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10/06/2010

Haïti : mettre fin aux abus dans les adoptions internationales

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Source: Federation Terre des hommes (TDH)

Lausanne, le 10 juin 2010

 

 

Dans les orphelinats, sept enfants sur dix ont un parent vivant.

 

La loi doit empêcher les trafics d'enfants sous couvert d'adoption en Haïti, et les organismes de protection de l'enfance devront prendre part à la surveillance du bureau national des adoptions à créer. L'experte de Terre des hommes (Tdh) rentre d'une mission qui lui a permis de rencontrer des acteurs-clés, avant l'examen par le Sénat haïtien de la loi sur les adoptions. Tdh livre soins et protection à 30'000 enfants et proches, près de l'épicentre du tremblement de terre de janvier ainsi qu'au sud, où ont afflué quelque 50'000 déplacés.

 

« 70% des enfants qui se trouvent dans des institutions haïtiennes, souvent appelées crèches ou orphelinats, ont au moins un parent biologique vivant » évalue Marlène Hofstetter, cheffe du service adoption de Tdh à son retour de mission. En relation avec les agences internationales concernées, elle s'est efforcée de convaincre des sénateurs et d'autres responsables haïtiens de renforcer le projet de loi, pour mettre fin aux commerces d'enfants. Il faut inscrire dans la loi une évaluation sociale de la famille biologique, avant d'autoriser l'adoption. Suite au séisme et au chaos qui a suivi, près de 1800 enfants ont fait l'objet d'évacuations vers le Canada, les Etats-Unis, la France, les Pays-Bas ou la Suisse, sans que les procédures d'adoption soient clairement achevées. Marlène Hofstetter montre la plaie : « On dit trop rarement aux parents haïtiens que l'adoption internationale rompt les liens avec la famille biologique et rend illusoire un retour au pays de leur progéniture à l'âge adulte. »

Dans les orphelinats proches de l'épicentre du séisme, Tdh a documenté les cas de 438 enfants, afin de prévenir des disparitions, d'évaluer le niveau de prise en charge, de chercher d'éventuels liens familiaux, de connaître les causes de placement ou d'abandon et de définir le soutien à donner aux familles pour la reprise de leurs enfants.

 

Beaucoup de filles et garçons subissent des abus et sévices, à l'intérieur comme à l'extérieur de la famille. La catastrophe sismique a encore accru la fragilité des mineurs. Fondée sur l'expérience et des instruments éprouvés, Terre des hommes délivre en juin sur l'île deux séminaires de formation à des cadres d'organisations humanitaires suisses et étrangères, pour prévenir toutes formes d'abus et de violence sur des enfants. Dans les départements de l'Ouest et du Sud, Terre des hommes secourt les familles sinistrées dans quatre champs d'activités :

Près de 17'000 personnes ont déjà reçu un abri ou des biens de première nécessité (kits d'hy-giène, jerricans, ustensiles de cuisine, fourneaux économes en charbon, bâches ou moustiquaires).

Plus de 4'500 personnes bénéficient d'un accès à l'eau potable et gèrent leur réseau d'eau par des comités communautaires ; 500 latrines sont déjà construites, 400 personnes formées à l'hygiène.

Près de 9'000 enfants et mères ont fait l'objet d'un examen nutritionnel, dont les deux-tiers étaient des enfants de moins de cinq ans ; 300 enfants sévèrement dénutris ont été traités ou référés.

2'000 jeunes entre 6 et 12 ans ont pu être enregistrés et prennent part à des activités d'expression et de mouvement visant leur développement psycho-affectif, dans huit centres communautaires ; 145 enfants disposent d'un suivi individuel de protection, en concertation avec d'autres organisations spécialisées.

 

Renseignements: Marlène Hofstetter, experte en adoption internationale, 058 611 06 05 ou 078 716 77 34
David Dandres, responsable des opérations en Haïti, 058 611 06 19


Source : ReliefWeb. 10 Jun 2010.

26/05/2010

On vend des enfants pauvres pour des parents riches

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- Il n'y aurait pas autant d'enfants dans les orphelinats s'il n'y avait pas autant de gens prêts à payer tant d'argent pour eux.
- Ceux qui paient trop cher et 20 000 € c'est trop, contribuent à soutenir un système corrompu.
- Il n'y a pas de meilleur endroit pour un enfant que celui où il est né.


De plus en plus tard: notre société a tendance à retarder le moment d'avoir des enfants. Viennent d'abord la carrière, les voyages, puis la difficulté à trouver sa moitié. "Et tout à coup, on a trente et quelques années et on réalise que ce n'est plus aussi facile, qu'il faut avoir recours à l'adoption si on veut être parent", a déclaré Rudi Tarneden, porte-parole de UNICEF-Allemagne.


