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27/08/2008

Les adoptés exhortent le gouvernement sud-coréen à enquêter sur la vérité de l'adoption outre-mer.

Adoptees urge S. Korean gov't to inquire into truth of overseas adoption.


L'article a été traduit et publié en français par Kim Myung-Sook, sur son blog Fabriquée en Corée.

 

Jeudi, des dizaines d'adoptés coréens envoyés à l'étranger pour l'adoption ont exhorté le gouvernement sud-coréen à faire une enquête officielle sur le programme d'adoption internationale de la Corée du Sud, a indiqué Yonhap News Agency.

 

"La question d'adoption et son histoire n'ont jamais été complètement traités au niveau national par le gouvernement de la Corée (du Sud)" a dit Truth and Reconciliation for the Adoption Community of Korea (TRACK - Vérité et réconciliation pour la communauté d'adoption de la Corée) dans une déclaration. "L'objectif principal de l'enquête nationale est de faire le premier pas décisif dans le processus de documentation de l'histoire pleine et complète de l'adoption internationale de la Corée du Sud"

 

La première assemblée générale de TRACK a eu lieu le jeudi au centre-ville de Séoul, avec quelques 50 participants, y compris les adoptés coréens d'outre-mer et ses partisans.

 

L'organisation basée à Séoul a été lancée en 2007, visant à pousser le gouvernement sud-coréen à mettre en place une commission indépendante de vérité et de réconciliation chargée d'étudier les 50 ans d'histoire de l'adoption internationale de la Corée du Sud.

 

Avec le parrainage d'une ONG sud-coréenne et les conseillers des universités locales et la South Korean Truth and Reconciliation Commission (Commission Sud-Coréenne de Vérité et Réconciliation), TRACK a été lancée principalement par des adoptés coréens résidant en Corée du Sud.

 

TRACK espère qu'en révélant les problèmes dans le programme d'adoption coréen, les droits des enfants coréens et les familles seront mieux préservés dans l'avenir, selon les agents.

 

"Une telle enquête permettrait de rectifier et de réconcilier le passé pour répondre à un brillant avenir collectif. Ça serait un symbole de la dignité humaine et de la justice civile, et un acte de compassion humaine pour des milliers et des milliers de familles divisées et brisées sur la péninsule coréenne", indique le rapport.

 

Au début de cette année, elle a réussi à apporter six cas d'adoptions internationales douteuses datant des années 1970 aux années 1980 devant la Commission anti-corruption et droits civils de la Corée du Sud (Anti-Corruption and Civil Rights Commision of South Korea), ont dit les fonctionnaires.

 

Sur les six cas, quatre demandes concernaient des Coréens adoptés qui ont déclaré avoir été envoyés à l'étranger pour adoption sans le consentement de leurs mères, ce qu'ils ont découvert après avoir été réunis avec leurs familles coréennes à l'âge adulte.

 

Toutefois, dans le même rapport, la mère et le père de deux enfants ont fait valoir qu'ils n'avaient pas abandonné leurs enfants, mais l'agence d'adoption Holt a réitéré sa position que les enfants avaient été abandonnés.

 

Selon le ministère sud-coréen de la santé et du bien-être, 161 202 enfants ont été envoyés à l'étranger pour adoption à la fin de la guerre de la Corée en 1953 à 2006. L'année dernière, le nombre d'enfants sud-coréen adoptés à l'échelle nationale a dépassé les adoptions outre-mer pour la première fois depuis la fin des années 1960. La Corée du Sud a envoyé 1388 enfants, 52,3 pour cent du total de 2652, à l'étranger en 2007.

ygkim@yna.co.kr

14/08/2008

La Corée du Sud débat sur l'adoption internationale.

Version originale de l'article "South Korea Debates International Adoption", dans VOA News.
Par Jason Strother, à Seoul.



Depuis les années 1950, la Corée du Sud a envoyé plus de 150 000 enfants orphelins pour vivre avec des familles occidentales. C'est en partie dû à un préjugé que de nombreux Coréens ont, à prendre des enfants qui ne sont pas les leurs. Mais un nombre croissant d'avocats appellent à mettre fin à l'adoption internationale et s'efforcent d'encourager les familles coréennes à adopter. 


