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21/05/2012

Les opinions publiques perçoivent les adoptions internationales comme du pillage de la richesse humaine de leur pays

des enfaants venus de loin.jpgLes pays d'adoption « historiques » entendent davantage contrôler les adoptions. Yves Denéchère, spécialiste de l'histoire des relations internationales, observe que les opinions publiques refusent de laisser partir leurs enfants. Elles perçoivent ces tentatives comme du pillage de la richesse humaine de leur pays. Les gouvernements font de la question de l'adoption un instrument géopolitique, dépendant de leurs liens diplomatiques.

 


De la « tribu arc-en-ciel » de la grande Joséphine Baker aux enfants adoptés par la chanteuse Madonna au Malawi, les vedettes encadrent cette histoire de l’adoption internationale. Fortement documentée, à travers les archives de l’Etat français et des associations, qui peinent souvent à canaliser le désir prégnant des adoptants, et au long de nombreux entretiens avec des parents et des enfants adoptés, cette recherche met en évidence les ajustements permanents entre le droit, la diplomatie, la force des images et la demande des adultes. Tout le monde s’exprime au nom du « bien » des premiers concernés, les enfants, qui n’ont évidemment pas droit à la parole et se trouvent souvent « chosifiés ». D’engouements médiatiques en scandales montés en épingle, l’adoption connaît des hauts et des bas qui reflètent l’histoire de la planète — l’Allemagne après guerre, la Roumanie, la Corée, Haïti en sont autant d’exemples spectaculaires. Démarche magnifique, acte individuel fort, l’adoption d’un enfant étranger reste toujours « un acte de politique internationale ».

Des enfants venus de loin. Histoire de l’adoption internationale en France. Par Yves Denéchère.