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14/12/2009

France. La Voix des adoptés: "Il faudrait des structures réservées à la post-adoption, comme il en existe en Espagne dans toutes les régions, ouvertes à tout âge et sans délai d’attente."

La Voix des Adoptes Fr.jpgCéline Giraud, Présidente de la Voix des adoptés, revient sur la place et les attentes des adoptés en France.



La Croix. Quel est l’apport des adoptés en France sur les questions liées à l’adoption nationale et internationale ?


Céline Giraud : L’essentiel se fait dans leurs interventions auprès des parents adoptifs. Les professionnels apportent de leur côté beaucoup de chiffres, de notions, de données psychologiques, mais les adoptés apportent leur vécu. Cela permet aux parents adoptifs de s’identifier à une expérience concrète plus qu’à des statistiques, parce qu’ils se projettent, eux et leur enfant, dans nos témoignages et nos ressentis. Aujourd’hui, La Voix des adoptés s’est également aperçue qu’elle était capable d’apporter une analyse à partir des expériences ; un point de vue complémentaire qui intéresse aussi bien les associations que le service de l’adoption internationale. On peut aussi faire bouger les lignes sur certains sujets, tels que la recherche des origines ou encore le trafic d’enfants, dont je suis moi-même issue et qui demeure encore tabou.


Quelles évolutions constatez-vous concernant la recherche des origines dans les familles adoptives et chez les adoptés eux-mêmes ?


Il y a cinquante ans, être adopté restait quelque chose d’un peu honteux : toute une génération dans les années 1950 a ainsi vécu sous le sceau du secret, voire du mensonge. Aujourd’hui, c’est une énorme évolution que l’on connaît : on doit pouvoir en parler en famille, accepter cette éventualité de la recherche des origines.  Mais cette évolution n’est pas terminée. Il y a encore beaucoup de parents dépositaires d’une histoire qu’ils jugent nécessaire ou pas de retransmettre à leur enfant. En même temps, tous les professionnels, les associations et les instances officielles vont dans le sens de l’intérêt premier de l’enfant et de l’accès à ses origines s’il le désire. Or, les parents adoptifs agissent beaucoup en fonction de ce qu’ils entendent au moment où ils adoptent. Actuellement, ils sont beaucoup moins démunis et peuvent profiter de nombreux points d’information, des maisons de l’adoption, des espaces adoption ou d’Internet…


Internet, justement, vient-il bouleverser la manière d’enquêter sur ses origines ?


Le recours à Internet se développe en effet depuis plusieurs années, mais il y a un revers à la médaille. Les sites ou réseaux sociaux comme Facebook sont si nombreux que c’est devenu un moyen de recherche, notamment pour des adolescents. On a des retrouvailles par Internet. Mais cela peut être dangereux, surtout sur le plan psychologique pour une personne isolée par exemple, car les informations tombent d’un coup. Alors que l’accompagnement dans ces moments est fondamental. Il ne faut pas oublier que si l’on a été adopté, c’est souvent parce qu’on venait d’une famille malheureuse, qu’il y a tout un lot d’histoires douloureuses derrière; et la découverte de la vérité peut être violente, encore plus à l’époque si fragilisante de l’adolescence. On déconseille d’ailleurs assez souvent les recherches à l’adolescence, en proposant des alternatives comme la possibilité d’être parrainé par un adulte adopté.


Un projet de réforme de l’adoption est en cours. Quelles sont les améliorations qui s’imposent, selon vous ?


La grande réforme prévue à la suite du rapport Colombani a trait surtout aux démarches de l’adoption. Elle a le souci de l’accompagnement des parents, mais elle porte très peu sur la post-adoption. Ce sujet est bien trop peu abordé. Une fois que les enfants sont arrivés dans leur famille adoptive, il leur reste tout un chemin à parcourir. Les questions peuvent venir très tard, même soixante ans après. Ce n’est pas encore acquis chez les acteurs du monde de l’adoption... Les associations font déjà un très bon travail, mais n’ont pas les moyens d’aller suffisamment loin. Il faudrait des structures réservées à la post-adoption, comme il en existe en Espagne dans toutes les régions, ouvertes à tout âge et sans délai d’attente. Il s’y déroule des groupes de parole, des ateliers, des suivis personnalisés ou encore des thérapies familiales, et c’est cela qui manque encore en France.


Source: La Croix.

 

Repères

 

- Des adoptés à la recherche de leur passé.
Pour bien des adoptés, il est difficile de construire un avenir sans connaître ses origines. Récit de trois parcours parfois douloureux.
Source: La Croix. 11.12.2009.

- Connaître ses origines personnelles : quels droits pour l’enfant

- La recherche des origines par les enfants adoptés en Belgique francophone.
Novembre 2005.

- Belgique. Initiatives en matière d'accompagnement post-adoptif.


