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09/01/2011

"Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs"

318 enfants haïtiens arrivés en France à Noël et maintenant, les problèmes juridiques ...

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08/01/2011

Québec. Les adoptions d'enfants haïtiens toujours suspendues

Le Soleil Quebec.jpgLes Québécois qui souhaitent adopter un enfant haïtien devront prendre leur mal en patience. Alors qu'aucune nouvelle inscription n'est permise depuis le tremblement de terre il y a un an, l'organisme Soleil des Nations mise plutôt sur le parrainage. En espérant que la situation se règle le plus vite possible.

Dans les semaines suivant le séisme, environ 200 enfants haïtiens sont arrivés en sol canadien. Mais il s'agissait de jeunes dont le dossier était très avancé. Ils avaient déjà été jumelés à une famille d'ici, et leur arrivée était imminente, séisme ou non.

Depuis, tout est suspendu. Et avant que les adoptions au Québec reprennent, il faudra que le Sénat haïtien entérine une nouvelle loi sur l'adoption. Une procédure qui peut paraître bien longue dans le contexte où le pays en pleines élections peine à restructurer son administration.

«Le projet de loi a été adopté par l'assemblée des députés, et on attend que ce le soit aussi par le Sénat haïtien. Quand l'ensemble des conditions seront réunies et que leur projet de loi sera adopté par le Sénat, le Québec sera prêt à poursuivre la collaboration», explique Noémie Vanheuverzwijn, porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux, dont relève le Secrétariat à l'adoption internationale.

Responsable des adoptions en Haïti pour l'organisme Soleil des Nations, basé à Trois-Rivières, Brigitte Bonneau comprend la situation. Mais elle connaît aussi les besoins dans les crèches. «On comprend que tout doit se faire dans le respect, qu'on doit s'assurer de la provenance des enfants pour les protéger, dit-elle. Mais à la veille du tremblement de terre, il y avait aussi des centaines de parents en attente.» Mme Bonneau reconnaît toutefois que le Québec «peut être fier» de la rapidité avec laquelle il a été chercher les petits Haïtiens fin janvier 2010. Dans certains pays, en France notamment, certains sont arrivés seulement avant les Fêtes, soit près d'un an après le séisme, explique celle qui assure que son organisme serait prêt à reprendre son boulot au plus vite. «Quand Haïti va donner son go, on va avoir des parents, indique Mme Bonneau. Si, demain matin, une crèche propose huit enfants, nous on a huit familles.»

Or, la réouverture des dossiers n'a pas grand chance d'être demain matin. Si aucune personne interrogée ne veut avancer de date, tous parlent en termes de mois, voire d'années. «Haïti n'est pas capable de mettre de date non plus», explique pour sa part Louise Quintin, attachée de presse de la ministre déléguée aux Services sociaux, Dominique Vien, de qui relève le Secrétariat à l'adoption internationale.

Une note positive toutefois, elle indique que les élections en cours en Haïti ne devraient pas retarder l'adoption du projet de loi. «Une presque certitude est que nonobstant un changement de gouvernement, cette loi continuerait à suivre son cours.»

Solution parrainage

En attendant, Soleil des Nations mise sur un autre volet de sa mission : le parrainage dont la responsable est Julie Légaré, elle-même mère adoptive d'une petite Haïtienne . Pour 40 $ par mois, une personne d'ici peut parrainer un enfant de l'école Enfant-Jésus dans le village de Lamardelle.

Plus récemment aussi, la Fondation Enfant-Jésus a ouvert un refuge pour des adolescentes victimes du séisme et particulièrement vulnérables depuis.

«Les jeunes filles ont un toit où elles sont en sécurité. Elles ont aussi un support psychologique, des soins de santé, énumère Mme Bonneau. Elles ont aussi accès à une formation où elles peuvent apprendre un métier.»

On peut en savoir plus sur le programme de parrainage au www.soleildesnations.com/haiti.

 

Source: Le Soleil |08.01.2011

04/01/2011

[Le Monde] 318 enfants d'Haïti pour Noël !

318 enfants haitiens pour Noel.jpgUne mère couvre de baisers une enfant en larme qui éloigne son visage d'elle, la mère sourit, presse à nouveau ses lèvres sur les joues mouillées, l'angoisse est visible sur le visage de l'enfant, saisi par les flashes des journalistes.

