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07/01/2012

Québec. Adoption internationale: l'illusion du bébé parfait

adoption internationale quebec johlemieux.jpgL'adoption internationale est devenue un interminable chemin de croix. Tellement, que Québec entend forcer les futurs parents qui rêvent de cueillir un poupon en des contrées lointaines à suivre une formation pour qu'ils sachent dans quel bateau ils embarquent. Entre le fantasme du bébé parfait de quelques mois et la complexe réalité des enfants disponibles, il y a un monde d'illusions à déconstruire.

«L'adoption internationale est à la croisée des chemins», déclare la directrice générale du Secrétariat à l'adoption internationale (SAI), Luce de Bellefeuille. La demande est toujours aussi forte, mais le nombre d'enfants jugés «adoptables» est en chute libre. Beaucoup de nouveau-nés trouvent maintenant une famille sur place, dans leur pays d'origine. Ces nations offrent donc aux adoptants de l'étranger de plus en plus de garçons et de fillettes plus vieux, souvent étiquetés «besoins spéciaux» (lire ici qu'ils cumulent des problèmes de santé physiques et psychologiques).

Baptiste Ricard-Châtelain pour Le Soleil


Adoption internationale: moins d'enfants, et des délais qui s'étirent

(«J'ai de la difficulté à encourager des gens qui veulent adopter qui sont en début de processus. [...] Il faut être fait fort pour passer à travers.»

Le Soleil


Adoption internationale: quatre contraintes pour les futurs parents

Pas simple de démystifier les bouleversements qui ballottent le monde de l'adoption internationale et chamboulent les aspirations des parents en devenir. Donald Foidard a fondé la société Formons une famille il y a une vingtaine d'années. Durant les périodes fastes, ses troupes ont aidé de 300 à 400 Québécois par an à trouver un enfant. Il revient tout juste d'un séjour en Chine, au Viêtnam et au Cambodge. Voici, en quatre temps, ses explications.

Le Soleil

16:37 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : québec | |  del.icio.us

27/12/2011

Haïti. Les dessous de l'adoption internationale

En moyenne, quelque cinq enfants proposés à l'adoption internationale quittent chaque jour le pays pour se rendre en terre étrangère, particulièrement en Europe. Le nombre d'enfants adoptés en Haïti chaque année par des étrangers s'élève à plus de 2 000, dont la majeure partie par des couples français. Une activité qui rapporte gros.

Haïti: Michaëlle à huit ans. Yeux noirs, lèvres retroussées, cette fillette originaire de Grande-Saline (Artibonite) n'a pas de veine. Ses parents sont morts depuis deux ans. Après des galères et des privations, elle est tombée dans un « circuit ». Un bon circuit, croit-on dans le milieu car après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, à la faveur de l'effondrement des capacités de surveillance de l'État haïtien via l'Institut du bien-être social et de recherches (IBESR) et des autorités policières, la fillette a pu quitter le pays. Adoptée par des Belges, l'histoire de Michaëlle n'est pas singulière.

« Pour Michaëlle comme bon nombre d'enfants orphelins, la procédure est allée très vite. Les étrangers qui voulaient l'avoir coûte que coûte ont versé 5 000 dollars américains à des responsables de la crèche pour adopter cette fillette qui avait perdu ses parents pendant le séisme », raconte Jeanne, une employée de l'IBESR, navrée.

Selon un rapport de l'Unicef, parmi les quelque 700 centres d'enfants actuellement répertoriés sur l'ensemble du territoire haïtien, seulement 300 sont dûment enregistrés auprès de l'État, avons-nous appris. Institutions hébergeant des enfants en bas âge et dont le but avéré est de les donner en adoption internationale, plusieurs de ces crèches sont liées à des organismes étrangers qui se chargent, contre espèces sonnantes et trébuchantes, de trouver des enfants et des parents adoptifs. Dans certains orphelinats, il s'agit là d'un commerce illicite et extrêmement lucratif, bien que les premiers concernés- les enfants - possèdent toujours leurs parents. 80 à 90% sont des adoptions individuelles, fruit d'une relation directe entre les propriétaires de crèche et les parents adoptifs étrangers. En plus des rémunérations (et mensualités) payées par les parents adoptifs, certaines crèches reçoivent des subventions via des ONG haïtiennes et étrangères.

