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28/06/2012

100% cachemire

Valérie Lemercier, Marina Foïs et Gilles Lellouche adoptent.

Valérie Lemercier repassera devant et derrière la caméra à l'occasion de 100% cachemire, une comédie sur l'adoption. Le tournage est prévu cet été.
Malgré son titre, 100% Cachemire, il ne sera heureusement pas question de tricot dans la quatrième réalisation de Valérie Lemercier. Inspiré d'un fait divers, le film abordera le thème de l'adoption internationale.

Inspiré par un étonnant fait divers, 100% cachemire raconte l'histoire d'une femme qui décide d'adopter un petit garçon en Russie avant de changer d'avis, visiblement déçue de ne pas avoir trouvé ce qu'elle attendait de la maternité. Annoncé l'été dernier, le film était décrit par l'actrice et réalisatrice comme l'histoire d'une "Américaine qui a adopté un enfant russe et l'a remis dans l'avion parce qu'il ne lui plaisait pas - il avait 7 ans. Ce sera une comédie."


Source : News Yahoo

18:02 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

14/06/2012

Une femme née d'un don de sperme demande à la justice des informations sur son origine.

Depuis plusieurs années, les adoptés revendiquent leur droit à l'identité. Aujourd'hui, comme il était à prévoir, les enfants conçus en cliniques de fertilité, de pères anonymes, veulent connaître leurs antécédents médicaux.
Orphelins génétiques. 

don de sperme.jpg

Les enfants nés d'un don de sperme anonyme ont échoué pour l'instant à convaincre les politiques de leur autoriser l'accès à leurs origines, ils portent désormais leur combat en justice. Pour la première fois en France, un tribunal doit se prononcer, ce jeudi 14 juin, sur la possibilité pour un enfant né d'un don de sperme de connaître l'identité du donneur. Il s'agit du tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis), qui a été saisi par Agathe [le prénom a été modifié], une jeune femme âgée d'une trentaine d'années.

Elle ne réclame pas directement l'identité du donneur, mais demande qu'il soit interrogé pour savoir s'il est d'accord ou non pour se faire connaître. 'S'il refuse, je respecterai son choix', explique-t-elle. A défaut, elle demande des informations non identifiantes sur lui (antécédents médicaux, raisons du don, nombre d'enfants conçus à partir de l'échantillon). Elle souhaite également savoir si son frère, issu lui aussi d'une insémination artificielle avec donneur (IAD), a été conçu avec les mêmes gamètes qu'elle.

"METTRE UN VISAGE AU MILIEU DE CETTE USINE PROCRÉATIVE"

'Dès qu'on se regarde dans la glace, on se demande d'où on vient, décrit la jeune femme. Nous avons tous les mêmes mots pour décrire ce vide.' Elle a appris la façon dont elle a été conçue il y a un peu plus de deux ans. Ses parents avaient attendu que sa vie soit sur des rails. Ce fut un 'choc', suivi 'd'une perte de confiance' dans le monde qui l'entourait. Depuis, elle se sent 'en suspens' et mène l'enquête. 'Au milieu de toute cette usine procréative, je veux pouvoir mettre un visage, poursuit-elle. Tout ce que je veux, c'est savoir et continuer ma vie.' Ses parents la soutiennent. 'Ils sont en souffrance parce qu'ils voient que je le suis', dit-elle.

Elle est soutenue par l'association Procréation.

Lire la suite dans Libération  et Le Monde.

13/06/2012

L'ONU s'inquiète de la multiplication des "boîtes à bébés" en Europe.

babybox.jpgL'ONU s'inquiète de plus en plus de la progression du nombre de «baby boxes» (boîtes à bébé), où les parents peuvent anonymement abandonner leur enfant, estimant que cette pratique «va à l'encontre du droit de l'enfant à ce que son ou ses parents le connaissent et s'occupent de lui», rapporte le Guardian.

On les trouve à l'entrée des hôpitaux, sur le parvis des mairies, à proximité des églises ou dans des rues très fréquentées. De loin, elles ressemblent à de larges coffre-forts vitrés, souvent peints en jaune vif. A l'intérieur, un lit autochauffant, une caméra, et un signal d'alarme relié au centre de soins le plus proche. Sur la porte, un mode d'emploi rudimentaire indique comment ouvrir le coffre, y déposer son bébé, puis le refermer.