Superficiellement, une scène émouvante d'une mère adoptante avec une enfant "sauvée" du séisme, du choléra, de la mort. Plus profondément, une enfant incomprise dans sa détresse, dans ses émotions profondes. Une enfant exhibée, manipulée, montrée comme une preuve absolue des "bonnes intentions parentales".

Ces scènes sont semblables à celles que nous avons observées dix mois auparavant, lors de la précédentes "accélération" des procédures d'adoption en Haïti de 368 enfants, à l'aéroport d'Orly. Lors de cette première "livraison" d'enfants du 11 février 2010, nous avions vu des enfants perdus, oscillant entre se taire en se plongeant dans une hypersomnie, des états de sidération, de prostration ; ou bien des enfants hurlant, marchant le regard perdu, n'attendant plus rien de ce monde adulte. La chronologie des troubles permettait d'évoquer une cause traumatique, liée au déplacement dans l'urgence des enfants.

Aujourd'hui l'histoire se répète et risque de compromettre l'adoption pour trois raisons principales : La première est celle de l'urgence du déplacement sans vérification de la fiabilité du dossier médical, psychologique, social. La seconde est secondaire au profil des parents allant en Haïti qui présentent pour beaucoup un statut de célibataire (70 à 80%), de parents plus âgés ou dont le profil psychologique fragile a été refusé dans d'autres pays. La troisième raison est l'absence de cadre juridique fiable garantissant l'accord des parents de naissance pour son adoption (indispensable au regard des trafics d'enfants).

La France s'est déjà faite sévèrement critiquées par les pays partis à la Convention de la Haye lors d'une Commission spéciale en juin 2010 sur les adoptions accélérées d'enfants haïtiens, alors que le Bureau permanent de La Haye avait pris le soin de rappeler que "l'adoption internationale n'était pas une solution d'urgence". Le cabinet de M. Kouchner avait décidé de mieux réguler ces adoptions et de respecter les procédures légales, dans l'intérêt de l'enfant. L'exigence éthique choisie était la vérification des procédures afin qu'aucun enfant ne soit issue d'un trafic d'enfants, ou bien que son identité n'ait pas été falsifié comme c'est souvent le cas pour des pays n'ayant pas signé la convention de La Haye.

"Tous les dossiers de ces enfants sont dits sans faille et les procédures datent d'avant le séisme" annonce sans sourciller l'avocat des familles. Ce n'est pas l'avis de Terre des hommes qui dès le 22 décembre dénonce notre empressement : "La majeure partie de ces enfants n'a pas eu de jugement d'adoption : ils ne peuvent légalement pas être adoptés… Leur situation familiale n'a pas été vérifiée par les autorités haïtiennes. Ces enfants ont peut-être encore leur famille et n'ont pas été préparés à quitter leur pays".

La réalité derrière ce "conte de Noël" est un nouveau scandale en matière d'adoption. Alors que la presse française titre "Les enfants haïtiens vont passer Noël en famille", Terre des hommes, ONG présente à Haïti, titre "Un enfant pour Noël ?".


UN ENFANT A BESOIN DE PARENT, PAS DE HÉROS


Cette colonisation moderne que véhiculent nos comportements politiques en matière d'adoption, n'est pas tolérable. Pas tolérable de la part d'un pays qui a mis les droits des enfants au cœur de ses préoccupations, pas tolérable au nom de l'adoption qui n'a pas pour vocation de sauver un enfant mais bien de construire une famille.

Les deux processus se distinguent : là où l'intervention humanitaire a une logique légitime d'intervention rapide, la construction filiative demande du temps. On ne devient pas le fils ou la fille d'un sauveur d'enfant. Un enfant a besoin de parent, pas de héros. La dette de l'enfant à ses parents est une dette de vie, jamais une dette de survie. La possession d'enfant ne doit pas prendre le pas sur la construction familiale car si tel était le cas, la haine viendra en lieu et place de l'amour. S'en suivra des faits divers dans lesquels des parents adoptifs abandonneront à nos services de l'aide sociale à l'enfance, leur enfant. Sujet tabou des tabous, trop loin du conte de Noël raconté d'une seule voix en ce 24 décembre.