Des crèches, quoique reconnues et accréditées par l'Institut du bien-être social et de recherches (IBESR), fonctionnent sans structure réelle avec, le plus souvent, la complicité d'un avocat qui, lui aussi, s'enrichit de manière indécente aux dépens des enfants. Leurs honoraires pour compléter un dossier d'adoption sont fixés selon le client et varient de 1 000 à 4 000 dollars américains, d'après un expert qui a bien voulu s'entretenir avec nous sous le couvert de l'anonymat. Ces enfants adoptés par des étrangers perdront bien souvent contact pour toujours avec leurs parents restés en Haïti, alors qu'il s'agit, dans presque tous les cas, d'une adoption simple et non d'une adoption plénière.

Les experts constatent en effet une augmentation du nombre de crèches en Haïti. Leur contrôle est un problème épineux pour l'IBESR, qui n'a pas les moyens de sa politique ou qui intervient trop tard dans la procédure d'adoption. De plus, certaines informations confirment qu'à la racine de ces réseaux se trouvent certains fonctionnaires ou propriétaires de crèche et d'orphelinat. Plusieurs vivent de ce commerce odieux et opèrent en toute impunité grâce à la complicité de certains employés de l'État.

Dans de nombreux centres d'accueil et orphelinats, des milliers d'enfants vivent dans des conditions déplorables, sinon infrahumaines. C'était le cas de l'orphelinat «Son of God » de Carrefour, fermé par les autorités haïtiennes en octobre dernier après que l'IBESR a été informé que les enfants accueillis dans cet établissement étaient victimes d'abus et de maltraitance Sur les 50 000 enfants placés dans des centres d'hébergement dans l'ensemble du pays, à peu près 20 000 sont orphelins de père ou de mère ; les autres n'y sont qu'en raison de l'extrême pauvreté de leurs géniteurs. Suite au séisme de 2010, les orphelinats sont devenus l'une des activités les plus lucratives, après les ONG nationales et internationales. Les illégalités dans les procédures d'adoption sont pourtant connues de tous. Il s'agit souvent de véritables réseaux criminels dédiés à la traite des enfants et à des adoptions irrégulières. Ces réseaux, opérant à travers les crèches et les orphelinats, s'approvisionnent en enfants en utilisant souvent la menace, la fraude ou le mensonge, convainquant ainsi les parents biologiques de donner leurs enfants en adoption. Ces réseaux, experts dans la fabrication de faux documents, de faux témoins se faisant passer pour les parents légitimes, de déclarations d'abandon ou de consentement frauduleux, collaborent également avec des avocats et des juges de paix pour parvenir à leurs fins.

Au cours de nos enquêtes, la grande discrétion des propriétaires de crèches et d'orphelinats ne nous a pas permis, jusqu'ici, de faire véritablement la lumière sur les pratiques de trafic d'enfants par voie d'adoption. Néanmoins, les rumeurs de toutes sortes, même les plus terribles - sur des prélèvements d'organes - courent de plus en plus dans les rues. Conformément à la loi du 4 avril 1974, l'État haïtien devra renforcer les contrôles avant et après les adoptions.

Des voix s'élèvent

Pas étonnant que de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer ce scandale. Non des moindres: l'ambassadeur français de l'adoption internationale, Thierry Frayssé, a, au cours d'un séminaire tenu récemment à Port-au-Prince, mis l'accent sur la nécessité de ratifier la Convention de la Haye du 29 mai 1993 relative à la protection des enfants et à la coopération en matière d'adoption internationale adoptée par Haïti en 2010, mais toujours pas ratifiée. Il estime que l'heure est venue pour chaque secteur de la vie nationale, notamment les parlementaires haïtiens, de se saisir du débat en vue de régulariser cette question.