Sur le chemin de la quarantaine, beaucoup ne veulent pas attendre 10 ans dans leur pays pour se voir attribué un mineur "en détresse", souvent un mineur dont les parents biologiques ont encore la garde et des droits sur lui. "En outre, poursuit Tarneden, les politiques de planification familiale, l'utilisation généralisée de moyens contraceptifs et les mesures sociales pour la protection des mères célibataires ont diminué, dans nos pays, le nombre d'enfants donnés à l'adoption."


L'étranger devient alors un raccourci attrayant emprunté par beaucoup. Là aussi, la demande dépasse l'offre, et pourtant, les agences internationales promettent des enfants en relativement peu de temps. Ceci dit, chercher ailleurs coûte presque toujours 10 000, 20 000 ou 30 000 €. Mais comment voulez-vous mettre un prix sur le désir de fonder une famille?


"Au cours des trente dernières années, on a observé une augmentation significative du nombre de familles des pays riches qui souhaitent adopter des enfants originaires d'autres pays. Dans le même temps, la carence de réglementation et de mécanismes de surveillance, en particulier dans les pays d'origine, ainsi que les opportunités de faire de gros profits qui existent dans le domaine des adoptions internationales, ont encouragé le développement d'une industrie de l'adoption, dans laquelle la priorité est donnée à des avantages matériels au détriment de l'intérêt supérieur des enfants. Parmi les abus rencontrés, on trouve l'enlèvement et la vente d'enfants, l'intimidation de parents et des pots de vin. UNICEF - 2007."


"Certains parents s'imaginent que leurs enfants vont étudier à l'étranger pendant un certain temps, et ils se rendent compte seulement plus tard qu'ils ont renoncé à tous les droits sur eux et qu'ils ne reviendront plus jamais. Il y a des mères qui passent par des temps difficiles et laissent leurs enfants aux soins de l'État dans des foyers d'accueil pour un temps déterminé, et quand elles reviennent ils ont disparu, ils ont été mis en adoption dans une famille vivant dans un autre pays", rapporte Roelie Post, directrice de l'organisation Against Child Trafficking. Les cas d'enfants enlevés, de parents biologiques trompés, de documents falsifiés, de paiements illégaux, de médecins et de juges corrompus remplissent les étagères des ONG.


On dénombre qu'une vingtaine d'États à travers le monde qui permettent à leurs enfants d'être adoptés par des couples qui vivent au-delà de leurs frontières. Le chiffre exact est inconnu car des plaintes obligent sans cesse à suspendre cette pratique dans certains pays, alors que la pression de la demande conduit d'autres pays à accepter delivrer leurs enfants à travers les frontières. Mais une chose est claire, affirme Tarneden, "La direction est toujours la même: les pauvres donnent et les riches reçoivent, et il est actuellement pratiquement impossible de savoir si la procédure était légale et si les droits de l'enfant ont été respectés".


"On peut douter que des pays comme l'Éthiopie, qui sont déjà dans de grandes difficultés pour lutter contre la corruption présente dans tous les domaines, soient en mesure de garantir que les adoptions ne soient entachées d'aucune irrégularité", souligne Bernd Wacker, ex-membre de Terre des Hommes-Allemagne et expert en matière d'adoption internationale. D'autre part, les autorités des pays d'accueil n'ont pas la capacité, ni les connaissances nécessaires, pour vérifier que tout s'est passé légalement à l'origine. En fait, cela ne les intéresse pas trop, "parce que, du moins c'est ce qui se passe ici et j'imagine que ce n'est pas différent ailleurs, les autorités pensent qu'après tout, les enfants sont mieux avec nous", dit Wacker.


Cependant les experts conviennent qu'il n'y a pas de meilleur endroit pour un enfant que celui où il est né. Un enfant ne devrait être envoyé à l'étranger que lorsque toutes les possibilités d'être accueilli dans son environnement naturel sont épuisées, c'est-à-dire lorsqu'il n'est pas possible de contribuer à ce que ses parents biologiques ou sa parenté prennent soin de lui et aussi qu'il n'y a pas de famille de son pays en mesure de l'adopter.