Les débordements politiques médiatiques qui tiennent à valoriser la main tendue du gouvernement français, les images de parents-sauveurs, les commentaires qui exposent le geste généreux parental doivent être condamnés. Pendant que nous imaginons être des sauveteurs d'enfants, le monde nous regarde. Les plus graves conséquences seront subies par les enfants et leurs familles et les années à venir révéleront des échecs d'adoption fabriqués de toutes pièces. La double "livraison" des enfants d'Haïti va laisser de lourdes traces dans l'histoire de l'adoption internationale en France.

Pierre Lévy-Soussan, Psychiatre et psychanalyste, et Sophie Marinopoulos, psychanalyste

Source : Le Monde. 04.01.2011


Repères

- Haïti: ils arrivent et maintenant ?

- Adoption en Haïti. «Ce que la France a fait est scandaleux»

- Haïti. Terre des hommes dénonce une procédure d’adoption illégale

- Haïti & France. Ces adoptions sont "précipitées et éthiquement condamnables", selon Pierre Lévy-Soussan, pédopsychiatre

30/12/2010

Le Népal autorise l'adoption d'enfants handicapés par des parents étrangers

Le Népal a modifié sa législation pour permettre à des enfants handicapés d'être adoptés par des parents étrangers, a indiqué un responsable gouvernemental mardi, deux ans après le scandale des faux orphelins.

"Il y a des demandes de parents adoptants pour recueillir des enfants handicapés", a indiqué à l'AFP Sherjung Karki, sous-secrétaire du ministère de l'Enfance. "Nous avons donc modifié la législation pour autoriser l'adoption internationale d'enfants ayant un handicap mental ou physique. Nous espérons que ces enfants seront adoptés et pourront ainsi accéder aux soins les meilleurs en Occident", a-t-il dit.

Le royaume himalayen est l'un des pays les plus pauvres du monde.
En 2008, il a instauré de nouvelles règles dans ce domaine après des rapports évoquant de nombreuses infractions commises par des intermédiaires sans scrupules, tirant profit du trafic d'enfants et faisant payer des milliers de dollars aux parents adoptants.

De nombreux pays estiment toutefois que les contrôles restent défaillants et les Etats-Unis comme le Canada ont préféré suspendre les adoptions d'enfants du Népal début 2010.L'Unicef estimait il y a deux ans qu'environ 60% des enfants proposés pour l'adoption au Népal n'étaient pas véritablement orphelins.

 

Source : Aujourd'hui l'Inde.

17:45 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : népal | |  del.icio.us

24/12/2010

Adoption en Haïti. «Ce que la France a fait est scandaleux»

Le Temps Monde ch.jpg

Terre des hommes dénonce le récent transfert en France de 300 enfants haïtiens. Entretien avec de la responsable adoption de Terre des hommes, Marlène Hofstetter

 



Terre des hommes, qui collabore avec huit institutions en Haïti, s’insurge contre le transfert d’urgence du 21 décembre, qui a vu 300 enfants remis à leurs parents adoptifs français. Explications de la responsable adoption de l’ONG suisse, Marlène Hofstetter.

Le Temps: En quoi ce transfert n’est-il pas conforme?

Marlène Hofstetter: Tous les dossiers doivent être approuvés par le service social étatique IBESR, qui, comme tout le reste, ne fonctionne quasiment pas depuis le séisme [du 12 janvier 2010] et sans lequel un jugement d’adoption ne peut être rendu.

– Selon Paris, les dossiers ont été déposés avant le séisme.

– Les procédures doivent reconfirmer l’adaptabilité des enfants, ce qui n’a pas été le cas. Ce que la France vient de se permettre de faire est scandaleux.

– La France avait pourtant été accusée de ne pas agir?

– Je rappelle qu’elle a fait venir 700 enfants peu après le séisme. C’est ensuite que Bernard Kouchner [ndlr: ministre des Affaires étrangères remplacé par Michèle Alliot-Marie] a adopté la politique de l’attente. Comme les Etats-Unis, qui avaient mis en place un programme spécial d’évacuation, la France a été vivement critiquée lors de la Commission spéciale à La Haye en juin. Aux Etats-Unis, c’est le chaos complet, des enfants sont en institution, selon une enquête du New York Times parue en août.

