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26/05/2011

Reportage de l'UNICEF sur les dangers du trafic d'enfants en Haïti

haïti,unicefUne grande partie de la frontière entre Haïti et la République Dominicaine n’est pas surveillée. Le trafic d’enfants y est une réalité, exacerbée depuis le séisme de janvier 2010. Pour enrayer ce phénomène, des éducateurs soutenus par l’Unicef vont à la rencontre des familles, pour les alerter sur les dangers qu'il y a à confier leurs enfants à des étrangers : l’espoir d’une vie meilleure pour eux de l’autre côté n’est qu’un mirage… Reportage.

Source: unicef.fr | 25 mai 2001

 

07:54 Écrit par collectif a & a dans Avis d'expert, Trafic d'enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haïti, unicef | |  del.icio.us

17/05/2011

Familles d'accueil : l'étude tant attendue

Alter Echos.jpgL'étude de la Fondation Roi Baudouin sur les familles d'accueil est finalement sortie, après de longs mois de travail. Elle a pour titre "A la rencontres des familles d'accueil, profils, attentes, vécus."

 

Cette étude, lancée par la Fondation Roi Baudouin, avec le soutien de la ministre de l'Aide à la jeunesse, Evelyne Huytebroeck, a été réalisée par le Panel démographie familiale de l'institut des sciences humaines et sociales de l'université de Liège.

Il s'agit d'un état des lieux des familles d'accueil en Communauté française. Pour rappel, des mineurs peuvent être placés par une autorité mandante (Conseiller ou délégué de l'aide à la jeunesse ou juge de la jeunesse) dans une famille d'accueil. Il faut pour cela que l'enfant soit en danger.

On constate depuis longtemps qu'il est difficile d'attirer de nouvelles familles d'accueil et que celles-ci vivent des difficultés au quotidien (administrative, financières, organisationnelles, relationnelles, avec la famille d'origine par exemple). Alors que la ministre doit procéder à des arbitrages pour son plan d'action pour les mineurs en danger, cette étude intervient à point nommé pour l'aider à faire des choix.

Le long document de la Fondation Roi Baudouin présente quelques données chiffrées. On y découvre les points de vue des familles d'accueil (450 ont été entendues), des familles d'origine et des professionnels de la jeunesse.

Des recommandations sont émises sous forme de "pistes de réflexion" avec un volet administratif et un volet organisationnel. Enfin, une recommandation importante sur l'accompagnement est mise en évidence. "Tous les intervenants rencontrés ont souligné l'importance d'un encadrement par une équipe pluridisciplinaire", peut-on lire dans l'étude. Le non-encadrement des familles d'accueil par des services de placement familial est un problème important dont Alter s'était déjà fait l'écho dans son numéro 313.

La ministre de l'Aide à la jeunesse, Evelyne Huytebroeck, interviewée dans "La Libre Belgique" du 12 mai estime que des pistes seront tracées d'ici juin, qui seront présentées en septembre. A l'heure actuelle, elle envisage un renforcement des moyens alloués aux services de placement familiaux ainsi que le lancement d'une campagne de recrutement des familles d'accueil.

Pour lire l'étude : http://www.kbs-frb.be/publication.aspx?id=279052&Lang...

Source: Alter Echos

Faire une place à un enfant qui n’est pas le sien

En Communauté française, 3 000 enfants vivent dans une famille d’accueil. La Fondation Roi Baudouin est partie à leur rencontre : profils, vécus, attentes…

Un enfant sur cent ne vit pas dans sa famille biologique en Communauté française. Autrement dit, sur les 600 000 mineurs francophones, 6 000 grandissent hors de leur foyer d’origine, dont la moitié dans des institutions (pouponnières, institutions publiques de protection de la jeunesse, internats, homes ) et l’autre moitié dans des familles d’accueil.

Dans le cadre de l’Aide à la jeunesse, les parents d’accueil assument volontairement la garde d’un enfant dont ils ne sont ni le père ni la mère. Le mineur leur a été confié dans le cadre de l’aide consentie (à la demande des parents de naissance) ou contrainte.