"Les gens sont très naïfs", remarque Tarneden. "Parfois, quand des catastrophes naturelles se produisent dans les pays du Tiers-Monde, ils nous appellent pour nous demander si nous ne pouvons pas les aider à adopter un enfant de cet endroit. Ils le font avec toute la bonne volonté du monde, mais ils n'ont aucune idée de ce qu'ils demandent; ils ne se sont même pas arrêtés cinq minutes pour réfléchir à ce que suppose enlever un petit, qui vient déjà de vivre un événement traumatique, de l'enlever de l'environnement qu'il connait pour l'emmener dans un autre pays où les gens parlent une autre langue, où ils ont une toute autre allure et des coutumes totalement différentes. Et non seulement ça, ils ne se sont pas arrêtés cinq minutes pour penser que l'enfant a très probablement une famille qui l'aime (un père, une mère, des frères dont il ne veut pas se séparer). Certaines personnes sont suffisamment naïves pour croire qu'un enfant ne peut être heureux que dans le bien-être matériel que peut offrir un pays développé".


"Je n'appellerais pas cela naïf, mais une vieille pensée coloniale", déclare Post, "c'est cette idée, que nous seuls pouvons aimer un enfant comme il le mérite, que nous seuls pouvons répondre correctement à ses besoins, et que ces parents pauvres du Tiers-Monde ne savent pas, comme nous le savons, ce qui est important pour un enfant."

 

"Les gens voient les enfants dans les orphelinats et ressentent une peine énorme. Je dis: s'il n'y avait pas autant d'adoptions internationales, il n'y aurait pas autant d'enfants dans les orphelinats. La plupart sont là parce que beaucoup de gens sont prêts à payer beaucoup d'argent pour eux ", révèle Post.

 

On estime qu'environ 90% des enfants destinés à l'adoption internationale ne sont pas des orphelins, mais ils se retrouvent dans ces refuges parce que leurs parents, du moins supposément, ne peuvent pas s'occuper d'eux. "D'où sortiraient autant d'enfants orphelins?", demande Post, "dans presqu'aucun de ces pays, il n'y avait pas eu de guerres, de catastrophes, ou de massacres. Même l'histoire des "orphelins du sida" est un mensonge: quand vous examinez un peu, ils ont toujours de la famille. Même Angelina Jolie et Madonna n'ont pas réussi à adopter de vrais orphelins... "

 

Les ONG ont constaté que quand un pays suspend les adoptions internationale pendant une longue période, le nombre d'enfants dans les orphelinats diminue. "Il y a beaucoup d'argent qui circule là-dedans, voilà le problème", dit Tarneden. Les couples du "Premier Monde" sont prêts à faire tout l'effort financier nécessaire pour l'enfant si désiré. "Mais tous ceux qui veulent adopter un enfant doivent être conscients du fait que le paiement des montants excessives (et 20 000 euros est une quantité démesurée) contribue à maintenir un système corrompu qui n'agit pas dans l'intérêt de l'enfant mais dans un but lucratif."

 

"Si quelqu'un gagne de l'argent avec des adoptions, c'est de la traite d'enfants. Nous devons commencer à appeler les choses par leur nom", dit Post. "L'adoption ne devrait pas être régie, comme cela se fait aujourd'hui, par la loi de l'offre et de la demande", ajoute Tarneden, "Il ne s'agit pas de criminaliser les parents adoptifs (bien qu'ils devraient savoir que si le processus d'adoption s'opère avec des pratiques illégales, ils commettent également un délit). Il existe bien sûr des cas particuliers où l'adoption internationale est le meilleur intérêt pour l'enfant. Mais en regardant le fonctionnement global de cette pratique, je dois dire que, malheureusement, nous nous retrouvons devant une vente systématique d'enfants pauvres dans le seul but de satisfaire les désirs de couples riches".

 

"L'UNICEF estime que chaque année, au Guatemala, entre 1 000 et 1 500 bébés sont vendus à des couples américains ou européens. Avant de se rendre en Amérique Centrale pour chercher les enfants, les candidats à l'adoption peuvent consulter par l'Internet l'offre des "enfants disponibles" et choisir l'un d'eux. Alors que la mère biologique reçoit 30$ pour son enfant, les couples en déboursent entre 15.000 et 20.000. UNICEF, 2007."


"Le lobby des adoptions est très puissant. Ce sont des personnes très importantes et ayant de bonnes relations, des personnes qui bénéficient de soutien au plus haut niveau. Je n'ai aucune idée du pourquoi et du comment. Tout ce que je sais c'est que, malgré les plaintes, jamais il ne leur arrive quoi que ce soit, et ils ont toujours des personnalités politiques pour défendre leurs intérêts. Et quand la pression devient trop élevée et qu'un certain pays interdit les adoptions, ils passent au pays suivant. En fin de compte, vous rencontrez toujours les mêmes agences partout", indique Post.