La suite de la traduction sur le blog Fabriquée en Corée. 13 août 2008.

 

->  La Corée invitée à écrire un nouveau chapitre pour l'adoption.

Traduction en français de l'article "Korea Urged to Write New Chapter for Adoption" par Kim Tae-jong, paru dans The Korea Times, le 27 août 2008.
Source : Fabriquée en Corée.



12/08/2008

Les Peace Corps pour faciliter l'adoption internationale sont en formation.

Peace Corps pour Adoption Internationale en Formation.jpgAprès une formation au centre international de séjour de Reims, vingt-deux volontaires vont partir en mission internationale. Comme Clémence, qui rejoindra le Cambodge dans le cadre du programme d'adoption, lancé par Rama Yade.

 

Vingt-deux stagiaires de l'association française des volontaires du progrès (AFVP) sont venus de toute la France, de Belgique et du Burkina, pour une formation au centre international de séjour, à Reims. Dans un mois, ils seront en mission de solidarité internationale pour deux ans en Afrique, en Amérique du sud ou en Asie du sud-est. Ils travailleront avec les communautés villageoises pour les aider à renforcer leurs compétences locales.

 

 « Durant ce stage, nous travaillons avec les futurs volontaires sur leurs motivations, leur engagement. Nous les aidons aussi à préparer aux mieux leur mission », explique Béatrice Christiny, responsable de la formation et de l'accompagnement des volontaires de l'AFVP.


« Nous aidons les volontaires à s'armer d'outils pour leur mission, pour qu'ils partent en connaissance de cause, indique Kadiata Thiam, chargée d'accompagnement, venue de Mauritanie. Nous leur livrons des témoignages de volontaires que nous avons rencontrés sur le terrain. Nous les informons aussi sur le regard des populations locales à leur égard. Nous avons souvent des retours de stagiaires positifs. »


Parmi les volontaires, Clémence Fournier, 25 ans, attire l'attention : elle sera l'une des premières volontaires à partir au Cambodge, le 22 août 2008 dans le cadre du programme pour l'adoption internationale, initié par Rama Yade.


 « Trente volontaires de l'AFVP partent pour ce programme. L'objectif est de travailler sur la protection infantile dans les pays du Sud, d'identifier sur place les orphelinats, et de soutenir les dossiers d'adoption internationale », rappelle Béatrice Christiny.


À 25 ans, Clémence Fournier a déjà été volontaire au Cambodge pour six mois où elle a rencontré Rama Yade, en Inde et au Madagascar pour diverses missions avec les enfants.
« Ce stage est l'occasion d'échanger avec d'autres volontaires. Même si les projets sont différents, nous avons un même engagement, un même dynamisme et un même état d'esprit », affirme-t-elle, précisant que le stage lui permet également de savoir comment se positionner par rapport aux jeux des acteurs. « Il faut être sur le terrain pour faire des choses et sortir les enfants des institutions », ajoute-t-elle.

Eric Walter, conseiller auprès du secrétaire d'État en charge des Affaires étrangères et des Droits de l'Homme et membre du cabinet de Rama Yade, était présent lors du stage de préparation pour connaître les motivations des volontaires et discuter du projet d'adoption internationale.

Émilie Lapointe, originaire de Marseille, partira, elle, en Égypte. Elle apprécie l'échange de vécu lors du stage et la mise en commun des différents projets. « Nous préparons notre mission sur le terrain. »
Avant de partir dans les pays du Sud, d'ici à un mois, les volontaires profitent également du stage pour régler les derniers détails d'ordre administratif.

 

Source : Union.

 

Repères

- PC2R pour faciliter l'adoption internationale.

-
Peace Corps or adoption army?

30/07/2008

La Fondation Roger Zannier est fournisseuse de fonds pour les orphelinats Holy Baby au Cambodge.