Au Moyen-Age, on les appelait les "tours d'abandon". Aujourd'hui, les "boîtes à bébé". Destinées aux parents en détresse qui veulent abandonner leur nouveau-né dans l'anonymat absolu, ces boîtes se multiplient en Europe, à tel point que les Nations unies tirent la sonnette d'alarme.

11 PAYS EUROPEENS CONCERNÉS

Le système avait pourtant disparu depuis plus d'un siècle en Europe. Mais la médiatisation de faits divers glaçants, comme l'abandon de nouveaux-nés dans des poubelles, a remis au goût du jour cette pratique qui semblait d'un autre temps. L'Allemagne a été la première à réintroduire le mécanisme en avril 2000. Depuis, dix autres pays européens l'ont adopté, comme l'Italie, la Suisse ou encore la Pologne. Aujourd'hui, plusieurs centaines de "boîtes à bébé" sont installées sur le Vieux continent.

Le fonctionnement est simple. Dans la plupart des pays qui utilisent ce système, le parent qui abandonne anonymement son enfant dans une de ces "boîtes" a huit semaines pour revenir sur sa décision. Les services hospitaliers vérifient son identité grâce aux empreintes digitales prélevées sur le nouveau-né au moment où il est récupéré. Passé ce délai, une procédure d'adoption classique est enclenchée, tandis que l'Etat devient légalement responsable de l'enfant.

VIOLATION DU DROIT D'UN ENFANT DE CONNAÎTRE SES PARENTS

S'il semble progressivement être entré dans les mœurs, un tel système n'en est pas moins controversé, tant au point de vue éthique que légal. Les défenseurs de cette pratique sont souvent les mêmes qui militent contre l'avortement. Différents groupes religieux ou partis politiques de droite affirment ainsi que le dispositif "protège le droit d'un enfant à la vie" et sauve "des centaines de nourrissons". Depuis 2000, près de 400 enfants auraient été ainsi abandonnés.

Mais les Nations unies ont exprimé à plusieurs reprises leur inquiétude grandissante sur le système, car il viole le droit fondamental d'un enfant de connaître ses parents. Le comité chargé de contrôler l'application de la Convention internationale des droits de l'enfant estime en effet que ces "boîtes à bébés" vont "à l'encontre du droit de l'enfant à ce que son ou ses parents le connaissent et s'occupent de lui".

La Convention relative aux droits de l'enfant précise en effet que tout enfant a "dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux". En outre, elle stipule que "si un enfant est illégalement privé des éléments constitutifs de son identité ou de certains d'entre eux, les Etats parties doivent lui accorder une assistance et une protection appropriées, pour que son identité soit rétablie aussi rapidement que possible". Or les bébés récupérés grâce à ces "boîtes" ne peuvent avoir accès, une fois adultes, à l'identité de leurs parents.

Dans les faits, le système soulève également de nombreuses interrogations. Un chercheur de l'université de Nottingham, Kevin Browne, a étudié pendant deux ans le phénomène. Cité par Le Guardian, il affirme que "ce sont fréquemment des hommes ou des proches qui abandonnent l'enfant, ce qui pose des questions sur la situation de la mère, et sur son consentement à cet abandon". Le caractère anonyme de l'abandon empêche également le déclenchement de tout accompagnement du parent, et annihile toute "chance pour l'enfant d'être élevé par d'autres membres de sa famille".

LÉGISLATIONS DIVERSES

Dans la plupart des pays européens qui les ont mises en place, les "boîtes à bébé" viennent pallier une absence ou un flou de la législation sur le droit d'abandonner un enfant, voire sur le droit à l'avortement. Presque toujours illégal, l'abandon d'enfant n'en est pas moins une réalité avec laquelle les Etats doivent composer.

En France, la question ne se pose pas. Une femme a en effet le droit "d'accoucher sous X", ce qui lui permet d'abandonner son bébé juste après l'accouchement. L'enfant ainsi né, lorsqu'il atteint "l'âge de discernement" et avec "l'accord de ses représentants légaux", peut avoir accès aux informations laissées par ses parents à la naissance. Mais le système ne fait pas non plus l'unanimité, et nombreux sont ceux qui réclament sa suppression.

Source : Slate, Le Monde, La Libre Belgique

 

07/06/2012

Appel à l’inversion de la tendance à la hausse des taux d’adoption en Afrique

Ethiopia Street children begging in Jigjiga streets.jpgADDIS ABEBA, 7 juin 2012 (IRIN) - Le nombre d’enfants africains adoptés par des personnes vivant sur d’autres continents atteint des niveaux records. Des spécialistes, des militants, de hauts fonctionnaires et des universitaires ont appelé à enrayer cette tendance et signalé que l’adoption était trop souvent motivée par l’appât financier plutôt que par la recherche du meilleur intérêt des enfants concernés.