"Il y avait des signes inquiétants de trafic d'enfants au Népal. Nous avons réussi, avec Terre des Hommes, à ce que le pays arrête temporairement les adoptions internationales", dit Tarneden. Dès cet été, le Guatemala pourrait à nouveau permettre l'envoi d'enfants à l'étranger, qui avait été arrêté en 2008. "Ce pays a apporté d'importants changements dans sa législation, ce qui ne veut pas dire que c'est maintenant un endroit sûr pour adopter. La sécurité à cent pour cent n'existe pas."

 

"Au début, je me disais en moi-même, «Roelie, tu as une imagination perverse». Mais avec le temps, j'ai appris que la réalité dépasse tout ce que je pouvais imaginer", conclue la militante, et le porte-parole d'UNICEF envoie un dernier message aux couples qui décident d'adopter en dehors de leur pays: "Ils doivent avoir en tête des choses très claires. Tout d'abord, que la famille avec des enfants adoptés est une famille très spéciale. Que les enfants peuvent être malades, qu'ils peuvent garder des souvenirs de leurs parents biologiques. Qu'il faut beaucoup de forces pour réussir et suffisamment de tolérance pour un jour les accompagner dans la recherche de leurs racines, un moment qui arrive presque toujours. Mais surtout, qu'ils doivent reconnaître que chaque enfant a le droit de connaître la vérité... et que si la vérité est «tu sais, un jour on a payé 20 000 euros pour t'avoir» c'est quelque chose qu'aucune famille ne peut supporter."


Convention de la Haye contre versus Convention des Nations Unies

Le 25 mai 1993, entrait en vigueur la Convention de La Haye pour la protection des enfants dans le domaine de l'adoption internationale. La signature de cet accord est souvent utilisée par les agences d'adoption afin de mesurer le sérieux des pays d'origine des enfants. "Pour nous, la Convention est importante car elle établit que l'intérêt de l'enfant est au-dessus de tout et que sa ratification traduit un positionnement politique", explique Rudi Tarneden porte-parole UNICEF-Allemagne, "mais ce document comporte de nombreuses lacunes et on ne peut pas dire qu'il assure la protection des enfants."


On reconnait majoritairement que le principal défaut de la Convention est qu'elle ne prévoit pas de mesures de contrôle: personne ne vérifie que ses principes soient respectés.


Ceci dit, Roelie Post, directrice de l'organisation Against Child Trafficking, va plus loin dans sa critique du texte: La Convention de La Haye agit uniquement pour protéger les parents adoptifs, elle leur accorde un cadre juridique, les tampons et les signatures dont ils ont besoin pour être sûr que personne ne sera capable d'agir légalement contre leur adoption. Il existe un document qui défend véritablement les intérêts de l'enfant : la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant. Celle-ci réglementait déjà l'adoption internationale et était entrée en vigueur en 1990, seulement trois ans avant la Convention de la Haye, de sorte qu'on se demande pourquoi d'autres lois ont été nécessaires. La réponse est simple: la Convention de La Haye est beaucoup moins stricte et beaucoup plus vague dans ses formulations (elle laisse plus de place à des interprétations différentes), et elle restreint beaucoup plus les droits des parents biologiques des enfants que la Convention des Nations Unies."

 

Traduit par Greg. Article en espagnol "Se venden niños pobres para padres ricos", publié sur le site periodismohumano.com, le 21 mai 2010.
Article en anglais "Selling poor children to rich parents" sur Pound Pup Legacy et United Adoptees International News.

Publié par sur Fabriquée en Corée.

 

 

 

23/04/2010

Le Président roumain: la loi sur l'adoption en Roumanie ne changera pas durant mon mandat

Romanian President Traian Basescu.jpgLe Président roumain Traian Basescu a déclaré ce jeudi à Bruxelles que la loi sur l’adoption de son pays ne changera pas, "au moins" pas pendant son mandat, quel que soit le lobby en faveur de la modification apportée "à Bruxelles et ailleurs."


Une pétition pour la réouverture des adoptions internationales en Roumanie a été rejetée le 23 Mars 2010 à la demande de l'eurodéputé roumain Victor Bostinaru, unanimement soutenu par le Comité des Pétitions du Parlement Européen.

 

Bostinaru a dit qu'à l'époque, avant son adhésion à l'UE, l'Union européenne elle-même avait demandé que la Roumanie interdise les adoptions internationales et que cette decision a bien été  accueillie par le Parlement Européen et la Commission Européenne. Il a ajouté que toute tentative de remettre ce sujet à l'agenda des institutions de l'UE, ou de pressions sur la Roumanie, doit être rapidement et fermement réfutée.