Il arrive souvent que la famille d’accueil soit constituée par des membres de la famille élargie de l’enfant (une tante, des grands-parents ) ou une connaissance de la famille d’origine. Au départ, l’accueil se fait dans l’urgence, pour éviter le placement dans une institution ; l’entourage de l’enfant réagit à une situation de crise. Ces familles d’accueil non-encadrées par un service de placement familial (SPF) relèvent du Service d’aide à la jeunesse (SAJ) ou du Service de protection judiciaire (SPJ). Quand la situation s’installe dans la durée et que la famille est ensuite encadrée par un service de placement, on parle de "reprises de guidance". Depuis plus de dix ans, c’est le cas de 80 % des nouvelles situations suivies par les services de placement familial. Dans les autres cas, l’enfant est placé dans une famille "sélectionnée" et encadrée par un service de placement familial.

Mais que sait-on de ces familles qui accueillent au total 3 000 enfants ? Quels sont leurs profils, leurs vécus, leurs difficultés, leurs attentes ?

Pour objectiver cette problématique, la Fondation Roi Baudouin a lancé une étude quantitative et qualitative sur l’accueil familial qui a été confiée au panel démographie familiale de l’université de Liège, sous la direction de Marie-Thérèse Casman. Un questionnaire a été envoyé à 1 100 familles d’accueil ; 450 d’entre elles y ont répondu. Des entretiens ont aussi été menés avec des accueillants et des professionnels du placement familial.

Qu’en ressort-il ? "Selon les professionnels, il y a une forte augmentation de la charge de travail liée aux situations à encadrer, principalement due à l’état de santé physique et psychique des enfants à placer, décrits comme abîmés, expose Marie-Thérèse Casman. Ils posent des questions comme : est-on obligé d’aimer ses parents ? Pourquoi je suis né ? A quoi je sers ?"

Les familles d’accueil, tous types confondus, ont décrit une série de difficultés rencontrées au cours du placement. Qui sont parfois très pragmatiques, comme les trajets liés à l’enfant accueilli, qui doit être conduit à des consultations médicales, psychologiques, sociales Une petite aide logistique soulagerait les familles d’accueil.

Idem pour les lourdeurs administratives : pour quitter le territoire belge, les accueillants doivent obtenir la signature des parents biologiques, même pour un week-end à la Côte-d’Opale. Cela complique l’organisation de la vie quotidienne, surtout quand les parents biologiques ont disparu dans la nature ou que les relations avec eux sont tendues (lire ci-dessous).

Les parents d’accueil se plaignent aussi de devoir avancer des sommes parfois considérables pour des soins ou des services et de perdre beaucoup de temps et d’énergie à en obtenir le remboursement. Piste avancée dans l’étude : élaborer un système s’inspirant du tiers-payant.

Autre sujet sensible : la révision annuelle de la décision de placement, qui génère beaucoup de stress, tant pour l’enfant placé que pour les familles. Pourquoi ne pas envisager que cette révision corresponde mieux aux étapes de vie de l’enfant (rentrée à l’école primaire, passage en secondaire ) ? - ce que suggèrent plusieurs acteurs.

Le fait que l’accueil soit administrativement terminé à 18 ans pose aussi douloureusement problème aux familles d’accueil qui ont parfois suivi l’enfant depuis ses premiers mois. A la majorité, tous les subsides et tous les encadrements s’arrêtent, alors que le jeune a rarement fini sa scolarité.

Voilà donc le rapport sur le bureau de la ministre en charge de l’Aide à la Jeunesse, Evelyne Huytebroeck (Ecolo), qui a soutenu l’étude. "D’ici la fin juin, on va tracer des pistes, qui seront présentées en septembre, réagit, à chaud, la ministre. Je vois au moins deux choses sur lesquelles on peut avancer. Un : une partie du budget prévu pour le plan d’action pour les mineurs en danger et en difficultés sera attribuée aux services de placement familial. Deux : prévoir une campagne de recrutement de familles d’accueil."

Parce que les services de placement familial galèrent pour trouver des familles candidates. Il y a régulièrement pénurie et des dizaines d’enfants en bas âge sont coincés dans les pouponnières en attendant une famille d’accueil. "La mission des parents d’accueil est peu visible, mal connue et donc mal reconnue", relève Mme Casman. L’étude montre pourtant que l’expérience est enrichissante pour les familles d’accueil : 61 % de celles qui ont réalisé un projet d’accueil conseilleraient cet investissement.