De 2003 à 2011, par exemple, au moins 41 000 enfants africains ont été confiés à l’adoption hors du continent, selon une étude de l’African Child Policy Forum (ACPF) intitulée L’Afrique : Une nouvelle frontière pour l’adoption internationale.

« Les intérêts commerciaux ont remplacé l’altruisme, en faisant des enfants la matière première de ce monde de plus en plus sombre et immoral qu’engendre l’adoption internationale », est-il écrit dans un autre rapport de l’ACPF, intitulé L’adoption internationale du point de vue africain.

Selon l’ACPF, pour la seule année 2010, quelque 6 000 enfants africains ont été adoptés à l’étranger, soit une multiplication par près de trois en seulement sept ans. Or, à l’échelle mondiale, les chiffres de l’adoption ont atteint leur niveau le plus bas en 15 ans.

Les participants à la cinquième Conférence internationale sur la politique africaine de l’enfance, qui s’est tenue à la fin mai à Addis Abeba, ont appelé à « inverser la tendance actuelle qui fait de l’adoption internationale une protection de remplacement facile et de confortable en Afrique, et à permettre en priorité à tous les enfants en Afrique de rester auprès de leur famille et de leur communauté ».
L’adoption internationale ne doit avoir lieu que « lorsqu’il n’existe aucune protection familiale de remplacement dans leur pays d’origine et, dans le respect de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, elle ne doit être utilisée qu’en dernier recours », ont déclaré les participants dans un communiqué.

Ils se sont également inquiété de ce que « les enfants [sont] parfois mis à l’adoption internationale par des moyens tels que la manipulation, la falsification et d’autres moyens illégaux destinés à sécuriser des gains financiers » et de « l’existence, dans certains cas, de pressions internes et externes qui s’exercent sur les familles et sur les gouvernements afin de rendre leurs enfants disponibles à l’adoption internationale ».

Selon l’ACPF, le nombre d’adoptions d’enfants africains a augmenté de près de 300 pour cent au cours des huit dernières années en raison de la suspension ou de la limitation de l’adoption internationale en provenance de pays qui en étaient traditionnellement la source. C’est pourquoi les pays d’accueil, les États-Unis en tête, se tournent massivement vers l’Afrique pour répondre à leurs besoins en matière d’adoption.

L’argent : un facteur clé

« L’argent ne détermine pas seulement la façon dont ces adoptions sont réalisées, mais aussi les raisons pour lesquelles beaucoup sont initiées. L’argent n’est pas seulement un enjeu important, il est le facteur clé auquel on doit s’attaquer pour que les droits de l’homme, en regard de l’adoption internationale des enfants africains, soient efficacement protégés », est-il écrit dans le rapport intitulé L’adoption internationale du point de vue africain.

Ce rapport note que de nombreux orphelinats africains ont été créés dans un but lucratif et reçoivent jusqu’à 30 000 dollars par enfant adopté de la part des parents adoptifs.

La Convention de La Haye de 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale stipule que l’adoption internationale ne devrait être pratiquée qu’en dernier ressort. Or, seuls 13 pays africains ont ratifié cette convention et, mise à part l’Afrique du Sud, aucun d’entre eux ne fait partie des cinq pays plaçant le plus d’enfants à l’adoption (Éthiopie, Nigeria, République démocratique du Congo, Afrique du Sud et Mali).

Les participants à la conférence d’Addis Abeba ont appelé le reste des États africains à harmoniser leur législation nationale avec les instruments internationaux de droits de l’homme et à mettre en place un système complet de protection de l’enfance.

« Nous avons beaucoup de travail à faire malgré nos récents progrès en matière de droits de l’enfant. Mais le gouvernement ne doit pas régler ce problème tout seul. Toutes les institutions concernées doivent participer à l’effort », a dit Bizunesh Taddesse, ministre éthiopienne des Affaires relatives aux femmes, aux enfants et aux jeunes.

En 2010, l’Éthiopie était le deuxième pays d’origine d’enfants adoptés à l’étranger après la Chine. Les neuf autres principaux pays africains d’origine en 2009 et 2010 étaient le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo (RDC), le Ghana, le Mali, le Maroc, le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Ouganda.

Source : IRIN | 7 juin 2012.