 


Source : Mediafax, Romania For Export Only

16:00 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roumanie, europe, lobby adoption | |  del.icio.us

22/04/2010

Adoption ou vente. L'influence de l'industrie de l'adoption dans l'Union Européenne

adoption oder verkauf.jpgADOPTION OR SALE. The influence of the adoption industry in the EU

The welfare of the child concerned is in the subject of international adoption not always at the center of the decision. And: Behind it an industry operates with tangible economic interests. Which is also very active in the EU.


An Internet video of the Italian adoption agency Amici dei Bambini. Several African children stand in front a few huts and look confused at the camera. In the background, CEO Marco Griffini warns: These Congolese children desperately need our help, their own parents have failed them. Here at latest Roelie post hears all the alarm bells. This Dutch woman worked until recently for the EU Commission in the area of child protection.

 

"They go into the poor areas and villages, and look where there are poor families or single mothers, or families in crisis, and then say we have a better solution: Your child can get into a home and get a good education. And in the end the child then goes abroad. "

Roelie Post knows many of these cases and fights for a global ban on international adoptions - also here in Europe. In the late 90s, they had discovered in Romania a systematic trade in children in care. At that time she was responsible for the allocation of EU funds to the Romanian child protection and unveiled a sophisticated system.

 

"Foreign adoption agencies give money for child protection in Romania and got points for it. And the adoption agencies which had the most points got also most children."

The more money a foreign adoption agency donated to a home, the more children it received for foreign adoptions. Hence the interest of the agencies to get the highest possible amount of EU aid and money children’s homes. In this way, more than 30,000 Romanian children have been taught in other countries - often without the knowledge of parents. Roelie Post turned to her highest boss: Günter Verheugen, Enlargement Commissioner at that time. He demanded an immediate stop of Romanian adoptions. Verheugen recently confirmed for the first time publicly that the case of the imminent adoption ban in Romania reached at that time, the political level:

 

"The political pressure came again and agaain from the same countries: From France, from Italy, Spain, Israel and the United States. I remember a conversation with the Romanian Prime Minister, to whom I said: My patience is at an end, now you allow no more adoptions or I can not help as far as the accession to the European Union. So sharp it has been. "

As a result, Romania decided in 2004 generally againstinternational adoption and now supports families in need directly, so they are no longer dependent on homes. For the adoption industry that was a shock, as will be seen. Romania has since been under enormous pressure from lobbyists.

 

"It is the first large country, which has really stopped: no more adoptions abroad. The lobby is afraid that other countries would follow suit, and that's what happened: That means there are currently much less children than before. So the pressure is huge. "

So also in the EU Parliament.

 

Marco Griffini, the head of the Italian adoption agency used the recent Petition Committee of the Parliament to nail Romania. Griffini claims Romania of violating human rights:

"I do not understand why Romania, this country that we have always loved, has banned international adoption, and denied poor children the right to a family. Finally, tens of thousands of Romanian children wait for adoptive families."

The Romanian authorities relativate Griffini’ss statistics and talk of around eight hundred children waiting for adoption.

 

In the EU Parliament, the Head of the Italian adoption agency gets support of the Italian Member of Parliament Patricia Toia: Romania could have a bilateral adoption agreement with Italy, she suggests. Also the relevant EU official, the Italian Patrizia de Luca finds: the request could perhaps move Romania to "rethink". Although it is her duty to be neutral. Indignation at the Romanian MEPs. Victor Bostinaru, whose country had imposed an adoption stop indeed at the insistence of the EU:

 

"In my country, senior politicians were implicated in child trafficking, including the judiciary and the adoption authorities. To demand now here in the EU Parliament that my country is to allow international adoption again - is not only dangerous but also morally and politically unacceptable! "

 

At the end the request falls through, the parliament votes against the request, that Romania might loosen its adoption ban. In the backrooms the lobbying of adoption agencies, however, continues.


Unofficial translation - original text: Adoption oder Verkauf. Der Einfluss der Adoptionsbranche auf die EU.

Source: Pound Pup Legacy.

 

11:06 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, adoption, roumanie, italie | |  del.icio.us

23/03/2010

Une bonne nouvelle pour les enfants. Les adoptions internationales sont en déclin.

L'adoption internationale est de plus en plus difficile à mesure que les pays ratifient la Convention de La Haye, qui incite à faire adopter les enfants dans leur pays d'origine.

 


Après une forte hausse durant les trente dernières années, l’adoption internationale est en déclin aujourd’hui. Cela peut s’expliquer par le fait que la plupart des pays susceptibles de confier des enfants en vue d’une adoption sont signataires de la Convention de La Haye.
Cette convention prévoit une priorité au maintien dans le pays et la culture d’origine.

De nombreux pays ont aussi leur situation géographique et sociale qui se modifie et de ce fait, s’ouvrent moins à l’adoption. C’est le cas par exemple du Brésil, ou de la Chine.