GroupeZannier.jpg[Via Pound Pup Legacy - Niels]

 

Groupe Zannier

 

According to Le Figaro (*), the first voluntary leave in August to Cambodia, for projects funded in large part by the Foundation Roger Zannier, "the first" private contributor, who has founded several orphanages in Cambodia.


(*) "L'éthique de l'adoption internationale"

La secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Rama Yade, aux côtés de l'acteur Gérard Depardieu, a lancé le réseau de "volontaires de l'adoption internationale", qui doivent avoir pour "moteur", l'"éthique" et pour objectifs l'"efficacité" et le "bonheur des enfants".

L'installation prochaine dans les ambassades des pays d'adoption de ces jeunes volontaires, membres de l'Association Française des Volontaires du Progrès (AFVP), "s'inscrit", a affirmé Rama Yade, "dans la réforme plus large de l'adoption internationale" pour laquelle elle partage "sans réserve" les conclusions du rapport Colombani remis à l'Elysée en mars, et qui fera l'objet le 21 août d'une communication au conseil des ministres.

La première volontaire (Clémence Fournier, Madame Adoption) partira en août au Cambodge, pour des projets financés à hauteur d'un million d'euros, a indiqué Rama Yade, "en grande partie par la Fondation Roger Zannier", premier "contributeur privé", qui a fondé plusieurs orphelinats au Cambodge.


LICADHO.jpgHoly Baby Orphanage


The first private contributor to the French Adoption Army, the Rogier Zanier foundation, is funder of the Holy Baby Orphanages in Cambodia. LICADHO, the Cambodian League for the Promotion and Defense of Human Rights, wrote the following report about a case related to the orphanage in Takhmau:

 

In November 2001, a married couple in Phnom Penh, P & C, requested LICADHO’s assistance to recover their one-month-old baby. P & C were poor itinerants without permanent jobs or home in Phnom Penh. The mother, P, stated that on November 13, 2001 she took her baby boy to a medical clinic in Takhmau, Kandal province. P was taken there by another woman, who had told her that she would receive money if she agreed to give up her baby there. The clinic staff took the baby boy (after giving him a blood test to check that he was not HIV-positive) and gave P $85 in return, according to P’s testimony. P was asked to sign a document at the clinic stating that she gave up her baby voluntarily (the document did not refer to adoption of the child). She signed this document without the knowledge of her husband, C, who did not give his consent. A few days later, C, who had been out of town looking for work, returned home and learned of his wife’s actions. After discussion, P & C decided they wanted their baby back and approached LICADHO for help.

 

LICADHO investigators established that the medical clinic is owned by Dr Keo San, a former Cambodian senator who is also director of the organization which runs Holy Baby orphanage in Takhmau. LICADHO investigators, attempting to establish whether P & C’s baby was there, visited the orphanage but were not allowed to see the young babies there.

 

On November 21, 2001, LICADHO contacted the Ministry of Interior’s police anti-trafficking unit, requesting an investigation and return of the baby to his parents. Subsequently, the police informed LICADHO that Dr Keo San and staff of the orphanage refused to return the baby, because P had signed a document giving up the baby. Holy Baby staff also informed the police that the baby would be adopted to a foreign country.

 

Six months later, the baby had still not been returned. The police investigation continued, supposedly, but without any result. In June 2002, LICADHO became aware that Holy Baby was supported by the Zannier Holy Baby Foundation in France and wrote to its director, Dr Pascal Hourtoulle, about this case. For the next four months, despite an exchange of letters between LICADHO and Dr Hourtoulle, the latter provided no information about the origins and whereabouts of the child.

 

Meanwhile, in July 2002, LICADHO became aware that the Cambodian government had approved the child for adoption to France in February 2002. Inquiries with the French Embassy confirmed that the child had been adopted to France in February.

 

The official adoption dossier included a document, signed by Dr Keo San and by Holy Baby center director Vong Lay Huort, which falsely stated that the child was “abandoned” and his parents are unknown.

In late July, the Ministry of Interior anti-trafficking unit – following a request by the French Embassy for information on its investigation into this case – requested a meeting with P & C at the ministry. LICADHO staff were refused permission to witness the meeting. According to P & C, senior ministry officials informed them at the meeting that their son was in France and would have a good life there. At the request of the police, P & C signed a document withdrawing their complaint against Holy Baby orphanage and their request for the return of their child.