M. Frayssé croit que la ratification de la Convention de la Haye permettra à l'IBESR de devenir l'autorité centrale en matière d'adoption en Haïti et d'y jouer un rôle beaucoup plus important. La mise en oeuvre de cette convention, la perception des droits de l'enfant sur le plan international, les questions des enjeux juridiques de l'adoption internationale, de l'abandon et des difficultés de la parentalité ainsi que celle de l'accompagnement des familles adoptantes sont les principaux thèmes qui ont été traités au cours de cette rencontre d'échanges.

La directrice générale de l'IBESR, Arielle Villedrouin, précise que le nombre d'enfants adoptés en Haïti par des étrangers s'élève à plus de 2 000 chaque année, dont la majeure partie par des couples français. Contrairement aux statistiques de l'Unicef, Mme Villedrouin ajoute que l'IBESR compte environ 700 maisons d'accueil et orphelinats dont seulement 150, selon elle, ont l'autorisation de fonctionner. Pour régulariser la situation, Mme Villedrouin sollicite l'appui des partenaires locaux et internationaux.

Quant aux parents ayant adopté sans statut légal des enfants haïtiens après le séisme et qui ont manifesté récemment à Paris, l'ambassadeur français en Haïti, Didier Le Bret, précise que l'adoption simple permet à l'enfant adopté de maintenir une certaine filiation avec la famille biologique tandis que l'adoption plénière ne le permet pas. Néanmoins, les parents biologiques seront toujours informés sur la situation et l'évolution des enfants.

D'un autre côté, selon le diplomate, les familles adoptantes en Haïti avaient pour habitude de faire établir, parallèlement au jugement haïtien d'adoption simple, un consentement à adoption plénière devant un notaire. Munis de ce document, les parents adoptifs obtenaient alors devant les tribunaux français l'adoption plénière. Mais ce document n'a apparemment plus de valeur légale en Haïti qui est en train de revoir profondément sa législation concernant l'adoption. Selon lui, le problème de ces dossiers est technique, car il n'y a aucune mauvaise volonté de l'administration française, seulement un problème juridique de fond, qui existe depuis toujours et que les parents n'ignoraient pas en adoptant en Haïti.



Source : Le Nouvelliste | 22.12.2011

09:56 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haïti, france | |  del.icio.us

02/12/2011

Tinan, auteur du récit "Magnitude 7.3" sur l'adoption en Haïti

Magnitude 7-3 Tinan.jpgMon livre Magnitude 7.3, publié chez Alma Editeur (http://www.alma-editeur.fr), est sorti depuis le 6 octobre. Il est disponible dans toutes les libraires au prix de 18€. Je vous invite à le découvrir, pas seulement parce que c'est moi qui l'ai écrit mais parce que je pense qu'il apporte un regard profondément utile sur la réalité de l'adoption, le déracinement, le multiculturalisme.


Voici le texte de la quatrième de couverture :

Tinan a quatre ans et demi lorsqu’il découvre le sol français. Il vient d’être adopté. Dix-huit ans plus tard, il part pour Haïti rencontrer sa famille. À la joie immense de retrouver sa mère et toute sa parentèle s’ajoute la découverte d’un pays, d’une culture et d’une langue qu’il tente de se réapproprier. Mais comment vivre en étant de deux mondes ? Comment admettre que si l’amour des siens en France lui semble corrompu, en Haïti il apparaît souvent dénaturé par l’égoïsme ou l’intérêt ? Avec beaucoup de pudeur et une grande lucidité, Tinan raconte ce voyage, cet apprentissage, le mélange d’enthousiasme et de doutes au terme duquel il affirme son identité : plus qu’à un pays, il s’appartient à lui-même et son avenir il le construira loin des mensonges, quel qu’en soit le prix.

Magnitude 7.3 est le récit d’un séisme intérieur : comment appartenir à deux cultures, deux terres, deux mondes ?
Voici un extrait du livre.

Tinan Leroy, 32 ans, grandit en France. Après avoir enseigné la physique-chimie, il est aujourd’hui musicien, chorégraphe et professeur de salsa.