 

Extraits de "La situation toujours plus tendue de l’adoption internationale".

...

Il apparaît clairement que les demandes d’adoption des pays d’accueil  sont de plus en plus difficiles à satisfaire. Les restrictions imposées par des pays d’origine importants en termes de nombre d’adoptions internationales annuelles poussent les candidats à rechercher ailleurs des possibilités d’adoption. Or, l’histoire contemporaine de l’adoption montre que ces mouvements induisent systématiquement le même phénomène: lorsqu’un pays s’ouvre à l’adoption internationale, il est rapidement submergé par les dossiers de candidats étrangers, beaucoup trop nombreux par rapport aux besoins de ses enfants adoptables.

...


Il apparaît donc essentiel que les pays d’accueil consacrent plus d’efforts à sensibiliser leur population à cette réalité, en soulignant le sens réel de l’adoption internationale telle que consacrée par les textes internationaux. Il est urgent que les pays d’accueil prennent des mesures pour gérer le flux de leurs candidats adoptants.

...


L’adoption internationale ne trouvera son équilibre que si chaque acteur fait sa part du chemin. Nous sommes conscients qu’initier de telles démarches demande un réel courage politique, ainsi qu’un véritable effort didactique de la part de chaque intervenant. Si les professionnels de l’adoption sont souvent conscients de ce phénomène, il devient de plus en plus urgent d’en informer le public et de lui proposer d’autres moyens de soutenir l’enfance en détresse.


Source : Stéphanie Romanens et Pythoud Cécile-Maurin - SSI/CIR.

 

 

15:11 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us

16/03/2010

Australie. Des familles prises dans le cauchemar de l'adoption éthiopienne.

Australians caught in Ethiopian adoption nightmare - ABC News.jpgAustralians caught in Ethiopian adoption nightmare.
Australian families have made serious allegations of corruption within Australia's inter-country adoption program with Ethiopia.

 

The ABC has spoken to several families who claim they have been lied to in the course of their adoption process.

They have told heartbreaking stories of their time in Ethiopia - from witnessing their new baby choking on vomit, to a young boy being kept in a bucket to stop him from moving about. One family had to pay a bribe and others found their paperwork falsified with their child's age dramatically altered.

The families say the Federal Government has been slow to act and has not fully investigated the allegations.

When Jody was holding her baby son in her arms, she was distraught to witness an Ethiopian mother discover she had lost hers forever.

"When I was walking [out of the women's centre] a lady screamed and yelled and cried and fell to the ground," she said.

"This mother had come back to the women's shelter [where] she'd placed her baby for adoption. She changed her mind and came back to get it within a couple of days - but it was already gone.

"That was just heart-wrenching and I felt sick."

She added that she thought the process was far too quick to have gone through the proper channels.

Last year Foreign Correspondent revealed corruption within US-Ethiopia adoptions, and more families have spoken out as a result.

It seems some Australians are not protected from corruption despite it being an Australian Government-run program.

The person in charge of the program is Ato Lakew Gebeyehu. ABC News Online made a number of attempts to contact Mr Gebeyehu, but was unable to do so.

Mr Gebeyehu is responsible for Koala House, a transition home for children going to be adopted by Australian families. This home, which is part of the Australian government program, is accused of not properly feeding the children and maintaining their health.

The office of Attorney-General Robert McClelland says a recent review found issues of concern within the program and is working to restructure the program.

ABC News Online has been told by a spokesman for Mr McClelland that Australia will sign a new agreement with Ethiopia, however whether Mr Gebeyehu remains in his position is still to be decided.

But the ABC has obtained documents showing the Howard government knew of serious concerns about the program in 2005 and that the Rudd government was warned again in 2008 by Brussels-based human rights organisation Against Child Trafficking.

 

Koala House

The families interviewed by the ABC have had their names changed because of fears they may lose their children and concerns that life will be made hard for surviving biological relatives in Ethiopia.

Australian parents pay thousands of dollars in fees, donations and aid for the care of their children in Koala House.

But all three families say their children were handed to them with a range of problems including severe malnutrition and pneumonia.

Sarah, who has adopted three Ethiopian children, believes the money she paid to care for her children never reached them.

"In our first adoption we took over about 80 kilos of aid. The majority of that was formula, and because we had a baby we also paid the formula fee for her," she said.

"We were also asked to replace all of the formula she would have consumed during her time she was at Koala House ... and it turned out she was actually fed cow's milk and was lactose intolerant.

"She was massively malnourished when we got her. She had full-blown pneumonia because she'd been swallowing her own vomit."