 

LICADHO has concerns about the manner in which P & C were asked to withdraw their complaint. However, in subsequent discussions with LICADHO, P & C repeated that they do not seek the return of their child from France now that he is already there. P & C, who are extremely poor, feel that their son will have a better life in France. LICADHO respects their wishes.

 

Nevertheless, LICADHO remains concerned about alleged improprieties committed by Holy Baby personnel, including:

 

- Alleged payment made to P in return for handing over the child at Keo San’s medical clinic;
- Apparent use of the private medical clinic to receive children who are then sent to Holy Baby orphanage;
- Lack of prior consent given by P and by C to the adoption of their son abroad;
- Adoption of the child abroad after P & C had filed a complaint requesting the return of their child;
- False adoption paperwork prepared by Holy Baby staff stating that the child was “abandoned”, parents unknown.

 

In October 2002, Pascal Hourtoulle, on a visit to Cambodia, agreed to meet with LICADHO. During the meeting, he acknowledged that the child obtained from P was the same child who had been adopted to France. However, he did not accept that Holy Baby had acted improperly in any way. In a February 2003 meeting with LICADHO, French businessman Roger Zannier – the funder of the Zannier Holy Baby Foundation – also indicated that he saw no wrongdoing by the orphanage.

 

Mission de l’Adoption Internationale (MAI), the French government agency responsible for international adoptions, issued a statement in October 2002 urging prospective adoptive parents seeking children from Holy Baby to obtain specific information about the circumstances in which the children entered the orphanage.

 

Holy Baby has no information about the identity of the birth parents of three-quarters of the children at the orphanage, Pascal Hourtoulle told LICADHO in October 2002.

 

 

This is the type of environment France is going to send it's young and unexperienced volunteers to, backed by the money of a French industrial who sees no wrong doing in fraud and child-trafficking.

 

* * *

 

F o c u s   s u r   l e   C a m b o d g e

 

->  Agir pour le Cambodge.

« La première chose que je demande à un orphelinat, c’est s’il organise des adoptions internationales », note Cheat Vannath, présidente de l’ONG « Center for Social Development », qui œuvre pour la mise en place d’un code de bonne conduite gouvernementale et milite contre la corruption qui sévit au Cambodge. « Si c’est le cas, je sais à quoi m’en tenir ! » N’offrir aucune possibilité d’adoption mais privilégier les parrainages, c’est le choix de Son Soubert, que nous avions rencontré en janvier 2004 lors d’un passage en France. Les besoins des quelque cent deux enfants vivant dans son orphelinat de Sre Ampil sont pourtant pressants, mais Son Soubert, fidèle à son engagement d’honnêteté, ne veut pas en entendre parler. « Il est hors de question que nous participions à ce commerce. J’estime qu’il est plus bénéfique à l’avenir des enfants et à celui de mon pays que nous les éduquions ici en leur proposant des possibilités de formation professionnelle. » Au cœur d’une campagne verdoyante, les bâtiments de l’orphelinat sont répartis au milieu des champs de riz. Un petit jardin potager, un verger et quelques plantations de fleurs ont été réalisés par les enfants et les productions seront revendues au marché local. Un cheval vagabond paît au milieu d’un pré. Deux fois par jour, le rythme des activités est interrompu par les psalmodies régulières de la prière.

Son Soubert recueille sans distinction les enfants qu’on lui amène : au moment de notre visite, trois jeunes frères et sœurs, laissés à la charge d’un village voisin par le père décédé du sida. Un autre enfant, le benjamin de l’orphelinat, n’a plus, à six ans, qu’un grand-père paralysé. « Je ne sais pas refuser. Les gens sont tellement démunis…, avoue Son Soubert, mais il est difficile de boucler notre budget, surtout depuis que le pays ne reçoit plus de subvention pour l’achat du riz. » Le repas du soir est pris dehors sous la lueur maladive d’une seule ampoule électrique. Les enfants font preuve d’une sollicitude infinie envers Son Soubert. « Mon père est mort, j’en ai trouvé un deuxième », confie un adolescent.