Quelques liens :

http://www.salsatango.fr/2011/10/02/magnitude-7-3-lhistoire-haitienne-de-tinan-leroy/
http://www.liberation.fr/monde/01012328119-haiti-adoptions-a-but-lucratif
http://www.unicef.fr/contenu/actualite-humanitaire-unicef/tinan-temoignage-d-un-enfant-deracine-2010-02-18
http://www.alma-editeur.fr/


Au nom de tous les siens


Tinan

 

Vous avez interviewé Tinan Leroy, auteur du livre «Magnitude 7.3»
20 Minutes.fr  


Adoption Ban on Prem Nivasa in Sri Lanka

prem nivasa orphanage moratuwa sri lanka.jpgA court in Sri Lanka has issued a ban on 'Prem Nivasa' Missionaries of Charity convent, Moratuwa preventing it giving children to foreigners for adoption.


 
The Colombo Magistrate Court issued the ban on the request of the National Child Protection Authority (NCPA) of Sri Lanka.

The NCPA told the court that there had been a large number of child adoptions to foreigners by the Prem Nivasa orphanage over the past five years which have to be investigated.

Investigation

The court ordered the Mount Lavinia and Panadura district courts to investigate and report on these adoptions taken place at the orphanage.

Police raided the convent last week and arrested Sister Mary Eliza, superior nun of the Missionaries of Charity convent on suspicion of her involvement in child-trafficking.

She was given bail on Monday

The police raid came after a report from the NCPA that claimed Sister Eliza was suspected of selling children under her care and other related abuses.

Church denies

But the Archdiocese of Colombo has categorically denied this; its website says money has never been exchanged for children. There are no charges in connection with this allegation.

A church statement said: "We never involve in selling these precious lives of the children and never take money for our work."

The church also accused the media of trying to stoke public anger over the issue.


Source : BBC | 30.11.2011

 

Sri Lanka : Pourquoi les mères célibataires se réfugient-elles à Prem Nivasa ?
L'affaire de l'orphelinat des Soeurs de Mère Teresa oppose l'Eglise au gouvernement.
Cette dépêche d’Eglises d’Asie, l’agence des Missions étrangères de Paris, analyse en profondeur l’origine de ces situations dramatiques.
Zenit | 13.12.2011

L’Église catholique sri-lankaise boycotte le gouvernement!
Voice of Ceylan | 10.12.2011

Sri Lanka : Arrestation d'une Missionnaire de la Charité
Une dénonciation anonyme pour « trafic denfants »
Zenit, le monde vu de Rome | 30.11.2011




17:09 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale, Opinion | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : enquête judiciaire | |  del.icio.us

16/11/2011

On n'adopte pas un enfant pour le sauver

on adopte pas un enfant pour le sauver.jpgUn colloque organisé samedi 19 novembre à Vincennes (94) par la Fédération Enfance et Familles d'adoption explore les liaisons dangereuses entre l'action humanitaire et l'adoption internationale. La Vie est partenaire et publie une enquête sur le sujet dans son numéro du 17 novembre.

 


 
Tsunami en Thaïlande, famine en Somalie, guerre au Darfour, séisme en Haïti... A chaque catastrophe, le même phénomène se produit : une hausse des demandes de renseignements sur l'adoption internationale. Dans l'esprit du grand public, adopter relèverait d'un élan du coeur face à un enfant souffrant et surtout orphelin. Or, entre la démarche humanitaire et le désir d'enfant en vue d'établir un lien de filiation, il existe une différence fondamentale que la Fédération  Enfance et Familles d'adoption a décidé d'éclaircir lors de son colloque annuel.

La Vie publie dans son numéro du 17 novembre une enquête de Corinne Soulay intitulée "Adoption et humanitaire, les liaisons dangereuses" avec une interview de Barbara Monestier, adoptée à 4 ans et demi par un couple français. Elle explique en quoi le mythe de l'acte humanitaire qui sous-tendait son adoption par ses parents a longtemps pesé sur sa construction.