- La post adoption: vers un équilibre des droits et intérêts des adoptés des adoptants et des familles d'origine.
Contribution d' Isabelle Lammerant (SSI/CIR) au Séminaire européen sur la post-adoption organisé à Florence par ChildONEurope le 26 janvier 2006.

07/10/2006

L’ Envol ou clinique de l’adoption

357749573.jpgL’organisme d’adoption « A la Croisée des Chemins » a mis sur pied une antenne appelée « L’Envol » qui a partir de septembre 2006 permettra aux parents adoptifs en difficultés avec leur(s) ou autres adultes adoptés eux-mêmes de trouver un soutien et de l’aide spécialisée auprès de psychologue, logopède, juriste, pédiatre, psychomotricien, etc. en collaboration avec un réseau extérieur.


Siège central

Chaussée de Charleroi 33A
1471 LOUPOIGNE
Tél : 067-34.51.30
Fax : 067-34.51.31
GSM : 0474 37 41 06

Site internet : http://www.croiseedeschemins.be/

Permanence de Bruxelles tous les lundis de 13h00 à 17h00
Uniquement sur rendez-vous pris au siège central

Rue Steyls,36
1020 BRUXELLES
(Près de la place Bockstael)

 

Service de consultations


- Annie DELPLANCQ.
Psychologue (formation en EMDR et adopteparentalité)

- Juvencio HERRENO
Psychothérapeute, sexologue, thérapeute familial
Groupe thérapeutique pour adolescents et jeunes adultes adoptés

- Frédéric LAURENT
Juriste

- Myriam VERSTRAETEN.
Psychothérapeute à médiation corporelle
Professionnels pratiquant la Psychothérapie Corporelle Intégrée (PCI)

- Marie-Luce DESSY
Logopède

- Nancy TATON
Psychologue
CHU de Liège

- Françoise HALLET
Docteur en médecine

- A-P MARCQUEBREUCQ
Psychologue

- Anne-Françoise  DAHIN
Psychothérapeute
Groupe thérapeutique pour adolescents et jeunes adultes adoptés


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«On s'est jusqu'ici beaucoup trop concentré sur les aspects psychologiques de l'adoption. On oubliait que c'est dès le premier regard que tout se joue entre un enfant adopté et ses nouveaux parents. C'est pour cela que nous avons décidé de nous imprégner de la pratique canadienne qui a développé un regard médical sur ces moments.»

Véronique Wauters se bat depuis 1994 au sein de l'asbl À la croisée des chemins pour permettre aux parents adoptifs d'offrir à des enfants toutes les opportunités pour achever leur développement. Avec le déménagement, au premier février, de Louvain-la-Neuve vers Genappe, 33, chaussée de Charleroi, et son changement de nom en L'envol (rens.: 067/34.51.30 ou croisee.chemins@ skynet.be), l'adoption va pouvoir prendre un nouveau départ. Ce sera même une première en Communauté française, qui compte dix centres d'adoption accessibles aux couples, âgés entre 25 et 45 ans.

«Nous travaillons, d'une part, avec la Russie et la Biélorussie - mais ce dernier pays vient de stopper toute adoption - et, d'autre part, avec la Colombie et le Pérou », poursuit Véronique Wauters, dont l'asbl a permis l'adoption de 266 enfants en onze ans et qui espère bientôt travailler avec le Maroc pour une sorte de tutelle ouverte aux musulmans. «Nous avons remarqué que les enfants de l'Est sont moins bien encadrés dans leur institution qu'en Amérique latine. Cela peut se traduire chez les enfants dans des retards de langage, des problèmes de psychomotricité, si pas d'attachement.»

Un tiers des enfants adoptés ont ainsi besoin d'un logopède. Une année scolaire de retard est aussi la norme pour un tiers des enfants, tandis qu'un enfant sur six éprouve des difficultés à s'insérer dans sa nouvelle famille.

«Dans la nouvelle structure de l' Envol, nous pourrons mieux travailler sur ces aspects, conclut Véronique Wauters. Elle servira aussi d'espace de dialogue pour les adopteparents, de lieu où lancer des groupes pour adolescents ou encore travailler avec les enfants qui veulent retrouver leurs origines. Sans oublier des cours de psychomotricité.»



Source (La Dernière Heure)

 

D'autres initiatives en matière d'accompagnement post-adoptif


- Consultation "Adoption" au CHR La Citadelle
Consultation pédiatrique spécifique pour enfants adoptés
Docteur Véronique Heinrichs
CHR La Citadelle (Université de Liège)
Boulevard du 12e Ligne
4000 Liège
Tél: 04/225.61.11
04/225.60.70 (rendez-vous)

- Consultation "Adoption" à l'HUDERF
Consultation pédiatrique spécifique pour enfants adoptés
Docteur Oriane Stevart
HUDERF (Hopital universitaire des enfants Reine Fabiola)
Avenue J.J. Crocq, 15
1020 Bruxelles
Tél: 02/447.31.20 (rendez-vous)