Source: La Libre Belgique


Familles d'accueil et adoption : les liaisons dangereuses

Adopter un enfant et en accueillir un sont deux choses bien différentes. Pourtant, chaque année, des familles d'accueil adoptent l'enfant dont ils ont la garde quotidienne. Ces parents sont-ils tous bien informés de leur rôle ? Les relations avec les parents d'origine sont-elles toujours bien respectées ? Plongée dans un univers où les réactions émotionnelles sont prégnantes.

Source: Alter Echo

10:05 Écrit par collectif a & a dans Avis d'expert, Etude - Recherche | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us

12/02/2011

Réponse à Christian Flavigny en réaction à l’article « L’accouchement sous X est dans l’intérêt de l’enfant » [Le Monde]

logo CADCO asso.jpgDe la dignité dans l’adoption
Par Corinne Daubigny
Psychanalyste



Que m’évoque le plaidoyer de Mr Flavigny pour « l’accouchement sous X dans l’intérêt de l’enfant » ?

Primo, l’image d'une psychanalyse rétrograde qui commencerait par stigmatiser comme névrose et pathologie les revendications citoyennes d'un dialogue sur la pertinence des lois françaises au regard du droit international, des droits de l’Homme (donc aussi bien des femmes et des enfants), des acquis des sciences sociales ; et donc surtout finalement au regard des voix de toutes les personnes concernées par la loi (parents de naissance, personnes adoptées et parents adoptifs).

Envoyer sur le divan toute personne adoptée s’interrogeant sur le bien fondé des lois sur l’adoption et l’accouchement sous X, est-ce que ça concerne « l’intérêt de l’enfant » ou prioritairement les intérêts (mal compris) des psys ?

Ca me renvoie l’image d'une psychanalyse aliénante qui chercherait systématiquement la source de la souffrance du sujet dans un sentiment de culpabilité présumé chez le patient que le thérapeute se chargerait d'absoudre. On y apprend d’ailleurs que si l’accouchement sous X a constitué une « fracture », il suffit d’aider l’enfant à « tourner la page » (la page de son sentiment de culpabilité, pour l’auteur), et la fracture se révèle utile à l’ »épanouissement « de l’enfant. Ce qui défie toute clinique du traumatisme !
Enfin l’image inquiétante d'une psychanalyse qui, dans le débat politique, veut occuper la place de l'expertise en rejetant la voix de ceux qui s'expriment, tout en parlant en place de ceux qui se taisent.

Mais de quelle expertise s'agirait-il ?

L'expertise d'une psychanalyse occupée à nier ses fondements, interprétant désormais le silence comme un signe de bonne santé et la parole comme le signe d'égarement ? « Qui ne dit mot consent », dit l’adage populaire. Mais doit-on confondre résignation et santé ? Tout tient donc à la nature du consentement ! dans l’adoption encore plus qu’ailleurs.

L'expertise d'une psychanalyse aliénante qui voudrait donner à croire que l'identité du sujet se soutient du seul désir de ses parents ? Comme si jamais le désir des parents n’allait à l’encontre de la construction du sujet ...

L'expertise d'une psychanalyse qui tiendrait pour négligeable au regard de la parenté et de la filiation le fait de mettre au monde les enfants, et qui nierait globalement la dette de vie de tout un chacun ?

L'expertise antisociale d'une psychanalyse qui voudrait faire reposer l'adoption plénière sur l'accouchement sous X : on ne saurait donc (plus) adopter plénièrement des enfants qui auraient le malheur de connaître leurs parents de naissance et d'avoir été d'abord reconnus par ces derniers ? !

L'expertise d'une psychanalyse obscurantiste et rétrograde qui semble ignorer le vrai ressort des conventions internationales ? Pour mieux en contester la pertinence ?

Pourtant ces conventions ne visent nullement à réduire la parenté au génétique - sans quoi elles ne viseraient probablement pas à organiser l'adoption. Elles visent à prévenir les trafics d'enfants favorisés par la réduction au silence des parents de naissance, et à organiser le transfert de droits sur lequel l'adoption plénière repose fondamentalement : même si la loi française a, en effet, bien du mal à le reconnaître.