Lors de ce colloque, Dominique Fonlupt, rédactrice en chef adjointe à La Vie, animera une table ronde sur "Les enfants vulnérables dans le monde" samedi 19 novembre de 11h à 12h30, au Centre culturel Pompidou, 142 rue de Fontenay à Vincennes. Cette table ronde sera en ligne à partir du 21 novembre sur www.lavie.fr

13/10/2011

Le business de l'adoption au Népal

In Nepal, there are an estimated 650,000 children who have lost either one or both parents (according to the United Nations Children’s Agency).

Many childless couples therefore look to adopt Nepalese children in want of a family. However, a recent BBC report has highlighted the continuing issue of cases where children with parents still living are given up for adoption. Western couples are paying thousands of dollars in fees and ‘donations’ to orphanages and this money is encouraging fraudulent practices, where children who are not in fact orphans are given to foreign families.

The problem has been known about for some time and many Western governments have suspended adoption from Nepal. One diplomat told the BBC that investigations were difficult to conduct, but when cases were looked into, adoption documents were sometimes found to be falsified or inaccurate. Because of the potentially lucrative nature of Nepalese adoptions, there are believed to be around 20 agents working out of the capital Kathmandu, who are sent out into rural regions of Nepal to find suitable children. The mostly female agents approach poor families, particularly in the remote Himalayan districts of the country. They persuade struggling families that their children will be better looked after in the capital and that their children will also receive a proper education.

Foreign couples are asked to pay 5,000 dollars to Nepalese orphanages in order to arrange the adoption of a child. An additional 3,000 dollars must be given to government officials for dealing with the paperwork. In some cases, other fees are also paid. Prospective parents are shown pictures of youngsters in care, but are given little further information about the children they plan to adopt. Official documents record that the children are either without parents or have been abandoned by their families.

Nepal has signed up to the Hague Adoption Convention, which lays out standards for international adoption procedures. However, so far, these standards have not been put in place. Reform has been slow in coming and reports in the local press have accused officials of corruption. Though changes have yet to go through, some governments are feeling the pressure to reopen adoptions to Nepal.

One mother tells the BBC her story to highlight the current dangers involved in child adoption from Nepal. Sarita Bhujel was persuaded to send her seven year-old daughter to a children’s home in the capital when she was struggling financially. Told she could visit her daughter at any time, the mother found that after a while the home came up with excuses as to why she couldn’t see her child. Eventually, she discovered her daughter had been adopted by an Italian couple. Ms Bhujel says she has cried for many years over the loss of her beloved daughter.

By Laurinda Luffman

Source: SOS CHildren's Village | 5 octobre 2011

14:36 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : népal | |  del.icio.us

17/08/2011

Certains enfants se rappellent encore qu'ils ont été emmenés. Et qu'ils ont pas voulu cela.

The Makeni Children.jpgSLATE a publié un article bien écrit par EJ Graff sur les enfants volés pour l'adoption en Sierra Leone. Il s'agit d'un groupe d'enfants du village de Makeni. L'ONG qui dirigeait l'orphelinat responsable est en tout cas coupable de child harvesting  et de falsification de documents.

The Makeni Children
In 1998, Americans Adopted 29 Children From a Town in Sierra Leone. Their Birth Families Say They Were Stolen.
By EJ Graff.

 


Tony Mosley picks up his adopted son Samuel in Ghana in 1998Tony Mosley picks up his adopted son Samuel in Ghana in 1998When Judith Mosley and her husband adopted 4-year-old Sulaiman Suma from Sierra Leone in 1998, in the midst of that country's brutal civil war, she was sure that they were saving his life. "His orphanage was set fire to; he was one of 12 kids in a family; he had PTSD; he saw people's limbs cut off—it was tough getting him through our first few years," Mosley told me. The child, whom they renamed Samuel Mosley, was a "tiny tot" with a distended belly, hair red from malnutrition, and "eyes like radars, that scanned everywhere, all of the time," she wrote to friends at the time. "The first three nights home, he refused to take off his clothes or shoes, and slept in them, with all his toy cars." For weeks he ate nothing but meat and eggs, up to 14 a day. He could easily consume two whole chickens, bones and all. Once, when Judi tried to take the bones away, he bit her.


Source: Slate | 9 août 2011 | By E.J. Graff |
Voir aussi : De Wereld is van iedereen.