Pour aider les orphelins de Sre Ampil :
Agir pour le Cambodge
14 rue Mouraud
75020 Paris
Téléphone / Fax : 1 47 27 50 03
E-mail: agirpourlecambodge@wanadoo.fr
Site : http://www.agirpourlecambodge.org/

 

->  Des adoptants français s'engagent dans des procédures irrégulières au Cambodge contraires à l'intérêt de l'enfant.

" ....  Les parents qui se rendent directement dans un orphelinat violent les procédures en cours. En outre, ils n’ont aucune information vérifiable sur les circonstances dans lesquelles ont été remis ou recueillis les enfants et peuvent être soumis à des pressions : que vont-ils pouvoir dire à leurs enfants ?
De plus, s’engager dans des procédures « sauvages » ouvre la porte à la tentation de la part d’intermédiaires
non autorisés de « rechercher » des enfants pour répondre à une certaine « demande » de parents, alimentant
ainsi des circuits irréguliers, réduisant l’enfant à une « denrée », jetant le discrédit sur l’adoption par des
familles françaises, et mettant en danger l’intérêt et le respect des enfants ainsi que les espoirs des adoptants.  ..."
Les Amis des Enfants du Monde. 8 avril 2008.

 

->  Adoption internationale : vers une nouvelle Arche de Zoé ?

L’association "Enfance et familles d’adoption" adresse une lettre ouverte à Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, pour dénoncer des pratiques dévoyées d’adoption au Cambodge.
Agoravox. 1 février 2008.

->  Mission au Cambodge. 9-17 décembre 2006.

Dans la perspective d’une réouverture des adoptions au Cambodge pour les ressortissants français après une fermeture de trois années, voulue par la France, Enfance et Familles d’Adoption a estimé opportun d’effectuer une mission dans le pays pour évaluer combien d’enfants pourraient être en attente de famille et dans quelles les conditions les procédures pourraient se dérouler.

Les conclusions des chargés de mission

La situation actuelle n’est pas propice à l’adoption par les Français :
1. Il n’y a pas, ou très peu, d’enfants adoptables dans les orphelinats et, en tout état de cause, plutôt des enfants grands de sexe masculin ;
2. Pour ces enfants, il est essentiel de trouver des familles, si les autres pays concernés par l’adoption internationale ne le font pas, par le biais, notamment, de leurs OAA (Organismes Agréé pour l'Adoption);
3. Tout semble indiquer que l’adoption internationale entraîne une augmentation des bébés arrivant dans les orphelinats ;
4. Dans quelques rares orphelinats, la présence de bébés en bonne santé, sans passé connu et déclarés comme adoptables devrait susciter des interrogations chez ceux qui envisageraient d’en devenir les parents ;
5. La procédure d’adoption n’est pas clairement encadrée et a, dans le passé, entraîné des dérives individuelles gravement préjudiciable à l’image de
l’adoption, notamment de l’adoption par les Français ;
6. Des procédures peu nombreuses et encadrées par l’AFA (Agence Française de l'Adoption) ou par des OAA devraient permettre à quelques enfants qui en ont réellement besoin de trouver une famille.

Marie-Claude Arnauld & Sophie Le Callennec pour EFA.



Des conclusions du rapport des deux chargées de mission Enfance & Familles d'Adoption, il ressort que le Cambodge n'est certainement pas un pays où les besoins sont les plus urgent pour une "mission de solidarité avec les enfants abandonnés ou orphelins".
Paradoxalement, le gouvernement français décide du contraire par le "lancement immédiat du programme Cambodge".
Un "Opérateur du ministère des Affaires étrangères", l'Association Française des Volontaires du Progrès, dispensera une formation générale à tous les volontaires de l’adoption internationale. Ils bénéficieront d’une formation complémentaire assurée par un "comité des experts" : Janice Peyré et Hélène Mahéo, respectivement présidentes de la Fédération Enfance et Familles d’Adoption et du Mouvement pour l’Adoption Sans Frontières.
Une volontaire de l'adoption sera positionnée au Cambodge à compter de mi-août pour une durée de 2ans.