Que cette image de la psychanalyse puisse trouver la caution de la psychiatrie est d'autant plus alarmant. Heureusement, la psychiatrie sait montrer un autre visage, et la psychanalyse aussi : un visage plus respectueux de la parole et du droit des gens.
Oui, la psychanalyse, comme bien d'autres champs du savoir (et même tous), est traversée par des idéologies, et ces idéologies n'existeraient pas sans ceux qui pensent pouvoir y trouver leur bonheur. Le vrai et le juste peinent à se faire entendre et supposent en tout cas d'entendre toutes les parties en pesant sérieusement leurs arguments.

Mr Flavigny reprend les siens à des auteurs que nous connaissons depuis quarante ans. Ils n'ouvrent aucune perspective nouvelle et s'appuient sur une déformation grossière des arguments des tenants d'une plus grande transparence des processus d'adoption au regard des désirs et des droits de chacun. Car nulle part l'adoption ne peut se réduire à des "protocoles".
Rien dans l'attention portée à l'éthique de ce processus n'indique un culte quelconque du "génétique".

Par contre l'idéologie raciale la plus meurtrière de tous les temps a fondé sa conception de l'adoption (plénière parce que substitutive) sur le déni de la maternité des mères d'origine et leur silence organisé : ça s'appelait des Lebensborn. Et l'actualité récente, en Espagne, nous rappelle à ses conséquences. Ces Lebensborn ont probablement fondé aussi des familles heureuses, et sans aucun doute des familles globalement silencieuses : osons penser que ça n'ôte rien à l'indignité du "protocole" en question !
Cela nous rappelle en tout cas que l'idolâtrie du tout-génétique n'est pas forcément là où veut le croire.

Pour conclure en deux mots :

- Parler de l’unité psycho-somatique dans la construction de l’identité de l’enfant demande de dépasser l’opposition grossière entre filiation génétique et filiation symbolique.
- Assurer à chacun de pouvoir d’agir dans la dignité, c’est ce que devrait garantir tous les protocoles qui autorisent l’adoption, c’est à dire un processus, appuyé sur des actes juridiques, qui engage tout le reste de la vie psychique et sociale de toutes les personnes concernées.

Paris, le 10 février 2011
Psychanalyse au singulier
http://www.corinne-daubigny.com


Source : Forum CADCO | Pierre Verdier | 11.02.2011

 

Origines personnelles : entre mémoire, solidarité et avenir. Corinne Daubigny.

« Je voudrais bien être le confesseur de la vérité, non pas le martyr. » Montesquieu
Brève histoire, en forme de témoignage, des mouvements sociaux qui ont récemment accompagné l’évolution des représentations collectives et de la législation en matière de « droit » à la connaissance des origines personnelles1. Porte étroite ouvrant sur des questions de choix éthiques...
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28/01/2011

L'adoption internationale en 2010 : un paysage contrasté. SSI/CIR.

Logo - ISS SSI.jpgL'éditorial du bulletin mensuel n° 01/2011 du Service Social International (SSI/CIR) pose, en ce début d’année, un regard à la fois enthousiaste et critique sur le monde de l’adoption internationale en 2010, et sur ses contributions au changement.


L’année 2010 avait bien mal commencé : la tragédie du tremblement de terre à Haïti marque encore les esprits une année plus tard. Ses conséquences indirectes concernant les adoptions internationales se font elles aussi encore sentir, la question de la reprise ou non des procédures avec ce pays n’étant, de loin, pas réglée (voir page 3). Ce drame a montré, une fois de plus, que les réponses émotionnelles, opportunistes ou politiques prennent encore trop facilement le pas sur les standards unanimement admis relatifs à la protection des enfants dans un contexte de catastrophe. Le rapport du SSI/CIR (désormais disponible en français) sur les « procédures accélérées » a démontré de manière très claire que l’absence de coordination entre Etats d’accueil ne peut que conduire à une détérioration de la protection des droits des enfants. Au vu de la situation actuelle d’Haïti, il est toujours aussi urgent que ces derniers s’attèlent à trouver une approche commune vis-à-vis de ce pays.


