonstrate their faith by adopting foreign orphans from countries that know neither Jesus nor Walmart. Networks exist to help individual ministries organise funds to pay the orphanages and middlemen who supply the babies. Last year, 10 Southern Baptists "obeyed God's calling" by smuggling 33 Haitian children – most solicited from living parents – across the Dominican border to await adoption by American believers. All 10 missionaries were jailed, but Christian adoption lobbies in the United States are putting increasing political pressure on organisations such as Unicef to ratify their agenda rather than raising ethical issues about the human rights of the children involved.

There are more mundane reasons why Western couples might wish to adopt overseas rather than be matched with one of the tens of thousands of children in need of adoption at home (many of whom do not match, in age or background, the ideal child some would-be parents want). One Ukrainian tourist website boasts that "Ukraine has very few restrictions" and adding that unlike many countries, which seek to eliminate unfairness with rigorous matching systems, "prospective parents have the chance to choose the child they wish to adopt". "Ukrainian children are typically family-oriented, caring, make attachments easily," enthuses the site, as if it were selling a new breed of house pet. "They look to their new parents with adoration."

Mr Elvin, of Children and Families Across Borders, said: "There is an almost inexhaustible demand for very young children to adopt. People looking to adopt are generally looking to adopt children under the age of three, and preferably under the age of one. That's your essential problem. In America, which is the biggest importer, if you like, there are 23,000 children in the foster system waiting for adoption, but most of them will be aged five to 16. There's a very rich, powerful and well-resourced inter-country adoption lobby in the United States."

The leading supplier of babies for adoption is China, which sent 5,078 children abroad in 2009. Russia sent 4, 039, and 4,564 came from Ethiopia, one of a range of countries which, through lax regulation, had a vogue as a ready source of babies. It used to be Vietnam, then Guatemala (at one point an estimated one in every 100 babies born there was sent for adoption to the US). Ethiopia, which, until recently, was sending 50 children a day out of the country, announced a clampdown in March. No one yet knows where the agencies and desperate parents will turn next.

No matter how faithful, well-meaning or loving the prospective parents, there can be no doubt that parts of the international adoption industry can play fast and loose with the human rights of children. Those at risk are not only those who are traded, but those who remain. In some countries, international adoption is beginning to replace less profitable systems of child support.

The routine export of unwanted Korean babies to America, a 60-year tradition dating back to the Korean War, has directly prevented what a 1998 study called "alternatives for parentless or abandoned children". Most Korean "orphans" are, in fact, the children of unmarried or impoverished mothers. And while a system exists whereby those babies can simply be sent abroad, there is no reason for Korean culture to accommodate them. In other words, not only is there no global "orphan crisis", but the international adoption trade actively hinders the establishment of proper welfare provision in "sending" countries.

An international treaty designed to prevent babies from being directly traded has been only intermittently effective and, in some cases, seems to have given this well-intentioned traffic in human beings a stamp of authority. The 1993 Hague Convention on Intercountry Adoption requires its 81 signatory countries to provide regulatory bodies to oversee adoption but, despite these stipulations, abuses and child trafficking persist.

According to Unicef, "systemic weaknesses" in the Hague system facilitate "the sale and abduction of children, coercion or manipulation of birth parents, falsification of documents and bribery". A key weakness is the convention's failure to prevent signatory countries from adopting from non-signatory countries, so many adoptees to the US and Europe come from states with no obligation to oversee the process.

Even where trade is done with convention signatories, "the abuse, sale of or traffic in children" is only prevented indirectly. Although non-signatories are more poorly monitored, some of the worst reports come from countries, such as China, which have signed the convention. Nor does the treaty prevent financial gain in the transfer of children – only "improper" financial gain.

Organisations such as Unicef, the Red Cross, Terre des Hommes and Save the Children agree that adopting countries must take more responsibility to ensure that inter-country adoptions take place "with the best interests of the child as the primary consideration". The painful truth is that, as Terre des Hommes puts it, no adult or couple has "the right to a child", not even if they believe that by exercising that right they may be saving a foreign baby from poverty in "heathen" lands.

Across the world, there are thousands of parentless children needing adoption, and there is nothing remotely wrong with placing children with caring families. Unfortunately, the international adoption trade has become a murky trench of money-making and malpractice. Extant systems of oversight are rickety, but there is much that can and should be done to tighten up the provisions of The Hague convention to ensure that adoption does not become a byword for benevolent human trafficking.

Source : The Independent | 5 juin 2011

10:08 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : népal, terre des hommes, unicef | |  del.icio.us