– La situation n’autorise-t-elle pas une certaine souplesse?

– On confond humanitaire et adoption. C’est maintenant le choléra qui est mis en avant, alors qu’il n’y a pas d’urgence pour les enfants.

– Et ceux dont l’adoption était pendante et qui sont morts en Haïti?

– Ils seraient cinq sur un millier. Ils auraient pu mourir dans d’autres circonstances.

– Y a-t-il des adoptants suisses en attente d’un enfant haïtien?

– Pas à ma connaissance, mais la Suisse n’a pas officiellement interdit le dépôt de dossiers. Les couples peuvent donc déposer une demande directement auprès d’une crèche. C’est la preuve qu’il est absolument impossible de vérifier les dossiers. Le système était déjà largement corrompu avant. C’est bien pire aujourd’hui.



Source: Le Temps. Albertine Bourget. 24.12.2010

 

Repères


- L'adoption n'est pas de l'aide humanitaire. Opération "Baby Lift" à Haiti.
Via United Adoptees International - News. 19.01.2010


- L’adoption n’est pas une action humanitaire d’urgence
Chronique de l'Abrincate. Bernard Boeton. 17.02.2010


- L'adoption n'est pas une action humanitaire
Titulaire d’un doctorat d’études arabes et islamiques de l’université de la Sorbonne, Mohamed Al-Haddad est maître de conférences à la faculté des lettres et sciences humaines de Tunis. Il est aussi chroniqueur à Tayyarat, le supplément politique du quotidien panarabe ­Al-Hayat, et est considéré comme l’un des meilleurs connaisseurs arabes de la vie politique française.
Courrier International.com 14.11.2007

22/12/2010

Haïti. Terre des hommes dénonce une procédure d’adoption illégale

Haiti_Terre des Hommes.jpgHaïti : Un enfant pour Noël?

Le 21 décembre 2010, deux avions français ont été affrétés pour transférer en urgence 318 enfants haïtiens et les remettre à des parents adoptifs. Cependant la majeure partie de ces enfants n’a pas eu de jugement d’adoption: ils ne peuvent légalement pas être adoptés, et surtout, leur situation familiale n’a pas été vérifiée par les autorités haïtiennes. Ces enfants ont peut-être encore leur famille et n’ont pas été préparés à quitter leur pays.



La France justifie l’urgence de ces transferts en prétextant que ces enfants risqueraient d’être contaminés par le choléra. Terre des hommes travaille auprès de 8 institutions (700 enfants) dans le département de Léogâne (zone du séisme) et n’y a pas détecté de cas de choléra depuis le début de l’épidémie. Les institutions accueillant des enfants (crèches, orphelinats) ont été les premières à bénéficier d’un matériel d’hygiène suffisant, comme mesure de prévention.


“Cette décision contredit totalement la prise de position du Bureau Permanent de La Haye et des organisations internationales qui déclaraient, lors de la première vague d’adoptions après le séisme, que l’adoption internationale n’est pas une solution d’urgence”, réprouve Marlène Hofstetter, responsable du service adoption à Tdh. “Tdh dénonce donc fermement l’évacuation en masse de ces enfants.”


Après avoir subi de fortes critiques par les pays partis à la Convention de la Haye lors de la Commission spéciale de juin 2010 sur les adoptions accélérées d’enfants haïtiens, la France avait pourtant décidé de mieux réguler ces adoptions et de respecter les procédures légales, dans l’intérêt de l’enfant. Pourtant, sous le prétexte de «sauver» des enfants de la maladie ou la mort, les autorités françaises cachent une action très égoïste. En effet, qu’en est-il des autres 200’000 à 300’000 enfants qui ne bénéficient pas de la même attention et qui continuent à vivre dans des institutions en Haïti?


Source : Terre des hommes. 22.12.2010

18/12/2010

La Finlande obtient une nouvelle loi sur l'adoption et arrête les adoptions individuelles

Finland gets new adoption law and stops 'private adoptions''


Source :  United Adoptees International.

18:21 Écrit par collectif a & a dans Adoption internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : finlande, adoption | |  del.icio.us