->  Adoption internationale. Les limites du désir d’enfant. 

Le film de Bertrand Tavernier, “Holy Lola”, avait mis en lumière les pratiques parfois douteuses de l’adoption internationale.
Au Cambodge se croisent la demande désespérée de familles en quête d’enfants et la voracité illimitée d’intermédiaires malhonnêtes. A Phnom Penh, nous avons rencontré familles, intermédiaires et ONG.
«C'est un des plus beaux films que j'ai vus sur le désir, jusqu'à l'hystérie du désir.»
Alain Resnais, réalisateur, monteur et scénariste français.
Réforme n°3107 du 2004-12-16.

 

->  Poor babies.

A self-pitying yuppie couple in the self-pitying movie "Holy Lola" rampage blindly through Cambodia in search of a baby to adopt.
"Holy Lola" is a movie about the prototypical Ugly American abroad. Except he's not American, he's French.
Joshua Tanzer -  Offoffoff.com

 

-> Quand la France oublie l’éthique en matière d’adoption. Adoption d'enfants au Cambodge malgré la fermeture.

Les autorités françaises cautionnent des démarches d’adoption qui se déroulent au Cambodge dans l’illégalité la plus totale.
Communiqué EFA. Décembre 2005.

09/07/2008

La nouvelle mode maintenant, c'est le coaching en adoption.

Aide-Option
 
 
AideOptionCoaching.jpg"L'entreprise Aide-Option sera là pour vous supporter dans votre démarche d'adoption internationale et vous supporter lorsque vous vivez avec un enfant présentant des troubles de l'attachement."

 

Source :  http://aide-option.blogspot.com/

 

Une mode venant des USA


->  Infant Adoption Coach

->  Wayfinder, Inc.

->  PostAdoptionFamily



Brèves définitions du coaching



"Le coaching repose sur l’accompagnement d’une personne ou d’un groupe de personnes pour les amener vers leur meilleur niveau de réussite et d’épanouissement personnel et professionnel. Il repose sur l’art de faire émerger une ou plusieurs solutions dans l’esprit de celui qui est accompagné."

Source : coaching-conseils

 

"L'accompagnement d'une personne par un coach (ou accompagnant) qui, par l'écoute et la reformulation, par le diagnostic de la situation et la recherche d'options, aide son client dans une période donnée et dans un cadre fixé, à franchir différentes étapes afin d'atteindre l'objectif qu'il s'est fixé, que ce soit dans la sphère privée ou dans la sphère professionnelle.

3 composantes essentielles :
- vise l'accompagnement d'une personne dans la mobilisation de ses ressources,
- la recherche et la mise en application de ses solutions propres,
- le développement de l'autonomie de la personne (y compris vis-à-vis du coach)."


Source : coaching-carriere

08/07/2008

Les voies de l'adoption internationale en Allemagne, Italie et Norvège

TDHAdoptionQuelPrix.jpg1. En Allemagne, interdiction officielle de l’adoption privée et réalité discordante


En Allemagne, l’adoption privée est officiellement interdite. A côté des organismes privés agréés, les candidats adoptants peuvent cependant tout aussi légalement s’adresser aux organismes d’adoption des services de l’aide sociale à l’enfance et à la jeunesse des « Länder » (autorités départementales), ainsi qu’aux organismes d’adoption des services locaux de l’aide sociale à l’enfance et à la jeunesse s’ils sont agréés par le « Land » pour un ou plusieurs pays ou pour un cas particulier. Ces deux derniers types d’organismes sont donc publics. Si les organismes locaux semblent bien agréés pour l’adoption internationale, ils ne sont cependant pas mentionnés sur la liste des OAA communiquée par l’Allemagne à la Conférence de La Haye. Quant aux organismes d’adoption des « Länder », nous n’avons pas trouvé mention de leur agrément, et ils figurent sur la liste communiquée à la Conférence de La Haye non au titre d’OAA mais à celui d’Autorités centrales fédérées.