Sarah's older daughter later explained that she was hardly fed.

"She'd get given rice and carrot mixed together as a meal of porridge for breakfast. Except for when the Australian families came ... [they] would put on a big party ... and when that happened, there would be so much food. But when those families went, then it'd be carrot and rice," she said.

Jody says it was a similar story when she and her husband were in Ethiopia to collect their son from Koala House.

"Our son has attachment issues, but he was never held or cuddled until we got him. He was just picked up to be changed or had a bottle propped up on a pillow," she said.

"We were told when we picked him up that they used to sit him in a bucket so he couldn't learn to move around much. He'd worn all the hair off the back of his head from it rubbing against the bucket.

"A friend of ours had an older child who says they only get one meal a day, which was concerning because the amount of money that we raised for the centre. I raised thousands and thousands."

 

Program reinstated

 

Earlier this month Mr McClelland announced he will lift a temporary suspension of the adoption program, after concerns of possible breaches of the Hague Convention on inter-country adoption.

The convention is in place to ensure the welfare of children is the priority and that international adoptions are used only as a last resort. Australia is a signatory to the convention but Ethiopia is not.

It will resume operating on April 6 with some changes made, but it appears Mr Gebeyehu will stay in charge.

Against Child Trafficking spokeswoman Roelie Post says Mr Gebeyehu was arrested in Ethiopia and held for 12 days on suspicion of trafficking children to Austria in 2008.

Ms Post says her organisation received little response from the Australian Government after alerting it to this and other alleged concerning practices.

"The children are not orphans. The paperwork is often faked. Parents are declared dead who are not dead and children are given the wrong ages," she said.

"Our organisation sent a letter to the Australian Government with 1,600 pages attached to it with evidence of trafficking in adoptions relating to Australia and India.

"Also we alerted the Australian authorities to Ethiopia, especially to the Ethiopian representative whose name was mentioned in a trafficking case in Austria."

Ms Post does not accept the Australian Government's explanation that Mr Gebeyehu's arrest was just a case of mistaken identity. She thinks there are serious issues that need to be investigated and that the case was mishandled.

"The children come from the same pool, therefore the situation [in Australia] is comparable to adoptions in the US or the Netherlands or any other country."

Sarah says she is aware of older adoptive children recognising each other from Ethiopia and while she stops short of calling it child trafficking, she says it is "on the fringes".

"I have heard that has happened in Australia, where children have known each other prior to coming under Lakew's care - that's a very big coincidence," she said.

 

Blocked

 

All families interviewed by the ABC claim they were not supplied with paperwork and vital information about their children and were blocked by officials from finding information on biological families.

When Anne and her husband adopted their daughter, they say almost all the information about their child's origin was falsified.

They were told she was abandoned, but when through their own search they tracked down the biological parents, they discovered this was a lie.

"The [birth parents] were both devastated, particularly the father. They were so sad to think that their child would have grown up thinking she had been abandoned by them.

"They told us that they could never have done such a thing to their child. They agonised over the decision to relinquish their daughter and they did it legitimately.

"What makes us angry is that our daughter was stripped of her history and there seems to be no valid reason for this to have happened.

"Our child was given a new name and a new birth date and was passed off as having been abandoned."

Sarah adopted two sisters in 2002. She and her husband were told the "orphaned" children were four years old and nine months, with no living relatives.

They later found the eldest daughter was not four, but closer to eight. They also discovered the girls had a mother and that the eldest had two brothers whom she was allegedly warned never to mention.

"She told us exactly where they were and we located them two days later and the brothers told us at the time that she was eight years old," she said.

Jody was also told that her son was abandoned and there was no information about his mother. But years later when her family returned to Ethiopia for their second adoption, they discovered this was not the case.

"With a bit of what we call African persuasion, which is $500, we managed to get a photograph, full name and full details of his birth mother," she said.

"The whole place revolves around money under the table."

 

Source: ABC News | 16 mars 2010.

 

Trafic d’enfants éthiopiens : la main qui anime le berceau brisé

L’Ethiopie est le lieu d’un scandaleux trafic d’enfants, note Alemayehu G. Mariam. Une pratique dans laquelle les agences et les autorités éthiopiennes conspirent afin de rassembler des enfants autochtones destinés à l’adoption à l’étranger. Les conditions dans lesquelles ces enfants sont «récoltés» en masse et soumis à la marchandisation font qu’ils sont des millions à travers le monde à pleurer d’avoir été arrachés à leurs familles et à leur pays, dénonce Mariam.

Source: Pambazuka News, 14 mars 2010, Numéro 138.

16:05 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : australie, éthiopie | |  del.icio.us

15/03/2010

Suisse. Les portes de l’adoption internationale se ferment.