Des progrès notables

Comme le montre la large place consacrée au Guatemala dans ce numéro (voir page 5 à 8), des progrès significatifs ont été réalisés dans ce pays en matière de protection des droits des enfants. Même s’il existe encore des obstacles à surmonter, les efforts conjugués du Gouvernement du Guatemala, de la Conférence de La Haye, de l’UNICEF et d’autres organisations impliquées, comme le SSI/CIR, ont déjà permis des avancées considérables.
Il en va de même au Vietnam, où, suite à notre mission d’évaluation en 2009, et grâce à l’excellente coopération de l’autorité centrale Vietnamienne et de l’UNICEF, la République Socialiste du Vietnam a adopté en 2010 une nouvelle loi sur l’adoption, ainsi qu’un décret d’application, dont les contenus ont fait l’objet d’échanges constructifs entre le législateur vietnamien, le SSI/CIR et l’UNICEF. Le Vietnam a ensuite signé la CLaH-93 le 10 décembre dernier.
Les services du SSI/CIR ont également été sollicités en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Mali, au cours de l’année 2010, et nous avons toujours été heureux de constater qu’ils ont été appréciés et souvent suivis de changements positifs.
Soulignons enfin que la mise en oeuvre des Lignes directrices relatives à la protection de remplacement pour les enfants progresse également, comme l’illustre la première mission du SSI/CIR centrée sur cette question et qui s’est déroulée en Syrie fin 2010.


La suite ?


Assurément, le travail ne manquera pas cette année non plus. Comme annoncé dans le Bulletin Mensuel de décembre dernier, le SSI/CIR aborde cette année la question de l’adoptabilité des enfants dits handicapés : un sujet difficile qui requerra sans doute de gros efforts. D’autres projets sont également déjà en route (Guide à l’attention des candidats à l’adoption, mise à jour du Guide éthique, nouvelles missions d’évaluation, publication de l’étude consacrée aux zones grises de l’adoption internationale, etc.). D’autres besoins importants ont également été identifiés (situation de l’adoption internationale au Cambodge et en Ethiopie par exemple), et vont nécessiter la mobilisation de ressources complémentaires.

Le SSI/CIR espère donc pouvoir encore contribuer longtemps à la protection des droits des enfants privés de famille, et remercie, comme chaque année, les autorités centrales et les organisations internationales qui, grâce à leur appui, lui permettent de réaliser sa mission.
Merci aussi à toutes celles et tous ceux qui nous manifestent régulièrement leur soutien et leur intérêt à lire ce Bulletin.


Source : SSI/CIR | Janvier 2011

 

26/01/2011

1ère mondiale à Bruxelles. Un bébé naît d'une greffe d'ovaire.

Logo UCL Clinique St Buc Bruxelles.jpgNaissance. Une greffe entre soeurs non jumelles: première mondiale à'UCL
"Une chance de plus pour les couples infertiles", Jacques Donnez, service de gynécologie des cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles.


En 1992, cette technique n'existait pas encore et aucun «matériel» de la mère de l'enfant n'a pu être conservé à l'époque.

Un bébé est né mercredi du transfert de matériel ovarien entre soeurs non jumelles aux cliniques Saint-Luc, rapporte Le Soir. Il s'agit d'une première mondiale. A la suite d'une maladie génétique, la mère de l'enfant avait dû subir, en 1992, une chimio et une radiothérapie, ce qui avait provoqué une ménopause prématurée de la jeune femme."Depuis quelques années, la médecine a mis au point une technique de conservation, à l'abri dans le froid, de portions d'ovaires, voire d'ovocytes qui permettent d'envisager le projet de naissance après guérison de la patiente", souligne encore Le Soir.

La Belgique est pionnière en la matière. Ainsi, le premier enfant conçu par le biais de cette technique est né à Saint-Luc et, sur les 15 enfants nés dans le monde de cette technique, 4 l'ont été en Belgique.

Mais en 1992, cette technique n'existait pas encore et aucun «matériel» de la mère de l'enfant n'a pu être conservé à l'époque.


Communiqué de presse

Source: La Libre Belgique | 26.01.2011

25/01/2011

France. Feu l’intérêt de l’enfant. Jean-Pierre Rosenczveig

La commission de l’Assemblée nationale en charge d’examiner le projet de loi sur la bioéthique vient de se prononcer à la majorité contre la mesure phare avancée par le gouvernement qui voulait que  les enfants nés de procréations assistée avec donneur puissent désormais accéder, s’ils le souhaitent, à la connaissance de l’identité de ce donneur de sperme ou d’ovocyte qui leur a permis d’être. On se souvient que récemment le PS, après un débat délicat s’était déclaré contre la levée de l’anonymat, mais en l’espèce, le clivage n’est pas politique. Il est philosophique, la ligne de partage dépassant l’approche partidaire.