Quant à leur mode d’action et contrairement aux organismes privés, les organismes publics ne semblent posséder ni partenaires ni moyens d’action dans les pays d’origine. De plus, certains candidats adoptants entament la procédure auprès de ces organismes publics après avoir déjà sélectionné un enfant dans un pays étranger, au mépris donc des principes contenus dans l’article 29 de la CLH. Malgré la prétention officielle allemande d’interdire l’adoption privée, les adoptions opérées à l’intervention d’un organisme public d’adoption semblent en fait comparables aux adoptions considérées comme privées dans les autres pays.

 

Il convient donc de comparer, en Allemagne et en France, les limites des adoptions par l’intermédiaire des organismes publics, lesquelles semblent en fait « maquiller », à l’usage des pays d’origine notamment, le refus des autorités d’interdire, dans les faits, l’adoption privée.

 

Par ailleurs, des candidats adoptants résidant en Allemagne réussissent en pratique à faire entrer dans le pays des enfants adoptés sans aucun recours à un organisme ni privé ni public. Les autorités allemandes reconnaissent qu’elles disposent de peu de moyens de contrôle de ces adoptions considérées comme privées, lesquelles bénéficient souvent ensuite d’une reconnaissance légale. Des appels à un renforcement de la législation se sont donc fait entendre de la part de certaines autorités et organisations.


2. Italie et Norvège: interdiction de l’adoption privée sauf exceptions justifiées et vraiment limitées


L’Italie se distingue ici comme ayant, depuis sa ratification de la CLH, interdit les adoptions privées, y compris avec les pays non parties à la convention. Le recours à un OAA est devenu obligatoire. Cependant, à titre exceptionnel, les candidats adoptants peuvent effectuer leur démarche sans le recours à un OAA mais en passant par une ONG spécialisée dans l’accompagnement des relations familiales transnationales, le Service Social International (SSI). Une convention a été signée entre l’Autorité centrale et le SSI pour le traitement des cas particuliers d’adoption à réaliser dans des pays où n’opère aucun OAA. Cette procédure est accessible aux couples dont l’un des conjoints est originaire du pays demandé ou à des familles italiennes qui y ont vécu longtemps et qui ont un « lien significatif » avec sa culture. En 2004 , les adoptions privées représentaient 1% du total des adoptions internationales.


En Norvège, les deux possibilités d’adoption coexistent. Mais l’adoption privée est très restreinte (environ 1%). Les candidats ne peuvent y avoir recours qu’à certaines conditions similaires à celles posées en Italie pour l’adoption via le SSI.


Source : "Adoption: à quel prix? Etude comparative sur six pays européens."
Rédigé par: Isabelle Lammerant, experte d’adoption internationale en droit comparé, et Marlène Hofstetter responsable du secteur Adoption internationale.
Fondation Terre des hommes – aide à l’enfance, Lausanne, Suisse - 2007.


Sur le même sujet

->  Les voies de l’adoption internationale : Espagne, France et Suisse

->  Les risques éthiques de l’adoption privée

->  L'adoption privée, source importante d’abus

03/07/2008

La faillite de "Horizon" choque en Flandre. (B)

Horizon.jpgL'organisme d'adoption "Horizon" est tombé en faillite, non pas à cause d'un manque de clients, de ce côté-là ils sont en abondance, mais parce qu'il ne pouvait plus offrir de produit.
 
 
Dans la presse flamande "Het Nieuwsblad".


'Adoptie van kinderen is geen supermarkt'

 
Horizon heeft met de Vlaamse Centrale Autoriteit (VCA) voor adoptie, die onder Kind en Gezin valt, afgesproken dat alle bestaande contracten worden uitgevoerd. 'We doen niet zomaar de deur dicht. Dit is geen fabriek of een schoenwinkel. Het gaat hier om mensen', zegt Luc Verschueren, de radioman die ook als woordvoerder van de adoptiedienst Horizon optreedt.


 
Verschueren maakt zich boos aan de telefoon wanneer een tv-journaliste hem vraagt of 'die mensen niet naar een ander land kunnen overschakelen'. 'Wat denken die toch allemaal? Adoptie is geen supermarkt, waarbij je naar believen overschakelt naar een volgende rayon!'