Mince! «Voilà ce qu’on se dit. Mais c’est indiscutablement la meilleure chose qui puisse arriver à l’enfant», relate Béatrice, en évoquant le jour où elle et son époux se sont entendus dire que la tendance était aux adoptions nationales. Autrement dit à la mise en place de solutions dans le pays d’origine plutôt qu’à l’étranger.




Depuis, Priya, une adorable fillette indienne, a franchi la porte de leur maison de Muraz (VS). Mais nombreux sont les couples à voir leurs espoirs bousculés par cette réalité, qui prend de l’ampleur. «En Colombie, par exemple, le nombre d’adoptions nationales a augmenté de manière significative, passant de 5% à 30% environ ces dernières années», indique Ricardo Graells, président de l’association Adopte. ch, qui organise le 24 mars une conférence sur l’adoption(lire ci-dessous).


Moins de déracinement


«Plusieurs pays privilégient des pistes multiples, comme le placement en famille d’accueil ou parmi les proches. » Le phénomène s’explique par l’entrée en vigueur de la Convention de La Haye sur l’adoption – depuis 2003 en Suisse –, qui favorise ces alternatives au nom du bien de l’enfant, qui n’a ainsi pas à subir de «déracinement». Ricardo Graells l’attribue également à «l’émergence d’une classe moyenne» dans certains pays, en dehors de l’Afrique.


C’est la perception même de l’adoption qui évolue. Si elle a pu passer pour «rose» autrefois, elle est à considérer aujourd’hui comme «une intervention de dernier recours». «Il y a de moins en moins d’enfants adoptables», atteste Marlène Hofstetter, présidente de la Conférence suisse des organismes intermédiaires en adoption. Elle cite le cas de l’Inde, où 75% à 80% des enfants adoptés sont au bénéfice d’une solution trouvée sur place. Les couples désirant accueillir un enfant en bas âge – un critère récurrent – voient bien souvent leurs attentes déçues, certains pays réservant les poupons au réseau national. «C’est le cas de la Russie, par exemple, où il est impossible d’adopter des enfants de moins de 8 mois», relève Ricardo Graells.


La tentation de l’illégalité


Une diminution de l’«offre» qui se traduit par une érosion continue du nombre d’adoptions en Suisse: quelque 740 en 1980, 500 en 2000, 400 en 2005 et à peine plus de 300 en 2008. «La tendance n’est pas spécifique à la Suisse. Tous les pays occidentaux, en particulier la France et l’Espagne, qui sont très actifs en matière d’adoption, la connaissent. »


«On ne peut être que satisfait de cette évolution, estime Dominique Morgen, forte de son expérience de mère adoptive et qui témoignera lors de la soirée du 24 mars. Cela dit, il y a tant d’enfants qui vivent dans des conditions indécentes. Il vaudrait peut-être mieux assouplir les lois pour leur permettre de grandir dans une famille, je pense aux couples stériles en particulier, plutôt que dans un orphelinat. »
De quoi tenter certains candidats à emprunter des voies illégales, ou du moins un peu moins encadrées, comme celle que peut représenter une adoption privée (sans recours à un intermédiaire agréé), soit environ 30% des cas.


Le risque n’est pas à exclure. D’autant que la loi suisse est déjà réputée contraignante, en exigeant des futurs parents adoptifs un âge minimal de 35 ans. Difficile d’évaluer l’ampleur de ce marché gris. «Au final, les enfants quittent le pays avec une procédure d’adoption», note Marlène Hofstetter.


Béatrice a vu son vœu exaucé après trois ans et demi d’une attente faite de doutes et d’espoirs. La patience, voilà sans doute le prix de ce sourire venu d’ailleurs, qui porte la certitude de ne pas avoir été enlevé de force à sa maman biologique.


Source: 24heures.ch 11.03.2010

 

 

Dominique Nachury : « L’adoption internationale est en baisse aujourd’hui »



Aujourd’hui le nombre de pupilles est assez limité en France donc l’adoption nationale est compliquée et répond à des règles particulières.

Après une forte hausse durant les trente dernières années, l’adoption internationale est en baisse aujourd’hui. Cela peut s’expliquer par le fait que la plupart des pays susceptibles de confier des enfants en vue d’une adoption sont signataires de la convention de La Haye.
Cette convention prévoit une priorité au maintien dans le pays et la culture d’origine.

De nombreux pays ont aussi leur situation géographique et sociale qui se modifie et de ce fait, s’ouvrent moins à l’adoption. C’est le cas par exemple du Brésil, ou de la Chine.



Source : Lyonmag. 11 juin 2009.