Les droits des enfants vus par un juge des enfants | 22.01.2011

23/01/2011

La mère stimule le langage. Le bébé naissant reconnait la voix de sa mère

La mere stimule langage 04.jpgUne étude canadienne sur la communication des bébés.
- Le nouveau-né entretient une relation privilégiée avec sa mère.
- Il réagit aussi davantage à sa voix.
- L'étude menée à Montréal montre pour la première fois comment un cerveau de quelques heures réagit à divers stimuli.

Les résultats des travaux menés à Montréal sur des bébés sont passionnants. «D'un point de vue comportemental, nous savions déjà qu'un bébé était plus réceptif à la voix de sa mère qu'une autre voix, explique Maude Beauchemin, une doctorante en neuropsychologie de l'équipe du Dr Maryse Lassonde, à l'hôpital Sainte-Justine. Ce que nous voulions savoir, c'est comment cette préférence se marque dans le cerveau. »

«Nous avons pu montrer qu'un nouveau-né qui entend la voix de sa maman interprète d'emblée ces sons comme une ébauche de communication, précise-t-elle. Par contre, quand une personne tierce prononce exactement le même son. il ne décode pas ce bruit avec la même partie de son cerveau. Pour lui, cet autre son n'est pas interprété comme un début de langage. »

Elle poursuit : sur nos images, obtenues au moyen d'un casque doté de 126 électrodes, nous observons clairement cette différence. Au cours de la demi-seconde qui suit l'émission du son par la mère, seule la partie gauche du cerveau de l'enfant réagit. La partie qui héberge le siège de l'apprentissage du langage. Quand c'est une infirmière qui parle ou une autre femme, le cerveau traite cette information dans son hémisphère droit, là où il traite habituellement la reconnaissance vocale plutôt que le langage, puis gauche, puis à nouveau droit. Il ne décode pas d'emblée ce qu'il entend, alors qu'avec sa mère, il semble savoir exactement qu'il est question d'une communication. »

Mieux encore, l'équipe a aussi pu confirmer que chez les nouveaux nés qui entendent la voix de leur mère, non seulement l'information est traitée comme une ébauche de langage ou d'apprentissage du langage mais elle suscite aussi un début de réponse. Sur les images, la partie centrale du cortex finit ainsi elle aussi par « s'allumer ». Or, il s'agit d'une zone motrice de la parole.

« Quand le bébé entend un "a" il a tendance à vouloir ouvrir la bouche pour en imiter la prononciation et quand il entend un "m" il serrera plutôt les lèvres, précise Maude Beauchemin. Cette étude apporte un nouvel éclairage sur l'origine du langage, conclut-elle. Elle pourrait nous en apprendre un jour davantage sur certains troubles. Et bien entendu, on pourrait aussi répéter l'expérience avec... la voix du père.


Seize bébés bardés de capteurs

126 életrodes ont capté les signaux de cerveaux tout juste nés. Elles montrent comment le bébé réagit préférentiellement à certaines voix.

Seize bébés âgés 8 à 27 heures ont participé à cette étude canadienne. L'équipe du Pr Lassonde a fixé des électrodes sur leur tête pendant leur sommeil. Elle les a ensuite soumis à la voix de leur mère. Celle-ci prononçait un son bref : la voyelle « A ». L'exercice a alors été répété avec d'autres voix, celle de l'infirmière qui a amené le bébé au laboratoire par exemple. Les sons n'ont pas été prononcés en direct aux bébés. Le tout a été fait sur la base d'enregistrements sonores préalables diffusés avec une même intensité (75 db).
« Sur les scintigrammes, nous remarquons clairement des réactions dans le lobe temporal gauche de l'enfant lorsqu'il entend sa mère, indique Maryse Lassonde. Quand c'est une autre personne qui parle, l'activation du cerveau se marque surtout dans le lobe temporal droit lequel est davantage associé à la reconnaissance vocale », précise-t-elle.

Source : Le Soir.



Le bébé naissant reconnait la voix de sa mère
Université de Montréal Nouvelles |  17.01.2011