 
Ouders die een contract bij Horizon hebben, keken gisteren geschrokken op bij het nieuws over het
'uitdoofscenario' bij die dienst. 'Vooral omdat wij donderdag nog contact hebben gehad en ze ons toen niets hebben verteld', zegt een kandidaat-adoptieouder die liever zijn naam niet noemt.


 
Hij ziet wat er nu gebeurt met lede ogen aan. 'Ze beloven dat ze ons dossier blijven opvolgen. De adoptiewereld is een land vol beloftes. Ik ga niet beweren dat ze valse beloftes doen die ze niet nakomen. Ze houden veeleer de hoop levendig door voortdurend te zeggen dat het misschien straks, of over een paar weken of maanden in orde komt. Misschien is dat ook nodig, want een kind adopteren bestaat voor 95 procent uit wachten en maar voor 5 procent uit actie.' 


 
Maar voor sommigen duurt het echt lang. Vroeger was de wachttijd voor een kind in China negen maanden. Tegen het eind van dit jaar zal dat drie jaar zijn. Nepal, waar Horizon drie proefprojecten heeft, liep door omstandigheden in het land van herkomst een vertraging op van meer dan een jaar, net als Rusland.


 
Dan maar naar een andere dienst? In Ethiopië kon het tot nog toe snel, maar sinds een maand heeft de adoptiedienst Ray of Hope een aanmeldingsstop ingevoerd. 'We hebben 140 mensen die zich daarvoor hebben gemeld, en meer kunnen we echt niet aan', zegt coördinatrice Erica Van Beek. 'Als we een vijftigtal kinderen per jaar kunnen overbrengen, heeft het geen zin om meer kandidaten op te nemen.'


 
Juist dat was bij Horizon een van de oorzaken van het falen: als er geen kandidaten meer aangenomen worden, zijn er ook geen inkomsten. Adoptiediensten krijgen een jaarlijkse subsidie van 90.000 euro, onafhankelijk van hun grootte en hun omzet, en moeten de rest van hun kosten zien te vergoeden met de bijdragen van ouders.


 
Toch meent Bernard Van Steenkiste van de Vereniging voor Kind en Adoptiegezin dat er iets schort aan de organisatie van buitenlandse adopties in Vlaanderen: 'Dat zo'n grote dienst er moet mee ophouden, heeft ons geschokt. Men moet vermijden dat adoptiediensten uit commerciële redenen zoveel mogelijk kinderen gaan zoeken. Maar de internationale context verandert zo snel dat de diensten erg beweeglijk moeten zijn. En het is arbeids- en kostenintensief om steeds weer aan prospectie te doen. Die kosten wegen nu te zwaar op hun schouders.'


 
De advocaat Steven Vermeylen, die geregeld kandidaat-adoptieouders vertegenwoordigt bij de rechtbank, meent dat het de interlandelijke adoptiebureaus aan enthousiasme ontbreekt.
'Alleen Het Kleine Mirakel is erg actief. Een dienst als de Vreugdezaaiers, die jaarlijks minder dan tien adopties realiseert, zou eens flink aangemoedigd moeten worden. Ik denk ook dat er te veel maatschappelijk werkers in de diensten werken en te weinig mensen met ondernemingszin, die de zaak nuchter bekijken, zonder betutteling.'


 
'Fiac weigert soms kandidaten die een positief vonnis verkregen na een negatief maatschappelijk verslag. Fiac werkt in Zuid-Afrika ook maar met één weeshuis samen en weigert zijn terrein daar uit te breiden. Dat weeshuis is dan nog katholiek, waardoor sommige kandidaten er uitgesloten worden. Blijft ook het feit dat Kind en Gezin geen enkele moeite doet om zelfstandige adopties te ondersteunen. Dat alles beperkt de mogelijkheden enorm', vindt Vermeylen.


Sur le même sujet

 

-> Tekort aan adopteerbare Chineesjes fataal voor Horizon.
Gazet van Antwerpen. 30/06/2008.