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28/01/2012

Stabilité pour les adoptions interne en Belgique francophone. A l'échelle mondiale, l'adoption internationale connaît bien une baisse.

L'Autorité centrale de l'adoption de la Fédération Wallonie-Bruxelles a recensé l'an dernier 218 adoptions nationales et internationales encadrées par des organismes agréés. Un chiffre stable par rapport aux 221 enregistrées en 2010.
 
Les principaux pays d'origine des enfants adoptés par des familles francophones sont la Belgique, l'Ethiopie, le Maroc et la Colombie.
"La tendance chez nous pour ces trois dernières années est à la stabilité", commente Didier Dehou, directeur de l'adoption à l'Autorité centrale communautaire. "Il y a bel et bien eu une baisse enregistrée vers 2006 avec un net ralentissement des adoptions internationales d'enfants chinois", poursuit-il.
 
Si 140 adoptions en Belgique concernaient des enfants chinois en 2005, ils n'étaient plus que 17 en 2011. "Mais ce recul a été comblé par l'émergence de nouveaux pays dans l'ouest de l'Afrique", ajoute M. Dehou.
 
A l'échelle mondiale, le phénomène de l'adoption internationale connaît toutefois bien une légère baisse, selon lui. "L'ensemble de l'Asie, Chine, Thaïlande, Inde en tête, est en recul notamment parce que les conditions socio-économiques se sont considérablement améliorées dans ces pays. Il y a moins d'abandons d'enfants et l'adoption nationale est plus importante dans ces pays", explique-t-il.
 
Enfin, le directeur précise que les données de l'Autorité centrale reflètent la "réalité d'un enfant qui arrive dans une famille adoptive".
 
Les chiffres publiés par les autorités fédérales reprenant "l'acte administratif" en tant que tel, ils peuvent différer de ceux présentés par la Fédération Wallonie-Bruxelles.  (afp/dl)


Source : 7 sur 7, RTL.

De moins en moins d'enfants étrangers adoptés en France

L’adoption internationale ne retrouvera probablement jamais le niveau du début des années 2000 – et c’est une bonne nouvelle pour les enfants pour lesquels des solutions locales sont trouvées.

Source : 20minutes

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Commentaires

La géopolitique de l'adoption internationale est en train de changer.

Face au développement socio-économique des principaux pays cibles, le ministère de la Famille est forcé de changer sa stratégie en matière d'adoption internationale. Car la demande reste stable.

Près d'une quarantaine d'enfants quittent chaque année l'Afrique ou l'Asie pour entamer une vie meilleure dans une famille luxembourgeoise. Si ce chiffre reste plus ou moins stable, la géopolitique de l'adoption est en train de changer. La quête de nouveaux pays partenaires est un défi pour le ministère de la Famille.

C'est d'abord une bonne chose pour les enfants», lance Annick Jaas, de l'Amicale internationale d'aide à l'enfance (AIAE). Grâce à son association, qui compte parmi les quatre services d'adoption agréés par le ministère de la Famille, quinze enfants sud-coréens ont pu trouver un nouveau foyer au Luxembourg en 2011. Trois de moins qu'en 2010 et six de moins qu'en 2001. En effet, le nombre d'adoptions d'enfants originaires de ce pays asiatique est en train de diminuer. «Le gouvernement sud-coréen tente de changer sa politique familiale en essayant de placer un maximum d'enfants au niveau national», explique Annick Jaas. De plus, les mentalités changent. «Avant, une fille célibataire enceinte était rejetée par sa famille. Aujourd'hui, c'est moins le cas, ce qui fait que de moins en moins d'enfants sont placés en adoption», poursuit-elle. Une tendance que la ministre de la Famille, Marie-Josée Jacobs, confirme et amplifie dans sa réponse à une récente question parlementaire. «Dans certains États d'origine, le développement socio-économique a pour conséquence une diminution du nombre d'enfants abandonnés et une augmentation des adoptions nationales», écrit-elle. C'est le député DP Fernand Etgen qui a interpellé la ministre à propos des évolutions dans le dossier de l'adoption. Il y a 22ans, le député a lui-même adopté un garçon, originaire d'Inde. «À l'époque, les adoptions internationales étaient beaucoup moins bien organisées, la convention de La Haye sur la protection des enfants (NDLR: 1993) n'existait pas encore. Heureusement, aujourd'hui, les choses ont changé. Ce qui n'empêche pourtant pas que le ministère de la Famille doive s'accrocher», note Fernand Etgen.

Vers de nouveaux horizons

Selon les derniers chiffres disponibles, les quatre services d'adoption ont traité 237 dossiers d'adoption en 2010. Un chiffre qui est légèrement en hausse par rapport à 2009 (186dossiers) et 2008 (147 dossiers). La même année, un nombre infime de demandes a été concrétisé. Quarante enfants ont trouvé une nouvelle famille au Grand-Duché. Ils étaient 33 en 2009 et 34 en 2008. Les nouveaux arrivants étaient majoritairement originaires d'Afrique du Sud et de Corée du Sud. Une réalité qui devrait changer au cours des années à venir.

Car alors que le nombre d'adoptions internationales baisse naturellement en Corée du Sud, le Luxembourg vient de suspendre sa collaboration avec l'Afrique du Sud, et aussi avec le Pérou. «Nous sommes en train de renégocier des contrats bilatéraux avec les deux pays afin d'améliorer notre collaboration et de l'adapter davantage à la convention de La Haye», explique-t-on du côté des collaborateurs de la ministre Marie-Josée Jacobs. Dans le même temps, le ministère doit sonder de nouveaux terrains. Lors de récentes missions, la ministre a noué un premier contact avec les autorités du Sénégal, du Niger et du Vietnam, en vue d'établir de nouvelles collaborations. «Certains pays diminuent certes le nombre des adoptions internationales, et c'est positif. Mais cela ne veut pas dire que les foyers sont vides partout dans le monde. Nous devons désormais repérer ceux qui ont besoin de notre aide», commente le ministère de la Famille. Les négociations avec de nouveaux partenaires, qui peuvent parfois durer jusqu'à un an, devraient s'intensifier pendant les mois à venir.

Écrit par : MarieJo | 07/04/2012